SupBiotech

Itinéraire d'étudiant : Christophe Przybyla

Comment déterminer pour quel travail nous sommes fait ? Comment savoir si le premier choix de carrière était le bon ? Pour Christophe Przybyla (23 ans) en cinquième année à Sup'Biotech "Les stages sont déterminants, éclairants".

Christophe : "En troisième année, j'ai effectué mon stage à l'insitut de cancérologie Gustave Roussy pendant trois mois dans une unité INSERM qui travaille sur l'immunologie des tumeurs en collaboration avec des médecins, des anatomopathologistes, des chirurgiens. Cela m'a confirmé dans mes envies, nées d'un premier stage en Pologne, un an plus tôt. Près de Poznan, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche en biologie moléculaire et cellulaire pendant un mois, en initiation. J'ai compris que j'aimais cet univers : la paillasse, travailler avec des pipettes, manipuler des gènes.

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans un labo ?

Il faut le vouloir, tout d'abord, cela parait sûrement évident mais c'est un environnement très particulier auquel on se frotte : pas la peine de se forcer si ça ne passe pas. Ensuite, il faut être rigoureux et extrêmement méthodique. Un bon chercheur a soif de connaissance mais il doit aimer également échanger avec d'autres chercheurs ou d'autres professionnels dans le cadre d'une grande équipe.

Avez-vous eu d'autres expériences internationales ?

En quatrième année, je suis parti au Canada dans un hôpital pour enfants, Sainte Justine à Montréal. Je faisais de la recherche fondamentale dans une unité en pharmacogénétique et ce stage s'est entièrement déroulé en anglais.
J'en ai retiré une belle expérience enrichissante dans un domaine que je ne connaissais pas avec des outils nouveaux à appréhender. J'ai pu ainsi découvrir en deuxième, troisième et quatrième année le travail en "laboratoire académique" et mon évolution me pousse désormais à aller dans le privé vers les grandes boites pharmaceutiques.

stockxpertcom_id5305511_jpg_d81f1fc76711cbfdd7a9a3d8550b3691.jpgQuelles sont les différences avec la France ?

J'ai l'impression qu'il y a plus de pression mise sur les résultats attendus et les moyens ne sont pas les mêmes. Les machines sont récentes, le budget plus conséquent : mon évolution professionnelle passera, je pense, par une carrière dans le privé où l'innovation est mieux récompensée, que ce soit par la rémunération ou les moyens mis à disposition.

La France me semble handicapée pour les brevets. Il peut y avoir un certain retard à l'allumage qui pousse les jeunes diplômés à s'exiler pour faire breveter leurs recherches : combien de blockbuster en pharmacie passent sous le nez de certains chercheurs car leur administration ne suit pas le rythme ? Cette soif du résultat dans le secteur privé me séduit.

Que retirez vous de ces cinq années à Sup'Biotech à quelques semaines de votre remise de diplôme ?

Cette connivence, cette interaction entre la recherche pure, la science et le monde de l'entreprise sont des valeurs fortes de l'école et sont diffusées durant les cours par des professionnels. Lorsqu'un chercheur de l'INSERM ou de Sanofi vient me faire cours, je suis en prise directe avec mon futur métier, ma future carrière. Les questions fusent souvent sur la réalité du terrain, les moyens mis à disposition et les besoins du marché : les professionnels répondent avec leur expérience et c'est une des plus-values de l'école, nous sommes dans le concret et uniquement dans le concret, des cours aux stages, des stages aux cours. Je le sens vraiment lorsque je compare mon parcours aux formations universitaires de mes amis qui sont restés dans des parcours plus fléchés, plus classiques. Et je le redis, il y a les stages ! Il est très rare d'arriver en M2 (mastère 2) avec trois stages au compteur (totalisant 13 mois) lors d'études à l'université. Ce "plus" sur mon CV et sur mon savoir-être professionnel plaît énormément aux recruteurs."

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