SupBiotech

Toutes les actualités

Une crevette tenue à l'oeil

Renaud CONFAVREUX – Monica CHHOR – Manal LAMMARI   Promotion 2013

 
A l’heure de la modélisation informatique, il est de plus en plus rare de voir des scientifiques utiliser l’animal pour sujet d’étude afin d’améliorer les technologies de demain.

C’est pourtant ce qu’ont décidé de faire N. Robert de l’Université de Bristol et son équipe de chercheurs qui, en octobre 2009, ont publié dans la revue Nature Photonics le compte rendu de leur étude sur les yeux de la crevette-mante multicolore ou squille (Odontodactylus scyllarus) qui, contrairement à d’autres animaux, détecte la lumière polarisée dans tout le spectre lumineux, de l’ultraviolet à l’infrarouge.

Cette propriété biophysique pourrait représenter un intérêt majeur quant à la mise au point de nouveaux appareils optiques plus performants car en effet, le traitement de la lumière polarisée constitue un paramètre clef dans la réalisation, entre autre, de disques optiques.

C’est dans ce but que ces scientifiques ont cherché à savoir comment les yeux de ce crustacé arrivaient à présenter de telles performances meilleures.

Afin d’explorer les différentes possibilités offertes par les yeux de cette squille, N. Robert et son équipe ont mesuré la manière dont la lumière polarisée se comportait à travers les ommatidies. Les ommatidies sont les unités réceptrices de l’œil composé du crustacé. Celles-ci sont organisées en différentes zones à l’intérieur de l’œil : la bande médiane, et de part et d’autre les hémisphères dorsal et ventral. La plupart des fonctions spécialisées se situent au niveau de la bande médiane composée de six rangées d’ommatidies.

Il est alors avéré durant l’étude, que deux de ces rangées se comportaient comme une lame quart d’onde, c’est-à-dire que la vitesse de propagation de la lumière dépend de la direction de polarisation d’après le principe de biréfringence, et déphaser de 90° (ou d’un quart de cycle ondulatoire) une onde polarisée selon une certaine direction par rapport à une onde polarisée dans la direction perpendiculaire. En résumé, la squille peut percevoir et analyser la lumière polarisée circulaire, elle est ainsi capable de distinguer une vibration circulaire droite d’une gauche. La lame quart d’onde va donc avoir pour effet de transformer cette onde de polarisation circulaire en une onde polarisée linéaire.

Par des observations et également par des simulations numériques, l’équipe a découvert que la structure des cellules photoréceptrices contenaient en réalité un faisceau de microtubes lipidiques longs et larges composés de photopigments montrant qu’elles agissaient effectivement comme une lame quart d’onde mais aussi que cette propriété était achromatique, c’est-à-dire que la propriété de ses yeux ne dépend pas de la longueur d’onde de la lumière, au contraire ils sont efficients sur tout le spectre lumineux.

Ainsi, l’achromaticité des lames quart d’onde qui caractérise la vue exceptionnelle de la squille lui permet probablement de posséder l'une des visions les plus sophistiquées du monde animal.

 94795333.jpgCette capacité de traitement de la lumière polarisée est vitale pour les animaux vivants dans les profondeurs car sous l’eau, la lumière n’est pas la même qu’en surface et pour voir de manière efficace, il est donc nécessaire d’avoir des yeux adaptés. Mais l’intérêt ne se trouve pas dans la vision sous-marine de ce crustacé mais plutôt dans celui du traitement de la lumière polarisée, qui est pour les scientifiques un enjeu majeur dans les technologies optiques de demain, que ce soit pour des microscopes photoniques, des fibres optiques ou d’autres produits. Actuellement, l’application la plus évidente serait celle des disques optiques numériques.

En effet, la lame quart d’onde qui caractérise l’œil de la squille est un système optique que l’on utilise par exemple dans les lecteurs de CD ou de DVD pour mieux distinguer la lumière laser réfléchie par la surface du disque. Mais les ingénieurs ne savent fabriquer que des lames quart d’onde utilisables dans une étroite bande de longueurs d’onde, c’est-à-dire dans une seule couleur : le rouge pour les CD/DVD et le bleu pour le Blue-Ray.

En plus de la couleur, la polarisation peut constituer un moyen supplémentaire de coder de l’information dans un disque optique, ce qui ouvre la possibilité d’en augmenter considérablement la capacité de stockage.
 

Les animaux se servent d’une abondance de physique optique pour contrôler et manipuler la lumière qui surpasse souvent les équivalents des appareils optiques artificiels autant au niveau de la sophistication que de l’efficacité.

C’est ainsi que la nature demeure une source inégalée d’inspiration pour la technologie qui souvent n’arrive pas à rivaliser même avec des millions d’années d’évolution.

Téléchargez l'étude détaillée réalisée par les élèves (Promesses & Dérives des Tests Génétiques)

Capture d’écran 2010-03-10 à 12.45.01.png

Comme vous l'a annoncé Vanessa Proux au tout début de la conférence "Tests Génétiques, promesses et dérives", voici le document contenant l'intégralité de l'étude détaillée par les élèves en ouverture de la matinée. Pour télécharger en pdf "Impact des tests génétiques dans la médecine de demain" : cliquez ici.

 

Quand les nanotechnologies se rapprochent du cerveau

De récentes recherches nous ont permis de découvrir une nouvelle méthode de vectorisation adaptée aux traitements de maladies du cerveau, qui sont généralement difficiles à cibler. Des chercheurs Singapouriens ont développé en avril 2009, un peptide amphiphile capable de former des micelles. Cette nouvelle méthode de traitement ciblée serait une avancée conséquente dans le domaine des maladies difficiles à traiter. Mais comment ces nanoparticules vont-elles permettre un traitement plus efficace que les traitements actuels ?

La méningite peut être une infection virale ou bactérienne des méninges1, se traduisant par des symptômes particuliers tels que de la fièvre, des raideurs dans la nuque, des vomissements, des maux de tête ou encore des tâches hémorragiques sous la peau. Le type de la méningite est par la suite déterminé grâce à une ponction lombaire pour l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR). Chaque année, 1,2 million de cas de méningites bactériennes sont comptabilisés à travers le monde.
Le premier type de méningites, retrouvé dans 80 % des cas, est causé par un virus, et plus rarement par un champignon. Ces méningites virales restent bénignes et savent, de nos jours, être correctement traitées. Dans le cas des méningites d’origine bactérienne (20 % des cas), les traitements sont plus délicats. Ce type reste très dangereux et peut provoquer des lésions cérébrales voire aller jusqu’à entraîner la mort (8 à 10 %).

95454990.jpg

Une fois ces méningites diagnostiquées, des traitements antibiotiques peuvent être prescrits chez les patients atteints par une bactérie, afin de palier rapidement le problème. Pour ce qui est des autres cas, divers vaccins, de plus en plus généralisés surtout chez les nourrissons, peuvent être utilisés comme celui contre les méningites de l’Haemophilus influenzae depuis 1992. Enfin, les méningites virales ne disposent d’aucun traitement particulier. Elles s’estompent naturellement avec le temps.
Mais malgré les solutions qui furent trouvées pour le traitement des méningites, le problème se pose in vivo pour les infections bactériennes. En effet, les antibactériens permettant de lutter contre les bactéries en cause ne peuvent passer la barrière hémato-encéphalique2 (BHE) où sont installées ces bactéries et donc traiter la maladie. Un des moyens de lutte pourrait bien venir des nanotechnologies si l’on en croit un article publié dans Nature Nanotechnology*.

Les nanoparticules développées par l’équipe de Yi-Yan Yang*, appelées CG3R6TAT, possèdent trois atouts : une charge positive, une efficacité antimicrobienne et la capacité de former des micelles qui passent à travers la BHE. Ce dernier atout reste délicat car il est essentiel de ne pas endommager le cerveau ou de le contaminer avec des particules étrangères.
Il a été remarqué que ces nanoparticules, à partir d’une certaine concentration, avaient une grande facilité à s’assembler d’elles-mêmes en micelles, créant ainsi un moyen de vectorisation de molécules médicamenteuses et une structure organisée.
La charge postive du peptide favorise fortement les interactions électrostatiques avec les bactéries, mais également avec les champignons et les levures. Grâce à cela, on peut obtenir un ciblage de l’agent pathogène.
Du point de vue de l’activité microbienne, il a été découvert que la séquence TAT du peptide a la capacité d’inhiber une bactérie. Cependant, son efficacité est moindre à côté de celle des résidus arginines qui composent les nanoparticules. Plus le peptide est riche en arginine, plus la concentration minimale inhibitrice3 est réduite. L’alliance des deux permet donc d’accroître considérablement l’action antimicrobienne de ces nanoparticules.
Le TAT étant une séquence d’aminoacide issue du VIH, permettant la translocation membranaire, c’est lui qui permettra au peptide de traverser la BHE. Cette translocation est de plus favorisée par les charges cationiques des nanoparticules. A la suite des tests in vitro de ces peptides, les chercheurs ont remarqué qu’ils peuvent entraîner la lyse des cellules microbiennes tout en limitant l’hémolyse qui est une conséquence indésirable et fréquente lors de l’usage des peptides cationiques. Ce traitement efficace est sans effets secondaires importants sur l’organisme et permet de progresser vers un moyen infaillible de neutraliser tous les types de méningites.

Ces nanoparticules auraient donc la capacité de lutter contre diverses infections de manière sûre et efficace. La question serait maintenant de savoir si une telle technique pourrait s’appliquer à d’autres maladies du cerveau comme les encéphalites et pourquoi pas des maladies neurodégénératives. En tout cas, nous n’avons plus d’excuses pour ne pas nous creuser les méninges !


Julie MAES, Charlotte PELOSO, Gaëlle-Anne THILLAYE, étudiantes de Sup’Biotech, promotion 2013.



Notes :


1 enveloppe recouvrant la totalité de la boite crânienne sur trois couches
2  barrière protégeant le cerveau en filtrant la circulation sanguine qui deviendra le LCR
3 concentration minimale nécessaire d’un antibiotique pour inhiber la croissance d’une couche de bactéries in vitro

* Lihong Liu, Kaijin Xu, Huaying Wang, Jeremy Tan P.K., Weimin Fan, Subbu S. Venkatraman, Lanjuan Li and Yi-Yan Yang - "Self-assembled cationic peptide nanoparticles as an efficient antimicrobial agent" - Nature Nanotechnology - 14 Mai 2009
 

L'immunothérapie comme solution à la maladie d'Alzheimer

D’après l’Organisation mondiale de la Santé, la maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus commune avec 25 millions de personnes atteintes dans le monde. Cette maladie touche généralement les plus de 65 ans et est caractérisée par une perte progressive de la mémoire, une altération des capacités cognitives et des altérations du langage. Les malades finissent bien souvent dépendants, ce qui constitue un problème de santé publique.
La maladie d’Alzheimer est probablement une des plus grandes menaces pour le futur des systèmes de santé. En effet, avec le vieillissement de la population dû à l’augmentation de l’espérance de vie que connaissent les pays développés et les pays en développement, le nombre de patients touchés par la maladie d’Alzheimer devrait doubler d’ici les vingt prochaines années. La prise en charge des malades nécessite des structures d’accueil adaptées et de longs traitements. D’ici dix à vingt ans, lorsque toute la génération baby boom aura plus de 65 ans, le nombre de malades devrait dépasser la capacité des gouvernements concernés à absorber le coût de la maladie.
Dans de nombreux pays des sommes importantes sont investies dans la recherche de traitements préventifs. Il n’existe aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, les médicaments actuels se contentant de diminuer les symptômes avec très peu d’efficacité et de nombreux effets secondaires tels que nausées, vomissements, perte d’appétit, diarrhées et bradycardie . Il est donc nécessaire de développer des thérapies alternatives qui pourraient stopper ou encore prévenir la maladie. Une de ces nouvelles approches est l’immunothérapie.

94084611.jpgMaladie d’Alzheimer.

Elle se caractérise cliniquement par une accumulation d’un peptide bêta-amyloïde de 42 acides aminés (amyloid-β1-42) dans le cerveau sous forme de plaques séniles. Ces plaques amyloïdes activent les cellules micro-gliales  et les astrocytes  induisant une réaction inflammatoire  entrainant un dysfonctionnement du neurone puis sa dégénérescence. Les plaques amyloïdes seraient aussi probablement responsables de façon indirecte de la formation d’agrégats de protéine Tau (protéine associée aux microtubules) anormalement phosphorylée à l’intérieur des neurones .

Immunothérapie.

La démarche est simple et attrayante. Injecter des agrégats de β-amyloïde dans le sang pour provoquer la formation d’anticorps anti-β-amyloïde capables de traverser la barrière hémato-encéphalique et attaquer les plaques amyloïdes. L’espoir majeur est pour le patient de récupérer ses fonctions grâce à la plasticité cérébrale.
Les premières études in-vitro ont montré dès 1996 que des anticorps spécifiques de la région N-terminale de la β-amyloïde pouvaient empêcher la formation d’agrégats  en restaurant la solubilité des plaques de β-amyloïde préexistantes  et ainsi prévenir leurs effets neurotoxiques.
L’immunisation aussi bien active  que passive  de souris transgéniques  réduit de façon remarquable le nombre et la densité des plaques amyloïdes dans le cerveau de ces souris retardant ainsi l’apparition de déficits de la mémoire .
Suite à ces résultats prometteurs sur des modèles animaux, les essais cliniques sur des humains ont été initiés. Mais lors des essais de phase 2, plusieurs patients ont développé une méningo-encéphalite  qui a forcé l’arrêt  de ces essais dans le monde. Les résultats de ces essais apportent toutefois l’espoir d’une future immunothérapie sûre et efficace. Les patients ayant reçu deux vaccinations avec des agrégats de β-amyloïde ont développé de grandes quantités d’anticorps spécifiquement dirigés contre la β-amyloïde agrégée et ne reconnaissant pas les monomères solubles de ce peptide, un fait positif. Bien que l’immunothérapie semble être une approche prometteuse et facile à mettre en place, la problématique actuelle est de réussir à supprimer la réaction inflammatoire observée chez l’homme et qui n’est pas retrouvée dans le modèle de souris transgénique.

Quel que soit le traitement utilisé, il sera d’autant plus efficace que la maladie est repérée tôt. Or, aujourd’hui le diagnostic n’est possible qu’à un stade où la maladie est déjà installée et les symptômes visibles. Un autre défi de taille dans ce domaine est de développer des méthodes de diagnostic pour les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.
    

Un texte de Liliana Silva Fernandes, Romain Teixeira et Pierre Merlin, étudiants à Sup'Biotech.
---

[1] Claire Mount & Christian Downton, Alzheimer disease: progress or profit? , Nature Medicine 12, 780-784 (2006).

[1] Cellule immunitaire présente dans le système nerveux central.

[1] Cellule du système nerveux central en formant une interface structurelle et fonctionnelle entre les tissus non nerveux et les neurones.

[1] Réponse immunitaire innée.

[1] Howard L. Weiner and Dan Frenkel, Immunology and immunotherapy of Alzheimer’s disease, Nature Reviews 6, 404-414 (2006)

[1] Solomon, B., Koppel, R., Hanan, E. & Katzav, T. Monoclonal antibodies inhibit in vitro fibrillar aggregation of the Alzheimer β-amyloid peptide. Proc. Natl Acad. Sci. USA 93, 452–455 (1996).

[1] Solomon, B., Koppel, R., Frenkel, D. & Hanan-Aharon, E. Disaggregation of Alzheimer β-amyloid by site-directed mAb. Proc. Natl Acad. Sci. USA 94, 4109–4112 (1997).

[1] Vaccination : Injection de l’antigène complet ou d’une partie de l’antigène entrainant une réaction immunitaire et la production d’anticorps anti-β-amyloïde.

[1] Injection directe d’anticorps monoclonaux anti-β-amyloïde.

[1] Souris transgénique pour laquelle a été modifiée la protéine APP (Amyloid Precursor Protein) et qui développent une accumulation de plaques amyloïdes à partir de 6 à 9 mois. Il s’agit d’un modèle très utilisé et qui a facilité les recherches en immunothérapie pour le traitement de cette maladie.

[1] Morgan, D. et al. Aβ peptide vaccination prevents memory loss in an animal model of Alzheimer’s disease. Nature 408, 982–985 (2000).

[1] Inflammation du cerveau

 

La thérapie génique au secours de la cécité


Après quʼune équipe française ait réussi à rendre la vue à des chiens souffrant de lʼamaurose congénitale de Leber (ACL), une autre vient de réussir le même pari chez lʼhomme.


Décrite en 1869 par Théodore Leber, un ophtalmologiste allemand, la maladie qui porte son nom est la forme la plus sévère de dystrophie et/ou dysplasie rétinienne précoce et représente environ 6% de ces pathologies. Elle entraîne une altération complète de la rétine et une perte totale de lʼacuité visuelle. Cette maladie toucherait 100 000 naissances à travers le monde dont 1000 à 2000 enfants en France, et est due à une déficience protéique.


Plusieurs gènes, 13 ont été découverts à ce jour, peuvent être responsables de lʼACL, ici nous nous intéresserons au gène RPE65, qui code lʼisomérase qui convertit dans lʼépithélium pigmentaire, cellules permettant aux rayons lumineux dʼêtre captés puis transformés en influx nerveux pour gagner le cerveau, le trans rétinyl ester rétinol en ester 11-cis rétinol, permettant la formation du chromophore (molécule colorée) des pigments des photorécepteurs, indispensable pour la vision. La mutation de ce dernier fut découverte sur une lignée de chiens Briards, et constitua ainsi le premier modèle expérimental.

Blind_signal.png


Succès du protocole animal.
Les différentes techniques précédentes, greffe ou injection de la molécule, nʼétant pas concluantes, cʼest donc tout naturellement que les chercheurs se sont tournés vers la thérapie génique.
Son utilisation consiste à apporter et à insérer une copie normale du gène dʼintérêt, ici RPE65, dans les cellules de lʼépithélium pigmentaire rétinien. Ce processus se fait via lʼutilisation dʼun vecteur, ici un virus, dépourvu de sa pathogénicité , ses gènes viraux ayant été supprimés. Il permet une expression continue du gène dʼintérêt.


Les chiens ont été séparés en plusieurs groupes qui différaient par leurs âges et la quantité de vecteurs injectée. Les résultats ont été mesurés par angiographie de fluorescence, par lʼutilisation de techniques dʼimagerie non invasives et par des techniques dʼimmunocytochimie rétiniennes. Cette maladie étant évolutive, elle devient donc de plus en plus difficile à soigner au fur et à mesure quʼelle progresse, lʼexpérience a en effet montré que, associé à une dose contrôlée de virus, lʼâge avait une importance capitale quant à lʼefficacité du traitement.


Ces résultats ont été confirmés par des parcours dʼobstacles que devaient franchir les animaux.La similarité entre les yeux de ces chiens et celui de lʼhomme a permis une transposition de cette technique chez lʼhumain.


Un enfant de huit ans retrouve la vue.
Rendre la vue ou empêcher la cécité de sʼinstaller, telles sont les prouesses que viennent de réussir Albert Maguire et Katherine High1 de lʼhôpital pour enfants de Philadelphie; en sʼappuyant sur les travaux de Le Meur et Stieger 2 sur la restauration de la vision chez des chiens Briards.
Afin de restaurer lʼacuité visuelle et de combler ces déficiences, les chercheurs ont injecté dans lʼoeil, présentant le plus de troubles, au sein de lʼépithélium rétinien et via lʼhumeur vitrée un vecteur AAV (virus adéno-associés à ADN double brins, AAV2-hRPE65v2) contenant le gène de la protéine RPE65. Cet essai clinique de phase 1, fut effectué sur 12 patients donc 4 enfants âgés de 8 à 11 ans. Trois doses croissantes de virus furent injectées, une faible de 1,5.1010 vecteurs, une moyenne de 4,8.1010, et enfin une grande de 1,5.1011 vecteurs. Il semblerait que que la dose importe peu, car les résultats sont là. Après seulement deux semaines le champ visuel de tous les patients sʼest accru; ainsi quʼune amélioration de lʼacuité visuelle chez la plus part. La réponse pupillaire a quant à elle aussi progressé.
Ces améliorations sont dʼautant plus importantes que le patient est jeune, et elles se sont vu entérinées, les patients ayant conservé leurs nouvelles fonctions visuelles après deux ans. Un enfant de huit ans a même retrouvé un niveau de sensibilité identique à celui dʼun enfant de son âge en pleine santé.


Il semblerait quʼaprès plusieurs années de tâtonnement, et certaines déconvenues (cas de cancer), la thérapie génique ait fini par combler une partie des attentes placées en elle. Cependant la présence du vecteur dans le sang dʼun patient pose la question du choix de ce dernier, il ne faudrait pas réitérer les mêmes erreurs que dans le passé, le vecteur doit rester confiné à sa cible.
Compte tenu de lʼimportance de lʼâge des patients, il joue un rôle primordial afin dʼéviter une perte trop importante de photorécepteurs, le couplage de la thérapie génique à des techniques de détection appropriées permettrait dʼoffrir une meilleure réponse à cette maladie.


Pollien Christophe, Regnier Florian, Savy Adrien, Etudiants de Sup'Biotech, promotion 2013


1 The Lancet, Volume 374, Issue 9701, Pages 1597 - 1605, 7 November 2009 2 Gene Therapy (2007) 14, 292–303. doi:10.1038/sj.gt.3302861; published online 5 October 2006

Christelle Gérard : "Je sais dans quelle branche travailler, désormais"

Christelle Gérard, 23 ans, est en cinquième année à Sup'Biotech. Après une licence en biologie, physique et chimie obtenue à l’université d’Evry (91), elle a intégré l'école en septembre 2007. Elle nous parle de son expérience sur le terrain, en R&D. Les différents stages qu’elle a réalisés durant son cursus lui ont permis de confirmer ses envies professionnelles : aujourd’hui elle sait précisément dans quelle branche elle cherchera un emploi sitôt diplômée.

"J’ai réalisé un premier stage en troisième année dans une unité Inserm à l’hôpital Saint-Antoine, dans le secteur de la santé et plus particulièrement dans l’oncologie. Ces trois mois m’ont permis de faire mes premiers pas dans un laboratoire mais aussi de travailler sur un sujet d’actualité : la mise au point de tests de diagnostic pour différents types de cancers. Ce stage m’a permis de confirmer très tôt mes choix professionnels.

Capture d’écran 2010-02-22 à 12.22.39.jpgEn quatrième année,  j'ai eu l’opportunité de faire mon stage dans une start-up (DNA Therapeutics) spécialisée en oncologie. Mon rôle était d'assister le chercheur de la société en charge de la formulation physico-chimique des molécules utilisées dans le traitement des cancers résistants aux traitements traditionnels (chimiothérapie/radiothérapie), comme le glioblastome.

J'aime travailler dans cette branche que j'ai choisie car je m'y réalise pleinement. Je sais que mes recherches sont utiles au plus grand nombre, j'ai conscience que mon implication au quotidien peut, sur du long terme, sauver des vies humaines : c'est extrêmement gratifiant. Commencer ma vie professionnelle de cette façon, dès ma sortie de l'école, me séduit. Je me vois pour une dizaine d'années "être à la paillasse", comme on dit.

Je pars début février dans une "BigPharma", ce qui me permettra de découvrir l’univers de la recherche et du développement à grande échelle. Je sais que mon choix professionnel peut surprendre dans une société habituée au "toujours plus rapide, toujours plus brillant !". Le fait de consacrer dix années de ma vie (ou plus) sur le développement d'un seul produit ne m'effraie pas. La fierté, dans quelques années, sera intense lorsque je regarderais en arrière le chemin parcouru et les bienfaits engendrés sur une population en attente de solutions radicales. Cela contribue à alimenter la passion, indéniablement !"

 

Clean Tech #2 : Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne

 
Dans un contexte de crise économique mondiale, certains pays essaient de tirer leur épingle du jeu en se spécialisant dans un secteur économique "vert". Il s'agit d'un phénomène récent, celui des industries « Clean Tech » qui, en plus d'utiliser des ressources naturelles comme le solaire, l'eau et les matières premières dans une perspective d'amélioration importante de leur efficacité et de leur productivité, créées de nombreux emplois. Une tendance qui s'est développée originellement aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley mais qui, au fil des ans, a largement atteint les pays d’Asie et d’Europe en général.  
 
Les cleantech, aussi connus sous le nom d’éco-technologies, d’énergies renouvelables:
Selon une étude du Global Wind Energy, qu’il s’agisse de productions d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour voitures électriques, la Chine apparaît désormais comme l’élève modèle à suivre sur le plan écologique.  Leader mondial toutes catégories, son exemple servira aux relances économiques « vertes » des gouvernements américain, européen et japonais.
 
stockxpertcom_id11786541_jpg_285c647080ac6bfd035c1cc9aa2c2d48.jpg
 
La biotechnologie se développe à Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne:
Hyderabad est l'un des lieux de prédilection des investisseurs étrangers qui la surnomme aussi "l'autre Silicon Valley" (sachant que la première est bien évidemment Bangalore) ou "Cyberbad" en raison de la vitesse à laquelle elle a su attirer les géants de l'IT, comme Microsoft, IBM, Wipro, Dell, Google, Yahoo, Oracle, ou encore Accenture. La capitale de l'Andrha Pradesh se pose à la pointe de la technologie et compte près d'une centaine d'entreprises spécialisées dans les biosciences. Elles se sont peu à peu étalées sur plus de 600 km² en périphérie de Hyderabad. Les prédictions comptent sur la création de 1,4 millions d'emplois à l'horizon 2016, répartis dans plus de 200 industries connexes. A côté de ses parcs d'activité consacrés à la recherche scientifique, la ville compte aussi une forte implantation de l'industrie pharmaceutique. C'est d'ici que partent la moitié des exportations indiennes du secteur.
 
L'Italie et la Californie attirent les panneaux photovoltaïques.
En 2009, c'est en Allemagne, pionnière sur les énergies renouvelables, qu'ont été installées les plus importantes capacités de productions d'énergie solaire: 1500 MW. Mais les Etats-Unis et l'Italie rattrapent à grands pas le géant allemand. Les installations en Californie ont affiché une croissance de 120.1% en 2009 par rapport à 2008. En 2009 350MW ont été installés contre 132 MW dans le reste du pays. En Italie ce sont 580 MW de nouvelles installations qui ont été installées en 2009, ce qui la positionne au deuxième rang mondial. Ce chiffre est d'autant plus impressionnant qu'il n'était pas anticipé. Le cabinet iSuppli, qui calcule ces estimations, tablait initialement sur l'installation de 350 mégawatt en Italie en 2009. Cette réévaluation de 65% témoigne de l'engouement transalpin pour l'énergie solaire.

Séminaire Promesses et Dérives des Tests Génétiques le 2/02/2010

Capture d’écran 2009-12-23 à 16.42.46.png

Quel sera l'impact des informations génétiques sur la vie quotidienne ?

Une étude réalisée par Sup’Biotech sur l’impact des tests génétiques humains dans la médecine de demain, dont les résultats seront annoncés le 2 février, montrent que d'un côté, les laboratoires pharmaceutiques promettent des médicaments plus efficaces donnés à des patients classés selon leur profil génétique. Une révolution médicale qui est déjà en place dans les traitements anticancéreux. De l'autre, certaines de ces données pourraient également servir aux assurances ou aux employeurs pour sélectionner leurs clients ou leurs salariés. Déjà des entreprises américaines proposent pour quelques centaines d'euros des informations sur les prédispositions à certaines maladies. Il suffit que la personne intéressée crache dans un tube et envoie le tout par la poste. Ce n'est que le début de cette intrusion des tests génétiques dans notre vie quotidienne.

Quels sont les risques de dérapages face aux bénéfices attendus ? Comment bien encadrer l'utilisation de ces données génétiques ? c’est ce que tend à démontrer cette étude.
Les intervenants des deux tables rondes réagiront sur ces questions qui ont une résonance à la fois médicale, économique et sociétale.
 

Conférence animée par Anne Pezet, Journaliste, Usine Nouvelle
............................................................................................................

8H30 : Accueil
............................................................................................................

9H00-9H15 : Introduction et présentation des résultats de l'étude
............................................................................................................

9h15-10h45 : Table ronde 1

La médecine personnalisée
"De plus en plus les médicaments vont s'adapter à chaque patient en fonction de son profil génétique ou de la forme de sa maladie. C'est la conjonction de plusieurs facteurs : une pression économique et réglementaire pour que le bon médicament aille au bon patient. Et surtout, une meilleure connaissance scientifique des maladies et des déterminants génétiques. Le médecin testera le patient et lui indiquera le bon traitement. Les premiers exemples sont là : L'Herceptin dans le cancer du sein, médicament du suisse Roche. Un test détermine si c'est ce médicament qui marchera sur la patiente ou non.

Intervenants :
• Pr Emmanuel Mitry, médecin hospitalier utilisateur du Vectibix, médicament personnalisé d'Amgen
• Bernard Courtieu, CEO Integragen
• Mr Maurice Chelli, Associate manager, Bionest Partners
• Pr Gilles Vassal, Institut Gustave Roussy (IGR)

............................................................................................................

10h45-11h15 : Pause café networking
............................................................................................................

11h15-12h45 : Table ronde 2

Information génétique et éthique
"Des sociétés américaines proposent pour 399 dollars une lecture de votre ADN sur un certain nombre de positions pour déterminer vos risques de développer telle ou telle maladie. Les résultats ne sont pas encore exploitables mais ce n'est que le début. Demain, le séquençage de l'ensemble d'un génome humain se réalisera en quelques minutes pour 50 dollars. Google Health, Microsoft, Orange... chacun se positionne sur l'information génétique, qui sera au coeur de l'information santé demain. Où stocker cette information, qui y a accès, comment sécuriser les échanges de ces données ? Que ferons-nous de ces informations ? Connaître nos prédispositions pour pouvoir avoir des actions correctrices quand c'est possible ? Qui aura accès à ces informations, peuvent-elles être détournées par exemple par les assureurs ?"

Intervenants :
• Anne Cambon-Thomsen, DR, INSERM-CNRS, Genopole Toulouse Midi-Pyrénées
• Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo
• Ségolène Aymé, Directrice Orphanet France
• Christian Byk, Secrétaire Général de l'Association Droit, Ethique et Science

• Gilbert Lenoir, Directeur du Développement et de la Prospective, IGR

 

............................................................................................................

13h : Cocktail de clôture

Se rendre sur place :

Athènes Services
8 rue d'Athènes
75009 - Paris
01 44 53 15 06

Capture d’écran 2009-12-23 à 16.47.51.png

Clean Tech #1 : USA et marché de l'éolien

Dans un contexte de crise économique mondiale, certains pays essaient de tirer leur épingle du jeu en se spécialisant dans un secteur économique "vert". Il s'agit d'un phénomène récent, celui des industries « Clean Tech » qui, en plus d'utiliser des ressources naturelles comme le solaire, l'eau et les matières premières dans une perspective d'amélioration importante de leur efficacité et de leur productivité, créées de nombreux emplois. Une tendance qui s'est développée originellement aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley mais qui, au fil des ans, a largement atteint les pays d’Asie et d’Europe en général.  
 
Les cleantech, aussi connus sous le nom d’éco-technologies, d’énergies renouvelables:
Selon une étude du Global Wind Energy, qu’il s’agisse de productions d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour voitures électriques, la Chine apparaît désormais comme l’élève modèle à suivre sur le plan écologique.  Leader mondial toutes catégories, son exemple servira aux relances économiques « vertes » des gouvernements américain, européen et japonais.


Aux Etats-Unis, ces entreprises d'un nouveau genre communément appelées cleantech, ce sont largement concentrées dans l’Etat de Californie. Partisan de cette mouvance, le Président Obama leur a alloué près de 50 milliards de dollars, dans le cadre du plan de relance du pays. Trente milliards pour améliorer le réseau électronique et éviter le gaspillage et 20 milliards en avantages fiscaux pour des projets liés aux entreprises renouvelables.
En Europe, les cleantech se développent très fortement en Allemagne (éolien, solaire), dans la ville de Francfort. En France, en sus du Grenelle de l’environnement, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives : le plan écotech 2012 et le logo France Greentech pour la promotion à l’exportation des entreprises françaises dans le domaine du développement durable urbain.

stockxpertcom_id8053742_jpg_a55c93393f8b52f3291fddf5cbf371b1.jpg

L’éolien, un vent porteur pour la croissance international :
Dans un contexte de fort développement mondial de l'éolien, l’Inde et la Chine ont facilement rattrapés des pays pionniers tels que les États-Unis et l'Espagne. L'Inde, qui poursuit son plan de lutte contre le réchauffement climatique depuis quelques années, a tout misé sur l'énergie éolienne.  En 2008 le pays se classe au 3e rang mondial des producteurs d'énergie éolienne. Il possède une façade maritime de 7.500 kilomètres et par conséquent des vents forts, mis au service de l'éolien.
La Chine constitue l’un des plus importants marchés au monde pour l’éolien, même si, pour l’heure, les turbines comptent pour moins d’1% du total des installations de production électrique. L’intérêt soudain pour ce secteur est attesté par le nombre des équipementiers qui y établissent leurs opérations : les fabricants de turbines sont passés de 32 à 58 depuis la fin de l’année 2006, signe avant-coureur d’un renforcement de la concurrence dans ce secteur. La Chine, attirée par le secteur depuis peu à mis les bouchées doubles pour  combler son retard et se place aujourd’hui parmi les leaders du marché, devant un grand nombre de pays européens dont la France mais derrière les Etats-Unis et l’Espagne.

 

(à suivre)

IONISMag n°8

Au sommaire de ce numéro 8, un voyage au bout de la création, avec des travaux réalisés par les étudiants d'e-artsup. Dans son interview, Hervé Renaudeau, directeur général de l'IPSA, explique comment enseigner l'aéronautique en 2010. Dans ce numéro, découvrez également le parcours de deux étudiants de l'ISG partis à Tokyo dans le cadre du cursus Multinational.
 
 


Vous retrouverez bien sûr toutes les rubriques habituelles du magazine : « au cœur des écoles », « ils écrivent, ils enseignent », « portraits d'entrepreneurs » et bien d'autres encore...

Le dernier numéro de IONISMag  est téléchargeable ICI .

Le prochain numéro sortira au mois de février.

Bonne lecture

Itinéraire d'étudiant : Christophe Przybyla

Comment déterminer pour quel travail nous sommes fait ? Comment savoir si le premier choix de carrière était le bon ? Pour Christophe Przybyla (23 ans) en cinquième année à Sup'Biotech "Les stages sont déterminants, éclairants".

Christophe : "En troisième année, j'ai effectué mon stage à l'insitut de cancérologie Gustave Roussy pendant trois mois dans une unité INSERM qui travaille sur l'immunologie des tumeurs en collaboration avec des médecins, des anatomopathologistes, des chirurgiens. Cela m'a confirmé dans mes envies, nées d'un premier stage en Pologne, un an plus tôt. Près de Poznan, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche en biologie moléculaire et cellulaire pendant un mois, en initiation. J'ai compris que j'aimais cet univers : la paillasse, travailler avec des pipettes, manipuler des gènes.

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans un labo ?

Il faut le vouloir, tout d'abord, cela parait sûrement évident mais c'est un environnement très particulier auquel on se frotte : pas la peine de se forcer si ça ne passe pas. Ensuite, il faut être rigoureux et extrêmement méthodique. Un bon chercheur a soif de connaissance mais il doit aimer également échanger avec d'autres chercheurs ou d'autres professionnels dans le cadre d'une grande équipe.

Avez-vous eu d'autres expériences internationales ?

En quatrième année, je suis parti au Canada dans un hôpital pour enfants, Sainte Justine à Montréal. Je faisais de la recherche fondamentale dans une unité en pharmacogénétique et ce stage s'est entièrement déroulé en anglais.
J'en ai retiré une belle expérience enrichissante dans un domaine que je ne connaissais pas avec des outils nouveaux à appréhender. J'ai pu ainsi découvrir en deuxième, troisième et quatrième année le travail en "laboratoire académique" et mon évolution me pousse désormais à aller dans le privé vers les grandes boites pharmaceutiques.

stockxpertcom_id5305511_jpg_d81f1fc76711cbfdd7a9a3d8550b3691.jpgQuelles sont les différences avec la France ?

J'ai l'impression qu'il y a plus de pression mise sur les résultats attendus et les moyens ne sont pas les mêmes. Les machines sont récentes, le budget plus conséquent : mon évolution professionnelle passera, je pense, par une carrière dans le privé où l'innovation est mieux récompensée, que ce soit par la rémunération ou les moyens mis à disposition.

La France me semble handicapée pour les brevets. Il peut y avoir un certain retard à l'allumage qui pousse les jeunes diplômés à s'exiler pour faire breveter leurs recherches : combien de blockbuster en pharmacie passent sous le nez de certains chercheurs car leur administration ne suit pas le rythme ? Cette soif du résultat dans le secteur privé me séduit.

Que retirez vous de ces cinq années à Sup'Biotech à quelques semaines de votre remise de diplôme ?

Cette connivence, cette interaction entre la recherche pure, la science et le monde de l'entreprise sont des valeurs fortes de l'école et sont diffusées durant les cours par des professionnels. Lorsqu'un chercheur de l'INSERM ou de Sanofi vient me faire cours, je suis en prise directe avec mon futur métier, ma future carrière. Les questions fusent souvent sur la réalité du terrain, les moyens mis à disposition et les besoins du marché : les professionnels répondent avec leur expérience et c'est une des plus-values de l'école, nous sommes dans le concret et uniquement dans le concret, des cours aux stages, des stages aux cours. Je le sens vraiment lorsque je compare mon parcours aux formations universitaires de mes amis qui sont restés dans des parcours plus fléchés, plus classiques. Et je le redis, il y a les stages ! Il est très rare d'arriver en M2 (mastère 2) avec trois stages au compteur (totalisant 13 mois) lors d'études à l'université. Ce "plus" sur mon CV et sur mon savoir-être professionnel plaît énormément aux recruteurs."

Portrait d'étudiant : Arnaud Papin, le choix de la médecine personnalisée

Quand le chercheur s’allie au commercial dans l’intérêt de tous.


Arnaud Papin, 22 ans, (Promotion 2010) termine sa cinquième année à Sup’Biotech, après s’être spécialisé en marketing. Il revient sur son expérience au sein de l’Inserm, où il a découvert le concept de la médecine personnalisée, et a pu mettre à profit les techniques apprises en cours.


Arnaud : « Dans la majorité des cas, pour qu’une avancée scientifique arrive un jour aux patients, il y a un processus de développement long et coûteux, que seules des entreprises privées peuvent assumer. Or, la logique veut que ces dernières n’investissent que dans des innovations protégées par un brevet et répondant à un marché qui permettra un retour sur investissement. En l’absence de protection industrielle, les concurrents qui n’ont pas de frais de recherches et développement à amortir, sont en mesure de proposer un service ou un produit à coût réduit, dès l’autorisation de mise sur le marché : un scénario évidemment inacceptable pour toute entreprise innovante.


Pourtant, aujourd’hui la recherche publique française n’est pas complètement adaptée à la valorisation de ses recherches et à leur transfert vers l’industrie. En effet, les chercheurs ont pour priorité de partager leurs connaissances en publiant le plus rapidement possible leurs résultats scientifiques dans des revues spécialisées. Si ces résultats sont portés à la connaissance du publique avant une demande de brevet, celui-ci ne pourra être obtenu. D’autre part, les entreprises recherchent des innovations qui ont un potentiel marketing. Malheureusement, les chercheurs, bien qu’habitué à présenter et mettre en valeur leurs recherches au sein de la communauté scientifique, ne sont pas vraiment formés à présenter  leurs innovations d’une manière « parlante » aux investisseurs potentiels. Au final, ce sont donc les patients qui subissent, en ne bénéficiant pas de ces avancées scientifiques, faute d’une entreprise prête à investir dans ces innovations, soit par manque de protection, soit par manque de potentiel marketing observé. D'où l'intérêt d'un entourage polyvalent autour des blouses blanches.


Il y a donc un réel besoin de profils comme le mien, capable de sensibiliser les chercheurs, d’évaluer l’intérêt marketing de leurs recherches, de les accompagner dans leurs démarches de protection intellectuelle et, dans le meilleur des cas, de transfert de technologie ou de création d’entreprise.
C’est donc dans ce contexte que je suis arrivé en 3ème année dans l’unité Inserm « Génomique Fonctionnelle des Tumeurs Solides » (Institut Universitaire d’Hématologie, hôpital Saint-Louis) mais absolument pas pour "faire de la paillasse" : j'ai aidé les chercheurs qui avaient déposé des brevets à trouver un marché et j’ai réfléchi avec eux aux méthodes à déployer pour que la technologie découverte arrive un jour aux patients. Il s’agit d’une véritable révolution de la médecine avec une approche novatrice du traitement des pathologies : la médecine personnalisée.


On entend par médecine personnalisée l’utilisation de nouvelles méthodes d’analyse moléculaire visant à assurer une meilleure prise en charge de la maladie dont souffre un patient, ou encore d’évaluer une prédisposition à cette maladie. Nous avons chacun des particularités au sein de notre génome, par conséquent, les maladies évoluent différemment d’un patient à un autre. D’autre part, chaque patient métabolise plus ou moins bien une molécule thérapeutique, ce qui influence l’efficacité d’un traitement.
Mon équipe s’est spécialisée sur les tumeurs du foie. Si l’on considère les tumeurs malignes, communément appelé cancer, il n’y a pas qu’une forme de cancer mais différentes formes. Ces formes peuvent être divisées en sous-groupes, prenant en compte l'expression des gênes de la tumeur. Chaque sous-groupe possède ses propres caractéristiques, tant aux niveaux des symptômes que des gènes: les classer nous permet d'affiner le diagnostic et donc le pronostic vital. J’ai espoir qu’un jour le diagnostic des tumeurs, basé sur les gènes, permettra une prise en charge personnalisée du patient : le bon traitement, au bon moment et au dosage optimal, permettant la meilleure réponse, tout en limitant les effets secondaires.

stockxpertcom_id3303021_jpg_6bf05bbc00493de7ccf54bc4ddf13b19.jpg

 image d'illustration
Ma formation à Sup'Biotech correspond exactement aux besoins des chercheurs : je deviens un professionnel complémentaire de leur travail.  En troisième année, j'ai démarré sur place un jour par semaine et je poursuis mon travail avec les équipes depuis deux ans maintenant. Sur le terrain, j'ai complété ma formation : la propriété intellectuelle d'une découverte, comment la protéger, à quel prix et sous quelle forme. J’ai pu aussi aborder les questions de remboursement de ces tests, ou encore l’aspect éthique que l’utilisation du génome humain représente. Il faut garder à l'esprit qu'entre une découverte en laboratoire et la sortie sur le marché il peut s'écouler dix à quinze années : identification des biomarqueurs, études de validation, test diagnostic ou theranostique (alliance entre le diagnostic et la thérapeutique), essais cliniques, autorisation de mise sur le marché et enfin vente au public concerné. C'est un travail de longue haleine."

 


1 Personalized Medicine Coalition. Position de principe.

Capture d’écran 2009-12-02 à 17.00.31.png

Prochaine JPO le 16 décembre 2009

Sup'Biotech vous accueille pour une Journée Portes Ouvertes, mercredi 16 décembre 2009, de 15h à 19h.

Si les écoles d'expertise du Campus Ionis font référence dans l'industrie et les services, c'est parce que leurs enseignements sont axés sur les besoins réels des entreprises.

Les élèves de Sup'Biotech qui, comme vous, sont passionnés par les technologies et l'innovation et qui sont en train de transformer cette passion en métier, vous parleront de leur expérience.

Découvrir sur place est toujours la meilleure façon de se faire une idée : nos élèves, nos enseignants et tous nos personnels seront heureux de vous accueillir, de vous renseigner et de vous donner envie...

 

  plan-acces.png

Anne Pezet, auteur de "Ces malades qu'on sacrifie" en interview

Anne Pezet, modératrice sur le prochain évènement Sup'Biotech "Tests génétiques, promesses et dérives" vient de publier "Ces malades qu'on sacrifie" dans lequel certaines des valeurs de l'école, dans le domaine de la santé, sont évoquées : éthique, conscience, thérapeutique individuelle adaptée. Peut-on réconcilier la qualité du soin et la rentabilité ? En misant sur une répartition intelligente des budgets, oui. Une tâche complexe qui attend dès la rentrée prochaine quelques élèves de la première promotion Sup'Biotech à entrer dans le monde du travail.

Capture d’écran 2009-11-12 à 09.29.17.png
Anne Pezet, dans “Ces malades qu’on sacrifie” vous évoquez les laissés pour compte du médicament. Ne bénéficie-t-on pourtant pas en France d’une excellente couverture sociale, quelque soit la maladie ?

Pas tout le monde. L’absence de mutuelle pour 7% de la population, le déremboursement de certaines classes de médicaments, les franchises, certaines personnes retardent des soins ou les suppriment par manque de moyens. La majorité des Français disposent effectivement d’une bonne couverture sociale mais le nombre de « laissés pour compte » risque de grandir avec les difficultés de financement de la sécurité sociale. Rien que pour l’Assurance maladie, le déficit devrait se monter à près de 12 milliards d’euros cette année. C’est énorme.

Certaines maladies sont-elles plus rentables que d’autres pour les laboratoires et certains axes de recherche ne sont-ils pas délaissés ?

Oui, bien sûr. Les laboratoires définissent des axes de recherche, ils ne peuvent pas tout explorer. Les dépenses de recherche et développement sont estimées à 800 millions d’euros par médicament. Le retour sur investissement sera différent entre sa prescription à des millions de patients ou à quelques milliers. Les cancers, le diabète, Alzheimer, tous les grands laboratoires ont des programmes de recherche sur ces maladies. Peu en ont dans les maladies rares. Il faut donc trouver un modèle économique efficace pour rendre attractive la recherche sur les maladies rares. Au-delà de proposer des traitements à ces malades, ce modèle pourra s’appliquer aux maladies fréquentes comme les cancers dont la tendance est aux thérapies ciblées. 'Ces thérapies s'adressent là aussi à un petit nombre de patients.

La santé a un coût : pourquoi ne pas le dire ouvertement aux maldes, aux usagers ?

La santé a un coût. La population vieillit et consomme de plus en plus longtemps des médicaments. Les soins sont plus sophistiqués et plus couteux. Je pense que les Français ont commencé à prendre conscience de cela. Mais rien n’est fait pour les y aider. Les prélèvements sociaux et souvent la mutuelle sont pris directement sur le salaire, les médicaments sur ordonnance sont donnés dans les pharmacies s’en que le patient sorte son porte-monnaie, les seuls moments de contact avec les frais réels sont en général pour les soins dentaires, ou pour le forfait hospitalier. Tout un travail d’éducation du patient reste à faire pour que chaque consultation ou chaque utilisation du système de santé soit faite à bon escient.

Qualité du soin et rentabilité, sont-ce définitivement deux notions incompatibles ?

Quel budget sommes nous prêt à dépenser dans la santé ? Aujourd’hui, la France dépense 11% de son PIB en santé, les Etats-Unis 16%. Pourquoi ne pas augmenter les cotisations de chaque Français pour garder un système de santé de qualité et solidaire ? C’est une possibilité mais inversement, ces sommes colossales doivent être efficacement investies. Plus de gaspillage, une rentabilité sans que la qualité ou l’accès au soin en pâtissent. C’est là où l’équilibre est difficile à trouver.

Comment voyez-vous l’évolution de notre système de santé dans les 5/10 ans à venir ?

Au-delà de la question du financement, beaucoup de choses vont changer. Le patient surfe sur Internet, il va trouver un grand nombre d’informations sur sa maladie et sur les traitements possibles. Il se transforme en partenaire du médecin. Le médecin, lui, va plutôt prendre un rôle de conseil et d’orientation vers le traitement efficace, vers les services hospitaliers, vers les spécialistes. Il va aussi l’accompagner dans le bon usage du médicament et dans le suivi de son traitement sur le long terme. Les associations de patients et d’usagers de la santé seront beaucoup plus associées à la gestion du système de santé. Enfin, la prévention est amenée à prendre plus de place. Pour réussir ces transformations, la première clé est de porter toutes ces réflexions sur la place publique. Nous sommes des usagers du système de santé et les choix à faire nous concernent tous.

Gaëlla Azzi : "J'ai fait mon stage dans le Parallel Trade à Londres"

Portait de Gaëlla Azzi, 21 ans, étudiante en cinquième année, spécialisée Marketing/Commercial à Sup’Biotech.

 
Gaëlla : « J’ai effectué mon stage de quatrième année à Londres, durant quatre mois au sein d'une entreprise pharmaceutique nommée « Crystal Pharma ». « Crystal Pharma » fait partie du « parallel Trade *», ou du commerce international de produits pharmaceutiques.
Les prix des médicaments et de tous les produits pharmaceutiques diffèrent selon les pays. Le parallel Trade vise à spéculer sur l’achat et la vente de ces produits à l’international.


Capture d’écran 2009-10-16 à 08.37.38.pngCette experience  m'a énormément appris. Même si au depart je n’étais pas venue à Sup’Biotech pour faire du commerce dans les biotechnologies, j’ai acquis au fil des années une connaissance certaine des produits, de leurs origines, de leurs propriétés. J’ai très vite compris les tenants et les aboutissants de ce secteur.

A mon arrivée à Londres, j’ai commencé par étudier l'implantation d’un produit italien sur le marché anglais. Devait-on l’acheter en masse, allait-il se vendre, pour quel public : j’ai donc lancé une étude de marché. Le produit (cosmétique) n’a pas été introduit en Grande-Bretagne, au final, son destin commercial semblait incertain.

Capture d’écran 2009-10-16 à 08.38.42.pngDans un deuxième temps je suis devenue acheteuse internationale de produits : cela m’a beaucoup plu. J’étais aussi venue en Angleterre pour pratiquer la langue, sur le terrain et au fil des jours j’ai pris confiance. Plus je parlais, plus je me sentais à l’aise et j’ai fini par conclure des deals à l’international. La quatrième année de cours sur le campus avec une dominante en anglais puis la dernière année, exclusivement en langue anglaise, m’ont donné une base solide pour mes échanges professionnels. J’avais eu un peu de mal à obtenir mon TOEIC et j’avais de sérieux doutes sur mes capacités à l’oral. Depuis mon retour, je sais que je peux parfaitement me faire comprendre et même mieux, je peux évoluer professionnellement en langue anglaise.

Je n’ai désormais aucune crainte pour mon premier poste : je postule pour partir travailler aux USA ou au Canada (partie anglophone) dès l’obtention de mon diplôme. »

 

*Définition : Parallel imports, also called gray-market imports, are medicinal products produced genuinely under protection of a trademark, patent, or copyright, placed into circulation in one market, and then imported by an intermediary into a second market without the authorisation of the local owner of the intellectual property right. Parallel trade exists when there are significant price differences between countries, making this trade attractive, which is the case in the EU, where prices of medicines are not governed by free competition laws, but are fixed by the government.

Portait : Jean-Yves Trosset / Un département bioinformatique

Depuis le 1er septembre, Jean-Yves Trosset est le responsable des projets du nouveau département "bioinformatique" de Sup’Biotech. Une arrivée qui sera l’occasion d’un rapprochement avec les autres écoles du campus IONIS.

Jean-Yves Trosset :  « Nous allons lancer dès cette année des projets étudiants pour la "bioinformatique". Le but de ces projets est de former ces étudiants à toutes ces approches quelque soit l’option choisie : R&D, production ou marketing. Ces projets vont aussi être un outil au quotidien : nous leur apprendrons à manipuler les techniques informatiques, à les adapter pour répondre à des thématiques nouvelles. Ce sont des projets à long terme sur plusieurs années qui peuvent servir de tremplin pour la recherche de stage ou pour une première embauche à la sortie de l’école.


Il est peut-être utile de redéfinir la bioinformatique pour ceux qui connaissent mal ce domaine. La bioinformatique (au sens très, très large) traite non seulement de  l’analyse des séquences de gènes, de structures moléculaires, mais aussi de l’application des techniques de l’information dans le domaine du vivant, de l’analyse statistique à la communication : elle s’intéresse aux méthodes de traitement de l’image et des techniques du web.

Nos étudiants utilisent déjà l’informatique au quotidien mais sans se rendre compte que les techniques mathématiques utilisées pour rechercher un gène dans un génome ne sont pas très différentes de celles utilisées pour rechercher un texte dans Google. Je ne vous prends pas l’exemple de Google au hasard. Ce matin, nous avons fait un TP où l’on a abordé ce problème avec les concepts de la physique : que l’on traite d’un atome ou d’un mot dans un texte, tout est objet et le mot se traite comme l’atome, le mot interagit avec son environnement comme l’atome. Le vocabulaire d’une nouvelle discipline peut effrayer mais le fonctionnement est simple: nous utilisons la sémantique d’un domaine pour la transposer dans un autre.

Capture d’écran 2009-10-15 à 15.13.03.pngAinsi, trouver l’emplacement optimum des antennes Wifi dans un aéroport ou sélectionner les sous ensemble optimaux de réactifs pour une expérience de chimie combinatoire n’est qu’une variante d’un même algorithme.

La bioinformatique est donc à la croisée de plusieurs domaines : les techniques de l’information, recherche opérationnelle bien sur, mais aussi la physique, les statistiques sans oublier la biologie qui nous conduit vers une vision globale des choses.


L’importance croissante de l’ordinateur dans les disciplines du vivant ne peut-être ignorée. Cette science se trouve à la croisée de plusieurs domaines : j’ai pour ma part une formation universitaire en chimie physique mais j’ai pris goût pour les méthodes d’optimisations lors de mon séjour aux Etats Unis où j’ai développé des algorithmes d’appariement de protéines. A Milan en Italie, je découvre la recherche pharmaceutique : le monde des petites molécules où tout les problèmes de chimie informatique et de modélisation moléculaire peuvent se résumer à : « comment retrouver une aiguille dans une motte de foin », c'est-à-dire trouver la molécule active !

Nous avons donc crée ce laboratoire de bioinformatique. Il existe une volonté réelle de créer des synergies entre les différentes écoles du campus (EPITA & Epitech) : il y aura donc des passerelles, des projets communs qui feront appel aux laboratoires spécialisés de ces deux écoles » La présence d’Epita, Epitech et pourquoi pas e-artsup est donc une chance pour Sup’Biotech. La « bioinformatique » peut s’ouvrir à des expertises nouvelles grâce à ces écoles.

Il y aura aussi des projets de recherche en chimie informatique et  « drug design » avec en vue des applications dans le monde thérapeutique mais aussi cosmétique, agronomique ou autre, selon le désir des étudiants".

IONISMag n°7

Le dernier numéro de IONISMag vient de sortir.

Au sommaire de ce numéro 7, un focus sur les établissements du Groupe IONIS avec un reportage photos sur les campus urbains, des lieux de formation au cœur des villes. Dans son interview, Yannick Lejeune, directeur internet du Groupe, explique l'impact des réseaux sociaux sur l'éducation des jeunes. Dans ce numéro, découvrez la renaissance de l'ICS Bégué, un établissement de référence pour les métiers de la comptabilité et de la gestion, ainsi qu'un point sur la notoriété grandissante de l'ISEG auprès des entreprises.

Vous retrouverez bien sûr toutes les rubriques habituelles du magazine : « au cœur des écoles », « ils écrivent, ils enseignent », « portraits d'entrepreneurs » et bien d'autres encore...




Le dernier numéro de IONISMag  est téléchargeable ICI.

Le prochain numéro sortira au mois de décembre.

Bonne lecture

Anne Feraudet : Agir pour l'environnement dans le cadre de mes études

Portrait d’Anne Feraudet (22 ans), étudiante en dernière année à Sup'Biotech. De la Suède à Lille, de la fabrication d’un kit de diagnostic pour pathologie à l'élaboration d’un événement réunissant des sommités d’un secteur des biotechs, Anne a peu à peu esquissé son futur métier au travers de ses stages : elle sait désormais précisément où elle souhaite travailler.

Anne : «J’ai  d’abord fait un stage en Suède dans un laboratoire d’analyses, ce qui ne m’a posé aucun problème de langue puisque la majorité des les Suédois sont bilingues. Fin de troisième année, stage chez Biorad Laboratories, à Lille juste après avoir choisi l’option « Techniques de Laboratoire » où j’ai developpé un kit de diagnostic pour une maladie (que je ne peux pas nommer). C’était un projet en cours et dans cette entreprise ma mission était de défricher le sujet. J’y ai passé un peu plus de quatre mois.

Ce kit était basé sur la détection d’une protéine : j’ai du avant tout faire produire cette protéine par des bactéries. Il a fallu optimiser ce choix : quelle bactérie utiliser, dans quel milieu, pendant combien de temps, quels nutriments lui apporter. Le but était de produire cette bactérie pour en extraire une molécule qui servait dans le kit de diagnostic. Mes recherches se sont basées sur les cours de microbiologie pratique et théorique dispensés à l’école.

pollution.pngEn quatrième année je suis partie en stage dans une association qui s’occupe de promouvoir les biotechnologies : Adebiotech.
Cette association produit des rapports pour des tiers et organise des événements. J’ai travaillé sur un sujet passionnant, les polluants émergents, des molécules qu’on connaît peu ou dont on ne connait pas les effets et qui échappent à toute réglementation, en particulier à celle du programme R.E.A.C.H (enregistrement, évaluation et autorisation de substances chimiques, en français).

En 2005, le Parlement européen a adopté le programme R.E.A.C.H. Ce texte permet l'élimination progressive des substances chimiques toxiques au cours de la décennie à venir. R.E.A.C.H oblige les fabricants et importateurs de substances chimiques à les enregistrer dans une base de données centrale.

Les informations enregistrées porteront sur les propriétés des substances, les utilisations prévues et les moyens permettant de manipuler ces substances en toute sécurité. Les substances qui suscitent de fortes préoccupations, telles que les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques, et les substances chimiques présentant des risques non gérables, seront progressivement éliminées.

Par exemple des molécules de lessive, de produits de grande consommation sont passées au crible et sont évaluées. Désormais estampillées comme dangereuses alors qu’elles sont parfois utilisées depuis quarante ans, l’un des exemples les plus parlants est celui de la pilule contraceptive. Le corps humain n’intègre pas toutes les molécules et en rejette une partie dans les urines. Ces urines, une fois dans l'eau des toilettes vont être traitées dans une station d’épuration, ce qui n’est pas vraiment le cas car ce sont des molécules organiques qui ont été rejetées. L'eau, une fois nettoyée de tout sauf de ces molécules organiques est ensuite distribuée de nouveau au robinet et bue par tous.
 

De nombreuses études posent la question suivante : dans quel mesure ce rejet influe t’il sur le système hormonal humain alors qu’on sait qu’il influe déjà sur celui des poissons ? Au Québec, on a même observé un changement de sexe de ces poissons ! Selon l’agence environnementale Britannique, sur une étude qui a porté sur des poissons de 10 rivières Canadiennes pendant cinq ans, on a découvert des mâles "féminisés" dans des rivières: près de la moitié portaient des ovules dans leurs organes reproducteurs ou d'autres caractères appartenant à l'autre sexe. Un quart produisaient des spermatozoïdes de mauvaise qualité. Un dixième étaient stériles.

Selon le Dr Charles Taylor, de l'Université Exeter, l'oestrogène accusée serait si efficace que même une partie par million suffirait à provoquer de tels dommages au système reproducteur des poissons. D'où l'inquiétude pour les humains, puisque de telles concentrations sont indétectables avec nos systèmes traditionnels de filtration « d’analyse » (si on parle de détection) de l'eau.

J’ai donc établi l’état des lieux des techniques d’analyse de ces polluants, en France. Adebiotech est une « zone neutre » qui ne juge pas mais travaille sur une problématique et fait se réunir tous les protagonistes d’un secteur, secteurs académique et privé confondus.
Nous en avons conclu qu’il fallait organiser un événement pour échanger sur ce thème, événement (« Quel apport pour les biotechnologies dans l’analyse des polluants émergents ? »). La masse d’information réunie lors de ces échanges est extrêmement intéressante, je travaille donc un jour par semaine dans le cadre de mon stage applicatif en entreprise chez Adebiotech pour monter cet événement »

J’en ai retiré plusieurs enseignements précieux pour la suite de ma carrière : je souhaite travailler dans l’environnement, plutôt dans une petite structure, histoire de ne pas me cantonner à une seule tâche. Je veux pouvoir être polyvalente et valoriser l’enseignement que j’ai reçu ».


(Le colloque aura lieu du 20 au 22 Octobre à Biocitech).
Information et inscription sur www.adebiotech.org ou par mail : colloque@adebiotech.org
 

Marie Dagnaud, d'un Bac S à une Start-Up


    Marie Dagnaud est étudiante à Sup'Biotech en 4ème année (spécialité marketing).

    Marie : « Après mon bac, j’ai voulu travailler dans la biologie mais pas en tant que chercheur ou médecin : je me suis donc inscrite à Sup’Biotech. Dès les premiers cours de marketing, je me suis sentie attirée par cette branche mêlant les biotechs, le droit et les marchés.

    Nous avons trois stages dans le cursus (3ème, 4ème et 5ème année) et selon nos orientations (r&d, production ou marketing) nous choisissons des terrains de stages adaptés. J’ai pour ma part opté pour une mission de business développement dans une start-up nommée Primadiag.

    Primadiag est une jeune entreprise développant des outils innovants pour le diagnostic et les laboratoires de recherche.  En attendant la finalisation des premiers kits (prévus pour la fin 2010), Primadiag propose toute une palette d'instruments et de consommables à destination des laboratoires de recherche. Par exemple, la gamme PrimaRWS permet d'automatiser un certain nombre de procédés biologiques à partir d'une base robotique cartésienne simple et abordable et d'un ensemble d'outils dédiés (EOM et développements internes).

    Encadrée par un maitre de stage, ma mission, durant ces trois mois, était de travailler avec un business développer qui participait au lancement d’un automate sur le marché. Il y a bien évidemment de la prospection pour identifier les besoins : je devais donc contacter dans un premier temps les clients potentiels. La société ne possédait qu’un logo pour la représenter, j’ai donc repris ce logo et de là j’ai crée toute une charte graphique.

cette image ne représente pas du matériel de la société citée dans l'article

image-information.png     Le design de la société a découlé de cette charte, j’ai donc poursuivi par la création de brochures (commerciales et techniques) et de flyers (publicité distribuée lors d’évènements). Il y a enfin eu une phase de publication dans plusieurs magazines : j’ai participé aux interviews, à leur mise en forme, à la relecture.

    Je me suis sentie à l’aise tout au long du stage. Les cours de marketing de troisième année nous expliquent le lancement d’un produit, les contraintes liées à une mise sur le marché, les facteurs clefs du succès, l’identification d’un marché, le tout structuré par des enseignants qui ont un pied dans le monde du travail.

    J’ai pu mettre en application tout ce que j’avais appris. J’ajoute que les cours des deux dernières années à l’école sont quasiment tous en anglais : ce n’est donc pas un problème de planifier un lancement de produit à l’international.  Mon cursus a été adapté, pensé, selon les besoins des sociétés : on pourrait penser que je vous récite mon manuel de parfaite étudiante mais les faits sont là. Je sors bientôt de l’école et je suis parée pour le monde de l’entreprise et de la toute jeune entreprise. »
 
 

Interview de Nicole Guiso (Institut Pasteur) : Les vaccins

Interview de Nicole Guiso, responsable de l'unité de recherche Prévention et thérapies moléculaires des maladies humaines à l’Institut Pasteur. Nicole Guiso revient essentiellement sur les le rôle de l’Institut Pasteur dans la vaccination, sur l’utilité et l’importance d’un vaccin, les risques liés à la vaccination…

 

 

 

 

Inscrivez-vous pour le championnat IDF de Diplomatie

C’est le  samedi 10 octobre qu’aura lieu sur le campus de l’EPITA, au Kremlin-Bicêtre, le championnat d’île de France de Diplomatie 2009. Se déroulant sur une journée, en deux « rondes » il verra peut-être la fin du règne du tenant du titre Yann, double champion d’île de France en 2005 et 2008.

 

Petit rappel : Diplomatie est un jeu de stratégie, de 5 à 7 joueurs (de 12 à…99 ans), d’une durée moyenne de trois heures par partie. Imaginez l'Europe avant la Première Guerre Mondiale. Les grandes puissances de l'époque se disputent âprement la suprématie du continent.
Vous présidez aux destinées d'un grand pays. Votre objectif est naturellement de contrôler l'Europe. Vous allez affronter en permanence vos adversaires, mais aussi vos alliés. Pour sortir vainqueur de cette lutte sans merci, vous n'aurez pas assez de vos armées et de vos flottes de guerre, il vous faudra faire preuve d'intelligence, de souplesse et de diplomatie.

diplomatie2.png

But du jeu : Gagner en utilisant la stratégie et la stratégie uniquement. Il n’y a pas de place pour le hasard dans Stratégie, ce qui constitue son intérêt principal. Vous ne pouvez pas perdre un combat sur un malheureux coup de dés.

 

Aucune puissance (au moins en début de jeu) ne peut prétendre atteindre seule son objectif: il faut toujours être au bon moment deux contre un ! Il faudra user de diplomatie, chercher des alliances et tenter de neutraliser vos adversaires.

Pour dominer l'Europe, il faut contrôler un certain nombre d'arsenaux.
Ce nombre peut être fixé par convention en début de partie: par exemple 18 sur 34. Le vainqueur est donc celui qui le premier atteint ce résultat. (Plus de règles sur la page wikipedia du jeu)

 

De nombreux lots sont à gagner, bien sûr, au terme d’une journée qui verra sûrement tomber les alliances, les forteresses et les grands traités de paix ! Pour les inscriptions ou toute autre information, rendez-vous sur le site officiel.

3 questions sur les virus émergents (Arnaud Fontanet, chercheur)

Interview d’Arnaud Fontanet, responsable de l'unité de recherche d'Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur. Arnaud Fontanet revient essentiellement sur les causes de l’émergence des nouveaux virus, sur le rôle de l’Institut Pasteur, sur le financement de la Recherche.

 

 

Un concours organisé par le M.I.T : en route pour Boston !

S'inscrire à un prestigieux concours international organisé par le M.I.T (Massachusetts Institute of Technology), en partant avec un mois de retard ? Pas de souci, les étudiants de Sup’Biotech gèrent, et gèrent plutôt bien. Rencontre avec Ranya Jamali, chargée de communication d’un groupe très motivé pour remporter quelques prix cet automne à Boston.

stockxpertcom_id67805_jpg_dfebf749fc1921846e3ac7f7191c2801.jpg Ranya Jamali : “Pour la première fois de son histoire, l’école Sup’Biotech participe à l'I.G.E.M (International Genetically Engineered Machine Competition), concours international de biologie synthétique organisé par le prestigieux M.I.T. Il regroupe plus de 112 équipes venues de 112 universités du monde entier et non des moindres : Harvard, Brown University, Cambridge ou…Sup’Biotech.

Notre équipe est partie avec un sérieux handicap. En effet, nous nous sommes inscrits hors délai car nous ne connaissions pas l’existence du concours. Nous étions néanmoins extrêmement motivés dès que nous avons pris conscience des enjeux et avons effectué un peu de lobbying auprès des organisateurs pour que notre école puisse être inscrite.

mit-seal_400x400.gifUn sacré retard donc, que nous sommes en train de combler en mettant les bouchées doubles. Nous sommes treize candidats, issus de toutes les promotions de l’école, de la première à la dernière année. C’était une volonté de l’équipe de panacher ainsi les niveaux de formation et les profils. De cette manière, l’an prochain, après le départ des élèves de cinquième année, ceux des années suivantes transmettront l’expérience et les bases acquises lors de l’exercice actuel.

Le concours I.G.E.M a lieu chaque année du 31 mars au 02 novembre. Pour nous, la préparation a commencé début mai. Le thème est l’ingénierie biologique : schématiquement, il s’agit de prendre un peu tout ce qui se fait dans l’organisme vivant pour le standardiser afin de pouvoir l’utiliser sur une base commune dans la communauté scientifique.

Notre projet repose sur un système permettant d’apporter un gène thérapeutique à des cellules cibles au sein d’un tissu spécifique (exemples de tissus : cœur, foie) pour lutter contre une physiopathologie humaine particulière.
 
Nous avons réparti les membres de l’équipe en deux branches. Certains s’occupent de la R & D (recherche et développement) en laboratoire, d’autres font du Marketing& Communication pour trouver le financement nécessaire au projet ainsi que pour la création des divers supports de communication inhérents au concours. Des sponsors ont été démarchés et nous avons déjà trouvé la moitié de la somme nécessaire (au 10 août, 15 000 euros sur 30 000). En effet, il faut de l’argent pour la recherche au quotidien, mais il en faut aussi pour les frais de voyage et de séjour à Boston où se déroulera la présentation orale du projet, du 30 octobre au 02 novembre 2009.

 
Pour trouver des financements, nous avons contacté des entreprises qui souhaitent nous soutenir et dont l’image sera véhiculée sur nos avancées tout au long du projet. Les 30 000 euros demandés comprennent :
• les coûteux protocoles scientifiques,
• la réalisation technique,
• le voyage et le séjour à Boston,
• la présentation du projet.

 
Le projet a déjà séduit Takara Bio Europe (société de commerce international), l’Ambassade de France aux USA, etc.

Précisons que le jury notera notre projet et sa présentation mais également le site internet Wiki de ce même projet, lieu qui synthétise toutes nos avancées, le cœur de notre travail. Sa forme et son aspect pédagogique compteront pour beaucoup dans la compétition".

Un projet à suivre jusqu’à la fin octobre, sur le site de Sup’Biotech ainsi que sur le Wiki de l’équipe.

Sup'Biotech : nouvel accord signé avec le Brésil

Pas une semaine sans un nouvel accord signé par Sup’Biotech à l’international. Après l’Inde la semaine dernière (lien), Vanessa Proux évoque aujourd’hui le MOU engagé avec le Brésil et en profite pour rappeler ce qui fait la force et la différence de la toute jeune école, en trois points.

Vanessa Proux, bonjour. Comment est né cet accord ?

L’école Sup’Biotech a été sollicitée par le responsable des relations internationales de l’université de Mato Grosso qui l’hiver dernier avait prévu un déplacement en région Parisienne pour visiter nos locaux et nous rencontrer. L’université de Mato Grosso souhaite se développer à l’international. Comme pour  l’accord signé avec Puerto Rico (lien), il y a une dominante de cours enseignés en espagnol et en portugais : je m’attends donc plus à recevoir des étudiants brésiliens pour nos deux dernières années de cours en anglais qu’à envoyer nos étudiants français, dans un premier temps.

stockxpertcom_id110183_jpg_2eaa91f1c8182e25afcb17f1a09790a8.jpg

Vous qui portez le projet Sup’Biotech depuis le premier jour, cela doit être extrêmement plaisant de se voir désormais sollicitée par de prestigieuses universités à l’étranger. Voilà Sup’Biotech fermement implantée dans le paysage universitaire.

Absolument, surtout que notre visiteur avait également rendez-vous avec Centrale un peu plus tôt, ce qui situe le souhait de qualité et de compétence du projet d’échange.

Comment évoquez-vous Sup’Biotech lors de ces rencontres et quels sont les arguments que vous employez face à des décideurs qui ne vous connaissent pas encore bien, pour les convaincre de signer un partenariat ?

J’utilise souvent trois termes : dynamisme, réactivité et innovation pédagogique.

Dynamisme de part son équipe car Sup’Biotech est une école mobile, qui évolue sans arrêt, qui ne s’endort pas sur ses jeunes lauriers. Nouveaux cours, nouveaux ateliers, nouveaux contenus : nous n’hésitons pas à organiser des conférences exceptionnelles sur des technologies en vue. Le corps professoral peut intégrer un nouvel arrivant sur un sujet « chaud » qu’il faut approfondir immédiatement…et évidemment nous demandons à nos étudiants le même dynamisme face au monde professionnel. Il faut savoir bien faire ce qu’on vous demande…et en proposer encore plus !

Réactivité car le temps de réponse dans un milieu professionnel augure aussi de votre compétence : certes tout le monde est débordé, partout, mais en s’appuyant sur une bonne organisation, en utilisant au mieux les outils technologiques, nous nous devons d’être rapides, réactifs. Je le dis souvent aux étudiants : « votre réactivité est un gage de votre sérieux et vous obtiendrez plus facilement des retours positifs sur un projet »

Innovation pédagogique enfin car nous sommes une école française qui propose deux années d’enseignement intégralement dispensé en anglais, enseignement tourné sur l’étude de cas et le projet.

Peut-on tirer un premier bilan des accords à l’international signés par Sup’Biotech ?

Oui, nous avons déjà (ou allons envoyer) des étudiants en Amérique du Sud (Puerto Rico, Brésil), en Amérique du Nord (San Diego, Montréal), en Europe (Pays-Bas, Ecosse), en Afrique (Tunisie),  en Inde pour le continent Asiatique sans oublier l’Australie (Brisbane).

stockxpertcom_id46479551_jpg_192b0e1af19613c8910e9a4cf7bc66b7.jpg

Que ressentez-vous après seulement cinq rentrées en détaillant cette évolution ?

Je suis extrêmement satisfaite car même si mes premières prises de contact ont eu lieu dès la première année, à l’ouverture de l’école, tout a été signé en dix huit mois, très récemment. D’ailleurs, vu l’ampleur prise par notre développement à l’international je serai secondée dès la rentrée par Gavin Browne.

Sup’Biotech va t’elle privilégier certains continents, certains pays ?

J’évoquais notre signature avec Jaipur récemment (lien) mais sur l’Asie, nous aimerions approfondir notre présence sur la Chine. Mi-septembre, se tiendra à Madrid une convention européenne, l’EAIIE, convention qui rassemble des universités et des écoles du monde entier et je vous tiendrais rapidement au courant des nouveaux partenariats évoqués par Gavin ou moi-même.

Nouvel accord signé avec l'Inde

Sup’Biotech vient de signer un nouvel accord international avec une faculté en Inde : The Indian Institute Of Health Management and Research (Jaipur). Voilà désormais une possibilité supplémentaire pour les étudiants de l'école désireux « d’affirmer leur différence » de partir un semestre complet à l’étranger.


Vanessa Proux : "Cet accord nous permet de faire des échanges d’étudiants dans les deux sens mais ce qui est intéressant c’est que cet institut Indien propose des formations double compétence en management sur l’industrie de la Santé.

Quelle est la genèse de cet accord ?

J’ai cherché toute l’année des opportunités de développement international. La chambre de commerce et d’industrie de Paris a organisé un forum avec des entreprises de différents pays pour faciliter la mise en place de contrats commerciaux. Une matinée de rencontres franco-indienne a eu lieu l’hiver dernier et parmi les participants il y avait certes beaucoup d’entreprises (tous secteurs confondus) mais également l’Indian Institute of Health Management and Research.

stockxpertcom_id19533231_jpg_ab3dbe4468ea1cd354ee596ae01005dc.jpgJe trouve l’Inde intéressante car c’est un pays en plein développement dans l’industrie des biotechnologies. Ils sont par exemple très en avance dans le secteur des médicaments génériques. Après une première rencontre, j’ai pu prendre connaissance du programme scolaire. Cet institut propose des cours pour des médecins, des pharmaciens et des ingénieurs comme le management du risque dans un environnement hospitalier, le développement de A à Z d’un nouveau médicament, la conduite d’essais cliniques…

Les deux dernières années du cycle d’enseignement à Sup’Biotech se déroulant intégralement en anglais, j’étais bien sûr intéressée pour mes élèves. Nous avons rapidement posé les bases d’un MOU (memorandum of understanding), accord typique international entre deux établissements académiques, et nous voilà désormais liés. Je pense organiser mon déplacement sur place, à Jaipur, en 2010.

Comment inciter un étudiant à aller passer quelques mois sur place, que lui dire ?

Il y a avant tout la double compétence management/biotech santé (étudiée à Sup’Biotech) qu’un semestre d’étude supplémentaire sur place permettrait de renforcer. Il y a aussi cette chance unique de partir se former dans un pays où les biotechnologies sont en plein boom, en pleine croissance.

Pourquoi choisir l’Inde ? Ne vaudrait-il mieux pas opter pour les USA ?

Cela dépend de la dimension culturelle que l’on veut donner à son projet international. Aux USA les biotechnologies occupent une place déjà confirmée, le pays est la première puissance mondiale dans ce domaine, certes, et un stage serait enrichissant, bien sûr. Cependant des pays comme l’Inde ou la Chine sont en pleine effervescence économique et sont moins impactés que les USA par la crise. A titre personnel, participer à l’essor d’une nouvelle technologie sur un continent, assister à l’épanouissement d’une nouvelle branche me semble très enrichissant. Tout le monde veut aller aux USA mais l’étudiant qui montrera sur son CV un stage en Inde affirmera sa différence et sa volonté d’être pionnier sur un secteur très concurrentiel en pleine expansion.

Que mettez-vous en place pour faciliter l’acclimatation des étudiants étrangers sur le campus pendant un semestre ?

Ils ne sont jamais livrés à eux-mêmes. Après un pot convivial le premier jour, des tuteurs (nommés, dans chaque promo) se chargent de les accueillir et de les guider. Nous avons mis en place dans le passé avec les étudiants écossais des cours de français car même si l’enseignement et la majorité des échanges se font en anglais sur le campus, il est toujours important d’avoir quelques notions de la langue du pays d’accueil, pour la vie quotidienne. Nous allons reconduire ces cours".

Nouveau partenariat académique avec l'EPHE

Sup’Biotech poursuit le développement de son réseau académique en signant un nouveau partenariat d’importance avec l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE).

L’EPHE est un Grand Etablissement de formation à la recherche par la recherche habilité à délivrer les diplômes de 3ème cycle habilités (Master EPHE Mention Sciences de la Vie et de la Terre). La section des Sciences de la Vie et de la Terre de l’EPHE souhaite développer les connaissances de ses étudiants dans les domaines du monde du travail en général et de l’entreprise en particulier. Ce renforcement des compétences augmentera et/ou favorisera une meilleure intégration sur le marché du travail.

Des compétences complémentaires
Sup’Biotech apportera aux étudiants de l’EPHE qui le souhaitent, son expertise en matière d’enseignement professionnel dans les domaines de la finance, du droit des entreprises, de la propriété industrielle ou encore de l’intelligence économique etc.  Dans l’autre sens, l’EPHE permettra aux étudiants de Sup’Biotech d’accéder à des enseignements dans les domaines de la virologie, la cancérologie, la microbiologie environnementale, par exemple.

C’est donc à partir de l’année universitaire 2009-2010, qu’une vingtaine d’étudiants pourront être échangés pour approfondir leurs connaissances dans des domaines de pointes, complémentaires de leur formation, et essentiels pour être parfaitement opérationnels en entreprise. D’autre part, pour renforcer l’attractivité de son Master et de son Diplôme d’établissement, l’EPHE doit également assurer un élargissement des origines et des profils des candidats pour ses formations.

Poursuivre ses études vers un doctorat
Enfin, les étudiants de Sup’Biotech, destinés à travailler principalement dans les laboratoires privés (industrie pharmaceutique), les sociétés de biotechnologies et les bureaux d’ingénieurs, doivent néanmoins acquérir des compétences scientifiques de pointe pour accéder à des postes plus techniques. Le partenariat avec l’EPHE va permettre aux étudiants de Sup’Biotech fortement motivés par la R&D (Recherche et Développement) et qui souhaitent poursuivre leur cursus en troisième cycle universitaire, d’être candidat à l’école doctorale.

Un nouvel accord avec l'Université de Mayaguez (Puerto Rico)

drapo puertorico.jpgUn nouveau partenariat avec l’Université de Mayaguez à Puerto Rico va permettre aux étudiants de Sup’Biotech de renforcer leur expertise scientifique et de découvrir de nouveaux environnements économiques et sociaux. Avec cet accord,  l’école poursuit sa politique active de rapprochement avec des universités étrangères et conforte  une nouvelle fois sa volonté d’expansion à l’international.
 
"Depuis sa création, la direction de l’école a toujours souhaité que Sup’Biotech soit visible à l’international et que nous puissions proposer à nos étudiants un programme d’échanges concret et valorisant pour leur parcours professionnel. Aujourd’hui, c’est chose faite, ce programme s’étoffe et propose un large choix de pays à travers le monde." - Vanessa Proux, Directrice Associée de Sup’Biotech.  
 
Un partenariat académique avec Puerto Rico, aux portes des Big Pharma Industrials américaines
 
L’Université de Mayaguez à Puerto Rico, qui compte 13 000 étudiants, dont 5 000 en ingénierie et 1 500 en agronomie,  affiche une nette volonté de développer sa filière biotechnologies en nouant des partenariats. Le programme de biotechnologies rassemble chaque année plus d’étudiants et aujourd’hui, l’Université enregistre 400 étudiants de l’ingénierie inscrit dans ce programme.
 
"Ce nouvel accord international est le résultat de 5 années de travail à l’extérieur de l’établissement pour faire connaître et reconnaître notre pédagogie. Nos efforts, quant à la manière d’enseigner et de former les futurs ingénieurs des biotechnologies, ont porté leurs fruits"  Vanessa Proux
 
Avec cet accord, Sup’Biotech permet a ses étudiants de suivre un ou deux semestres de cours à Mayaguez. Les cours enseignés sont dispensés soit en anglais, soit en espagnol, une particularité qui permet aux élèves de parfaire leur connaissance simultanément dans les deux langues. Les premiers échanges d’étudiants de niveau égal (Bac +4) devraient débuter très prochainement pour un semestre minimum.
 
"Outre les aspects linguistiques et scientifiques, cet accord est surtout une formidable opportunité professionnelle pour les étudiants. En effet, l’île de Puerto Rico est un état associé économiquement aux Etats-Unis (façon Commonwealth) ce qui permet une grande ouverture vers le marché pharmaceutique américain, particulièrement attrayant",
souligne Vanessa Proux. "Ce partenariat atypique  est riche de potentiels : les étudiants qui choisiront de vivre cette aventure en deux langues découvriront un pays subtropical vivant à l’Américaine, à deux pas de la Floride."

Sup'Biotech participe à l'avancée du progrès en matière de détection des polluants émergents dans l'eau

 

logo_adebiotech_web.jpgUne étudiante de 4ème année de Sup’Biotech a réalisé pour Adebiotech, l’association pour la promotion des Biotechnologies en France, une étude sur l’analyse des polluants émergents.

Anne Feraudet, étudiante de 4ème année s’est penchée sur la question des « polluants émergents » en réalisant une étude financée par Véolia Eau. Ce travail, commandé par l’association Adebiotech, permet d’identifier les procédés innovants d’analyse de l’eau pour les polluants émergents et de mettre en évidence les problématiques à résoudre.

La question des polluants émergents

« L’analyse des polluants émergents dans l’eau est fondamentale pour la protection de la santé et des écosystèmes et pour permettre d’apprécier l’efficacité des traitements. Adebiotech est une association ouverte aux étudiants et aux bénévoles qui leur permet d’élargir leur réseau. De part son partenariat avec Sup’Biotech, Adebiotech propose aux étudiants de travailler sur des problématiques innovantes de Biotechnologie», ajoute Danielle Lando, vice-présidente à Adebiotech.

L’objectif de cette étude est d’identifier les procédés innovants d’analyse de l’eau pour les polluants émergents et de mettre en évidence les problématiques à résoudre. Ce travail a été rendu possible grâce à une étude bibliographique récente non exhaustive ainsi qu'une analyse des programmes français et européens et des entretiens avec des scientifiques experts.

« Nous sommes aujourd’hui très heureux de constater que le travail d’Anne Feraudet va permettre à l’association Adebiotech de sensibiliser les instances publiques à la problématique des polluants émergents. Son travail a en effet permis à Adebiotech de bénéficier d’un rapport à forte valeur ajoutée qui sera la base pour la mise en place d’un colloque en octobre prochain» déclare Vanessa Proux, Directrice Associée de Sup’Biotech.

Les points majeurs du rapport

L’étude a permis d’identifier les aspects principaux de l’analyse des polluants émergents à développer:
 

  • Technologies de détection fiables et reproductibles ;
  • Méthodes globales toxicologiques et écotoxicologiques prenant en compte les risques d’accumulation des polluants ;
  • Gestion des risques des polluants et anticipation des risques potentiels des nouveaux polluants.

Ce rapport décrit également des méthodes physico-chimiques et biotechnologiques d’analyse qui s’appliquent aux pesticides, aux molécules pharmaceutiques, aux toxines et à d’autres molécules comme les détergents, les plastifiants et les retardateurs de flamme. Deux types de méthodes sont distingués :
 

  • Les méthodes directes mesurent la concentration ou les émissions naturelles d’une molécule.
  • Les méthodes indirectes mesurent l’effet global d’une molécule ou d’un mélange sur un modèle biologique. Elles permettent de mesurer des effets à court et à long terme. Une partie consacrée à la dégradabilité des polluants, met en évidence que les analyses doivent porter aussi bien sur les substances que sur leurs produits de dégradation.

Enfin, cette étude montre que beaucoup de technologies basées sur les biotechnologies sont innovantes, bien que beaucoup d’entre elles soient encore au stade de développement et pas encore validées. Une des difficultés d’application des méthodes d’analyses concerne les matrices complexes et des mélanges de polluants qui peuvent représenter plus de 10 000 molécules dont certaines à l’état de traces. Des initiatives françaises et européennes ont été mises en place pour tenter de résoudre ces difficultés en fédérant les différents laboratoires travaillant sur le sujet.

Pour faire écho à ce travail de recherche, Adebiotech travaille actuellement à l’organisation d’une conférence qui se tiendra sur 3 jours courant octobre 2009, en collaboration avec Véolia Eau, l’INERIS et la société Watchfrog.

L’intégralité du rapport est disponible sur www.adebiotech.org

 

Coca-Cola ou Pepsi ? La neuroscience détermine votre goût.

Deux étudiantes en cinquième année à SupBiotech, Raphaëlle Le Meur et Melinda Roolf, décryptent dans un passionnant document les arcanes du Neuromarketing, "ou quand les publicitaires entrent dans la tête des consommateurs". Pour retrouver l'étude dans son intégralité, cliquez ici.
Extraits choisis :

Dès 1904, le psychologue Walter Dillo Scott écrivait: "L'homme d'affaires avisé doit comprendre le fonctionnement des esprits de ses clients et savoir les influencer efficacement en appliquant la psychologie à la publicité."
(...)
Cette nouvelle discipline émerge aux États Unis dans les années 2000. Son but est de mieux appréhender et comprendre le fonctionnement du cerveau des consommateurs pour accroître l'efficacité des campagnes publicitaires (...)

En réalité c’est dès le début des années 1990 qu’ont commencé les premières recherches en Neuromarketing aux Etats-Unis. Sollicitées par de grandes entreprises, qui y voyaient un nouveau moyen efficace de communication, ces expériences se sont déroulées au sein de laboratoires de recherches spécialisés dans le domaine des neurosciences.
(...)
Au commencement, il y a la publicité. En effet, cette dernière est omniprésente dans nos vies, impossible d’en faire abstraction et de ne pas se sentir interpellé par les produits, les services ou les idées qu’elle promeut. On la retrouve partout : dans les médias écrits, télévisuels, radio, Internet et même par la téléphonie cellulaire. Ainsi, de toutes parts, l’individu, en tant que client potentiel, est sollicité. Il y a une telle saturation de publicité que les annonceurs essaient à tout prix de sortir du lot…

C’est donc pour répondre à ces problématiques que le Neuromarketing est apparu. Le Neuromarketing se définit comme étant une technique qui utilise les neurosciences pour identifier les mécanismes cérébraux qui sous-tendent le comportement d’achat des consommateurs, dans le but d’accroître l’efficacité des actions commerciales des entreprises.
(...)

Plusieurs laboratoires de recherche dans le domaine des sciences du cerveau se voient désormais sollicités par l'industrie afin de contribuer au développement des méthodes du marketing de demain. En effet, trois grands axes motivent cette alliance entre les neurosciences et la publicité : accroissement de la préférence de marque, optimisation de la mémorisation d’un message publicitaire et maximisation de l’impact d’un tel message.
(...)

Coca-cola_Pepsi.jpg



L’une des expériences les plus intéressantes et sérieuses en la matière a été réalisée en 2002 par un chercheur américain, Read Montage. Celle-ci consistait à enregistrer, grâce à l’IRMF, l’activité cérébrale d’individus buvant du Coca Cola et du Pepsi, lors de deux dégustations consécutives, l’une en aveugle et l’autre à marques découvertes.

L’analyse des réactions des zones du cerveau liées au plaisir a montré que si le Pepsi semblait générer plus de plaisir que le Coca-Cola lors de la dégustation en aveugle, les résultats s’inversaient lors de la dégustation à marques découvertes. Plus intéressant encore est de noter que lors du test en aveugle, le Pepsi active la zone du plaisir alors que celle-ci ne l’est pas par le Coca-Cola même en dégustation à marques découvertes (les zones d’activation du cerveau mises en évidences par l’IRM ne sont pas les mêmes).

Pourtant le Coca Cola est préféré par le consommateur lorsqu’il voit le nom de marque, ce qui explique la force de l’image de marque qui a réussi à susciter un sentiment de gratification auprès du consommateur et donc de lui faire croire inconsciemment que le Coca Cola est préféré donc meilleur pour lui. Ce test semble donc bien démontrer que la notoriété d’une marque donnée entre en ligne de compte dans l’appréciation que lui portent les individus. La puissante image de marque que s’est construit Coca-Cola à travers ses campagnes de communication altèrerait notre perception de ce produit.

(A lire en intégralité ici)

 

L'industrie pharmaceutique: un secteur à l'abri de la crise

medicament.jpgAvec une croissance de son chiffre d’affaires de 5,2 % en 2007, entre 4 et 5 % en 2008 et près de 1 000 créations nettes d’emplois par an, le secteur pharmaceutique français, premier producteur européen de médicaments, fait des envieux. Il passe largement au travers des mailles de la récession qui plane sur l’économie mondiale. La tempête conjoncturelle, agitée par l’inflation, les licenciements et autres avalanches boursières, ne déclenche pas de chute de la consommation de médicaments.


La crise financière modifie les comportements économiques du secteur

Pour autant, tous les clignotants ne sont pas au vert : Les laboratoires doivent affronter d’autres défis d’envergure qui métamorphosent le business model et condamnent le blockbuster.
Les maux sont nombreux…L’épuisement des pipelines, décélération des chiffres d’affaires provoqués par la réduction des perspectives de découverte de nouvelles molécules qui demande une R&D de plus en plus complexe, et bien sûr par la montée en puissance des génériques.
Mais pas incurables… Il suffit de réduire les coûts en diminuant drastiquement les forces de vente que constituent les visiteurs médicaux et en externalisant, la production et la recherche. Intensifier leur présence (ventes et production) dans les pays émergents, qui connaissent encore de fortes croissances. Se diversifier vers les médicaments génériques, les produits d’automédication, l’ophtalmologie, le diagnostic, les alicaments, la santé animale, la cosmétique. Enfin, diriger la R&D vers les médicaments difficiles à copier, les produits de niches hyperspécialisés, les vaccins et les biotechnologies.
L’industrie pharmaceutique française a déjà amorcé son virage vers ces nouveaux leviers de croissance. La bonne santé des laboratoires indépendants, « middle size » à l’abri des soubresauts boursiers, s’explique notamment par leur diversification et leur spécialisation. Au contraire des « big pharmas », qui perdront plusieurs brevets importants dans les années à venir et manqueront de nouveaux médicaments vedettes.

La puissance des firmes pharmaceutiques

Pharmaceutical Business Review reprend une étude de la société d’analyse économique Datamonitor sur l’état financier actuel et les perspectives de l’industrie pharmaceutique. On apprend que celle-ci non seulement n’est pas affectée par la crise, mais a toutes les chances d’en sortir renforcée et de racheter plein de sociétés de biotechnologies, les seules qui apportent de l’innovation thérapeutique…
Les 20 firmes les plus grandes disposent de liquidités propres chiffrées à 7,5 milliards de dollars et ne dépendent donc pas du tout des marchés financiers. Le taux moyen de dette des institutions financières (en proportion du capital) est de 95%, alors que celui de l’industrie pharmaceutique est de… 6%. Pfizer mène le bal avec à peu près 25 milliards de dollars en liquidités et en investissements rentables à court terme, suivi de près par Novartis.
Cette puissance financière intacte place les firmes de nouveau en position de force vis-à-vis des entreprises de biotechnologies qui ont cherché à s’autonomiser en ayant recours aux crédits bancaires, nécessaires à leur fonctionnement. Mais elles ne les obtiennent plus et se tournent de nouveau vers les firmes pharmaceutiques qui rêvent depuis longtemps de se jeter sur elles. Les biotech devront proposer à l’industrie pharmaceutique les principes actifs et autres découvertes au lieu de tenter de les développer par elles-mêmes.
L’autre dimension à prendre en compte est la crise de l’innovation, donc le fait qu’il n’y aura pas grand-chose pour remplacer les blockbusters. Seuls les blockbusters dits « de spécialité » et les biotechnologies semblent pouvoir encore faire les beaux jours de laboratoires, affirment les analystes. Ces médicaments traitent le cancer, des maladies neuro-dégénératives ou des maladies orphelines pour lesquels les traitements n'existent pas encore. Ils ciblent de petits marchés, limitant les coûts de marketing, mais sont vendus très cher.


Le secteur pharmaceutique résiste plutôt bien, malgré le contexte de crise mondial car cette dernière n'interfère en rien sur la santé des gens. Dans les pays développés, les dépenses de santé sont pour l'instant relativement épargnées par la crise, car remboursées en partie par les systèmes d'assurance, mais les États pourraient regarder de plus près leurs dépenses.

Retour vers le futur, mode BIO-Connexion

Déjà sept années d’existence pour la lettre Info Veille Biotech, l’occasion pour Vanessa Proux, Directrice de Supbiotech de revenir sur un outil de travail indispensable à tout acteur évoluant dans les biotechnologies. Etudiants, enseignant, chercheur, recruteur, il faut s’abonner à cette lettre qui condense l’actualité économique et technologique du secteur, faisant un résumé de qualité, régulier et nécessaire.

Image 5.png


« La lettre peut-être une source d’inspiration pour les cours, pour monter un programme pédagogique ou pour se tenir simplement au courant de ce qui ne se fait plus : l’évolution est si rapide dans notre secteur que cette lettre peut faire office de formation continue » précise Vanessa Proux qui a déjà, par le passé, participé à plusieurs journées comme intervenante (journée « Power Women » en janvier 2008). La Directrice sera bien évidemment présente le 12 mars, de 8h30 à 19h30, lors de la prochaine journée « Retour vers le futur ».

« Je ne peux que conseiller à mes étudiants de s’abonner à cette lettre où ils trouveront toutes les pistes nécessaires à leur culture Biotech, une multitude d’offres d’emplois et des possibilités de terrain de stage ». Conseil à suivre car, de l’aveu même de sa créatrice, Frédérique Lentiez, la lettre est avant tout un puissant outil d’information « décalé, impertinent…mais libre, totalement libre de toute influence ». Une qualité rare, de nos jours.

 

Portait : Marie Dagnaud chez Primadiag

Marie Dagnaud, étudiante de Sup’ Biotech, est en stage dans l’entreprise Primadiag qui vient de signer un partenariat avec l’école. Très prochainement tous les étudiants de SUP'BIOTECH pourront travailler sur des automates de laboratoire durant les TP (station PrimaRWS®). L’école devient ainsi le premier campus à former ses élèves sur le sujet. Rencontre sur le terrain avec une étudiante.

Marie Dagnaud, quelques mots sur vous pour commencer…


J’ai 21 ans, je suis actuellement étudiante en troisième année et me dirige vers l'option marketing pour les 4e et 5e années du cursus. Je suis en stage de trois mois chez Primadiag.

Présentez-nous brièvement cette entreprise Biotech :

Primadiag est une jeune startup développant des outils innovants pour le diagnostic et les laboratoires de recherche.  En attendant la finalisation des premiers kits (prévus pour la fin 2010), Primadiag propose toute une palette d'instruments et de consommables à destination des laboratoires de recherche. Par exemple, la gamme PrimaRWS permet d'automatiser un certain nombre de procédés biologiques à partir d'une base robotique cartésienne simple et abordable et d'un ensemble d'outils dédiés (EOM et développements internes).

Image 1.png


 

Comment se déroule une de vos journées de stage ? Quel est votre rôle ?
 

Je suis chef de projet marketing Junior, je m'occupe de la mise en place de la charte graphique de la société, de l'établissement des catalogues produits. Je démarche des clients potentiels (selon les différents segments de marché que nous ciblons) et j’établis de propositions de collaboration.
Concernant l'aspect technique, je rédige le manuel d'utilisation et d'installation des produits (automates de laboratoires) ainsi que les conditions générales de vente.
 

Que retirez-vous de cette incursion dans la vie professionnelle ?
 

Ce stage me permet de voir la vie d'un produit dans son ensemble et de mettre en place les outils nécessaires à sa commercialisation (produit et société). Ensuite, concernant la communication, j'ai participé à la publication d'un article dans la gazette du laboratoire, et me rends sur différents évènements (salons professionnels, conférences...) afin de prospecter : c’est très enrichissant. Enfin cette société est une start-up ce qui me permet de suivre son évolution dans sa première année d'activité avec curiosité. Qui sait, peut-être un jour aurais-je moi aussi envie de monter ma propre entreprise ?
 

Primadiag a signé un partenariat avec l’école, les étudiants travailleront sur des automates fournis par la start-up. Que vont-ils retirer de cette offre ?

  Pour les étudiants de Sup'Biotech ce partenariat présente un double intérêt : la plateforme développée leur permet de se familiariser avec un automate de laboratoire. Nous sommes confrontés à la sortie de notre formation à un environnement technologique de plus en plus automatisé : le travail effectué sur les automates de PrimaDiag nous permettra de faciliter notre insertion professionnelle. Suite à ces manipulations nous serons capables de répondre aux besoins des entreprises désireuses d'embaucher des étudiants disposant des connaissances en pilotage et traitement de données.
 

Vous évoquiez un deuxième intérêt ?
 

Dans le cadre d'un co-développement les étudiants de 4e année et moi-même participons à l'élaboration d'un cahier de travaux pratiques et à l'amélioration de la plateforme automatisée. Nous pouvons ainsi mettre nos connaissances acquises (biologie, physique, informatique...) au service de l'innovation et développer notre talent de futur ingénieur.

Sup'Biotech : 2008, une année pleine d'innovation

2009-200.jpg

Cette année 2008 marque un tournant important pour Sup'Biotech, car c'est l'année où l'école prend une nouvelle dimension. Une dimension internationale avec la conclusion de partenariats avec des universités, une dimension professionnelle grâce à l'implication croissante de l'école dans l'organisation d'événements et l'échange grandissant de connaissances au travers des stages et des projets étudiants.

C'est donc en 2008 que Sup'Biotech a confirmé sa vocation internationale en nouant des liens privilégiés avec des universités étrangères. Un premier partenariat en Afrique du Nord avec l'Université Libre de Tunis (Tunisie), un second quelques semaines plus tard avec l'University Of San Diego, California (États-Unis), puis l'Université de Nijmegen (Pays-Bas) et enfin à la fin de l'année, un partenariat d'échange avec l'Université de Montréal. L'année 2009 verra d'autres rencontres amorcées en 2008, déboucher sur des partenariats avec d'autres universités dans le monde. L'année 2009 commence fort avec la conclusion d'un nouveau partenariat avec l'université de Puerto Rico en Amérique du Sud.
 

retro-2008-200.jpg

L'année 2009 sera aussi une année charnière dans la jeune vie de l'école. En effet, c'est en 2009 que la première promotion de Sup'Biotech va arriver en force sur le marché du travail. Toute l'équipe pédagogique et administrative de l'école peut se réjouir de voir ces étudiants pionniers entrer de plein pied dans la réalité du monde professionnel.

Tous les étudiants, l'équipe pédagogique et administrative de Sup'Biotech vous souhaitent une excellente année 2009 !

Journées internationales IONIS

journee_internationale_149.jpg

Sur les 5 continents et à chaque étape de leur cursus, les étudiants du campus IONIS Paris Sud disposent de nombreuses ouvertures internationales. Les Journées Internationales IONIS leur permettront, à eux et leurs parents, de découvrir toutes ces opportunités, le 18 décembre 2008 et le 5 février 2009.
 

 

Conscientes de l’importance que revêt l’expérience internationale dans l’évolution de la carrière de leurs étudiants, les écoles membres du campus IONIS Paris Sud ont construit une politique spécifique pleinement intégrée dans leurs cursus, en collaboration avec plusieurs des plus grands acteurs mondiaux de l’éducation.

 

Les organismes internationaux partenaires des écoles du campus IONIS Paris Sud, les services des relations internationales, ainsi que des associations d’élèves, les départements d’anglais et le département de communication du groupe IONIS informeront les étudiants et leurs parents sur toutes les opportunités disponibles :

Stages, jobs, séjours linguistiques et universitaires dans des universités partenaires, cours de langues étrangères, doubles-diplômes, Erasmus, etc.


journee_internationale.jpg

 

Programme du jeudi 18 décembre 2008

L’emphase de ce forum porte sur les étudiants des premiers cycles, mais est accessible à tous.
 

  • 12h00 à 18h00   Forum des organismes avec témoignages étudiants,  participation des associations et projections vidéos (Salles P07 et P10).
  • 12h00 à 18h00   Conférences (dans l’Amphi 4, avec retransmission par vidéo conférence aux écoles de province)

- 12h00 ALZEA : stages à l’étranger, Asie
- 13h00 EXPERIMENT : stages à l’étranger, 5 continents
- 13h45 TELL ME MORE: Demonstration E-learning
- 14h30 BEC France: Séjours Linguistiques
- 15h15 ACTION SEJOURS : séjours linguistiques en Europe continentale
- 16h00 AQUARIUS ABROAD : stages et jobs à l’étranger, USA
- 16h45 CEI LONDRES : stages techniques à l’étranger, Londres et Dublin

  • 14h00  à 17h30 Workshop des Langues étrangères (en salle P05)

Entrainement sur des entretiens d’embauche en anglais (départements d’anglais) Informations sur les cours, langues et cultures de la Chine et de la Russie, TOEIC et E-Learning.
18h30 à 20h00   Cocktail pour les exposants et volontaires organisateurs

  

Organismes partenaires :

www.fr.tellmemore.com, www.action-sejours.com, www.aquariusabroad.org, www.cei4vents.fr, www.activa-langues.com, www.alzea.org, www.becfrance.com, www.loffice.org, www.ef.com.fr, www.experiment-france.org, www.euroavia.net, www.francaustralia.com.


 Les forums se déroulent dans nos locaux au 24 rue Pasteur, Le Kremlin Bicêtre. M° Porte d’Italie dans les salles P07, P08, Amphi 4 et Amphi Master. 

 

plan-acces-IONIS Paris Sud_KB_voltaire.jpgacces_kb_voltaire.png

Venez rencontrer Sup'Biotech en décembre

Sup'Biotech est l'école des Biotechnologies du Ionis Institute of Technology.

Recouvrant le vaste territoire des biotechnologies, allant du secteur de l'agroalimentaire à l'environnement, en passant par la cosmétologie et la santé, Sup'Biotech fait de votre passion un champ de compétences parfaitement adapté aux besoins de l'industrie et de la recherche.

 

 

supbio-salon-3.jpgVenez rencontrer ses étudiants et responsables pédagogiques dans les différents salons auxquels Sup'Biotech participe en novembre et en décembre :

- A Paris :

- En région :

Ecole Centrale Paris : Un nouveau partenariat pour Sup'Biotech

 

logo_centraleparis.jpgDepuis quelques temps Sup’Biotech a multiplié les partenariats internationaux (Tunisie, USA, Pays-Bas), mais les partenariats nationaux sont tout aussi importants pour le développement de l’école et la reconnaissance des professionnels.

 

Il s’agit aujourd’hui d’un partenariat avec l’Ecole Centrale de Paris (Chatenay-Malabry) et l’ISFBM (Institut de Formation Supérieure Biomédicale) du Département de la Faculté de Médecine de Paris Sud. Les formations et objectifs pédagogiques de chacune des écoles étant complémentaires, cette nouvelle convention de partenariat devient une évidence.

C’est dans le cadre du Mastère Spécialisé Ingénierie des données biomédicales (MSIDB) de l’Ecole Centrale Paris, que 2 places sont ouvertes aux étudiants de Sup’Biotech ayant validé leur 4ème année et répondant aux critères de sélection.

Les deux étudiants de Sup’Biotech sélectionnés pourront donc suivre ce mastère en parallèle de leur 5ème année d’expertise à Sup’Biotech, et pourront ainsi obtenir un double diplôme : Titre d’expert en ingénierie des biotechnologies de Sup’Biotech et Mastère spécialisé en ingénierie des données biomédicales IFSBM et Ecole Centrale de Paris.

Lire la suite " Ecole Centrale Paris : Un nouveau partenariat pour Sup'Biotech " »

IONIS Mag n°3 est en ligne

ionis mag 3.jpgLe 1er numéro de la rentrée du IONIS Mag est disponible.

 

Venez y découvrir les nouveaux partenariats, l'actualité des écoles du groupe (ISEG, ISG, ISTH, EPITA, EPITECH, ESME Sudria, IPSA, Sup Biotech, e-artsup, ICS Bégué, ISEFAC Bachelor, ISEFAC Alternance, Etna, IONIS Tutoring) et ce que deviennent les anciens.

 

Pour ceux intéressés par la version papier n'hésitez pas à en faire la demande en cliquant ici

 

 

 

Nous vous souhaitons une agréable lecture.


Sup'Biotech signe un accord de coopération avec l'University of California, San Diego

UCSD-011.jpgSup'Biotech signe un accord de partenariat avec l'UCSD (University of California, San Diego). Après avoir signé des partenariats avec l'Université libre de Tunis en Tunisie et l'Université Radboud de Nijmegen au Pays-Bas, Sup'Biotech passe un nouveau cap en traversant l'Atlantique.

C'est en juin dernier à l'occasion du salon international BIO 2008 de San Diego, que Vanessa Proux, Directrice déléguée, avait saisi l'opportunité d'accompagner des représentants d'EPITECH sur le campus de l'université de San Diego. Il s'agit du premier accord outre Atlantique pour Sup'Biotetch. L'université de Californie de San Diego se classe au 14ème rang des plus grandes universités au monde. C'est aussi le 2ème plus grand pôle universitaire américain en matière de Biologie et de Biotechnologie.

L'accord signé offre la possibilité de mettre en place des échanges d'étudiants, de collaborer dans le domaine de la recherche et de l'ingénieurie et de participer à certains événements scientifiques et universitaires.

UCSD-006.jpg

Cette année 2008 a été riche de nouvelles relations académiques qui confirment la vocation internationale du cursus proposé par Sup'Biotech et correspond bien à la réalité actuelle du secteur des Biotechnologies. A n'en pas douter que l'année 2009 sera aussi dynamique en matière de développement et de relations internationales.

 

Univ-UCSD.jpg

 

Lire la suite " Sup'Biotech signe un accord de coopération avec l'University of California, San Diego " »

Nouveau partenariat avec une université aux Pays-Bas

190vlag.jpgSup'Biotech poursuit son développement international en favorisant des partenariats d'échanges avec d'autres universités.

Après la Tunisie et l'Université Libre de Tunis, c'est maintenant au tour des Pays-Bas et de la Radboud University à Nijmegen (à 100 km d'Amsterdam). Cette ancienne université qui fête cette année ses 85 ans d'existence, a toujours eu à cœur de favoriser les relations internationales pour stimuler en permanence les forces vives qui l'animent.

Vanessa Proux, Directrice déléguée de Sup'Biotech, avait effectué une première visite sur place en avril dernier et avait pu se rendre compte directement de la grande qualité des infrastructures du campus. A n'en pas douter que les étudiants de Sup'Biotech s'y sentiront bien.

La convention signée entre Sup'Biotech et l'Université Radboud de Nijmegen consiste à permettre un échange d'étudiants de 4ème année, dans le cadre d'un master de biologie en anglais.

C'est ainsi que Sup'Biotech poursuit son développement continue d'enrichir son offre de formations internationales. D'autres partenariats seront signés dans les prochains mois.

Univ-Nijmegen-400.jpg

Lire la suite " Nouveau partenariat avec une université aux Pays-Bas " »

Séjour linguistique : les étudiants Sup'Biotech témoignent en direct du monde entier

Tellier.jpgDepuis quelques semaines déjà, les étudiants de la promotion 2011 et 2012 de Sup'Biotech, sont en séjour linguistique un peu partout dans le monde (Inde, Japon, États-Unis...). Certains d'entre eux nous font parvenir quelques nouvelles de leur périple et de leurs découvertes.

Hélèna Tellier, étudiante de Sup'Biotech (promo 2012), se trouve actuellement aux États-Unis et semble profiter pleinement des charmes de la « East cost ». De rencontres en visites, la découverte ne se fait pas sans une arrière pensé pour son avenir professionnel. C'est pourquoi Hélèna s'est rendue à l'aquarium de Baltimore et s'est particulièrement intéressée au « Centre Marine of Biotechnology » avec l'espoir d'y faire un stage dans les années qui viennent.

Tellier2.jpgCes voyages et séjours linguistiques doivent permettre de préparer au mieux la 2ème année et particulièrement la 3ème année où l'anglais occupe une place plus importante dans le programme. Mais c'est aussi une opportunité de stimuler la curiosité et l'imagination des étudiants de Sup'Biotech. Il n'y a pas meilleur moyen d'aborder la fin du cycle Bachelor qui est un virage important vers le monde professionnel.

Nous aurons sans doute d'autres témoignages avant la fin de l'été ou à la rentrée que nous ne manquerons pas de diffuser.

Merci à Hélèna pour les quelques photos qui illustrent cette brève.


Tellier3.jpg

Lire la suite " Séjour linguistique : les étudiants Sup'Biotech témoignent en direct du monde entier " »

Paris région, vers l'innovation thérapeutique

Dans une économie mondiale de plus en plus concurrentielle, la France a lancé en 2005 à travers ses pôles de compétitivité, une nouvelle politique industrielle qui mobilise les facteurs clefs de la compétitivité, au premier rang desquels figure la capacité d'innovation.


Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, l'association d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d'un (de) marché(s) donné(s). Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.
 
poles-competitivite-logo.jpgMedicen Paris Région :
Dans la région parisienne*, l'un de ces 71 pôles de compétitivité vise à fédérer toutes les forces autour des domaines des sciences du vivant, des technologies de la santé et du médicament. Medicen Paris Région a en effet été labellisé pôle de compétitivité mondial par le Comité interministériel à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (CIACT) le 12 juillet 2005. Son but étant de regrouper les forces vives en vue de favoriser la dynamique de l'innovation thérapeutique et de renforcer la compétitivité, la visibilité et l'attractivité de Paris et de sa Région.

Après avoir défini des thématiques de travail**, son objectif est de construire et mener des grands projets fédérateurs. De façon transversale, tous les partenaires impliqués sont mobilisés pour établir des relations nouvelles entre grands industriels, entrepreneurs innovants, chercheurs/enseignants du monde académique et médecins hospitaliers, accompagner les jeunes entreprises du secteur des biotechnologies dans le montage de leurs projets collaboratifs et dans leur recherche de financements, mutualiser les équipements et les savoirs et savoir-faire, susciter la création de nouvelles entreprises et donc favoriser l'emploi.

medicen.jpg
Le résultat est un énorme melting-pot de forces vives qui travaillent ensemble. Ainsi, près de 830 entreprises pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux et sociétés de biotechnologies, employant plus de 45 000 personnes y côtoient d'autres grands groupes, PME, organismes de recherche et de formation, collectivités locales...

Pour plus d'informations, consultez www.medicen.org

 

Sup'Biotech : l'innovation transversale
En tant qu'école qui forme des futurs experts en biotechnologies, capables d'intégrer des postes d'ingénieurs dans les différents départements des entreprises internationales dans le domaine de la santé, la cosmétologie, l'environnement, et l'agro-alimentaire, Sup'Biotech est l'un des membres associés de Medicen Paris Région depuis avril 2008. La formation de Sup'Biotech, transversale tout comme le pôle de compétitivité, associe étroitement les compétences scientifiques et techniques, les compétences en gestion d'entreprise et le savoir-faire industriel, dans un contexte international, et est, elle aussi, centrée sur l'innovation.

 

* Territoire : Région de Paris : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine- Saint-Denis, le Val-de-Marne, l'Essonne, les Yvelines et le Val-d'Oise.

**Trois thématiques à visée thérapeutique : Neurosciences, Oncologie, Infectiologie. Trois thématiques à visée technologique : Médecine moléculaire et cellulaire, Imagerie biomédicale, Sciences et techniques du médicament.

Première convention de partenariat : Université Libre de Tunis

Depuis sa création en 2004, SUP'BIOTECH ne cesse de revendiquer sa dimension internationale.

A travers quoi ? Principalement grâce aux nombreux cours d'anglais dispensés par la formation. Mais depuis peu, un autre élément vient s'ajouter à cette volonté de promouvoir les biotechnologies à l'étranger.

C'est après avoir reçu la délégation tunisienne au sein de ses locaux et s'être rendu sur place pour une visite approfondie, que SUP'BIOTECH a souhaité concrétiser ce projet de partenariat.

Le 8 juillet 2008, la première convention de partenariat étranger vient d'être signée. Ainsi, en raison d'objectifs pédagogiques communs et de programmes de formation complémentaires, SUP'BIOTECH et L'INSTITUT POLYTECHNIQUE PRIVE de l'Université Libre de Tunis ont rédigé un accord écrit dans lequel ils s'engagent, sur une base de réciprocité, à échanger, par année académique, des étudiants.

L'Institut Polytechnique Privé de l'Université de Tunis regroupe les différentes disciplines des sciences pures, des sciences appliquées et du génie. Il abrite onze départements dont : Agronomie, Génie Biologique, Génie Chimique...

Vanessa PROUX, Directrice Déléguée de SUP'BIOTECH, souhaite poursuivre cette action de partenariat avec des établissements étrangers et souligne l'importance de ces échanges internationaux.

Avec cette convention de partenariat, SUP'BIOTECH s'ouvre un peu plus à l'international. Mais l'école jeune et dynamique ne souhaite pas s'arrêter là... Qui sera le prochain établissement partenaire ? Affaire à suivre...

ult_07.gif

 

 

Lire la suite " Première convention de partenariat : Université Libre de Tunis " »

Envoyez-nous vos résultats

diplomes2.jpgLe temps des examens se termine ; vous savez ou saurez bientôt si vous avez obtenu votre diplôme.

 

Alors, avant de partir en vacances, pensez à nous envoyer vos résultats (Bac, BTS, IUT...) par mail ou par courrier.

 

Sup'Biotech

66, rue Guy Môquet

94800 Villejuif

Téléphone : 01 44 08 00 84

jennifer@supbiotech.fr

Le temps des candidatures

Candidat-242x242.jpgLe printemps est là et de nombreux étudiants se sentent pressés par le temps pour choisir leur avenir post bac. La pression des délais et des impératifs des différentes administrations laissent à penser qu'il est bientôt trop tard pour poser sa candidature dans tel ou tel établissement.

Les futurs bacheliers d'Ile de France sont confrontés à l'urgence de se préinscrire sur RAVEL auprès des universités de leur choix. En province, le système change mais la pression est la même.
Rassurez-vous, au-delà de cette préinscription il vous est toujours possible d'être candidat à Sup'Biotech. Indépendant de ce réseau académique, nous vous offrons toujours la possibilité de venir nous rencontrer, de passer un entretien d'évaluation et pourquoi pas de déposer votre candidature pour intégrer la nouvelle promotion à la rentrée prochaine.

Candidater aujourd'hui à Sup'Biotech, est une source de motivation pour obtenir son baccalauréat et se lancer dans l'aventure des biotechnologies.

L'admission parallèle, une chance de rebondir

Mais cette période de candidature et d'inscription s'adresse aussi aux étudiants pour qui le bac est déjà un souvenir. Sup'Biotech permet d'intégrer les promotions de deuxième et troisième année en admission parallèle. Si vous avez commencé un parcours universitaire scientifique ou une classe préparatoire dans les filières de médecine, de pharmacie (PCEM,PCEP) etc. , vous avez peut être envie de vous tourner vers une formation en 5 ans plus professionnalisante au cœur d'un secteur en pleine croissance : les biotechnologies.

Rater son concours de pharmacie ou de médecine n'est pas rédhibitoire pour l'avenir, bien au contraire c'est une occasion unique de se relancer et d'avoir son avenir entre les mains. Sup'Biotech est une solution qui s'offre à vous pour réussir votre réorientation. Vous êtes reçu-collé mais pas admis, vous pensez vous être trompé d'orientation... Nous offrons la possibilité de rebondir.

Dès maintenant venez nous rencontrer ou déposer votre candidature car il est encore temps !

Le succès des conférences - JPO

logo-supbio-100.jpgComment vous accueillir et vous informer au mieux sur Sup'Biotech ?

 

C'est la question essentielle à laquelle nous devons répondre pour favoriser les échanges entre nous et ceux qui souhaitent avoir des informations sur notre école, qui souhaitent comprendre ce qu'ils y apprendront, ce que cela leur apportera et ce qu'ils pourront faire à la sortie de notre cursus.

Les JPO (Journées Portes Ouvertes) sont les moments privilégiés pour aller dans ce sens. Cependant, l'afflux croissant de visiteurs nous amène à chercher des solutions innovantes pour satisfaire tout le monde.

 

JPO-16-02.jpgAinsi, nous avons mis en place des conférences ouvertes à tous dans le but d'introduire, avant les entretiens individuels, les principales caractéristiques de Sup'Biotech, allant de ses relations avec les entreprises aux débouchés qu'offre notre formation (les métiers de la Recherche et du Développement dans les Biotechnologies, les métiers du Commercial et du Marketing dans les Biotechnologies...).

 

Encore plus ludique, les étudiants de l'école ont présenté sur des "posters" quelques métiers des Biotechnologies, pour permettre aux visiteurs de bien visualiser ce qu'apporte la formation.

Résultat : cet apport d'informations a permis aux visiteurs d'aller directement à l'essentiel lors des entretiens individuels qui ont suivi et de répondre avec précision à leurs attentes.

Pierre Ougen : Un nouvel enseignant... pas nouveau dans le domaine...

Pierre Ougen fait ses débuts à Sup'Biotech en 2006. Et c'est en expert que, depuis, il y intervient dans différents cours : immunologie, bioéthique, préparation professionnelle...Déjà très expérimenté, son premier rôle dans l'école est de préparer les étudiants à être des professionnels, faisant directement appel à sa propre expérience, riche et variée.

 

Titulaire de 2 licences-maîtrises (Biochimie et Biologie Humaine Générale), d'un DEA Immunologie (Institut Pasteur) et d'une Thèse Immunologie-Biochimie, Pierre Ougen a tracé son chemin dans la recherche avant de s'impliquer dans la formation en biotechnologies.

 

pierre_ougen.jpg

 Un parcours professionnel riche...

Chef d'équipe à la Fondation Jean-Dausset, il a construit la Banque de « Méga-Yacs  Humains». Terme inconnu pour beaucoup ; mais la fibre pédagogique de Pierre vient naturellement à la rescousse : « Ce sont des chromosomes artificiels humains clonés dans la levure (fragments d'ADN de 1 Méga-Bas). Cette  banque humaine a permis d'établir la première cartographie du génome humain en relation avec le Généthon,  première et deuxième génération. »
Sa notoriété lui a valu des contacts avec quelques-uns des plus grands laboratoires internationaux. Avec Ciba-Geigy (Novartis), il a travaillé sur la cartographie du génome du maïs (Optical Mapping Project). Avec GSK, avec le Semliki-Virus, produire par recombinaison génétique, des protéines recombinantes humaines à visée thérapeutique. Enfin, ses expérimentations l'ont amené à rencontrer Ian Wilmut et son équipe, créateur de la fameuse brebis « Dolly ».

 

"J'ai toujours aimé faire de la  formation dans les biotechnologies" 

Fort de son expérience, Pierre a travaillé avec de nombreux instituts de formation. En tant qu'enseignant (en Immunologie, en Bio-expérimentation animale, en Biochimie métabolique- structurale, en Physiologie humaine...) et responsable de spécialisations.
« Ce que j'ai appris lors de mon cursus professionnel m'a passionné et je veux partager ces connaissances avec les étudiants. A Sup'Biotech, cette jeune école, la créativité et l'innovation sont grandes ouvertes. Il est possible d'apporter des idées en phase avec le monde professionnel et la politique de développement de Sup'Biotech. » Au-delà du simple apport de connaissances, Pierre Ougen souhaite créer une adéquation entre les étudiants et leur bonheur, leur futur et leur professionnalisation. « A Sup'Biotech, l'objectif est de développer ! Nous allons tendre à concrétiser des projets d'envergure par et pour nos étudiants, et qu'ils soient heureux de venir à Sup'Biotech pour construire leur avenir ! »

 

L'adéquation entre l'école, l'étudiant et l'entreprise, ou comment "faire d'une jolie fleur un beau fruit..."

« Nous sommes des catalyseurs de projets professionnels. Nous conduisons et amenons nos étudiants à réfléchir. La démarche que je leur enseigne est la même que celle que je m'impose : analyser, interpréter, discuter, conclure et..., analyser, interpréter... »
Ce système réflexif qui fait des connaissances « une base qui doit leur permettre d'aller loin avec force, conviction et pragmatisme», semble être la philosophie qui a guidé Pierre Ougen vers Sup'Biotech !  

 

Transversales Santé

Grâce aux progrès de l'hygiène de vie et de la médecine, l'homme gagne un an de vie tous les quatre ans dans les pays industrialisés. Mais c'est au prix de pathologies dégénératives dont la fréquence croît parallèlement à l'allongement de la vie. Cette transversale proposait quelques illustrations de recherches destinées à nous permettre de « bien vieillir ».

La synthèse de l'édition du 12 février des Transversales Santé, dont SUP'BIOTECH est l'un des sponsors, évoque bien les problématiques qu'ont soulevé les différents intervenants lors de la présentation de leurs recherches sur le thème de l'allongement de la vie.

 

bandeau-paris-developpement.jpg 

"L'allongement de la vie : vers le bien vieillir ?"


Comme son nom l'indique, ce rendez-vous regroupe plusieurs disciplines autour d'un thème central. Ainsi, la sociologue Anne-Marie GUILLEMARD, de l'Université Paris Descartes, qui tente de lever les préjugés sociaux concernant l'âge, y côtoyait d'autres chercheurs issus de domaines complètement différents.
Hervé TRICOIRE (Institut Jacques Monod) par exemple, travaille sur les modèles invertébrés, comme le nématode Caenorhabditis elegans et la mouche drosophile Drosophila melanogaster. Lors de son intervention il affirmait "qu'elles peuvent nous aider non seulement à comprendre les mécanismes du vieillissement et de la longévité, mais aussi à tracer les pistes qui nous permettront de bénéficier d'un vieillissement amélioré, de « bien vieillir »." 
 
Des étudiants de SUP'BIOTECH étaient invités à assister à la conférence.

 
Marine Courbard était l'une d'entre eux et lorsqu'on lui demande si l'évènement lui a plu, elle répond de façon réflexe, « oui » et se justifie :

 

marine.JPG

"Notre formation diversifiée fait que nous sommes sensibles à la pluridisciplinarité. De voir un sujet traité par différents domaines m'intéresse beaucoup et enrichit énormément. Aussi, nous avons une base qui nous permettait de comprendre leur langage et le sens de ce qu'ils disaient. Nous réalisons dans ces moments là que nous n'allons pas en cour pour rien, affirme t'elle avant de prédire que dans 10 ans, c'est moi qui serai à leur place !"

"L'intervention de la sociologue nous a apporté une manière de voir à laquelle on n'a pas souvent accès. D'autres chercheurs étaient plus proches de nos domaines de prédilection. M. Tricoire, par exemple, était passionnant. Il a démontré que l'on peut aller contre le vieillissement. A quand le rajeunissement... Par l'intermédiaire d'une molécule, il affirme que l'on peut influer sur la durée de vie, sur sa qualité."

 


Jean MARIANI, qui travaille sur la « Neurobiologie des processus adaptatifs » à l'Université Pierre et Marie Curie coordonne le Pôle « Allongement de la vie » de l'hôpital Charles Foix, Ivry-sur-Seine. "Il a créé un espace pluridisciplinaire dans le but de regrouper des chercheurs qui travaillent sur l'amélioration de la vieillesse. Il s'agit d'un pôle de biotechnologies appliquées à la gériatrie."

 

La prochaine édition des Transversales Santé aura lieu le 18 mars et aura pour thème "Les acides nucléiques comme outils thérapeutiques".

 

Pour plus d'informations, reportez-vous sur le site de Paris développement. 

 

Stages : la multi-compétence à l'oeuvre

SUP'BIOTECH est bien ancrée dans le tissu professionnel des Biotechnologies. Membre de France Biotech, association regroupant les professionnels des biotechnologies en France, l'école développe de nombreuses collaborations avec des entreprises et des centres de recherche.

L'importance de ce réseau et les caractéristiques originales des étudiants de Sup'Biotech, polyvalents et multi-compétents, leur offrent des possibilités professionnelles très riches et variées.

Les stages qu'ils effectuent tout au long de leur cursus illustrent bien cette réalité. De l'agroalimentaire dans un grand groupe international, à la pharmacologie dans une start-up, voici le portrait de deux 3ème année prêts à partir en stage.

Bérénice Bastien et Samy Chebbah nous expliquent leur choix de stage et nous livrent leurs impressions...

 

Bérénice : "A l'international et à l'interface"

Bérénice Bastien va partir 3 mois à Saint-Louis dans le Missouri (du 22 février au 19 mai), dans le centre de recherche PURINA.

 

berenice.jpgPartant du principe que l'alimentation a une influence sur l'organisme, dont l'expression des gênes, ce laboratoire travaille sur l'adaptation de l'alimentation en fonction des caractéristiques des animaux, dans le but de leur offrir un meilleur équilibre alimentaire. Dans ce cadre, Bérénice va plus particulièrement travailler sur l'absorption des protéines par les canins et sur la modulation des systèmes immunitaires chez les chats.

"Je suis déjà passionnée explique-t-elle. Pendant mes études à l'université, j'ai découvert les biotechnologies dans le cadre d'une option, les nouveaux concepts qu'elles développent... Contrairement à ma formation précédente, les biotechnologies rassemblent des enjeux énormes et se placent à l'interface entre plusieurs domaines d'activité. Et c'est pour cela que j'ai choisi Sup'Biotech : je ne veux pas me spécialiser." 

Le stage que Bérénice a choisi montre bien cette polyvalence. "Je vais travailler pour l'agroalimentaire sur les gênes des animaux, mais les parallèles avec les humains et la santé sont évidents. Cela me convient parfaitement. J'ai un réel besoin de polyvalence, et le fait d'aller aux Etats-Unis va enrichir encore plus mon expérience !"

 

Samy Chebbah. Innovation, défis et polyvalence

Samy effectue son stage dans une start-up, Only For Children Pharmaceuticals, entreprise dédiée au développement de médicaments adaptés aux besoins spécifiques des enfants. Il est l'un des 4 étudiants de Sup'Biotech à participer au développement d'O₄CP ; étudiants d'ailleurs tous très appréciés par le président de l'entreprise, le Dr Vincent Grek, qui déclare être "ravi de pouvoir compter sur des stagiaires compétents et dynamiques".

 

samy.jpgL'ambition de cette start-up est de devenir la première entreprise pharmaceutique mondiale spécialisée dans le développement et l'adaptation de traitements pour les besoins pédiatriques.
 
L'entreprise souhaite contribuer au développement de médicaments adaptés aux besoins de l'enfant en termes de dose, de formulation, et de goût. En faisant cela, elle répond à un besoin clairement identifié par les autorités de santé européenne. Elle a donc choisi de développer une bithérapie adaptée aux enfants subissant le traitement de maintenance de la leucémie lymphoblastique aiguë, le cancer le plus fréquent des enfants.


Le défi que veut relever O₄CP implique un grand dynamisme et une faculté d'adaptation aux nombreuses tâches à accomplir. Le personnel n'étant pas nombreux, "il  doit pouvoir  faire de tout, explique Samy. Dans une  Big-Pharma, j'aurais eu une tâche spécifique à réaliser. Le travail est déjà formaté. Dans cette start-up, je toucherai à toutes les étapes du développement, en fonction de ce qu'il y a à faire : des dossiers complets, des présentations, de la réglementation (homologation des produits), du démarchage (de partenaires industriels, des pouvoirs publics, Européens et Américains), des études de marchés... Bref, il y a tout à faire, et beaucoup à apprendre. C'est ce que j'aime ! Et puis on sera complètement immergés dans toutes les activités de l'entreprise..."


Samy compte bien profiter de ce stage pour compléter sa formation, et apprendre toutes les ficelles du métier. Son objectif à terme est de lancer sa propre Start-up. "Je compte orienter mon activité vers la  vectorisation(créer des moyens de diriger précisément les médicaments dans le corps). C'est à la croisée de tout : la chimie, la biologie, la pharmacologie, la physiologie, les nanotechnologies et même des matières non biologiques, comme la physique ou l'informatique".

La saison des stages reprend !

logo-sup-biotech.jpg Les locaux de Sup'Biotech se vident... Les étudiants de 4ème année sont partis début janvier approfondir leurs compétences pour leur second stage de longue durée.

Les entreprises d'accueil appartiennent à plusieurs secteurs d'activité : Santé, Agro-alimentaire, Cosmétologie... Parmi celles-ci, nous pouvons citer SES Vanderhave (Belgique), L'Oréal, Ipsen, Glaxo Smith Kline (Belgique), Biospringer ou encore Merck-Serono (Suisse), Stallergènes, Novexel, Biophytis, I-Stem...

Et dans moins d'un mois, les étudiants de 3ème s'apprêtent eux- aussi à aller à la rencontre des professionnels pour étoffer leurs connaissances pendant 3 mois.

Toute l'équipe pédagogique de Sup'Biotech leur souhaite bonne chance pour cette aventure professionnelle !

Où pouvez-vous rencontrer Sup'Biotech en février ?

Sup'Biotech est l'école des Biotechnologies du Ionis Institute of Technology.

Recouvrant le vaste territoire des biotechnologies, allant du secteur de l'agroalimentaire à l'environnement, en passant par la cosmétologie et la santé, Sup'Biotech fait de votre passion un champ de compétences parfaitement adapté aux besoins de l'industrie et de la recherche.

 

 

supbio-salon-3.jpgVenez rencontrer ses étudiants et responsables pédagogiques dans les différents salons auxquels Sup’Biotech participe :

 

Meilleurs vœux pour cette année 2008

L’équipe administrative et pédagogique et les étudiants de Sup’Biotech vous souhaitent une excellente année 2008 placée sous le signe du bonheur.

Nous espérons que cette nouvelle année ne vous apportera que des satisfactions dans vos vies personnelles, étudiantes et professionnelles.

Bachelor2009-300.jpg


Remise des Titres Bachelor Sup'Biotech 2007

Partenariat : de Sainte Colette à Sup'Biotech

Sup'Biotech et le lycée privé Sainte Colette (dans la Somme) ont signé un partenariat destiné à favoriser des admissions parallèles.

Ainsi, 5 étudiants titulaires du BTS ANABIOTECH (Analyses Agricoles, Biologiques et Biotechnologiques) de ce lycée pourront chaque année être admis directement en deuxième année de Sup'Biotech*.

 

signature.jpg

Initié par Mme Robida, professeur du lycée Sainte Colette, le partenariat lie deux établissements de formation scientifique ayant une démarche pédagogique construite en adéquation avec les besoins et les problématiques des professionnels.

 

 

 La convention de partenariat a été signée par Vanessa Proux, Directrice déléguée de Sup'Biotech, et Mr Lepape, Directeur du Lycée Sainte Colette (Lycée membre du conseil national de l'enseignement agricole privé).

 

*Ces Admissions parallèles en 2ème année se feront sous réserve de la validation des épreuves d'admission de Sup'Biotech par les étudiants candidats.

 

Pour plus de renseignements sur le lycée Sainte Colette : http://www.leap-saintecolette.com/  

 

APPLE et IONIS lancent des offres privilèges

IONIS education group et Apple ont conclu un accord commercial fin octobre, au bénéfice des étudiants, enseignants et personnels administratifs du groupe IONIS, dont Sup'Biotech.

Tous les produits Apple sont désormais disponibles à des tarifs préférentiels sur l’Apple On Campus (AOC), mis en place par l’association EpiMac.

 

affiche-aoc.jpg

A la base des négociations, l’association EpiMac gère les accès à l’espace dédié en ligne et par téléphone de l’AOC, qui permet d’obtenir des renseignements et de passer des commandes facilement et rapidement et de bénéficier de tarifs avantageux.

 

aoc-epimac-ionis.jpg 

L'Apple On Campus - Accès direct.

  • Disponible 24h/24 et 7j/7 en ligne.
  • Une équipe de conseillers à votre disposition pour répondre à vos questions et vous guider par téléphone.
  • Des offres de financement adaptées.
  • 12% de réduction sur les machines Apple (MacBook, MacBook Pro, iMac, Mac Mini, Mac Pro, ...).
  • Tarifs préférentiels sur de nombreux accessoires et bien plus !

LArobe.jpgApple, EpiMac et IONIS, vous offrent également une housse LArobe Classic pour tout MacBook Pro 15" acheté sur l'Apple On Campus EpiMac IONIS.

Pour en profiter, il vous suffit de passer au local EpiMac au sous-sol Voltaire dans les locaux de l'EPITA avec la facture du MacBook Pro 15" acheté sur l'AOC.

L'offre est valable depuis le lancement de l'AOC et jusqu'à épuisement des stocks.

Félicitations aux nouveaux arrivants et nommés de Sup'Biotech !

agnèssaintpol.jpgFOCUS : Agnès Saint-Pol, la vocation de l'enseignement.

Partager sa passion pour la Biologie, c'est ce à quoi aspire Agnès Saint-Pol, Docteur en Biochimie et nouvelle enseignante à Sup'Biotech.

 

Après avoir travaillé sur les voies d'internalisation cellulaires (endocytose) lors de son post-doc en écosse, Agnès est revenue en France, à l'Institut Curie avant d'entrer dans une entreprise privée.

Alors chargée de la Recherche et du Développement de compléments alimentaires, dont un probiotique destiné à améliorer le transit intestinal, elle a commencé à donner des cours à Sup'Biotech, en fin d'année dernière.

Sa vocation étant là, Agnès Saint-Pol a décidé de s'adonner pleinement à cette nouvelle activité qui « a plus de sens, pour elle, que le travail qu'elle réalisait en entreprise privée. Partager ma passion, apprendre et faire comprendre aux étudiants, et susciter l'intérêt pour la biologie, c'est ce qui m'intéresse, avoue-t-elle ».

Agnès Saint-Pol enseigne la Biocellulaire aux 3ème année, la Biochimie aux 2nd année, l'étude du système membranaire, la Biologie du vieillissement et la Nutrition aux étudiants de 4ème année.


Félicitations aux nouveaux arrivants et nommés de Sup'Biotech !

Agnès Saint-Pol n'est pas la seule à apporter de la nouveauté dans l'équipe pédagogique de Sup'Biotech. En effet, Sup'Biotech a connu plusieurs changements en début d'année. Preuve de la croissance de l'école et de son ambition pour les prochaines années, l'équipe enseignante s'enrichit autant que l'équipe administrative.

En début d'année, Vanessa Proux a été nommée directrice déléguée de Sup'Biotech alors que Thierry Picaud est passé Directeur des études du cycle expertise.
Du côté des enseignants : la bienvenue à Pierre Ougen, Professeur d'immunologie et à Agnès Saint-Pol, professeur de Biocellulaire.

 

Première session de projets pour les étudiants de Biotech 1 (1ère années)

Après les congés de la Toussaint, nos étudiants de 1ère année ont fait leur rentrée cette semaine en nous présentant leur premier projet oral sur un thème innovant des Biotechnologies, offrant une solution contemporaine adaptée aux besoins et aux marchés de la société actuelle. Nos étudiants de Sup'BIOTECH se sont pris au jeu et ont cherché à nous présenter des projets qui leur tenaient à coeur, parmi tous les grands secteurs d'activité. Parmi les plus appréciés du jury :

  • Les bioplastiques
  • L'acide hyaluronique et ses applications
  • Les moustiques transgéniques pour lutter contre le paludisme
  • Les chats hypoallergéniques
  • Les méganucléases : un espoir contre les maladies génétiques
  • L'Oréal et les moyens de lutter contre le processus de vieillissement cutané

Diapositive 1ere année SupBiotech.pptPour en savoir plus

Lire la suite " Première session de projets pour les étudiants de Biotech 1 (1ère années) " »

Biocitech ouvre ses portes aux étudiants de Sup'Biotech

Parc technologique dédié aux sciences de la vie, lieu de recherches et de développement mais aussi centre d'affaires, Biocitech propose un cadre digne des meilleures technopoles du monde pour les entreprises dont le développement rapide exige plus d'espace, de technologies et de compétences. Il s'adresse principalement aux entreprises de recherches en biotechnologies, aux entreprises centrées sur le développement de médicaments et aux entreprises étrangères désireuses de développer dans les meilleures conditions possibles leur offre de services en Europe.

genopole01_178adn_130biocitech_batiment_196

 

Stéphane Karoubi, étudiant en 3e année à Sup'Biotech, a suivi la vingtaine d'étudiants de 1ère et 2e année en visite dans ce gigantesque complexe biotechnologique.

"Biocitech propose des infrastructures de haut niveau technologique nécessaires aux différentes phases de la chaîne du médicament. Le parc dispose de 30 000m² de laboratoires construits aux standards les plus exigeants sur un site de plus de huit hectares. Du laboratoire de haute sécurité microbiologique à l’atelier pilote, capable de fabriquer les nouvelles molécules à l’échelle du kilogramme, tous les savoir-faire sont disponibles sur des plates-formes opérationnelles. L’offre est modulable et flexible, adaptable aux besoins de chaque entreprise candidate. C'est impressionant ! 

logo_novexel_190Nous avons pu visiter les locaux de Novexel et de Mutabilis, deux sociétés différentes aux buts qui se rejoignent sous le domaine de l’infectiologie visant à mettre au point de nouveaux antibiotiques spécifiques des bactéries (gram+ ou gram-) en phase de virulence. Nous nous sommes promenés dans les laboratoires de ces deux entreprises et avons récolté des informations sur l’élaboration d’un nouveau médicament : du screening de molécules candidates, en passant par leurs modifications et leurs optimisations par génie chimique, jusqu’à leurs tests en phase clinique. Nous savons tout maintenant de l’aspect financier des entreprises de biotechnologie aux efforts à fournir pour trouver des financements.
 
Les relations inter-entreprises qui se déroulent au sein du parc au niveau des transferts de technologies, de l’échange de banques de molécules, de procédés et de compétences, ont une place importante au sein de Biocitech. Elles font vivre le parc technologique, le complètent par leurs compétences et leurs exigences en biotechnologies.

logo_genopole_89Ces échanges sont accentués par le partenariat existant entre le Génopole (Evry) et Biocitech. Ces deux technopoles sont en fait complémentaires : la première se basant sur le concept d’incubateur (aider les très jeunes entreprises à naître) alors que la seconde s’adresse aux entreprises qui sont déjà passées par la phase d’incubation et qui sont maintenant dans une phase "d’accélération". Le Génopole, de part son passé (à l’origine du Généthon et du séquençage du génome humain), est principalement orienté vers des activités en génie génétique alors que Biocitech (sur les traces de l’établissement Roussel Uclaf qui a vu naître l’Hémostyl, antianémique et antihémorragique, découvert et développé par le Docteur Gaston Roussel en 1911) est orienté vers la conception de nouveaux médicaments. Il n’est donc pas rare de voir une société ou des technologies passer du Génopole à Biocitech !

Nous avons pu lors de cette journée découvrir l'évolution de recherches importantes et pour beaucoup découvrir notre futur métier. C'était passionnant ! "

C'est parti pour les stages !

Nos élèves de 3ème année s'apprêtent à découvrir le vaste monde du travail dans le domaine des biotechnologies.
La semaine prochaine, et ce pendant 3 à 4 mois, ils pourront ainsi développer leurs compétences et apprendre au sein de groupes de renom tels que le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique), l'Institut Curie, l'ITB (Institut français de la Betterave industrielle), IDIS ou encore les laboratoires IPSEN et SANOFI-PASTEUR. Citons aussi le Centre for Bioseparation Technology en Inde.
Nous leurs souhaitons donc bonne chance pour cette nouvelle aventure !

 

stagiaire_supbiotech_resized_524

Base nationale des données sur les biotechnologies

Rappel : retrouvez la base nationale des données sur les biotechnologies sur  http://biotech.education.fr/

« Max Hichot » : manger chaud sans réchauffer !

fabrinez_200En 2ème Année de prépa à l’ISBP et déjà l’esprit d’innovation : c’est en effet dans le cadre des projets de fin de 2e année que 3 étudiants, Georges-Alain Franzetti, Louis Guibout et Thibaut Serain ont réalisé le projet « Max Hichot », au concept plutôt original. Au départ, le projet devait être présenté comme une simulation de travail en entreprise. Aussi les élèves ont-ils imaginé la société fictive Nestor Fabrinez (« Vous faire briller, c’est tout un métier »). Au cahier des charges : toutes les étapes de l’élaboration d’un produit (Développement, Production, Exploitation, Etudes financières et Commercialisation).

 

L’objectif de « Max Hichot » est de répondre à un besoin fondamental : pouvoir manger chaud sur son lieu de travail. Quand on n’a ni le temps, ni l’accès au micro-ondes commun, que l’utilisation d’une gazinière ou d’un feu de camp est impensable, la problématique se corse ! Heureusement « Saccharomyces thermocidium » est là. Cette levure spéciale permet, au contact de l’air, de réchauffer, voire de cuire les aliments avec lesquels elle a été associée, qu’il s’agisse d’un plat fait maison ou du café du matin. Oubliés, les queues interminables pour le micro-ondes et les sandwichs indigestes. Ils seront remplacés désormais par des repas chauds, équilibrés et pratiques.

Les Saccharomyces thermocidium (STC) sont des levures génétiquement modifiées auxquelles ont été conférées de fortes propriétés exothermiques. Un travail de recherche a permis aux trois élèves de découvrir qu’il était possible de transmettre à de la levure banale certaines caractéristiques des adipocytes bruns. Ces cellules graisseuses existent chez certains mammifères, à qui elles permettent de se réchauffer automatiquement après de longues périodes d’hibernation. On les trouve aussi chez les nourrissons, qui ne peuvent pas encore se mouvoir pour rétablir la chaleur de leurs membres. Au contact de l’air, elles dégagent de l’énergie sous forme de chaleur.

Le produit offre une conception nouvelle de la relation entre chaleur et alimentation, le démarquant des systèmes calorifiques classiques. Le combustible utilisé n’est autre que sa propre graisse : en chauffant, les STC orchestrent elles-mêmes leur mort. Par conséquent, il n’y a aucun résidu. De plus, l’usage de la levure permet une répartition homogène de la chaleur, contrairement aux autres systèmes de plats auto-chauffants.

Le procédé utilisé par « Max Hichot » se présente comme une piste de recherche en biotechnologie. Selon l’équipe du projet, il est possible de s’en inspirer pour des domaines autres qu’alimentaires. Un concept de crème chauffante, destinée aux expéditions en haute montagne, a déjà été programmé. L’imagination, elle en tout cas, chauffe bien…

Les liens utiles du mois !

1) www.genomeweb.com pour des offres d’emploi et des informations sur les entreprises.
2) www.gazettelabo.fr pour toutes les informations sur la vie des laboratoires.
3) www.parisbiotech.org la vie des biotechnologies dans la capitale.

Candidatures

etudiants-16En plus des Terminales scientifiques, l'ISBP recrute en 1ère année des étudiant(e)s issu(e)s de PCEM1, PCEP1 et de classes préparatoires scientifiques.

Cycle de conférences

Cycle de conférences données par des professionnels des Biotechnologies du 6 au 15 juin 2006.

Les liens utiles du mois !

http://biotech.education.fr
http://www.123bio.net
http://www.biofutur.com
http://www.france-biotech.org
image  

Une crevette tenue à l'oeil

"Cette propriété biophysique pourrait représenter un intérêt majeur quant à la mise au point de nouveaux appareils optiques plus performants car en effet, le traitement de la lumière polarisée constitue un paramètre clef dans la réalisation, entre autre, de disques optiques".

image  

Téléchargez l'étude détaillée réalisée par les élèves (Promesses & Dérives des Tests Génétiques)

Conférence "Tests Génétiques, promesses et dérives", voici le document contenant l'intégralité de l'étude détaillée par les élèves en ouverture de la matinée.

image  

Quand les nanotechnologies se rapprochent du cerveau

"Les nanoparticules développées par l'équipe de Yi-Yan Yang, appelées CG3R6TAT, possèdent trois atouts : une charge positive, une efficacité antimicrobienne et la capacité de former des micelles qui passent à travers la BHE".

image  

L'immunothérapie comme solution à la maladie d'Alzheimer

"La maladie d'Alzheimer est probablement une des plus grandes menaces pour le futur des systèmes de santé".