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Téléchargez l'étude détaillée réalisée par les élèves (Promesses & Dérives des Tests Génétiques)

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Comme vous l'a annoncé Vanessa Proux au tout début de la conférence "Tests Génétiques, promesses et dérives", voici le document contenant l'intégralité de l'étude détaillée par les élèves en ouverture de la matinée. Pour télécharger en pdf "Impact des tests génétiques dans la médecine de demain" : cliquez ici.

 

Quand les nanotechnologies se rapprochent du cerveau

De récentes recherches nous ont permis de découvrir une nouvelle méthode de vectorisation adaptée aux traitements de maladies du cerveau, qui sont généralement difficiles à cibler. Des chercheurs Singapouriens ont développé en avril 2009, un peptide amphiphile capable de former des micelles. Cette nouvelle méthode de traitement ciblée serait une avancée conséquente dans le domaine des maladies difficiles à traiter. Mais comment ces nanoparticules vont-elles permettre un traitement plus efficace que les traitements actuels ?

La méningite peut être une infection virale ou bactérienne des méninges1, se traduisant par des symptômes particuliers tels que de la fièvre, des raideurs dans la nuque, des vomissements, des maux de tête ou encore des tâches hémorragiques sous la peau. Le type de la méningite est par la suite déterminé grâce à une ponction lombaire pour l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR). Chaque année, 1,2 million de cas de méningites bactériennes sont comptabilisés à travers le monde.
Le premier type de méningites, retrouvé dans 80 % des cas, est causé par un virus, et plus rarement par un champignon. Ces méningites virales restent bénignes et savent, de nos jours, être correctement traitées. Dans le cas des méningites d’origine bactérienne (20 % des cas), les traitements sont plus délicats. Ce type reste très dangereux et peut provoquer des lésions cérébrales voire aller jusqu’à entraîner la mort (8 à 10 %).

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Une fois ces méningites diagnostiquées, des traitements antibiotiques peuvent être prescrits chez les patients atteints par une bactérie, afin de palier rapidement le problème. Pour ce qui est des autres cas, divers vaccins, de plus en plus généralisés surtout chez les nourrissons, peuvent être utilisés comme celui contre les méningites de l’Haemophilus influenzae depuis 1992. Enfin, les méningites virales ne disposent d’aucun traitement particulier. Elles s’estompent naturellement avec le temps.
Mais malgré les solutions qui furent trouvées pour le traitement des méningites, le problème se pose in vivo pour les infections bactériennes. En effet, les antibactériens permettant de lutter contre les bactéries en cause ne peuvent passer la barrière hémato-encéphalique2 (BHE) où sont installées ces bactéries et donc traiter la maladie. Un des moyens de lutte pourrait bien venir des nanotechnologies si l’on en croit un article publié dans Nature Nanotechnology*.

Les nanoparticules développées par l’équipe de Yi-Yan Yang*, appelées CG3R6TAT, possèdent trois atouts : une charge positive, une efficacité antimicrobienne et la capacité de former des micelles qui passent à travers la BHE. Ce dernier atout reste délicat car il est essentiel de ne pas endommager le cerveau ou de le contaminer avec des particules étrangères.
Il a été remarqué que ces nanoparticules, à partir d’une certaine concentration, avaient une grande facilité à s’assembler d’elles-mêmes en micelles, créant ainsi un moyen de vectorisation de molécules médicamenteuses et une structure organisée.
La charge postive du peptide favorise fortement les interactions électrostatiques avec les bactéries, mais également avec les champignons et les levures. Grâce à cela, on peut obtenir un ciblage de l’agent pathogène.
Du point de vue de l’activité microbienne, il a été découvert que la séquence TAT du peptide a la capacité d’inhiber une bactérie. Cependant, son efficacité est moindre à côté de celle des résidus arginines qui composent les nanoparticules. Plus le peptide est riche en arginine, plus la concentration minimale inhibitrice3 est réduite. L’alliance des deux permet donc d’accroître considérablement l’action antimicrobienne de ces nanoparticules.
Le TAT étant une séquence d’aminoacide issue du VIH, permettant la translocation membranaire, c’est lui qui permettra au peptide de traverser la BHE. Cette translocation est de plus favorisée par les charges cationiques des nanoparticules. A la suite des tests in vitro de ces peptides, les chercheurs ont remarqué qu’ils peuvent entraîner la lyse des cellules microbiennes tout en limitant l’hémolyse qui est une conséquence indésirable et fréquente lors de l’usage des peptides cationiques. Ce traitement efficace est sans effets secondaires importants sur l’organisme et permet de progresser vers un moyen infaillible de neutraliser tous les types de méningites.

Ces nanoparticules auraient donc la capacité de lutter contre diverses infections de manière sûre et efficace. La question serait maintenant de savoir si une telle technique pourrait s’appliquer à d’autres maladies du cerveau comme les encéphalites et pourquoi pas des maladies neurodégénératives. En tout cas, nous n’avons plus d’excuses pour ne pas nous creuser les méninges !


Julie MAES, Charlotte PELOSO, Gaëlle-Anne THILLAYE, étudiantes de Sup’Biotech, promotion 2013.



Notes :


1 enveloppe recouvrant la totalité de la boite crânienne sur trois couches
2  barrière protégeant le cerveau en filtrant la circulation sanguine qui deviendra le LCR
3 concentration minimale nécessaire d’un antibiotique pour inhiber la croissance d’une couche de bactéries in vitro

* Lihong Liu, Kaijin Xu, Huaying Wang, Jeremy Tan P.K., Weimin Fan, Subbu S. Venkatraman, Lanjuan Li and Yi-Yan Yang - "Self-assembled cationic peptide nanoparticles as an efficient antimicrobial agent" - Nature Nanotechnology - 14 Mai 2009
 

L'immunothérapie comme solution à la maladie d'Alzheimer

D’après l’Organisation mondiale de la Santé, la maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus commune avec 25 millions de personnes atteintes dans le monde. Cette maladie touche généralement les plus de 65 ans et est caractérisée par une perte progressive de la mémoire, une altération des capacités cognitives et des altérations du langage. Les malades finissent bien souvent dépendants, ce qui constitue un problème de santé publique.
La maladie d’Alzheimer est probablement une des plus grandes menaces pour le futur des systèmes de santé. En effet, avec le vieillissement de la population dû à l’augmentation de l’espérance de vie que connaissent les pays développés et les pays en développement, le nombre de patients touchés par la maladie d’Alzheimer devrait doubler d’ici les vingt prochaines années. La prise en charge des malades nécessite des structures d’accueil adaptées et de longs traitements. D’ici dix à vingt ans, lorsque toute la génération baby boom aura plus de 65 ans, le nombre de malades devrait dépasser la capacité des gouvernements concernés à absorber le coût de la maladie.
Dans de nombreux pays des sommes importantes sont investies dans la recherche de traitements préventifs. Il n’existe aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, les médicaments actuels se contentant de diminuer les symptômes avec très peu d’efficacité et de nombreux effets secondaires tels que nausées, vomissements, perte d’appétit, diarrhées et bradycardie . Il est donc nécessaire de développer des thérapies alternatives qui pourraient stopper ou encore prévenir la maladie. Une de ces nouvelles approches est l’immunothérapie.

94084611.jpgMaladie d’Alzheimer.

Elle se caractérise cliniquement par une accumulation d’un peptide bêta-amyloïde de 42 acides aminés (amyloid-β1-42) dans le cerveau sous forme de plaques séniles. Ces plaques amyloïdes activent les cellules micro-gliales  et les astrocytes  induisant une réaction inflammatoire  entrainant un dysfonctionnement du neurone puis sa dégénérescence. Les plaques amyloïdes seraient aussi probablement responsables de façon indirecte de la formation d’agrégats de protéine Tau (protéine associée aux microtubules) anormalement phosphorylée à l’intérieur des neurones .

Immunothérapie.

La démarche est simple et attrayante. Injecter des agrégats de β-amyloïde dans le sang pour provoquer la formation d’anticorps anti-β-amyloïde capables de traverser la barrière hémato-encéphalique et attaquer les plaques amyloïdes. L’espoir majeur est pour le patient de récupérer ses fonctions grâce à la plasticité cérébrale.
Les premières études in-vitro ont montré dès 1996 que des anticorps spécifiques de la région N-terminale de la β-amyloïde pouvaient empêcher la formation d’agrégats  en restaurant la solubilité des plaques de β-amyloïde préexistantes  et ainsi prévenir leurs effets neurotoxiques.
L’immunisation aussi bien active  que passive  de souris transgéniques  réduit de façon remarquable le nombre et la densité des plaques amyloïdes dans le cerveau de ces souris retardant ainsi l’apparition de déficits de la mémoire .
Suite à ces résultats prometteurs sur des modèles animaux, les essais cliniques sur des humains ont été initiés. Mais lors des essais de phase 2, plusieurs patients ont développé une méningo-encéphalite  qui a forcé l’arrêt  de ces essais dans le monde. Les résultats de ces essais apportent toutefois l’espoir d’une future immunothérapie sûre et efficace. Les patients ayant reçu deux vaccinations avec des agrégats de β-amyloïde ont développé de grandes quantités d’anticorps spécifiquement dirigés contre la β-amyloïde agrégée et ne reconnaissant pas les monomères solubles de ce peptide, un fait positif. Bien que l’immunothérapie semble être une approche prometteuse et facile à mettre en place, la problématique actuelle est de réussir à supprimer la réaction inflammatoire observée chez l’homme et qui n’est pas retrouvée dans le modèle de souris transgénique.

Quel que soit le traitement utilisé, il sera d’autant plus efficace que la maladie est repérée tôt. Or, aujourd’hui le diagnostic n’est possible qu’à un stade où la maladie est déjà installée et les symptômes visibles. Un autre défi de taille dans ce domaine est de développer des méthodes de diagnostic pour les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.
    

Un texte de Liliana Silva Fernandes, Romain Teixeira et Pierre Merlin, étudiants à Sup'Biotech.
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[1] Claire Mount & Christian Downton, Alzheimer disease: progress or profit? , Nature Medicine 12, 780-784 (2006).

[1] Cellule immunitaire présente dans le système nerveux central.

[1] Cellule du système nerveux central en formant une interface structurelle et fonctionnelle entre les tissus non nerveux et les neurones.

[1] Réponse immunitaire innée.

[1] Howard L. Weiner and Dan Frenkel, Immunology and immunotherapy of Alzheimer’s disease, Nature Reviews 6, 404-414 (2006)

[1] Solomon, B., Koppel, R., Hanan, E. & Katzav, T. Monoclonal antibodies inhibit in vitro fibrillar aggregation of the Alzheimer β-amyloid peptide. Proc. Natl Acad. Sci. USA 93, 452–455 (1996).

[1] Solomon, B., Koppel, R., Frenkel, D. & Hanan-Aharon, E. Disaggregation of Alzheimer β-amyloid by site-directed mAb. Proc. Natl Acad. Sci. USA 94, 4109–4112 (1997).

[1] Vaccination : Injection de l’antigène complet ou d’une partie de l’antigène entrainant une réaction immunitaire et la production d’anticorps anti-β-amyloïde.

[1] Injection directe d’anticorps monoclonaux anti-β-amyloïde.

[1] Souris transgénique pour laquelle a été modifiée la protéine APP (Amyloid Precursor Protein) et qui développent une accumulation de plaques amyloïdes à partir de 6 à 9 mois. Il s’agit d’un modèle très utilisé et qui a facilité les recherches en immunothérapie pour le traitement de cette maladie.

[1] Morgan, D. et al. Aβ peptide vaccination prevents memory loss in an animal model of Alzheimer’s disease. Nature 408, 982–985 (2000).

[1] Inflammation du cerveau

 

La thérapie génique au secours de la cécité


Après quʼune équipe française ait réussi à rendre la vue à des chiens souffrant de lʼamaurose congénitale de Leber (ACL), une autre vient de réussir le même pari chez lʼhomme.


Décrite en 1869 par Théodore Leber, un ophtalmologiste allemand, la maladie qui porte son nom est la forme la plus sévère de dystrophie et/ou dysplasie rétinienne précoce et représente environ 6% de ces pathologies. Elle entraîne une altération complète de la rétine et une perte totale de lʼacuité visuelle. Cette maladie toucherait 100 000 naissances à travers le monde dont 1000 à 2000 enfants en France, et est due à une déficience protéique.


Plusieurs gènes, 13 ont été découverts à ce jour, peuvent être responsables de lʼACL, ici nous nous intéresserons au gène RPE65, qui code lʼisomérase qui convertit dans lʼépithélium pigmentaire, cellules permettant aux rayons lumineux dʼêtre captés puis transformés en influx nerveux pour gagner le cerveau, le trans rétinyl ester rétinol en ester 11-cis rétinol, permettant la formation du chromophore (molécule colorée) des pigments des photorécepteurs, indispensable pour la vision. La mutation de ce dernier fut découverte sur une lignée de chiens Briards, et constitua ainsi le premier modèle expérimental.

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Succès du protocole animal.
Les différentes techniques précédentes, greffe ou injection de la molécule, nʼétant pas concluantes, cʼest donc tout naturellement que les chercheurs se sont tournés vers la thérapie génique.
Son utilisation consiste à apporter et à insérer une copie normale du gène dʼintérêt, ici RPE65, dans les cellules de lʼépithélium pigmentaire rétinien. Ce processus se fait via lʼutilisation dʼun vecteur, ici un virus, dépourvu de sa pathogénicité , ses gènes viraux ayant été supprimés. Il permet une expression continue du gène dʼintérêt.


Les chiens ont été séparés en plusieurs groupes qui différaient par leurs âges et la quantité de vecteurs injectée. Les résultats ont été mesurés par angiographie de fluorescence, par lʼutilisation de techniques dʼimagerie non invasives et par des techniques dʼimmunocytochimie rétiniennes. Cette maladie étant évolutive, elle devient donc de plus en plus difficile à soigner au fur et à mesure quʼelle progresse, lʼexpérience a en effet montré que, associé à une dose contrôlée de virus, lʼâge avait une importance capitale quant à lʼefficacité du traitement.


Ces résultats ont été confirmés par des parcours dʼobstacles que devaient franchir les animaux.La similarité entre les yeux de ces chiens et celui de lʼhomme a permis une transposition de cette technique chez lʼhumain.


Un enfant de huit ans retrouve la vue.
Rendre la vue ou empêcher la cécité de sʼinstaller, telles sont les prouesses que viennent de réussir Albert Maguire et Katherine High1 de lʼhôpital pour enfants de Philadelphie; en sʼappuyant sur les travaux de Le Meur et Stieger 2 sur la restauration de la vision chez des chiens Briards.
Afin de restaurer lʼacuité visuelle et de combler ces déficiences, les chercheurs ont injecté dans lʼoeil, présentant le plus de troubles, au sein de lʼépithélium rétinien et via lʼhumeur vitrée un vecteur AAV (virus adéno-associés à ADN double brins, AAV2-hRPE65v2) contenant le gène de la protéine RPE65. Cet essai clinique de phase 1, fut effectué sur 12 patients donc 4 enfants âgés de 8 à 11 ans. Trois doses croissantes de virus furent injectées, une faible de 1,5.1010 vecteurs, une moyenne de 4,8.1010, et enfin une grande de 1,5.1011 vecteurs. Il semblerait que que la dose importe peu, car les résultats sont là. Après seulement deux semaines le champ visuel de tous les patients sʼest accru; ainsi quʼune amélioration de lʼacuité visuelle chez la plus part. La réponse pupillaire a quant à elle aussi progressé.
Ces améliorations sont dʼautant plus importantes que le patient est jeune, et elles se sont vu entérinées, les patients ayant conservé leurs nouvelles fonctions visuelles après deux ans. Un enfant de huit ans a même retrouvé un niveau de sensibilité identique à celui dʼun enfant de son âge en pleine santé.


Il semblerait quʼaprès plusieurs années de tâtonnement, et certaines déconvenues (cas de cancer), la thérapie génique ait fini par combler une partie des attentes placées en elle. Cependant la présence du vecteur dans le sang dʼun patient pose la question du choix de ce dernier, il ne faudrait pas réitérer les mêmes erreurs que dans le passé, le vecteur doit rester confiné à sa cible.
Compte tenu de lʼimportance de lʼâge des patients, il joue un rôle primordial afin dʼéviter une perte trop importante de photorécepteurs, le couplage de la thérapie génique à des techniques de détection appropriées permettrait dʼoffrir une meilleure réponse à cette maladie.


Pollien Christophe, Regnier Florian, Savy Adrien, Etudiants de Sup'Biotech, promotion 2013


1 The Lancet, Volume 374, Issue 9701, Pages 1597 - 1605, 7 November 2009 2 Gene Therapy (2007) 14, 292–303. doi:10.1038/sj.gt.3302861; published online 5 October 2006

Christelle Gérard : "Je sais dans quelle branche travailler, désormais"

Christelle Gérard, 23 ans, est en cinquième année à Sup'Biotech. Après une licence en biologie, physique et chimie obtenue à l’université d’Evry (91), elle a intégré l'école en septembre 2007. Elle nous parle de son expérience sur le terrain, en R&D. Les différents stages qu’elle a réalisés durant son cursus lui ont permis de confirmer ses envies professionnelles : aujourd’hui elle sait précisément dans quelle branche elle cherchera un emploi sitôt diplômée.

"J’ai réalisé un premier stage en troisième année dans une unité Inserm à l’hôpital Saint-Antoine, dans le secteur de la santé et plus particulièrement dans l’oncologie. Ces trois mois m’ont permis de faire mes premiers pas dans un laboratoire mais aussi de travailler sur un sujet d’actualité : la mise au point de tests de diagnostic pour différents types de cancers. Ce stage m’a permis de confirmer très tôt mes choix professionnels.

Capture d’écran 2010-02-22 à 12.22.39.jpgEn quatrième année,  j'ai eu l’opportunité de faire mon stage dans une start-up (DNA Therapeutics) spécialisée en oncologie. Mon rôle était d'assister le chercheur de la société en charge de la formulation physico-chimique des molécules utilisées dans le traitement des cancers résistants aux traitements traditionnels (chimiothérapie/radiothérapie), comme le glioblastome.

J'aime travailler dans cette branche que j'ai choisie car je m'y réalise pleinement. Je sais que mes recherches sont utiles au plus grand nombre, j'ai conscience que mon implication au quotidien peut, sur du long terme, sauver des vies humaines : c'est extrêmement gratifiant. Commencer ma vie professionnelle de cette façon, dès ma sortie de l'école, me séduit. Je me vois pour une dizaine d'années "être à la paillasse", comme on dit.

Je pars début février dans une "BigPharma", ce qui me permettra de découvrir l’univers de la recherche et du développement à grande échelle. Je sais que mon choix professionnel peut surprendre dans une société habituée au "toujours plus rapide, toujours plus brillant !". Le fait de consacrer dix années de ma vie (ou plus) sur le développement d'un seul produit ne m'effraie pas. La fierté, dans quelques années, sera intense lorsque je regarderais en arrière le chemin parcouru et les bienfaits engendrés sur une population en attente de solutions radicales. Cela contribue à alimenter la passion, indéniablement !"

 

Clean Tech #2 : Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne

 
Dans un contexte de crise économique mondiale, certains pays essaient de tirer leur épingle du jeu en se spécialisant dans un secteur économique "vert". Il s'agit d'un phénomène récent, celui des industries « Clean Tech » qui, en plus d'utiliser des ressources naturelles comme le solaire, l'eau et les matières premières dans une perspective d'amélioration importante de leur efficacité et de leur productivité, créées de nombreux emplois. Une tendance qui s'est développée originellement aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley mais qui, au fil des ans, a largement atteint les pays d’Asie et d’Europe en général.  
 
Les cleantech, aussi connus sous le nom d’éco-technologies, d’énergies renouvelables:
Selon une étude du Global Wind Energy, qu’il s’agisse de productions d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour voitures électriques, la Chine apparaît désormais comme l’élève modèle à suivre sur le plan écologique.  Leader mondial toutes catégories, son exemple servira aux relances économiques « vertes » des gouvernements américain, européen et japonais.
 
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La biotechnologie se développe à Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne:
Hyderabad est l'un des lieux de prédilection des investisseurs étrangers qui la surnomme aussi "l'autre Silicon Valley" (sachant que la première est bien évidemment Bangalore) ou "Cyberbad" en raison de la vitesse à laquelle elle a su attirer les géants de l'IT, comme Microsoft, IBM, Wipro, Dell, Google, Yahoo, Oracle, ou encore Accenture. La capitale de l'Andrha Pradesh se pose à la pointe de la technologie et compte près d'une centaine d'entreprises spécialisées dans les biosciences. Elles se sont peu à peu étalées sur plus de 600 km² en périphérie de Hyderabad. Les prédictions comptent sur la création de 1,4 millions d'emplois à l'horizon 2016, répartis dans plus de 200 industries connexes. A côté de ses parcs d'activité consacrés à la recherche scientifique, la ville compte aussi une forte implantation de l'industrie pharmaceutique. C'est d'ici que partent la moitié des exportations indiennes du secteur.
 
L'Italie et la Californie attirent les panneaux photovoltaïques.
En 2009, c'est en Allemagne, pionnière sur les énergies renouvelables, qu'ont été installées les plus importantes capacités de productions d'énergie solaire: 1500 MW. Mais les Etats-Unis et l'Italie rattrapent à grands pas le géant allemand. Les installations en Californie ont affiché une croissance de 120.1% en 2009 par rapport à 2008. En 2009 350MW ont été installés contre 132 MW dans le reste du pays. En Italie ce sont 580 MW de nouvelles installations qui ont été installées en 2009, ce qui la positionne au deuxième rang mondial. Ce chiffre est d'autant plus impressionnant qu'il n'était pas anticipé. Le cabinet iSuppli, qui calcule ces estimations, tablait initialement sur l'installation de 350 mégawatt en Italie en 2009. Cette réévaluation de 65% témoigne de l'engouement transalpin pour l'énergie solaire.

Séminaire Promesses et Dérives des Tests Génétiques le 2/02/2010

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Quel sera l'impact des informations génétiques sur la vie quotidienne ?

Une étude réalisée par Sup’Biotech sur l’impact des tests génétiques humains dans la médecine de demain, dont les résultats seront annoncés le 2 février, montrent que d'un côté, les laboratoires pharmaceutiques promettent des médicaments plus efficaces donnés à des patients classés selon leur profil génétique. Une révolution médicale qui est déjà en place dans les traitements anticancéreux. De l'autre, certaines de ces données pourraient également servir aux assurances ou aux employeurs pour sélectionner leurs clients ou leurs salariés. Déjà des entreprises américaines proposent pour quelques centaines d'euros des informations sur les prédispositions à certaines maladies. Il suffit que la personne intéressée crache dans un tube et envoie le tout par la poste. Ce n'est que le début de cette intrusion des tests génétiques dans notre vie quotidienne.

Quels sont les risques de dérapages face aux bénéfices attendus ? Comment bien encadrer l'utilisation de ces données génétiques ? c’est ce que tend à démontrer cette étude.
Les intervenants des deux tables rondes réagiront sur ces questions qui ont une résonance à la fois médicale, économique et sociétale.
 

Conférence animée par Anne Pezet, Journaliste, Usine Nouvelle
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8H30 : Accueil
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9H00-9H15 : Introduction et présentation des résultats de l'étude
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9h15-10h45 : Table ronde 1

La médecine personnalisée
"De plus en plus les médicaments vont s'adapter à chaque patient en fonction de son profil génétique ou de la forme de sa maladie. C'est la conjonction de plusieurs facteurs : une pression économique et réglementaire pour que le bon médicament aille au bon patient. Et surtout, une meilleure connaissance scientifique des maladies et des déterminants génétiques. Le médecin testera le patient et lui indiquera le bon traitement. Les premiers exemples sont là : L'Herceptin dans le cancer du sein, médicament du suisse Roche. Un test détermine si c'est ce médicament qui marchera sur la patiente ou non.

Intervenants :
• Pr Emmanuel Mitry, médecin hospitalier utilisateur du Vectibix, médicament personnalisé d'Amgen
• Bernard Courtieu, CEO Integragen
• Mr Maurice Chelli, Associate manager, Bionest Partners
• Pr Gilles Vassal, Institut Gustave Roussy (IGR)

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10h45-11h15 : Pause café networking
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11h15-12h45 : Table ronde 2

Information génétique et éthique
"Des sociétés américaines proposent pour 399 dollars une lecture de votre ADN sur un certain nombre de positions pour déterminer vos risques de développer telle ou telle maladie. Les résultats ne sont pas encore exploitables mais ce n'est que le début. Demain, le séquençage de l'ensemble d'un génome humain se réalisera en quelques minutes pour 50 dollars. Google Health, Microsoft, Orange... chacun se positionne sur l'information génétique, qui sera au coeur de l'information santé demain. Où stocker cette information, qui y a accès, comment sécuriser les échanges de ces données ? Que ferons-nous de ces informations ? Connaître nos prédispositions pour pouvoir avoir des actions correctrices quand c'est possible ? Qui aura accès à ces informations, peuvent-elles être détournées par exemple par les assureurs ?"

Intervenants :
• Anne Cambon-Thomsen, DR, INSERM-CNRS, Genopole Toulouse Midi-Pyrénées
• Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo
• Ségolène Aymé, Directrice Orphanet France
• Christian Byk, Secrétaire Général de l'Association Droit, Ethique et Science

• Gilbert Lenoir, Directeur du Développement et de la Prospective, IGR

 

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13h : Cocktail de clôture

Se rendre sur place :

Athènes Services
8 rue d'Athènes
75009 - Paris
01 44 53 15 06

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Clean Tech #1 : USA et marché de l'éolien

Dans un contexte de crise économique mondiale, certains pays essaient de tirer leur épingle du jeu en se spécialisant dans un secteur économique "vert". Il s'agit d'un phénomène récent, celui des industries « Clean Tech » qui, en plus d'utiliser des ressources naturelles comme le solaire, l'eau et les matières premières dans une perspective d'amélioration importante de leur efficacité et de leur productivité, créées de nombreux emplois. Une tendance qui s'est développée originellement aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley mais qui, au fil des ans, a largement atteint les pays d’Asie et d’Europe en général.  
 
Les cleantech, aussi connus sous le nom d’éco-technologies, d’énergies renouvelables:
Selon une étude du Global Wind Energy, qu’il s’agisse de productions d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour voitures électriques, la Chine apparaît désormais comme l’élève modèle à suivre sur le plan écologique.  Leader mondial toutes catégories, son exemple servira aux relances économiques « vertes » des gouvernements américain, européen et japonais.


Aux Etats-Unis, ces entreprises d'un nouveau genre communément appelées cleantech, ce sont largement concentrées dans l’Etat de Californie. Partisan de cette mouvance, le Président Obama leur a alloué près de 50 milliards de dollars, dans le cadre du plan de relance du pays. Trente milliards pour améliorer le réseau électronique et éviter le gaspillage et 20 milliards en avantages fiscaux pour des projets liés aux entreprises renouvelables.
En Europe, les cleantech se développent très fortement en Allemagne (éolien, solaire), dans la ville de Francfort. En France, en sus du Grenelle de l’environnement, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives : le plan écotech 2012 et le logo France Greentech pour la promotion à l’exportation des entreprises françaises dans le domaine du développement durable urbain.

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L’éolien, un vent porteur pour la croissance international :
Dans un contexte de fort développement mondial de l'éolien, l’Inde et la Chine ont facilement rattrapés des pays pionniers tels que les États-Unis et l'Espagne. L'Inde, qui poursuit son plan de lutte contre le réchauffement climatique depuis quelques années, a tout misé sur l'énergie éolienne.  En 2008 le pays se classe au 3e rang mondial des producteurs d'énergie éolienne. Il possède une façade maritime de 7.500 kilomètres et par conséquent des vents forts, mis au service de l'éolien.
La Chine constitue l’un des plus importants marchés au monde pour l’éolien, même si, pour l’heure, les turbines comptent pour moins d’1% du total des installations de production électrique. L’intérêt soudain pour ce secteur est attesté par le nombre des équipementiers qui y établissent leurs opérations : les fabricants de turbines sont passés de 32 à 58 depuis la fin de l’année 2006, signe avant-coureur d’un renforcement de la concurrence dans ce secteur. La Chine, attirée par le secteur depuis peu à mis les bouchées doubles pour  combler son retard et se place aujourd’hui parmi les leaders du marché, devant un grand nombre de pays européens dont la France mais derrière les Etats-Unis et l’Espagne.

 

(à suivre)

Itinéraire d'étudiant : Christophe Przybyla

Comment déterminer pour quel travail nous sommes fait ? Comment savoir si le premier choix de carrière était le bon ? Pour Christophe Przybyla (23 ans) en cinquième année à Sup'Biotech "Les stages sont déterminants, éclairants".

Christophe : "En troisième année, j'ai effectué mon stage à l'insitut de cancérologie Gustave Roussy pendant trois mois dans une unité INSERM qui travaille sur l'immunologie des tumeurs en collaboration avec des médecins, des anatomopathologistes, des chirurgiens. Cela m'a confirmé dans mes envies, nées d'un premier stage en Pologne, un an plus tôt. Près de Poznan, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche en biologie moléculaire et cellulaire pendant un mois, en initiation. J'ai compris que j'aimais cet univers : la paillasse, travailler avec des pipettes, manipuler des gènes.

Quelles sont les qualités nécessaires pour travailler dans un labo ?

Il faut le vouloir, tout d'abord, cela parait sûrement évident mais c'est un environnement très particulier auquel on se frotte : pas la peine de se forcer si ça ne passe pas. Ensuite, il faut être rigoureux et extrêmement méthodique. Un bon chercheur a soif de connaissance mais il doit aimer également échanger avec d'autres chercheurs ou d'autres professionnels dans le cadre d'une grande équipe.

Avez-vous eu d'autres expériences internationales ?

En quatrième année, je suis parti au Canada dans un hôpital pour enfants, Sainte Justine à Montréal. Je faisais de la recherche fondamentale dans une unité en pharmacogénétique et ce stage s'est entièrement déroulé en anglais.
J'en ai retiré une belle expérience enrichissante dans un domaine que je ne connaissais pas avec des outils nouveaux à appréhender. J'ai pu ainsi découvrir en deuxième, troisième et quatrième année le travail en "laboratoire académique" et mon évolution me pousse désormais à aller dans le privé vers les grandes boites pharmaceutiques.

stockxpertcom_id5305511_jpg_d81f1fc76711cbfdd7a9a3d8550b3691.jpgQuelles sont les différences avec la France ?

J'ai l'impression qu'il y a plus de pression mise sur les résultats attendus et les moyens ne sont pas les mêmes. Les machines sont récentes, le budget plus conséquent : mon évolution professionnelle passera, je pense, par une carrière dans le privé où l'innovation est mieux récompensée, que ce soit par la rémunération ou les moyens mis à disposition.

La France me semble handicapée pour les brevets. Il peut y avoir un certain retard à l'allumage qui pousse les jeunes diplômés à s'exiler pour faire breveter leurs recherches : combien de blockbuster en pharmacie passent sous le nez de certains chercheurs car leur administration ne suit pas le rythme ? Cette soif du résultat dans le secteur privé me séduit.

Que retirez vous de ces cinq années à Sup'Biotech à quelques semaines de votre remise de diplôme ?

Cette connivence, cette interaction entre la recherche pure, la science et le monde de l'entreprise sont des valeurs fortes de l'école et sont diffusées durant les cours par des professionnels. Lorsqu'un chercheur de l'INSERM ou de Sanofi vient me faire cours, je suis en prise directe avec mon futur métier, ma future carrière. Les questions fusent souvent sur la réalité du terrain, les moyens mis à disposition et les besoins du marché : les professionnels répondent avec leur expérience et c'est une des plus-values de l'école, nous sommes dans le concret et uniquement dans le concret, des cours aux stages, des stages aux cours. Je le sens vraiment lorsque je compare mon parcours aux formations universitaires de mes amis qui sont restés dans des parcours plus fléchés, plus classiques. Et je le redis, il y a les stages ! Il est très rare d'arriver en M2 (mastère 2) avec trois stages au compteur (totalisant 13 mois) lors d'études à l'université. Ce "plus" sur mon CV et sur mon savoir-être professionnel plaît énormément aux recruteurs."

Portrait d'étudiant : Arnaud Papin, le choix de la médecine personnalisée

Quand le chercheur s’allie au commercial dans l’intérêt de tous.


Arnaud Papin, 22 ans, (Promotion 2010) termine sa cinquième année à Sup’Biotech, après s’être spécialisé en marketing. Il revient sur son expérience au sein de l’Inserm, où il a découvert le concept de la médecine personnalisée, et a pu mettre à profit les techniques apprises en cours.


Arnaud : « Dans la majorité des cas, pour qu’une avancée scientifique arrive un jour aux patients, il y a un processus de développement long et coûteux, que seules des entreprises privées peuvent assumer. Or, la logique veut que ces dernières n’investissent que dans des innovations protégées par un brevet et répondant à un marché qui permettra un retour sur investissement. En l’absence de protection industrielle, les concurrents qui n’ont pas de frais de recherches et développement à amortir, sont en mesure de proposer un service ou un produit à coût réduit, dès l’autorisation de mise sur le marché : un scénario évidemment inacceptable pour toute entreprise innovante.


Pourtant, aujourd’hui la recherche publique française n’est pas complètement adaptée à la valorisation de ses recherches et à leur transfert vers l’industrie. En effet, les chercheurs ont pour priorité de partager leurs connaissances en publiant le plus rapidement possible leurs résultats scientifiques dans des revues spécialisées. Si ces résultats sont portés à la connaissance du publique avant une demande de brevet, celui-ci ne pourra être obtenu. D’autre part, les entreprises recherchent des innovations qui ont un potentiel marketing. Malheureusement, les chercheurs, bien qu’habitué à présenter et mettre en valeur leurs recherches au sein de la communauté scientifique, ne sont pas vraiment formés à présenter  leurs innovations d’une manière « parlante » aux investisseurs potentiels. Au final, ce sont donc les patients qui subissent, en ne bénéficiant pas de ces avancées scientifiques, faute d’une entreprise prête à investir dans ces innovations, soit par manque de protection, soit par manque de potentiel marketing observé. D'où l'intérêt d'un entourage polyvalent autour des blouses blanches.


Il y a donc un réel besoin de profils comme le mien, capable de sensibiliser les chercheurs, d’évaluer l’intérêt marketing de leurs recherches, de les accompagner dans leurs démarches de protection intellectuelle et, dans le meilleur des cas, de transfert de technologie ou de création d’entreprise.
C’est donc dans ce contexte que je suis arrivé en 3ème année dans l’unité Inserm « Génomique Fonctionnelle des Tumeurs Solides » (Institut Universitaire d’Hématologie, hôpital Saint-Louis) mais absolument pas pour "faire de la paillasse" : j'ai aidé les chercheurs qui avaient déposé des brevets à trouver un marché et j’ai réfléchi avec eux aux méthodes à déployer pour que la technologie découverte arrive un jour aux patients. Il s’agit d’une véritable révolution de la médecine avec une approche novatrice du traitement des pathologies : la médecine personnalisée.


On entend par médecine personnalisée l’utilisation de nouvelles méthodes d’analyse moléculaire visant à assurer une meilleure prise en charge de la maladie dont souffre un patient, ou encore d’évaluer une prédisposition à cette maladie. Nous avons chacun des particularités au sein de notre génome, par conséquent, les maladies évoluent différemment d’un patient à un autre. D’autre part, chaque patient métabolise plus ou moins bien une molécule thérapeutique, ce qui influence l’efficacité d’un traitement.
Mon équipe s’est spécialisée sur les tumeurs du foie. Si l’on considère les tumeurs malignes, communément appelé cancer, il n’y a pas qu’une forme de cancer mais différentes formes. Ces formes peuvent être divisées en sous-groupes, prenant en compte l'expression des gênes de la tumeur. Chaque sous-groupe possède ses propres caractéristiques, tant aux niveaux des symptômes que des gènes: les classer nous permet d'affiner le diagnostic et donc le pronostic vital. J’ai espoir qu’un jour le diagnostic des tumeurs, basé sur les gènes, permettra une prise en charge personnalisée du patient : le bon traitement, au bon moment et au dosage optimal, permettant la meilleure réponse, tout en limitant les effets secondaires.

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Ma formation à Sup'Biotech correspond exactement aux besoins des chercheurs : je deviens un professionnel complémentaire de leur travail.  En troisième année, j'ai démarré sur place un jour par semaine et je poursuis mon travail avec les équipes depuis deux ans maintenant. Sur le terrain, j'ai complété ma formation : la propriété intellectuelle d'une découverte, comment la protéger, à quel prix et sous quelle forme. J’ai pu aussi aborder les questions de remboursement de ces tests, ou encore l’aspect éthique que l’utilisation du génome humain représente. Il faut garder à l'esprit qu'entre une découverte en laboratoire et la sortie sur le marché il peut s'écouler dix à quinze années : identification des biomarqueurs, études de validation, test diagnostic ou theranostique (alliance entre le diagnostic et la thérapeutique), essais cliniques, autorisation de mise sur le marché et enfin vente au public concerné. C'est un travail de longue haleine."

 


1 Personalized Medicine Coalition. Position de principe.

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Prochaine JPO le 16 décembre 2009

Sup'Biotech vous accueille pour une Journée Portes Ouvertes, mercredi 16 décembre 2009, de 15h à 19h.

Si les écoles d'expertise du Campus Ionis font référence dans l'industrie et les services, c'est parce que leurs enseignements sont axés sur les besoins réels des entreprises.

Les élèves de Sup'Biotech qui, comme vous, sont passionnés par les technologies et l'innovation et qui sont en train de transformer cette passion en métier, vous parleront de leur expérience.

Découvrir sur place est toujours la meilleure façon de se faire une idée : nos élèves, nos enseignants et tous nos personnels seront heureux de vous accueillir, de vous renseigner et de vous donner envie...

 

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Anne Pezet, auteur de "Ces malades qu'on sacrifie" en interview

Anne Pezet, modératrice sur le prochain évènement Sup'Biotech "Tests génétiques, promesses et dérives" vient de publier "Ces malades qu'on sacrifie" dans lequel certaines des valeurs de l'école, dans le domaine de la santé, sont évoquées : éthique, conscience, thérapeutique individuelle adaptée. Peut-on réconcilier la qualité du soin et la rentabilité ? En misant sur une répartition intelligente des budgets, oui. Une tâche complexe qui attend dès la rentrée prochaine quelques élèves de la première promotion Sup'Biotech à entrer dans le monde du travail.

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Anne Pezet, dans “Ces malades qu’on sacrifie” vous évoquez les laissés pour compte du médicament. Ne bénéficie-t-on pourtant pas en France d’une excellente couverture sociale, quelque soit la maladie ?

Pas tout le monde. L’absence de mutuelle pour 7% de la population, le déremboursement de certaines classes de médicaments, les franchises, certaines personnes retardent des soins ou les suppriment par manque de moyens. La majorité des Français disposent effectivement d’une bonne couverture sociale mais le nombre de « laissés pour compte » risque de grandir avec les difficultés de financement de la sécurité sociale. Rien que pour l’Assurance maladie, le déficit devrait se monter à près de 12 milliards d’euros cette année. C’est énorme.

Certaines maladies sont-elles plus rentables que d’autres pour les laboratoires et certains axes de recherche ne sont-ils pas délaissés ?

Oui, bien sûr. Les laboratoires définissent des axes de recherche, ils ne peuvent pas tout explorer. Les dépenses de recherche et développement sont estimées à 800 millions d’euros par médicament. Le retour sur investissement sera différent entre sa prescription à des millions de patients ou à quelques milliers. Les cancers, le diabète, Alzheimer, tous les grands laboratoires ont des programmes de recherche sur ces maladies. Peu en ont dans les maladies rares. Il faut donc trouver un modèle économique efficace pour rendre attractive la recherche sur les maladies rares. Au-delà de proposer des traitements à ces malades, ce modèle pourra s’appliquer aux maladies fréquentes comme les cancers dont la tendance est aux thérapies ciblées. 'Ces thérapies s'adressent là aussi à un petit nombre de patients.

La santé a un coût : pourquoi ne pas le dire ouvertement aux maldes, aux usagers ?

La santé a un coût. La population vieillit et consomme de plus en plus longtemps des médicaments. Les soins sont plus sophistiqués et plus couteux. Je pense que les Français ont commencé à prendre conscience de cela. Mais rien n’est fait pour les y aider. Les prélèvements sociaux et souvent la mutuelle sont pris directement sur le salaire, les médicaments sur ordonnance sont donnés dans les pharmacies s’en que le patient sorte son porte-monnaie, les seuls moments de contact avec les frais réels sont en général pour les soins dentaires, ou pour le forfait hospitalier. Tout un travail d’éducation du patient reste à faire pour que chaque consultation ou chaque utilisation du système de santé soit faite à bon escient.

Qualité du soin et rentabilité, sont-ce définitivement deux notions incompatibles ?

Quel budget sommes nous prêt à dépenser dans la santé ? Aujourd’hui, la France dépense 11% de son PIB en santé, les Etats-Unis 16%. Pourquoi ne pas augmenter les cotisations de chaque Français pour garder un système de santé de qualité et solidaire ? C’est une possibilité mais inversement, ces sommes colossales doivent être efficacement investies. Plus de gaspillage, une rentabilité sans que la qualité ou l’accès au soin en pâtissent. C’est là où l’équilibre est difficile à trouver.

Comment voyez-vous l’évolution de notre système de santé dans les 5/10 ans à venir ?

Au-delà de la question du financement, beaucoup de choses vont changer. Le patient surfe sur Internet, il va trouver un grand nombre d’informations sur sa maladie et sur les traitements possibles. Il se transforme en partenaire du médecin. Le médecin, lui, va plutôt prendre un rôle de conseil et d’orientation vers le traitement efficace, vers les services hospitaliers, vers les spécialistes. Il va aussi l’accompagner dans le bon usage du médicament et dans le suivi de son traitement sur le long terme. Les associations de patients et d’usagers de la santé seront beaucoup plus associées à la gestion du système de santé. Enfin, la prévention est amenée à prendre plus de place. Pour réussir ces transformations, la première clé est de porter toutes ces réflexions sur la place publique. Nous sommes des usagers du système de santé et les choix à faire nous concernent tous.

La révolution verte : vers une croissance économique stable

energies.jpgPoussées par des règlementations contraignantes et des politiques volontaristes publiques et privées, les entreprises saisissent les opportunités de l'économie verte. Un pari prometteur à long terme, malgré la crise. Représentant un formidable levier de croissance, dopé par le Grenelle de l’environnement, le domaine écologique constitue un formidable gisement d’emplois.
 
Aujourd’hui, l'économie verte se retrouve partout : voitures électriques, biotechnologies, santé… On pourrait facilement la définir comme un accroissement de la production des activités économiques respectueuses de l'environnement.

 
La croissance verte : une réponse à la crise
L’économie verte représente la transposition tant attendue du combat écologique et du développement durable en modèles économiques. Elle est la première à apporter une réponse légitime et d’avenir à la crise financière, économique et sociale. Sans être suffisante ni exhaustive, elle demeure décisive. Selon les estimations du Boston Consulting Group (cabinet international de conseil en management et leader mondial du conseil en stratégie d’entreprise), 600.000 emplois devraient être créés d'ici à 2020 dans les nouveaux secteurs d'activités créés par le Grenelle de l’environnement et dans ceux reconvertis à la croissance verte : 392.000 dans le bâtiment, 249.000 dans les transports, 134.000 dans les énergies renouvelables et 22.000 dans la prévention des risques naturels et technologiques.

 
D’autres études, donnent des chiffres plus importants encore. L’Organisation internationale du travail, envisage ainsi d’ici 2020 jusqu’à 3,5 millions d’emplois créés dans le bâtiment par les techniques de construction liées au développement durable en Europe et aux Etats-Unis. Dans le même temps, au moins 20 millions d’emplois seraient créés partout dans le monde sur le secteur des énergies renouvelables. Les grands pays industrialisés investissent aussi massivement dans ces nouveaux emplois. Les Etats-Unis, par exemple, comptent créer 1,7 millions de nouveaux postes de travail, selon l’application de la loi dite« American Clean Energy and Security act », votée en  juin 2009.

Bien que la crise ait freiné les ardeurs, les éco-industries continuent à trouver de l'argent dans le solaire, l'éolien, le stockage de l'énergie, le traitement de l'eau ou les biomatériaux.

 
Qu'est-ce que c'est la croissance verte ?
Le principe de la croissance verte réside dans l’augmentation de la production économique tout en respectant l'environnement. Elle concerne aussi bien des secteurs économiques traditionnels ou déjà existants que des secteurs nouveaux : des voitures électriques à la biotechnologie en passant par l'énergie solaire à grande échelle… L'économie verte est capable d'ouvrir de nouveaux horizons en termes d'activité et en termes d'emploi.
 
La croissance verte permet aussi et surtout d’investir dans les nouveaux secteurs inexplorés et créer ainsi des « éco-activités », à savoir, des activités qui produisent des biens et services destinés à mesurer, prévenir, limiter ou corriger les dommages environnementaux à l’eau, à l’air, au sol et les problèmes relatifs aux déchets, aux bruits et aux écosystèmes. La filière est globale. Elle touche l'assainissement de l'eau, le recyclage des déchets, l'industrie de la biomasse, le solaire, l'éolien, la dépollution de l'air et des sols, le bruit, la captation du CO2, les biocarburants, l'énergie des vagues… 
 
 
 
CHIFFRES CLÉS :
 
En général :

  • 600 000 emplois en moyenne sur une période de 12 ans (France): dans les nouveaux métiers et les secteurs reconvertis à la croissance verte
  • 20 millions sur le secteur des énergies renouvelables (monde)
  • 1,7 millions pour les USA

Par secteur :

  • Bâtiment [191 milliards d'euros] : 392 000 emplois en 2013
  • Transports [110 milliards d'euros] : 249 000 emplois en 2018

Energies renouvelables : 134 000 emplois en 2020
 

Un investissement de 110 milliards d'euros dont :
 

  • Fonds chaleur : 16 milliards d’€
  • Biomasse cogénération : 7 milliards d’€
  • Bois chauffage individuel : 10 milliards d’€
  • Pompes à chaleur individuelles : 10 milliards d’€
  • Solaire thermique : 15 milliards d’€
  • Photovoltaïque : 37 milliards d’€
  • Electricité hydraulique : 3 milliards d’€
  • Electricité éolienne : 12 milliards d’€
     

Gaëlla Azzi : "J'ai fait mon stage dans le Parallel Trade à Londres"

Portait de Gaëlla Azzi, 21 ans, étudiante en cinquième année, spécialisée Marketing/Commercial à Sup’Biotech.

 
Gaëlla : « J’ai effectué mon stage de quatrième année à Londres, durant quatre mois au sein d'une entreprise pharmaceutique nommée « Crystal Pharma ». « Crystal Pharma » fait partie du « parallel Trade *», ou du commerce international de produits pharmaceutiques.
Les prix des médicaments et de tous les produits pharmaceutiques diffèrent selon les pays. Le parallel Trade vise à spéculer sur l’achat et la vente de ces produits à l’international.


Capture d’écran 2009-10-16 à 08.37.38.pngCette experience  m'a énormément appris. Même si au depart je n’étais pas venue à Sup’Biotech pour faire du commerce dans les biotechnologies, j’ai acquis au fil des années une connaissance certaine des produits, de leurs origines, de leurs propriétés. J’ai très vite compris les tenants et les aboutissants de ce secteur.

A mon arrivée à Londres, j’ai commencé par étudier l'implantation d’un produit italien sur le marché anglais. Devait-on l’acheter en masse, allait-il se vendre, pour quel public : j’ai donc lancé une étude de marché. Le produit (cosmétique) n’a pas été introduit en Grande-Bretagne, au final, son destin commercial semblait incertain.

Capture d’écran 2009-10-16 à 08.38.42.pngDans un deuxième temps je suis devenue acheteuse internationale de produits : cela m’a beaucoup plu. J’étais aussi venue en Angleterre pour pratiquer la langue, sur le terrain et au fil des jours j’ai pris confiance. Plus je parlais, plus je me sentais à l’aise et j’ai fini par conclure des deals à l’international. La quatrième année de cours sur le campus avec une dominante en anglais puis la dernière année, exclusivement en langue anglaise, m’ont donné une base solide pour mes échanges professionnels. J’avais eu un peu de mal à obtenir mon TOEIC et j’avais de sérieux doutes sur mes capacités à l’oral. Depuis mon retour, je sais que je peux parfaitement me faire comprendre et même mieux, je peux évoluer professionnellement en langue anglaise.

Je n’ai désormais aucune crainte pour mon premier poste : je postule pour partir travailler aux USA ou au Canada (partie anglophone) dès l’obtention de mon diplôme. »

 

*Définition : Parallel imports, also called gray-market imports, are medicinal products produced genuinely under protection of a trademark, patent, or copyright, placed into circulation in one market, and then imported by an intermediary into a second market without the authorisation of the local owner of the intellectual property right. Parallel trade exists when there are significant price differences between countries, making this trade attractive, which is the case in the EU, where prices of medicines are not governed by free competition laws, but are fixed by the government.

Portait : Jean-Yves Trosset / Un département bioinformatique

Depuis le 1er septembre, Jean-Yves Trosset est le responsable des projets du nouveau département "bioinformatique" de Sup’Biotech. Une arrivée qui sera l’occasion d’un rapprochement avec les autres écoles du campus IONIS.

Jean-Yves Trosset :  « Nous allons lancer dès cette année des projets étudiants pour la "bioinformatique". Le but de ces projets est de former ces étudiants à toutes ces approches quelque soit l’option choisie : R&D, production ou marketing. Ces projets vont aussi être un outil au quotidien : nous leur apprendrons à manipuler les techniques informatiques, à les adapter pour répondre à des thématiques nouvelles. Ce sont des projets à long terme sur plusieurs années qui peuvent servir de tremplin pour la recherche de stage ou pour une première embauche à la sortie de l’école.


Il est peut-être utile de redéfinir la bioinformatique pour ceux qui connaissent mal ce domaine. La bioinformatique (au sens très, très large) traite non seulement de  l’analyse des séquences de gènes, de structures moléculaires, mais aussi de l’application des techniques de l’information dans le domaine du vivant, de l’analyse statistique à la communication : elle s’intéresse aux méthodes de traitement de l’image et des techniques du web.

Nos étudiants utilisent déjà l’informatique au quotidien mais sans se rendre compte que les techniques mathématiques utilisées pour rechercher un gène dans un génome ne sont pas très différentes de celles utilisées pour rechercher un texte dans Google. Je ne vous prends pas l’exemple de Google au hasard. Ce matin, nous avons fait un TP où l’on a abordé ce problème avec les concepts de la physique : que l’on traite d’un atome ou d’un mot dans un texte, tout est objet et le mot se traite comme l’atome, le mot interagit avec son environnement comme l’atome. Le vocabulaire d’une nouvelle discipline peut effrayer mais le fonctionnement est simple: nous utilisons la sémantique d’un domaine pour la transposer dans un autre.

Capture d’écran 2009-10-15 à 15.13.03.pngAinsi, trouver l’emplacement optimum des antennes Wifi dans un aéroport ou sélectionner les sous ensemble optimaux de réactifs pour une expérience de chimie combinatoire n’est qu’une variante d’un même algorithme.

La bioinformatique est donc à la croisée de plusieurs domaines : les techniques de l’information, recherche opérationnelle bien sur, mais aussi la physique, les statistiques sans oublier la biologie qui nous conduit vers une vision globale des choses.


L’importance croissante de l’ordinateur dans les disciplines du vivant ne peut-être ignorée. Cette science se trouve à la croisée de plusieurs domaines : j’ai pour ma part une formation universitaire en chimie physique mais j’ai pris goût pour les méthodes d’optimisations lors de mon séjour aux Etats Unis où j’ai développé des algorithmes d’appariement de protéines. A Milan en Italie, je découvre la recherche pharmaceutique : le monde des petites molécules où tout les problèmes de chimie informatique et de modélisation moléculaire peuvent se résumer à : « comment retrouver une aiguille dans une motte de foin », c'est-à-dire trouver la molécule active !

Nous avons donc crée ce laboratoire de bioinformatique. Il existe une volonté réelle de créer des synergies entre les différentes écoles du campus (EPITA & Epitech) : il y aura donc des passerelles, des projets communs qui feront appel aux laboratoires spécialisés de ces deux écoles » La présence d’Epita, Epitech et pourquoi pas e-artsup est donc une chance pour Sup’Biotech. La « bioinformatique » peut s’ouvrir à des expertises nouvelles grâce à ces écoles.

Il y aura aussi des projets de recherche en chimie informatique et  « drug design » avec en vue des applications dans le monde thérapeutique mais aussi cosmétique, agronomique ou autre, selon le désir des étudiants".

Anne Feraudet : Agir pour l'environnement dans le cadre de mes études

Portrait d’Anne Feraudet (22 ans), étudiante en dernière année à Sup'Biotech. De la Suède à Lille, de la fabrication d’un kit de diagnostic pour pathologie à l'élaboration d’un événement réunissant des sommités d’un secteur des biotechs, Anne a peu à peu esquissé son futur métier au travers de ses stages : elle sait désormais précisément où elle souhaite travailler.

Anne : «J’ai  d’abord fait un stage en Suède dans un laboratoire d’analyses, ce qui ne m’a posé aucun problème de langue puisque la majorité des les Suédois sont bilingues. Fin de troisième année, stage chez Biorad Laboratories, à Lille juste après avoir choisi l’option « Techniques de Laboratoire » où j’ai developpé un kit de diagnostic pour une maladie (que je ne peux pas nommer). C’était un projet en cours et dans cette entreprise ma mission était de défricher le sujet. J’y ai passé un peu plus de quatre mois.

Ce kit était basé sur la détection d’une protéine : j’ai du avant tout faire produire cette protéine par des bactéries. Il a fallu optimiser ce choix : quelle bactérie utiliser, dans quel milieu, pendant combien de temps, quels nutriments lui apporter. Le but était de produire cette bactérie pour en extraire une molécule qui servait dans le kit de diagnostic. Mes recherches se sont basées sur les cours de microbiologie pratique et théorique dispensés à l’école.

pollution.pngEn quatrième année je suis partie en stage dans une association qui s’occupe de promouvoir les biotechnologies : Adebiotech.
Cette association produit des rapports pour des tiers et organise des événements. J’ai travaillé sur un sujet passionnant, les polluants émergents, des molécules qu’on connaît peu ou dont on ne connait pas les effets et qui échappent à toute réglementation, en particulier à celle du programme R.E.A.C.H (enregistrement, évaluation et autorisation de substances chimiques, en français).

En 2005, le Parlement européen a adopté le programme R.E.A.C.H. Ce texte permet l'élimination progressive des substances chimiques toxiques au cours de la décennie à venir. R.E.A.C.H oblige les fabricants et importateurs de substances chimiques à les enregistrer dans une base de données centrale.

Les informations enregistrées porteront sur les propriétés des substances, les utilisations prévues et les moyens permettant de manipuler ces substances en toute sécurité. Les substances qui suscitent de fortes préoccupations, telles que les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques, et les substances chimiques présentant des risques non gérables, seront progressivement éliminées.

Par exemple des molécules de lessive, de produits de grande consommation sont passées au crible et sont évaluées. Désormais estampillées comme dangereuses alors qu’elles sont parfois utilisées depuis quarante ans, l’un des exemples les plus parlants est celui de la pilule contraceptive. Le corps humain n’intègre pas toutes les molécules et en rejette une partie dans les urines. Ces urines, une fois dans l'eau des toilettes vont être traitées dans une station d’épuration, ce qui n’est pas vraiment le cas car ce sont des molécules organiques qui ont été rejetées. L'eau, une fois nettoyée de tout sauf de ces molécules organiques est ensuite distribuée de nouveau au robinet et bue par tous.
 

De nombreuses études posent la question suivante : dans quel mesure ce rejet influe t’il sur le système hormonal humain alors qu’on sait qu’il influe déjà sur celui des poissons ? Au Québec, on a même observé un changement de sexe de ces poissons ! Selon l’agence environnementale Britannique, sur une étude qui a porté sur des poissons de 10 rivières Canadiennes pendant cinq ans, on a découvert des mâles "féminisés" dans des rivières: près de la moitié portaient des ovules dans leurs organes reproducteurs ou d'autres caractères appartenant à l'autre sexe. Un quart produisaient des spermatozoïdes de mauvaise qualité. Un dixième étaient stériles.

Selon le Dr Charles Taylor, de l'Université Exeter, l'oestrogène accusée serait si efficace que même une partie par million suffirait à provoquer de tels dommages au système reproducteur des poissons. D'où l'inquiétude pour les humains, puisque de telles concentrations sont indétectables avec nos systèmes traditionnels de filtration « d’analyse » (si on parle de détection) de l'eau.

J’ai donc établi l’état des lieux des techniques d’analyse de ces polluants, en France. Adebiotech est une « zone neutre » qui ne juge pas mais travaille sur une problématique et fait se réunir tous les protagonistes d’un secteur, secteurs académique et privé confondus.
Nous en avons conclu qu’il fallait organiser un événement pour échanger sur ce thème, événement (« Quel apport pour les biotechnologies dans l’analyse des polluants émergents ? »). La masse d’information réunie lors de ces échanges est extrêmement intéressante, je travaille donc un jour par semaine dans le cadre de mon stage applicatif en entreprise chez Adebiotech pour monter cet événement »

J’en ai retiré plusieurs enseignements précieux pour la suite de ma carrière : je souhaite travailler dans l’environnement, plutôt dans une petite structure, histoire de ne pas me cantonner à une seule tâche. Je veux pouvoir être polyvalente et valoriser l’enseignement que j’ai reçu ».


(Le colloque aura lieu du 20 au 22 Octobre à Biocitech).
Information et inscription sur www.adebiotech.org ou par mail : colloque@adebiotech.org
 

Marie Dagnaud, d'un Bac S à une Start-Up


    Marie Dagnaud est étudiante à Sup'Biotech en 4ème année (spécialité marketing).

    Marie : « Après mon bac, j’ai voulu travailler dans la biologie mais pas en tant que chercheur ou médecin : je me suis donc inscrite à Sup’Biotech. Dès les premiers cours de marketing, je me suis sentie attirée par cette branche mêlant les biotechs, le droit et les marchés.

    Nous avons trois stages dans le cursus (3ème, 4ème et 5ème année) et selon nos orientations (r&d, production ou marketing) nous choisissons des terrains de stages adaptés. J’ai pour ma part opté pour une mission de business développement dans une start-up nommée Primadiag.

    Primadiag est une jeune entreprise développant des outils innovants pour le diagnostic et les laboratoires de recherche.  En attendant la finalisation des premiers kits (prévus pour la fin 2010), Primadiag propose toute une palette d'instruments et de consommables à destination des laboratoires de recherche. Par exemple, la gamme PrimaRWS permet d'automatiser un certain nombre de procédés biologiques à partir d'une base robotique cartésienne simple et abordable et d'un ensemble d'outils dédiés (EOM et développements internes).

    Encadrée par un maitre de stage, ma mission, durant ces trois mois, était de travailler avec un business développer qui participait au lancement d’un automate sur le marché. Il y a bien évidemment de la prospection pour identifier les besoins : je devais donc contacter dans un premier temps les clients potentiels. La société ne possédait qu’un logo pour la représenter, j’ai donc repris ce logo et de là j’ai crée toute une charte graphique.

cette image ne représente pas du matériel de la société citée dans l'article

image-information.png     Le design de la société a découlé de cette charte, j’ai donc poursuivi par la création de brochures (commerciales et techniques) et de flyers (publicité distribuée lors d’évènements). Il y a enfin eu une phase de publication dans plusieurs magazines : j’ai participé aux interviews, à leur mise en forme, à la relecture.

    Je me suis sentie à l’aise tout au long du stage. Les cours de marketing de troisième année nous expliquent le lancement d’un produit, les contraintes liées à une mise sur le marché, les facteurs clefs du succès, l’identification d’un marché, le tout structuré par des enseignants qui ont un pied dans le monde du travail.

    J’ai pu mettre en application tout ce que j’avais appris. J’ajoute que les cours des deux dernières années à l’école sont quasiment tous en anglais : ce n’est donc pas un problème de planifier un lancement de produit à l’international.  Mon cursus a été adapté, pensé, selon les besoins des sociétés : on pourrait penser que je vous récite mon manuel de parfaite étudiante mais les faits sont là. Je sors bientôt de l’école et je suis parée pour le monde de l’entreprise et de la toute jeune entreprise. »
 
 

Interview de Nicole Guiso (Institut Pasteur) : Les vaccins

Interview de Nicole Guiso, responsable de l'unité de recherche Prévention et thérapies moléculaires des maladies humaines à l’Institut Pasteur. Nicole Guiso revient essentiellement sur les le rôle de l’Institut Pasteur dans la vaccination, sur l’utilité et l’importance d’un vaccin, les risques liés à la vaccination…

 

 

 

 

Inscrivez-vous pour le championnat IDF de Diplomatie

C’est le  samedi 10 octobre qu’aura lieu sur le campus de l’EPITA, au Kremlin-Bicêtre, le championnat d’île de France de Diplomatie 2009. Se déroulant sur une journée, en deux « rondes » il verra peut-être la fin du règne du tenant du titre Yann, double champion d’île de France en 2005 et 2008.

 

Petit rappel : Diplomatie est un jeu de stratégie, de 5 à 7 joueurs (de 12 à…99 ans), d’une durée moyenne de trois heures par partie. Imaginez l'Europe avant la Première Guerre Mondiale. Les grandes puissances de l'époque se disputent âprement la suprématie du continent.
Vous présidez aux destinées d'un grand pays. Votre objectif est naturellement de contrôler l'Europe. Vous allez affronter en permanence vos adversaires, mais aussi vos alliés. Pour sortir vainqueur de cette lutte sans merci, vous n'aurez pas assez de vos armées et de vos flottes de guerre, il vous faudra faire preuve d'intelligence, de souplesse et de diplomatie.

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But du jeu : Gagner en utilisant la stratégie et la stratégie uniquement. Il n’y a pas de place pour le hasard dans Stratégie, ce qui constitue son intérêt principal. Vous ne pouvez pas perdre un combat sur un malheureux coup de dés.

 

Aucune puissance (au moins en début de jeu) ne peut prétendre atteindre seule son objectif: il faut toujours être au bon moment deux contre un ! Il faudra user de diplomatie, chercher des alliances et tenter de neutraliser vos adversaires.

Pour dominer l'Europe, il faut contrôler un certain nombre d'arsenaux.
Ce nombre peut être fixé par convention en début de partie: par exemple 18 sur 34. Le vainqueur est donc celui qui le premier atteint ce résultat. (Plus de règles sur la page wikipedia du jeu)

 

De nombreux lots sont à gagner, bien sûr, au terme d’une journée qui verra sûrement tomber les alliances, les forteresses et les grands traités de paix ! Pour les inscriptions ou toute autre information, rendez-vous sur le site officiel.

3 questions sur les virus émergents (Arnaud Fontanet, chercheur)

Interview d’Arnaud Fontanet, responsable de l'unité de recherche d'Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur. Arnaud Fontanet revient essentiellement sur les causes de l’émergence des nouveaux virus, sur le rôle de l’Institut Pasteur, sur le financement de la Recherche.

 

 

Un concours organisé par le M.I.T : en route pour Boston !

S'inscrire à un prestigieux concours international organisé par le M.I.T (Massachusetts Institute of Technology), en partant avec un mois de retard ? Pas de souci, les étudiants de Sup’Biotech gèrent, et gèrent plutôt bien. Rencontre avec Ranya Jamali, chargée de communication d’un groupe très motivé pour remporter quelques prix cet automne à Boston.

stockxpertcom_id67805_jpg_dfebf749fc1921846e3ac7f7191c2801.jpg Ranya Jamali : “Pour la première fois de son histoire, l’école Sup’Biotech participe à l'I.G.E.M (International Genetically Engineered Machine Competition), concours international de biologie synthétique organisé par le prestigieux M.I.T. Il regroupe plus de 112 équipes venues de 112 universités du monde entier et non des moindres : Harvard, Brown University, Cambridge ou…Sup’Biotech.

Notre équipe est partie avec un sérieux handicap. En effet, nous nous sommes inscrits hors délai car nous ne connaissions pas l’existence du concours. Nous étions néanmoins extrêmement motivés dès que nous avons pris conscience des enjeux et avons effectué un peu de lobbying auprès des organisateurs pour que notre école puisse être inscrite.

mit-seal_400x400.gifUn sacré retard donc, que nous sommes en train de combler en mettant les bouchées doubles. Nous sommes treize candidats, issus de toutes les promotions de l’école, de la première à la dernière année. C’était une volonté de l’équipe de panacher ainsi les niveaux de formation et les profils. De cette manière, l’an prochain, après le départ des élèves de cinquième année, ceux des années suivantes transmettront l’expérience et les bases acquises lors de l’exercice actuel.

Le concours I.G.E.M a lieu chaque année du 31 mars au 02 novembre. Pour nous, la préparation a commencé début mai. Le thème est l’ingénierie biologique : schématiquement, il s’agit de prendre un peu tout ce qui se fait dans l’organisme vivant pour le standardiser afin de pouvoir l’utiliser sur une base commune dans la communauté scientifique.

Notre projet repose sur un système permettant d’apporter un gène thérapeutique à des cellules cibles au sein d’un tissu spécifique (exemples de tissus : cœur, foie) pour lutter contre une physiopathologie humaine particulière.
 
Nous avons réparti les membres de l’équipe en deux branches. Certains s’occupent de la R & D (recherche et développement) en laboratoire, d’autres font du Marketing& Communication pour trouver le financement nécessaire au projet ainsi que pour la création des divers supports de communication inhérents au concours. Des sponsors ont été démarchés et nous avons déjà trouvé la moitié de la somme nécessaire (au 10 août, 15 000 euros sur 30 000). En effet, il faut de l’argent pour la recherche au quotidien, mais il en faut aussi pour les frais de voyage et de séjour à Boston où se déroulera la présentation orale du projet, du 30 octobre au 02 novembre 2009.

 
Pour trouver des financements, nous avons contacté des entreprises qui souhaitent nous soutenir et dont l’image sera véhiculée sur nos avancées tout au long du projet. Les 30 000 euros demandés comprennent :
• les coûteux protocoles scientifiques,
• la réalisation technique,
• le voyage et le séjour à Boston,
• la présentation du projet.

 
Le projet a déjà séduit Takara Bio Europe (société de commerce international), l’Ambassade de France aux USA, etc.

Précisons que le jury notera notre projet et sa présentation mais également le site internet Wiki de ce même projet, lieu qui synthétise toutes nos avancées, le cœur de notre travail. Sa forme et son aspect pédagogique compteront pour beaucoup dans la compétition".

Un projet à suivre jusqu’à la fin octobre, sur le site de Sup’Biotech ainsi que sur le Wiki de l’équipe.

Nouvel accord signé avec l'Inde

Sup’Biotech vient de signer un nouvel accord international avec une faculté en Inde : The Indian Institute Of Health Management and Research (Jaipur). Voilà désormais une possibilité supplémentaire pour les étudiants de l'école désireux « d’affirmer leur différence » de partir un semestre complet à l’étranger.


Vanessa Proux : "Cet accord nous permet de faire des échanges d’étudiants dans les deux sens mais ce qui est intéressant c’est que cet institut Indien propose des formations double compétence en management sur l’industrie de la Santé.

Quelle est la genèse de cet accord ?

J’ai cherché toute l’année des opportunités de développement international. La chambre de commerce et d’industrie de Paris a organisé un forum avec des entreprises de différents pays pour faciliter la mise en place de contrats commerciaux. Une matinée de rencontres franco-indienne a eu lieu l’hiver dernier et parmi les participants il y avait certes beaucoup d’entreprises (tous secteurs confondus) mais également l’Indian Institute of Health Management and Research.

stockxpertcom_id19533231_jpg_ab3dbe4468ea1cd354ee596ae01005dc.jpgJe trouve l’Inde intéressante car c’est un pays en plein développement dans l’industrie des biotechnologies. Ils sont par exemple très en avance dans le secteur des médicaments génériques. Après une première rencontre, j’ai pu prendre connaissance du programme scolaire. Cet institut propose des cours pour des médecins, des pharmaciens et des ingénieurs comme le management du risque dans un environnement hospitalier, le développement de A à Z d’un nouveau médicament, la conduite d’essais cliniques…

Les deux dernières années du cycle d’enseignement à Sup’Biotech se déroulant intégralement en anglais, j’étais bien sûr intéressée pour mes élèves. Nous avons rapidement posé les bases d’un MOU (memorandum of understanding), accord typique international entre deux établissements académiques, et nous voilà désormais liés. Je pense organiser mon déplacement sur place, à Jaipur, en 2010.

Comment inciter un étudiant à aller passer quelques mois sur place, que lui dire ?

Il y a avant tout la double compétence management/biotech santé (étudiée à Sup’Biotech) qu’un semestre d’étude supplémentaire sur place permettrait de renforcer. Il y a aussi cette chance unique de partir se former dans un pays où les biotechnologies sont en plein boom, en pleine croissance.

Pourquoi choisir l’Inde ? Ne vaudrait-il mieux pas opter pour les USA ?

Cela dépend de la dimension culturelle que l’on veut donner à son projet international. Aux USA les biotechnologies occupent une place déjà confirmée, le pays est la première puissance mondiale dans ce domaine, certes, et un stage serait enrichissant, bien sûr. Cependant des pays comme l’Inde ou la Chine sont en pleine effervescence économique et sont moins impactés que les USA par la crise. A titre personnel, participer à l’essor d’une nouvelle technologie sur un continent, assister à l’épanouissement d’une nouvelle branche me semble très enrichissant. Tout le monde veut aller aux USA mais l’étudiant qui montrera sur son CV un stage en Inde affirmera sa différence et sa volonté d’être pionnier sur un secteur très concurrentiel en pleine expansion.

Que mettez-vous en place pour faciliter l’acclimatation des étudiants étrangers sur le campus pendant un semestre ?

Ils ne sont jamais livrés à eux-mêmes. Après un pot convivial le premier jour, des tuteurs (nommés, dans chaque promo) se chargent de les accueillir et de les guider. Nous avons mis en place dans le passé avec les étudiants écossais des cours de français car même si l’enseignement et la majorité des échanges se font en anglais sur le campus, il est toujours important d’avoir quelques notions de la langue du pays d’accueil, pour la vie quotidienne. Nous allons reconduire ces cours".

Bioéthique, deuxième partie : la thérapie gênique


Pierre Ouzen, enseignant à Supbiotech, expose les principaux enjeux de la Bioéthique, dont les principaux acteurs viendront débattre à l’école au printemps 2009 pour une série de conférences. Occasion aujourd’hui de revenir sur les implications d'une découverte déjà âgée de 10 ans : le gêne BRCA1.

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« Le gêne BRCA1 (Breast Cancer Antigen One) est un gêne identifié dans 80% des cancers du sein. Il faut rappeller que chaque individu possède environ 30 000 gènes, contenus dans l'ADN de leurs chromosomes. Ces gènes résultent de la combinaison de l'ADN des chromosomes de l'ovule de la mère et du spermatozoïde du père. Or ces combinaisons de gènes peuvent comporter des erreurs, des mutations, des anomalies qui peuvent ensuite causer des maladies comme le cancer. Ce sont ces erreurs de codage que les tests vont rechercher afin d'identifier les personnes à risque de développer certains cancers à composante génétique.

Dans le cas du cancer du sein, on estime selon l'Inca que "les formes héréditaires représentent environ 5 % des cas". Or 2 gènes majeurs de prédisposition ont été identifiés dans les années 90, les gènes BRCA1 et BRCA2. Si une femme est porteuse d'une de ces mutations, elle un risque 5 à 6 fois plus élevé d'être atteinte. En conséquence lorsqu'à l'interrogatoire, un médecin retrouve plusieurs cancers du sein dans la famille, il peut inciter la patiente à consulter en oncogénétique afin de rechercher le gène BRCA1 ou BRCA2. En cas de résultat positif, cette femme sera davantage surveillée (examens radiologiques annuels, dont l'efficacité n'est pas encore totalement évaluée) voire opérée du sein préventivement en cas de risque très élevé, ce qui diminue le risque de cancer du sein de 90 %.

Problème : on a récemment réalisé en Grande-Bretagne une FIV (fécondation in-vitro) pour tester sur un embryon l’existence de ce gêne pathogène, ce qui permet certes de prévenir son apparition, en faisant disparaître l’embryon porteur mais relance le débat de l’eugénisme…au nom de la santé Publique, de son coût !

Corollaire de cet évolution, la question posée à la société : que faire si la maladie se developpe quand même sur un sujet choisi pour être non porteur du fameux gêne ? A vouloir repousser la maladie par des moyens technologiques, on semble exclure les causes quotidiennes (stress, pollution, alimentation) qui jouent aussi un rôle important dans le développement des maladies »

Portait : Marie Dagnaud chez Primadiag

Marie Dagnaud, étudiante de Sup’ Biotech, est en stage dans l’entreprise Primadiag qui vient de signer un partenariat avec l’école. Très prochainement tous les étudiants de SUP'BIOTECH pourront travailler sur des automates de laboratoire durant les TP (station PrimaRWS®). L’école devient ainsi le premier campus à former ses élèves sur le sujet. Rencontre sur le terrain avec une étudiante.

Marie Dagnaud, quelques mots sur vous pour commencer…


J’ai 21 ans, je suis actuellement étudiante en troisième année et me dirige vers l'option marketing pour les 4e et 5e années du cursus. Je suis en stage de trois mois chez Primadiag.

Présentez-nous brièvement cette entreprise Biotech :

Primadiag est une jeune startup développant des outils innovants pour le diagnostic et les laboratoires de recherche.  En attendant la finalisation des premiers kits (prévus pour la fin 2010), Primadiag propose toute une palette d'instruments et de consommables à destination des laboratoires de recherche. Par exemple, la gamme PrimaRWS permet d'automatiser un certain nombre de procédés biologiques à partir d'une base robotique cartésienne simple et abordable et d'un ensemble d'outils dédiés (EOM et développements internes).

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Comment se déroule une de vos journées de stage ? Quel est votre rôle ?
 

Je suis chef de projet marketing Junior, je m'occupe de la mise en place de la charte graphique de la société, de l'établissement des catalogues produits. Je démarche des clients potentiels (selon les différents segments de marché que nous ciblons) et j’établis de propositions de collaboration.
Concernant l'aspect technique, je rédige le manuel d'utilisation et d'installation des produits (automates de laboratoires) ainsi que les conditions générales de vente.
 

Que retirez-vous de cette incursion dans la vie professionnelle ?
 

Ce stage me permet de voir la vie d'un produit dans son ensemble et de mettre en place les outils nécessaires à sa commercialisation (produit et société). Ensuite, concernant la communication, j'ai participé à la publication d'un article dans la gazette du laboratoire, et me rends sur différents évènements (salons professionnels, conférences...) afin de prospecter : c’est très enrichissant. Enfin cette société est une start-up ce qui me permet de suivre son évolution dans sa première année d'activité avec curiosité. Qui sait, peut-être un jour aurais-je moi aussi envie de monter ma propre entreprise ?
 

Primadiag a signé un partenariat avec l’école, les étudiants travailleront sur des automates fournis par la start-up. Que vont-ils retirer de cette offre ?

  Pour les étudiants de Sup'Biotech ce partenariat présente un double intérêt : la plateforme développée leur permet de se familiariser avec un automate de laboratoire. Nous sommes confrontés à la sortie de notre formation à un environnement technologique de plus en plus automatisé : le travail effectué sur les automates de PrimaDiag nous permettra de faciliter notre insertion professionnelle. Suite à ces manipulations nous serons capables de répondre aux besoins des entreprises désireuses d'embaucher des étudiants disposant des connaissances en pilotage et traitement de données.
 

Vous évoquiez un deuxième intérêt ?
 

Dans le cadre d'un co-développement les étudiants de 4e année et moi-même participons à l'élaboration d'un cahier de travaux pratiques et à l'amélioration de la plateforme automatisée. Nous pouvons ainsi mettre nos connaissances acquises (biologie, physique, informatique...) au service de l'innovation et développer notre talent de futur ingénieur.

Le secteur des biotechnologies

Mardi 3 février 2009, Sup’biotech organise une conférence sur le secteur français des biotechnologies « L’envole des Biotechnologies françaises : aspects économiques, RH et formations ». (Inscrivez-vous)
Quel avenir pour les entreprises françaises de biotechnologie ? Quels besoins en ressources humaines ? Quelles technologies  développées ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans le rapport annuel des biotechnologies réalisé par France Biotech, l’association française des entreprises de biotechnologie et de leurs partenaires

Panorama des biotechnologies françaises
En France, 11% des entreprises conduisant une activité interne de Recherche et Développement (R&D) sont impliquées dans le domaine des biotechnologies.  2007  à été, à partir de la mi septembre, une année record en termes d’investissement dans les sociétés des sciences de la vie, avec un total de 625 millions d’euros investis, dont 489 millions d’euros levés par les entreprises sur le marché boursier et 126 millions d’euros levés auprès des investisseurs en capital-risque.
Cette embellie et ces bons résultats ne doivent cependant pas masquer l’écart persistant entre la France et ses voisins, sans oublier l’écart global Etats-Unis/Europe. Au classement  européen, la France se place au 3ème, voire au 4ème rang selon les indicateurs, avec 5 fois moins de sociétés cotées qu’au Royaume Uni et une capitalisation boursière totale 3 fois inférieure à celle des sociétés britanniques.
A noter que plusieurs entreprises nationales sont en bonne voie et ont montré tout le parti qu’elles pouvaient tirer d’une aide publique bien ciblée.
Par ailleurs, les moyens consacrés par l’Etat au secteur de la recherche augmenteront de manière à atteindre un montant cumulé de 19, 4 milliards d’euros supplémentaires jusqu'à 2010. Ces efforts doivent absolument se maintenir pour que l’industrie française des biotechnologies puisse rapidement atteindre sa phase de maturité et tenir son rôle moteur en Europe et au plan mondial.

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Les produits issus des biotechnologies
L’analyse des domaines d’applications dans lesquelles les entreprises françaises de biotechnologies exercent une activité confirme leur forte orientation en faveur des activités relatives à l’homme et à sa condition : santé humaine, alimentation et cosmétique.
En 2007, la répartition des domaines d’activité diffère cependant légèrement par rapport à celle de 2005. En effet, 54% des entreprises déclarent une activité relative à l’homme et à sa condition, alors qu’elles étaient 71% en 2005 et 59% et 2004. Plus précisément 40% des entreprises ont une activité en santé humaine, contre 57% en 2005, 10% dans celui de la santé animale, 10% dans les cosmétiques, 4% dans l’alimentation humaine, 2% dans l’alimentation animale et 8% d’entre elles produisent du matériel pour la recherche. Cette dernière composante de l’activité productive des entreprises de biotechnologie se contracte encore, de 9% en 2005 à 8% en 2006 après avoir connu une croissance importante en 2004, année durant laquelle 15% des entreprises déclaraient produire du matériel destiné à la recherche.
Par ailleurs, les domaines de l’alimentation animale, de la production végétale, et de l’environnement restent des domaines encore peu investis par les PME françaises.

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Les technologies développées dans les entreprises françaises
La convergence de multiples disciplines et technologies propres aux biotechnologies se reflète parfaitement dans la variété et l’hétérogénéité des disciplines et des technologies développées et utilisées par les entreprises françaises.
Les sociétés françaises de biotechnologie s’intéressent particulièrement aux techniques se rapportant aux domaines du génie moléculaire, de l’infectiologie et de l’immunité en général (vaccinologie, immunologie, bactériologie…), de la découverte de nouvelles molécules thérapeutiques, et l’ingénierie des protéines. Par contre, les biocapteurs, la biotechnologie végétale, les micro et nanosciences (à titre d’exemple) ne semblent que faiblement développés par les entreprises du vivant en France.

 Moyenne d’âge des entreprises françaises de biotechnologie
La pyramide des âges des entreprises de l’échantillon 2007 révèle que 25% des entreprises (32% en 2005) ont entre un et trois ans, ce qui pourrait traduire un fléchissement dans la création d’entreprises en France si cette contraction se poursuivait. 11% seulement des entreprises ont plus de dix ans (11% également en 2005). Une forte proportion d’entreprises a entre 6 et 9 ans, ces entreprises, nées dans l’engouement pour la création d’entreprise qui a suivi la Loi sur l’Innovation de 1999, ont aussi survécu à la période de récession financière entre 2001 et 2005. Il existe également une nouvelle génération d’entreprises en science de la vie : 5% ont été crées dans l’année et 32% ont entre 1 et 5 ans d’existence. Ce qui représente de l’ordre de 20 entreprises créées dans l’année et on peut estimer à une centaine d’entreprises de moins de 5 ans en France.
Le secteur français des biotechnologies est donc suffisamment dynamique pour permettre la croissance de ses entreprises, de la création à leur maturation, tout en renouvelant le nombre des nouveaux entrants.

 

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Consulter l’enquête  
 

Des asticots pour lutter contre les ulcères de la jambe

mouche.jpgDeux études, présentées au dernier congrès de la Société française de dermatologie, à Paris, indiquent que l'utilisation de larves de Lucilia sericata (la mouche verte) semble bénéfique dans le traitement des ulcères de la jambe.


Cette technique nécessite toujours une prise en charge de la souffrance provoquée par ce traitement bien peu ragoûtant. Selon les spécialistes, la douleur disparaît toujours progressivement, une fois la cicatrisation rendue possible.

Le traitement des ulcères chroniques de jambe à l'aide de larves de mouche est connu depuis des décennies pour la détersion des plaies fibrineuses. En pratique, la larvothérapie (ou asticothérapie) repose sur la capacité des larves de certaines espèces de mouche (ici, Lucilia sericata ou lucilie soyeuse) à décomposer et ingérer du tissu infecté ou nécrosé, afin de nettoyer une plaie et de faciliter sa cicatrisation. Les larves sont appliquées dans des sachets, de tailles variables selon les besoins, recouverts d'un pansement.

En France, il est possible d'utiliser des larves dans le cadre d'une autorisation temporaire d'utilisation et seulement après échec des traitements classiques. De plus, la technique n'est praticable qu'en milieu hospitalier.

L’équipe de  Séverine Martelet  des services de pharmacie et dermatologie du CHU de Saint-Etienne  a conduit une étude médico-économique auprès d'une soixantaine de patients (15 cas d'une angiodermite nécrotique, 22 ulcères veineux, 10 ulcères artériels et neuf ulcères artérioveineux) pris en charge dans leur établissement après échec de plus de trois mois malgré des traitements ambulatoires bien conduits.

Ces patients présentaient des ulcères de la jambe ne nécessitant pas de prise en charge chirurgicale vasculaire. Ils étaient âgés de 75 ans en moyenne et les plaies étaient anciennes de plus ou moins quatre ans, avec une taille moyenne supérieure à 5 cm de diamètre.

Les patients ont été hospitalisés et les pansements de larve, achetés auprès de la société britannique ZooBiotic, ont été appliqués sur les ulcères jusqu'à détersion complète, soit une à deux cures pendant quatre à huit jours.

Dès 24 heures à 48 heures d'action des larves, une diminution de la quantité de fibrine était visible. Dans plus des trois quarts des cas (76%), la détersion a été assez efficace pour autoriser une greffe cutanée en résille ou en pastille (six patients l'ont refusée).

Pour 56% d'entre eux, un mois après la greffe, la cicatrisation était supérieure à 50% de la surface initiale de la plaie. 17 patients ont été greffés après une seule cure et neuf avaient bénéficié de greffes antérieures avec succès.

Le coût d'un traitement de larvothérapie (deux cures), sans tenir compte de l'hospitalisation, est de 714 euros en moyenne, avec des variations selon le nombre et la taille des sachets de larves appliqués.

Globalement, ces données montrent que la larvothérapie permet une détersion significative des plaies et un gain considérable de temps de cicatrisation et de confort, ce qui permet également d'économiser du temps infirmier.

Ces bénéfices permettent de compenser le coût globalement élevé de ce traitement, notamment en raison de l'acheminement des larves du Royaume-Uni en moins de 24 heures. Le coût de la larvothérapie reste néanmoins comparable à des soins classiques à domicile sur deux mois (978 euros en moyenne), concluent les chercheurs.

Pour des raisons réglementaires, la larvothérapie demande une hospitalisation en France mais elle pourrait être réalisée en ambulatoire, comme au Royaume-Uni, ce qui permettrait de réduire davantage les coûts, ajoutent-ils.

ADAPTER LE TRAITEMENT ANTALGIQUE

La même équipe présente une étude évaluant la douleur associée au traitement par Lucilia sericata qui a été conduite auprès d'une vingtaine de patients (10 ulcères veineux, deux ulcères artériels, cinq ulcères mixtes et trois angiodermite nécrotique).

Avant le traitement, un tiers des patients prenaient un antalgique de pallier 1, 40% des antalgiques de palliers 1 et 2 et 27% ne prenaient aucun antalgique.

Dès le début de l'action des larves, les douleurs se sont accentuées, en particulier la nuit, pour 85% des patients. Lorsque le score douloureux augmentait d'au moins deux unités (sur une échelle de 0 à 10), un antalgique de pallier supérieur a été administré.

Dans 90% des cas, les patients ont pu être greffés. Pour tous ces patients, une disparition des douleurs a été observée et les antalgiques forts ont pu être arrêtés. Un antalgique de pallier 1 a été maintenu pour 65% d'entre eux.

La larvothérapie apparaît comme un traitement efficace et relativement rapide mais l'augmentation des douleurs quasi-constante qui l'accompagne nécessite une évaluation journalière et une adaptation du traitement antalgique, concluent les chercheurs.
 

Valorisation : La banane antillaise mise en labo

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Par Stéphane Davin

Produire une banane plus résistante aux maladies et aux insectes, moins consommatrice de pesticides et répondant aux standards du marché, c’est le défi que doit relever la filière française de production de bananes. A Montpellier et aux Antilles, une unité de rcherceh du Cirad y travaille.


Vendredi en Martinique, l’unité de recherche sur les systèmes de culture de bananes, plantains et ananas du Cirad s’est retrouvée sous les feux de l’actualité. Aux côtés du ministre de l’Agriculture et de la Pêche et des présidents des deux régions Martinique et Guadeloupe, Gérard Matheron, directeur général du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, a signé le « protocole d’accord instituant la mise en place du « Plan banane durable » 2008-2013 » dans lequel son unité de recherche jouera un rôle central.
Créée il y aura 60 ans l’année prochaine, cette dernière est implantée en Montpellier, mais bénéficie d’une antenne sur chacune des deux îles des Antilles françaises. « Nos travaux répondent à plusieurs enjeux, explique François Côte, le directeur de l’unité. D’une part à la réduction de l’impact environnemental des monocultures telle celle de la banane, d’autre part à la promotion d’un produit à haute valeur ajoutée et enfin, à l’amélioration de la performance des systèmes de culture sans copier les recettes de l’agriculture intensive ». L’unité dispose pour y parvenir d’une cinquantaine de personnes (chercheurs, techniciens et ouvriers agricoles), et particulièrement de 5 généticiens spécialisés dans la banane sur la dizaine que compte la planète.

Des plants assainis pour remplacer les contaminés

Le Cirad est à l’origine de la création des vitroplants, des plants de banane sains, exempts de nématode, un micro vers allant se nicher dans les racines. Les bourgeons sont obtenus in vitro, à partir de cellules prélevées sur le pied mère. C’est à Vitropic, une filiale, que qu’il a confié la valorisation de ce travail de recherche. L’entreprise commercialise les vitroplants auprès de spécialistes de l’élevage, qui les accompagnent pendant 12 semaines, avant qu’ils ne deviennent des plants à part entière. Ces vitroplants, sont mis en terre après une période de jachère permettant d’assainir les sols, méthode préconisée par le Cirad.
Les principaux nuisibles de la banane sont la nématode, un vers microscopique qui se niche dans les racines, le charançon, un insecte dévoreur de bananiers et la cercosporiose, un micro champignon pathogène. Leur éradication a conduit durant des années à l’utilisation de quantités de pesticides, dont la chlordécone qui a été interdite en 1993 parce qu’elle polluait les sols. Ces dix dernières années, les travaux de l’unité de recherche et la mise en œuvre de ses recommandations, a permis de diminuer la quantité d’utilisation de produits phytosanitaire de près de 60%, cette dernière étant passée de près de 10 kilos à l’hectare par an à 4,3 kilos. Les producteurs français de banane sont de loin les moins polluants du monde. Mais ils souhaitent aller plus loin aujourd’hui et accélérer le mouvement, l’objectif étant pour les 6 prochaines années de diminuer d’encore 50% les quantités de pesticides. [...]

 

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Des tomates mauves pour lutter contre le cancer

 

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Après les tomates rouges, les tomates vertes et les tomates jaunes, voici les tomates mauves. Une nouvelle variété génétiquement modifiée créée par des chercheurs du John Innes Centre au Royaume-Uni. 

 

La tomate mauve contient de l’anthocyanine, un pigment qui aide à lutter contre le cancer

L’anthocyanine, pigment abondant dans les végétaux bleus et mauves (raisin noir, mûres, airelles, aubergines...), est connu pour ses propriétés antioxydantes ainsi que pour sa capacité à protéger contre certains types de cancers, des maladies dégénératives liées à l'âge et des problèmes cardiovasculaires.
 

Naturellement, la tomate est riche en lycopène, un autre antioxydant aux effets bénéfiques prouvés, mais elle ne contient pas d'anthocyanine. Les chercheurs ont donc introduit dans ces légumes deux gènes provenant de la fleur "gueule-de-loup". Ils ont réussi à obtenir la plus forte teneur en anthocyanes décrite jusqu'à présent dans des tomates.
 

Des tests ont ensuite été effectués sur des souris élevées pour être sensibles au cancer. Les résultats ont indiqué que les sujets dont l’alimentation était complétée avec des tomates GM avaient une durée de vie sensiblement plus longue que ceux qui ont reçu des tomates normales : 30 % en moyenne, des animaux nourris avec des tomates mauves vivent plus longtemps.

Bientôt des tests sur les hommes

Les chercheurs déclarent vouloir étudier les effets chez des hommes volontaires et tenter de découvrir d'autres substances voisines des anthocyanines, susceptibles de protéger également contre certains cancers ou d'autres maladies chroniques. Ce qui leur permettrait d'émettre des recommandations précises en matière de nutrition. Toutefois, Paul Kroon du Food Research Institute au Royaume-Uni émet quelques réserves. Selon lui, il serait faux de supposer que les effets bénéfiques sur la santé observés chez la souris vont nécessairement se produire chez l’homme.


La recherche a été publiée dans la revue Nature Biotechnology.
 

Clonage : Des souris ressuscitées !

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Par Johannes Braun

Une équipe de chercheurs japonais est parvenue à cloner des souris mortes congelées depuis 16 ans. Une technique qui pourrait être développée pour faire revivre des animaux éteints comme les mammouths.

Des chercheurs japonais de l’Institut de recherche Riken de Yokohama au Japon ont réussi à cloner des souris mortes conservées depuis 16 ans à - 20 °C. Jusqu’alors, les cellules endommagées par le gel s’étaient révélées impropres à produire des clones en bonne santé [...]

 

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Microalgues : L'aliment-santé du futur ?

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Naturellement riches en protéines, vitamines, acides gras oméga 3 et antioxydants, les microalgues pourraient s’avérer très précieuses, à l’avenir, pour améliorer le statut nutritionnel et la santé des populations. C’est en tout cas le pari du groupe Roquette, premier producteur français de l’industrie amidonnière, spécialisée dans la chimie du végétal, qui coordonne le vaste programme de recherche européen « AlgoHub », soutenu par Oseo Innovation.


« Parce que l’alimentation est au cœur de nombreuses problématiques de santé publique (maladies chroniques, obésité…) et que le désir de santé de la société va croissant, sur fond de vieillissement de la population et de carences alimentaires, Roquette a choisi de se positionner sur un secteur encore peu développé en Europe : l’utilisation de microalgues à des fins de nutrition, santé, pharmaceutique, cosmétique et aquaculture  » a annoncé hier, Marc Roquette, PDG du groupe du même nom, à l’occasion d’une conférence de presse. Naturellement riches en protéines, vitamines, acides gras oméga 3 et antioxydants, les microalgues pourraient s’avérer très précieuses, à l’avenir, pour améliorer le statut nutritionnel et la santé des populations. C’est en tout cas le pari de l’entreprise Roquette, basée à Lestrem (Pas-de-Calais) et spécialisée dans la chimie du végétal qui se présente comme étant le premier producteur français et quatrième producteur mondial de l’industrie amidonnière.

Chef de file d’un programme européen d’envergure

Déjà expert dans la transformation des matières premières agricoles, Roquette a racheté en janvier dernier, la société allemande BPS (Bioprodukte Prof.Steinberg) dotée d’un solide savoir-faire dans la culture des microalgues (notamment la chlorelle très riche en nutriment, vitamines et minéraux et actuellement premier complément alimentaire utilisé au Japon) à des fins alimentaires, et coordonne le vaste programme de recherche européen « AlgoHub ». Labellisé par les deux pôles nationaux de compétitivité « Nutrition Santé Longévité » et « Filière produits aquatiques » basés dans la région Nord-Pas-de-Calais, et soutenu par Oseo Innovation à hauteur de 10 millions d’euros, le projet, d’un coût total de presque 28,5 M€, regroupe pas moins de 14 partenaires publics (Institut Pasteur de Lille) et privés (Bonduelle, Pierre Fabre…). Objectif final : développer une filière intégrée microalgues en Europe et dans le monde afin d’exploiter les propriétés nutritives de ces micro-organismes.

Une alternative au poisson

« Face à la raréfaction et à l’augmentation du prix du poisson, riche en oméga 3, en protéines et en vitamines, la production massive de microalgues et leurs utilisations pourraient permettre d’enrichir des aliments et d’améliorer ainsi l’alimentation ou de pallier aux carences des populations défavorisées. [...]

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SB-Consulting, "pour éprouver ses compétences professionnelles"

 

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Pour amener encore plus de professionnalisation dans le cursus Sup’Biotech, un groupe d’étudiants s’est lancé dans la construction de SB-Consulting. Et c’est derrière ce nom que tout son programme apparaît.

« Pourquoi les lettres S et B ? Tout simplement pour marquer notre appartenance à l’école Sup’Biotech, mais aussi pour affirmer notre double compétence inhérente à notre cursus : Sciences et Business, explique Enguerrand Habran, président de l’association ».

 C’est bien en adéquation avec leurs domaines de compétences que SB-Consulting permettra aux étudiants de répondre à des demandes émanant d’entreprises extérieures. « Pour acquérir de l’expérience et payer leurs études, les étudiants seront rémunérés pour les missions que nous leur proposerons ».

Déjà rodés grâce à leur propres stages et à leurs expériences personnelles, les cadres de l’association ont exploré et  développé un panel de clients impressionnant (1200 contacts directs). « Toutes les entreprises du domaine des Biotechnologies sont susceptibles d’avoir besoin de nous », affirme son président. En effet, SB-Consulting peut assurer des missions dans beaucoup de domaines : fort du cursus de Sup’Biotech et des partenariats développés avec les leaders nationaux et  européens du conseil (en gestion des couts, marketing, communication, intelligence économique, business devlopment, etc.), SB-Consulting propose toutes les expertises nécessaires à la croissance et au bon fonctionnement d’une entreprise.

Travaillant dans 2 start-ups et ayant été membre du BDE de l’école, le président de SB-Consulting a déjà une grande expérience dans l’organisationnel. Il connait les besoins des start-ups, et sait manager une équipe. Il peut également compter  sur une équipe dirigeante compétente issue des deux options de l’école : Romain Lagarde (Marketing), Etienne Subil (Marketing), Gaëlla Azzi (Marketing) et Samy Chebbah (Recherche & Développement).

Avec l’aide de M. Ougen, professeur à Sup’Biotech (voir son portrait), SB-Consulting est bien partie pour remplir ses objectifs ! C’est en tous cas une parfaite mise en œuvre de la variété des compétences des étudiants de Sup’Biotech.

Colloque traçabilité et biotechnologies

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Pour rassembler les acteurs concernés par la sécurité dans le domaine de la santé, Sup'Biotech est partenaire d'Adebiotech et du Pôle de Traçabilité dans l'organisation du colloque "Biotechnologies et Traçabilité", dans le parc d’activités Biocitech, le 21 octobre 2008.

 

 

 

Les produits de la santé et les produits biologiques en général sont sensibles et influent directement sur le bien-être des individus. Malgré les précautions prises dans les différentes chaines de production ou de distribution  de ces produits, des disfonctionnements existent et les conséquences peuvent être graves.  De la contrefaçon des médicaments à la mauvaise conservation des échantillons humains, sanguins…, comment peut-on garantir une parfaite transparence ? Quels sont les outils dont on dispose pour assurer la sécurité dans les domaines de la santé ?

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En rassemblant les principaux acteurs impliqués dans cette problématique essentielle,, Adebiotech, le Pôle de traçabilité et Sup’Biotech vont tenter d’y apporter des solutions concrètes en mettant en relation la traçabilité et les Biotechnologies. Développer la sécurité des produits de Santé pour le bénéfice et le bien-être de tous sera le leitmotiv du colloque « Biotechnologie et traçabilité ».

Les professionnels partageront leurs idées et échangeront sur les technologies disponibles. Les laboratoires, appelés à prendre des mesures de sécurisation, feront ainsi table commune avec les industriels qui mettent en place des systèmes de traçabilité. Le code matriciel, la signature numérique, les marqueurs ADN, la traçabilité robotique, la RFID (radio-identification des objets, produits ou même des organismes vivants), ou les microorganismes, sont autant de solutions biotechnologiques apportées pour les besoins de traçabilité et d’identification.

Sup’Biotech, fidèle à sa formation transversale et à sa volonté de provoquer le partage d’idées et de connaissances sur les biotechnologies, soutien de façon active les évenements qui visent à rassembler les différents acteurs impliqués dans les biotechnologies : des industriels de la biotechnologie, des laboratoires pharmaceutiques et de diagnostic, de la recherche publique, des Centres de Ressources Biologiques, et de tous les acteurs concernés par la sécurité dans le domaine de la Santé.

 

  • Programme :

9h00 - Accueil des participants
9h30 - Accueil par M. C. Bartolone, Président du Conseil Général de Seine-St-Denis
M. G. Bologna Directeur des affaires publiques, LFB
9h45 - Introduction : Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. (sous réserve de confirmation)

Session A : La traçabilité au service des biotechnologies
10h00 - La réglementation, contrainte et levier de croissance, AFNOR (nom de l’intervenant à confirmer)
10h30 - Les points clés de la traçabilité (1)
- La chaîne du médicament, François Blanot, Sanofi Aventis
- La chaîne des réactifs de diagnostic, Jean-Christophe Frot, Menarini Diagnostic France

11h00 - Pause, Affichage scientifique, exposition

11h30 - Les points clés de la traçabilité (2)
- Produits biologiques et dérivés du sang, J-C. Mongrenier, Réseaumatique
-Suivi de la conservation (biobanques, CRB…), Marie-Lise Daufresne, Institut Paoli Calmette
- Les outils informatiques (LIMS, logiciels de traçabilité), Moïse Bitton, MB Consultant ; Raynald de Lahondes, Sibio

13h00 - Déjeuner, Affichage scientifique, exposition

14h30 - Retours d’expérience
- Les limites actuelles de la traçabilité, François Bidet ,Macopharma ; Jérôme Coulon, RFIDEA
- Les besoins, Louis-François Plassa, Hôpital St Louis
15h00 - Les nouveaux outils
- Du code à barres à la RFID, Jean-Michel Loubry, Pôle Traçabilité
- Cas d’usage de la RFID, Eric Grosdemange, BSS

Session B : Les biotechnologies au service de la traçabilité
15h45 - L’apport des biotechnologies
- Marquage ADN, Paul Roquette, Tracetag Europe
- Marquage et authentification d ’objets manufacturés, Charles Calzolari, ACKROZ
- Utilisation de microorganismes, Didier Montet, CIRAD
16h30 - Table Ronde : Quelles avancées les techniques de traçabilité ont apporté depuis 10 ans, quels avantages pour la Médecine personnalisée de demain ? Eric Bertrand, Gestion du Risque, représentant de l ’Hôpital Ambroise Paré; Louis-François Plassa, Hôpital St Louis
17h30 - Conclusion / Adebiotech - Pôle Traçabilité
17h45 - Clôture : Monsieur Luc Chatel, Secrétaire d ’Etat chargé de l ’Industrie et de la consommation. (sous réserve de confirmation)

 

  • Lieu :
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Parc d’activités Biocitech

102 avenue Gaston Roussel
( ex Route de Noisy)
93230 Romainville

IONIS Mag n°3 est en ligne

ionis mag 3.jpgLe 1er numéro de la rentrée du IONIS Mag est disponible.

 

Venez y découvrir les nouveaux partenariats, l'actualité des écoles du groupe (ISEG, ISG, ISTH, EPITA, EPITECH, ESME Sudria, IPSA, Sup Biotech, e-artsup, ICS Bégué, ISEFAC Bachelor, ISEFAC Alternance, Etna, IONIS Tutoring) et ce que deviennent les anciens.

 

Pour ceux intéressés par la version papier n'hésitez pas à en faire la demande en cliquant ici

 

 

 

Nous vous souhaitons une agréable lecture.


Sup'Biotech sera au coeur de l'EuroBIO 2008

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Sup’Biotech participera activement à l’EuroBiO 2008, l’événement européen majeur du secteur des biotechnologies, du 7 au 9 octobre, au Palais des Congrès.


C’est à l’interface des biosciences et des bioindustries, que l’EuroBIO 2008, la 12ème édition de l’événement phare des sciences du vivant de la présidence de l’Union Européenne, va réunir 5000 experts internationaux de toutes les communautés composant le secteur des biotechnologies : celles de la recherche, de l'industrie et de la finance.

A l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne, c’est à la France que revient cette année l’honneur de recevoir cet événement créée en 1997 d’une initiative française. La Région et la ville de Paris met donc tout en œuvre pour créer l’état des lieux annuel des défis que connaissent la bioindustrie et les biosciences.

EuroBiO 2008 traitera des biotechnologies dans leurs trois grands domaines d'application que sont la santé, l’environnement, et l’agro-industrie. Et c’est autour du parcours de conférences, du salon, de la convention d'affaires et de la convention de recrutement que les 5000 participants, 150 conférenciers internationaux et 500 exposants vont se réunir pour dynamiser le secteur des biotechnologies et rassembler tous ses acteurs : entreprises de biotechnologies, projets en incubation, étudiants, chercheurs, institutions de recherche publique, grandes entreprises des secteurs pharmaceutiques, diagnostic, agroalimentaire et environnement, collectivités locales, clusters, biopôles et bio incubateurs, pouvoirs publics et autorités réglementaires.
 

Déjà convaincu depuis plusieurs années que pour faire avancer les biotechnologies et être au cœur de l’innovation il faut réunir les différents secteurs qui recouvrent ce domaine, la formation de Sup’Biotech associe étroitement les compétences scientifiques, techniques et en gestion d’entreprise, et le savoir-faire industriel, dans un contexte international.

Sup’Biotech, l’école qui forme les futurs experts en biotechnologies, capables d’intégrer des postes d’ingénieurs dans les différents départements des entreprises internationales dans les secteurs de la santé, de la cosmétologie, de l’environnement et de l’agro-alimentaire, participera donc activement à cet événement.

 

Retrouvez Sup'Biotech à l'EuroBio du 7 au 9 octobre, sur son stand à l'emplacement A1 du Palais des Congrès (porte Maillot) :

Comment y aller

 

 

Biocarburants : Avec Futurol, la France passe la seconde

arton3255-200.jpgPar William Bolle

Avec le projet « Futurol », la France entre de plain-pied dans la course aux biocarburants de seconde génération. D’un montant total de 74 millions d’euros, ce projet lancé par le pôle de compétitivité IAR doit aboutir à la mise en service en 2016 d’une raffinerie capable de produire chaque jour 500 000 litres de bioéthanol à partir de divers résidus agricoles, forestiers ou de déchets urbains végétaux.

Accusés de tous les maux, et notamment d’avoir amplifié la crise alimentaire mondiale, les biocarburants de première génération ne sont plus en odeur de sainteté. Alors que les eurodéputés revoient les objectifs de l’Union concernant leur développement, la France a décider de miser désormais sur les biocarburants de deuxième génération. Un important projet de R&D destiné à mettre au point des carburants à partir de végétaux qui n’entrent pas en compétition avec les cultures alimentaires a en effet été lancé hier. Il s’agit du programme « Futurol ».

Proposé par le pôle de compétitivité à vocation mondiale Industries et agro-ressources (IAR), Futurol est porté par le consortium Procethol 2G, qui regroupe 11 partenaires(1) scientifiques, industriels et financiers. Parmi eux, on compte notamment l’INRA, l’Office National des Forêts (ONF), l’Institut Français du Pétrole (IFP), ou les entreprises Total et Tereos.
Le montant global du projet s’élève à 74 millions d’euros sur huit ans (2008-2016), dont près de 30 millions d’euros apportés par Oseo.

Des matières premières diversifiées

Futurol doit mettre sur pied d’ici à 2016 la première raffinerie française capable de produire chaque jour 500 000 litres de bioéthanol à partir de résidus agricoles, forestiers ou de déchets urbains « verts ». C’est ce que l’on appelle la « biomasse lignocellulosique ». Or, la transformation en éthanol de celle-ci est un véritable défi scientifique, comme l’explique Marion Guillou, PDG de l’INRA, partenaire de Procethol 2G. « Aujourd’hui, quand on travaille sur la lignocellulose du bois ou des tiges de blé, toute la difficulté consiste à atteindre la cellulose, ce sucre que l’on essaye de transformer en éthanol. Il est en effet emprisonné dans un matériau rigide, la « lignine », qu’il est difficile de dégrader.  »
Les chercheurs de Procethol 2G vont donc devoir mettre au point des enzymes de dégradation de la lignine, mais aussi des procédés d’extraction de la cellulose, ainsi que des levures et différentes méthodes de fermentation de ce sucre en alcool. Les procédés mis au point dans les huit ans qui viennent devront permettre de produire, à un prix compétitif, un éthanol ayant les meilleures performances environnementales et énergétiques. [...]

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Des cellules reprogrammées contre le diabète

arton3202-250.jpgPar Johannes Braun

Une équipe de chercheurs américains a reprogrammé des cellules pancréatiques de souris pour leur faire produire de l'insuline. Une technique qui pourrait constituer nouveau traitement contre le diabète.

Des scientifiques américains de l'Institut de recherches sur les cellules souches d'Harvard ont
réussi à reprogrammer des cellules pancréatiques de souris pour leur faire produire de l'insuline. Une injection de protéines a permis d'activer un trio de gènes permettant aux cellules de se transformer, comme des cellules souches embryonnaires. Le professeur Doug Melton qui dirige les recherches espère pouvoir expérimenter cette technique sur des diabétiques d'ici deux à cinq ans pour pallier leur manque d'insuline. [...]

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Paris région, vers l'innovation thérapeutique

Dans une économie mondiale de plus en plus concurrentielle, la France a lancé en 2005 à travers ses pôles de compétitivité, une nouvelle politique industrielle qui mobilise les facteurs clefs de la compétitivité, au premier rang desquels figure la capacité d'innovation.


Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, l'association d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d'un (de) marché(s) donné(s). Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.
 
poles-competitivite-logo.jpgMedicen Paris Région :
Dans la région parisienne*, l'un de ces 71 pôles de compétitivité vise à fédérer toutes les forces autour des domaines des sciences du vivant, des technologies de la santé et du médicament. Medicen Paris Région a en effet été labellisé pôle de compétitivité mondial par le Comité interministériel à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (CIACT) le 12 juillet 2005. Son but étant de regrouper les forces vives en vue de favoriser la dynamique de l'innovation thérapeutique et de renforcer la compétitivité, la visibilité et l'attractivité de Paris et de sa Région.

Après avoir défini des thématiques de travail**, son objectif est de construire et mener des grands projets fédérateurs. De façon transversale, tous les partenaires impliqués sont mobilisés pour établir des relations nouvelles entre grands industriels, entrepreneurs innovants, chercheurs/enseignants du monde académique et médecins hospitaliers, accompagner les jeunes entreprises du secteur des biotechnologies dans le montage de leurs projets collaboratifs et dans leur recherche de financements, mutualiser les équipements et les savoirs et savoir-faire, susciter la création de nouvelles entreprises et donc favoriser l'emploi.

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Le résultat est un énorme melting-pot de forces vives qui travaillent ensemble. Ainsi, près de 830 entreprises pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux et sociétés de biotechnologies, employant plus de 45 000 personnes y côtoient d'autres grands groupes, PME, organismes de recherche et de formation, collectivités locales...

Pour plus d'informations, consultez www.medicen.org

 

Sup'Biotech : l'innovation transversale
En tant qu'école qui forme des futurs experts en biotechnologies, capables d'intégrer des postes d'ingénieurs dans les différents départements des entreprises internationales dans le domaine de la santé, la cosmétologie, l'environnement, et l'agro-alimentaire, Sup'Biotech est l'un des membres associés de Medicen Paris Région depuis avril 2008. La formation de Sup'Biotech, transversale tout comme le pôle de compétitivité, associe étroitement les compétences scientifiques et techniques, les compétences en gestion d'entreprise et le savoir-faire industriel, dans un contexte international, et est, elle aussi, centrée sur l'innovation.

 

* Territoire : Région de Paris : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine- Saint-Denis, le Val-de-Marne, l'Essonne, les Yvelines et le Val-d'Oise.

**Trois thématiques à visée thérapeutique : Neurosciences, Oncologie, Infectiologie. Trois thématiques à visée technologique : Médecine moléculaire et cellulaire, Imagerie biomédicale, Sciences et techniques du médicament.

Recherche : Araignées, un venin thérapeutique ?

Par Fabienne Berthet

arton3025-200.jpgVénome Tech, une jeune pousse située dans l'incubateur Paca Est de Sophia Antipolis travaille à utiliser les peptides comprises dans les venins d'animaux, d'araignées plus particulièrement, pour trouver de nouvelles molécules thérapeutiques.

A peine accueillie dans l'incubateur Paca Est située à Sophia Antipolis, la jeune pousse Venome Tech a déjà été distinguée. Le concours organisé par les CCI de Marseille Provence et de Nice Côte d'Azur en juin dernier « Cap Innovation » lui a accordé le prix coup de pouce des organisateurs. Elle vient également d'être sélectionnée comme lauréate du prix tremplin entreprises du Sénat. Des récompenses qui valorisent le travail de Pierre Escoubas, maître de conférence, toxiconologue, qui a fait ses armes aux Etats-Unis et au Japon avant de revenir dans l'hexagone donner corps à une ambition peu concurrencée en France comme à l'international. Vénome Tech propose en effet à des fins thérapeutiques, d'exploiter les venins animaux, plus particulièrement ceux d'araignées. « Ce sont de véritables bibliothèques de molécules. Les venins d'araignées contiennent 20 millions de peptides. Avec celles-ci, il est possible de bloquer de nombreux récepteurs cellulaires impliqués dans diverses pathologies humaines telle que la douleur, les maladies du système nerveux ainsi que divers cancers  », évoque Pierre Escoubas. Il est possible d'utiliser les peptides naturelles ou alors comme modèle. Les exemples de passage de la toxine au médicament sont encore rares, même si certains ont d'ores et déjà reconnus comme le Ziconotide appelé Prialp utilisé dans le traitement de la douleur chez les malades en phase terminale. C'est aussi le Captopril, un antihypertenseur qui, lui, est utilisé comme modèle, à partir des peptides de venins de serpent.

Peu de concurrence

 «  Venome Tech cible les pathologies du système nerveux. Les venins d'animaux permettent d'effectuer une proche plus focalisée en ciblant mieux les récepteurs. Le concept de « toxine-médicament » offre par ailleurs de nouvelles molécules pour des récepteurs jusqu'alors dépourvus de remèdes. Il existe, de plus, une très grande marge de manœuvre dans ce domaine car si la France a longtemps été à la pointe dans le domaine de la toxiconologie, les activités académiques sont décroissantes », assure Pierre Escoubas.[...]

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Biotechnologie : A pétrole, pétrole et demi

Par Thibaud Delavigne

bactopetrole-250.jpgLs9, entreprise américaine de biotechnologie, fabrique du pétrole à partir de matières premières agricoles transformées par des bactéries génétiquement modifiées.

La Silicone Valley, au sud de San Francisco, accueille depuis quelques années plusieurs entreprises de biotechnologie. L'une d'elles, Ls9, a basé ses activités sur la recherche d'une alternative au pétrole... par le pétrole. Le procédé consiste à créer un biocarburant grâce à la digestion de matières premières agricoles, principalement le sucre de canne et le blé, par des microbes génétiquement modifiés. Les bactéries ne servent qu'une fois et sont ensuite détruites. Selon Ls9, le biocarburant affiche un bilan carbone neutre tout en ayant les mêmes propriétés énergétiques que le pétrole. Sa composition chimique, très proche de l'éthanol, permet, après passage en raffinerie, de le rendre compatible avec tous les types de machines existantes.[...]

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Agroalimentaire : Les Trophées Louis Pasteur encouragent l'innovation

Pasteur-200.jpgPar Cécile Fléchon

L'Institut des sciences, des biotechnologies et de l'agroalimentaire commence déjà à organiser les Trophées Pasteur de l'innovation de l'année prochaine. En partenariat avec l'Inra et l'Académie des sciences, les trophées récompensent les étudiants ayant inventé un produit alimentaire inédit.

Les Trophées Louis Pasteur 2009 de l'Institut des sciences, des biotechnologies et de l'agroalimentaire de Franche-Comté sont déjà sur les rails. Organisés en partenariat avec l'Académie des Sciences et l'Inra, les trophées récompensent des étudiants ayant créé un produit alimentaire innovant par son concept, sa formulation ou son mode de fabrication. Cette année, le jury de professionnels avait par exemple récompensé une boisson à base de glucose fermenté et une glace au vin. [...]

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Recherche : Un champignon glouton, espoir des biocarburants

Henrissat-200.jpgPar Céline Bétoulières

Si les agrocarburants, fabriqués par l'agriculture, ont montré leurs limites, les biocarburants de deuxième génération, réalisés à partir de débris végétaux, représentent un nouvel espoir dans ce domaine. Un champignon glouton, dont le génome a récemment été décrypté par des chercheurs du CNRS (Université de la Méditerranée et de Provence), pourrait être la solution.

Le champignon Trichoderma reecei a livré ses secrets. Son génome vient d'être décrypté à Marseille par une équipe de chercheurs dirigée par Bernard Henrissat, du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Université de la Méditerranée et de Provence), en collaboration avec une équipe américaine. Cette découverte offre de nouvelles perspectives pour la fabrication de biocarburants de deuxième génération. Comment fonctionne ce champignon ? : Ses enzymes aux propriétés catalytiques performantes transforment les végétaux en sucres simples, dont il se nourrit. Des sucres qui vont ensuite fermenter, facilitant la transformation en éthanol, un biocarburant utilisable dans un moteur à essence. Une révolution pour le développement des biocarburants, car ses filières de production actuelles, élaborés à partir de céréales et de betteraves sucrières, ne représentent pas des solutions viables à terme. [...]

 

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Embryologie : L'Angleterre autorise les chimères humains-animaux

  Chimere-200.jpgPar Johannes Braun

Lundi 19 mai, le Parlement britannique s'est prononcé à une large majorité en faveur de l'autorisation des embryons hybrides humains-animaux à des fins de recherche. Cette légalisation était demandée par les chercheurs qui luttent contre les maladies type Alzheimer, Parkinson, ou mucoviscidose. Mais les opposants à cette loi s'inquiètent des dérives possibles.

Le Parlement britannique a rejeté, lundi 19 mai, à 336 voix contre 176, un amendement interdisant la recherche sur les embryons hybrides humains-animaux. Après un intense débat autour du projet de loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines, cette autorisation doit permettre, d'insérer des noyaux de cellules humaines dans un ovocyte animal. But du jeu : produire des cellules souches, afin d'élaborer de nouveau traitements contre les maladies telles qu'Alzheimer, Parkinson, ou la mucoviscidose. La Grande-Bretagne confirme ainsi son avance en matière de recherche sur les cellules souches, jusqu'alors principalement obtenues par la culture d'ovules humains. L'hybridation va permettre de pallier le manque d'œufs, le don d'ovules étant assez marginal.

L'hybridation, un moyen d'éluder les questions éthiques ?

Mais cette avance se fait sur un terrain glissant. En effet, la recherche se heurte toujours à des résistances éthiques. Le tollé produit par les annonces de clonage d 'embryons humains en Corée du Sud, en Angleterre, et plus récemment la création d'un embryon humain génétiquement modifié aux Etats-Unis en atteste. Plusieurs limitations interviennent donc pour éviter des dérives dans l'utilisation de chimères humains-animaux. [...]

 

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Alimentation : Produire de la viande sans animaux

viande-200.jpgpar William Bolle

Mangera-t-on un jour des steaks hachés « élevés » en laboratoires ? Il est techniquement possible, répondent les biologistes du « New Harvest », de produire de la viande synthétique à partir de cultures de cellules musculaires. Encouragées par les défenseurs des animaux ces recherches pourraient aboutir rapidement. L'élevage ne pourra faire face à la croissance de la demande mondiale d'aliments carnés.

Les mots « entrecôte » ou « rumsteak » évoqueront-ils un jour dans l'esprit du consommateur l'image d'une grande cuve pleine de cellules dans un laboratoire ? C'est en tout cas ce que souhaiterait l'association de défense des animaux Peta. Pour mettre un terme à l'abattage annuel de 40 milliards d'animaux d'élevage, celle-ci a annoncé fin avril qu'elle offrirait un million de dollars au scientifique qui parviendrait à produire d'ici à 2012 une viande de poulet de synthèse aussi goûteuse et nutritive que l'originale.
Une chimère ? Pas pour les biologistes membres du New Harvest (nouvelle moisson).
Fondée en 2004, cette association promeut les recherches sur la viande « in vitro », c'est-à-dire produite en laboratoire à partir de cellules musculaires prélevées sur des animaux.
Partant du principe que celles-ci peuvent se multiplier de façon infinie lorsqu'elles sont placées dans une solution nutritive, les chercheurs s'efforcent de créer de toutes pièces une viande de substitution en organisant la prolifération des cellules musculaires autour de microstructures.
Et selon eux, ça marche.

Des « nuggets » synthétiques plus vrais que nature

Alors, bien sûr, pas question de produire d'ici à 2012 une viande en tous points semblable au filet mignon ou à la cuisse de poulet, qui combinent de façon complexe plusieurs muscles, de la graisse, et d'autres tissus.
Mais les chercheurs du « New Harvest » estiment que le développement des technologies existantes permettrait de fabriquer en laboratoire une viande capable de soutenir la comparaison avec les viandes hachées qui composent les hamburgers, les saucisses et autres « nuggets ».
À condition d'y ajouter une bonne dose d'aromates.
Et, surtout, d'envisager une production à l'échelle industrielle, seul moyen pour la viande synthétique d'être compétitive par rapport à la viande d'élevage et d'atterrir effectivement dans les assiettes.

La vraie viande, bientôt un produit de luxe

Or, selon une étude économique présentée à l'occasion du premier congrès sur la viande « in vitro », organisé en Norvège début avril, le prix de la tonne de viande synthétique pourrait aisément être amené à 3200 euros - soit un coût comparable à celui du bœuf européen -, par une culture cellulaire intensive réalisée dans d'immenses cuves, ou « bioréacteurs ».
Mais qu'est-ce qui, hormis un triomphe de la cause animale défendue par des associations comme Peta, pourrait inciter nos sociétés à troquer les vaches charolaises pour des cultures cellulaires ? [...]

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Biocarburants : Le sorgho sort du lot

Sorgho-200.jpgPar William Bolle

Selon des scientifiques participant en Inde à un projet pilote de production d'éthanol à partir de sorgho, cette plante présenterait le double avantage de produire du carburant sans empiéter sur les surfaces agricoles à finalité alimentaire.

Et si le sorgho était la solution ? En pleine polémique sur la responsabilité des biocarburants dans la flambée des cours des céréales, cette plante présenterait le double avantage de produire de l'éthanol sans empiéter sur les surfaces agricoles à finalité alimentaire.
En effet, le sorgho serait capable de pousser dans des zones semi-arides ou à forte salinité, impropres à d'autres formes de cultures. [...]


 

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Gaz à effet de serre : De l'herbe anti-méthane ?

herbe-200.jpgPar Anna Musso

Une entreprise australienne de biotechnologie développe actuellement une herbe qui permettrait de réduire la quantité de méthane émis par les bovins.

Chez les herbivores, la digestion des végétaux conduit à la production de méthane, l'un des principaux gaz à effet de serre. Au total, chaque année, plus de 2 milliards de mètres cubes de méthane sont ainsi produits, notamment par les troupeaux bovins. Pour réduire ce phénomène, des scientifiques australiens et néo-zélandais de l'entreprise de biotechnologie Gramina travaillent actuellement sur une herbe qui permettrait de diminuer la quantité de méthane émis par les bovins [...

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Compétitivité : L'Europe s'associe à l'industrie pharmaceutique

Par Anna Musso

CEE-200.jpgLa Commission européenne et l'industrie pharmaceutique se sont associées pour mettre en œuvre l'initiative pour les médicaments innovants (IMI) visant à résoudre des difficultés majeures dans le processus de mise au point des médicaments et à accélérer ainsi la découverte et le développement de nouvelles molécules.

« Les difficultés en matière d'innovation sont complexes et la baisse du nombre de nouveaux médicaments résulte d'une combinaison de facteurs scientifiques, réglementaires et économiques. En tant qu'industrie, nous sommes prêts à apporter notre contribution pour faire progresser l'innovation dans le domaine médical, mais nous ne pouvons pas résoudre tous ces problèmes seuls » a expliqué Arthur Higgins, président de la Fédération européenne des associations de l'industrie pharmaceutique (EFPIA) qui vient de lancer, en partenariat avec la Commission européenne, l'initiative pour les médicaments innovants (IMI). Objectif de l'opération : résoudre des difficultés majeures dans le processus de mise au point des médicaments grâce à des projets de recherche innovants, et accélérer ainsi la découverte et le développement de nouveaux traitements. [...]

 

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Institut Pasteur & Danone : A la recherche des « bonnes bactéries »

Probio.jpgPar Anna Musso

Si de nombreuses études soulignent les effets bénéfiques des probiotiques (ces bactéries notamment présentes dans les laits fermentés) sur le système immunitaire, les allergies, et certaines inflammations intestinales, les mécanismes d'actions de ces derniers demeurent encore méconnus. Pour mieux comprendre leur rôle et identifier des souches efficaces, l'Institut Pasteur et le centre de recherche Danone collaborent sur de nouveaux projets de recherche.

« De nombreuses études montrent que les probiotiques, (ces bactéries notamment présentes dans les laits fermentés) possèdent des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et stimulent les défenses du système immunitaire. Ces bactéries sont également soupçonnées d'avoir un effet antiviral et de lutter contre l'obésité. Mais, leurs mécanismes d'action restent méconnus des scientifiques » a souligné, hier, Florence Colbère-Garapin, responsable de l'unité Biologie des virus entériques de l'Institut Pasteur, à l'occasion d'une journée sur les probiotiques, organisée par l'établissement scientifique et le centre de recherche de Danone (Danone Research). Partenaires depuis 2004, Danone et l'Institut Pasteur ont signé un contrat de recherche dont l'objectif est de faire progresser les connaissances sur les probiotiques. Il faut dire que Danone a collecté, depuis 1919, pas moins de 3500 souches de bactéries lactiques et végétales issues de la biodiversité. Une impressionnante collection qui constitue un intérêt majeur pour les chercheurs étudiant les probiotiques.

Connaître leurs mécanismes d'action

Mais les probiotiques, c'est quoi au juste ? Selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a été reprise par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il s'agit « de micro-organismes vivants, qui ingérés en quantité suffisante, procurent un bénéfice pour la santé ». Les probiotiques sont donc de « bonnes bactéries » en somme ! « Rien d'étonnant, puisque nous abritons 1014 bactéries dans notre corps et que notre intestin est le siège de 70% de notre système immunitaire ! » explique Gérard Denariaz, directeur de la plateforme de recherche sur les probiotiques du centre de recherche Danone.Pour mieux comprendre le rôle de ces bactéries sur l'organisme et identifier de nouvelles souches bénéfiques pour la santé, les deux organismes collaborent actuellement autour de quatre niveaux de recherche et de quatre différents thèmes scientifiques. « Il s'agit pour les scientifiques de l'Institut Pasteur et du centre de recherche Danone de connaître précisément les effets bénéfiques des probiotiques, d'en identifier de nouveaux, d'étudier leurs mécanismes, d'identifier les gènes responsables de ces mécanismes et le génome de ces probiotiques afin de caractériser de nouvelles souches efficaces » résume Florence Colbère-Garapin qui participe au projet. [...]

 

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Institut de recherche en informatique : Plus de biologie et de médécine

Inria-200.jpgPar Anna Musso

L'Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) a présenté son quatrième plan stratégique pour la période 2008-2012. Au programme : développer, bien entendu, l'Internet du futur et l'ingénierie numérique... mais également les sciences et la médecine numériques.

« Contribuer, dans son domaine, aux défis sociétaux et aux enjeux économiques de notre époque » : telle est l'ambition affichée par le quatrième plan stratégique 2008-2012 de l'Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA). Partant du constat que les sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) bouleversent les manières de communiquer, d'interagir, de produire et sont porteuses de mutations sociales, l'INRIA a défini ses axes prioritaires de recherche, en fonction de cette nouvelle donne.

Plus de biologie et de médecine

Les quatres premiers visent à développer des concepts originaux, des méthodes novatrices et des outils efficaces sur la modélisation, la programmation, la communication et l'interaction. Des compétences qui seront, bien évidemment mises au service de l'Internet du futur (web sémantique, services personnalisé...) et de l'ingénierie numérique (conception de logiciels et de systèmes embarqués à bord d'un objet physique, soumis à de fortes exigences de dynamique et de sûreté). Mais qui seront également appliquées aux sciences numériques, et notamment aux sciences de la matière (étude et conception de nouveaux matériaux), de la vie (simulation du fonctionnement d'une cellule vivante, d'une plante ou de populations animales) et de l'environnement (impact du réchauffement, évaluation des risques écologiques, stratégies de prévention...). [...]

 

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Vitagora : Les aliments de demain au service des seniors

Lagros-200.jpgPar Patrick Cros

Le 3ème Congrès international goût, nutrition, santé s'achève ce soir au Palais des congrès de Dijon. Cet événement majeur du secteur agroalimentaire a mis en valeur, pendant trois jours, l'alimentation du futur. Avec un coup de projecteur sur le projet Vitalim'Senior qui vise à prévenir et à traiter la prise de poids chez les seniors grâce à des alicaments.

Comment se servir de l'alimentation pour prévenir la prise de poids chez les seniors ? Le 3ème Congrès international goût, nutrition, santé, qui s'est tenu pendant trois jours au Palais des congrès de Dijon, a apporté un élément de réponse avec le projet de recherche Vitalim'Senior. Agréé récemment dans le cadre du 5ème appel à projets de l'Etat financé par le Fonds Unique Interministériel (FUI), ce projet labellisé par Vitagora®, veut créer de nouveaux aliments bénéfiques pour la santé. Ces alicaments favoriseront la prévention et le traitement des problèmes de surpoids chez les seniors, sous la forme de desserts lactés et de boissons rafraîchissantes. Deux entreprises de Bourgogne et de Franche-Comté, Senoble et Canéo, s'associent à plusieurs laboratoires spécialisés dans le métabolisme cellulaire (Exichol, Lara Spiral et l'Unité 866 de l'INSERM) pour réaliser ces produits innovants naturels qui devraient être industrialisés dans 3 à 4 ans.

Une coopération scientifique et industrielle

Avec ce type d'opération, Vitagora s'affirme comme un pôle de compétitivité capable de réussir la mise en réseau de scientifiques et d'industriels. Senoble, 3ème fabricant français de produits laitiers frais (2400 salariés et 11 sites de production en France, Espagne, Slovaquie et Angleterre) et Canéo, fabricant de boissons bionaturelles, s'entourent ainsi de chercheurs de haut niveau. Exicho, une entreprise suisse, apportera son savoir-faire sur une famille de principes actifs capables d'utiliser la matière grasse qui s'accumule dans les tissus adipeux [...]

 

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Biocarburants : L'Allemagne dans la course aux produits « 2ème génération »

Raffi-200.jpgLise Mayrand avec l'AFP

La société allemande Choren, qui travaille sur la commercialisation de biocarburants de 2ème génération, a inauguré hier une raffinerie produisant du diesel à partir de résidus de bois en présence du chef du gouvernement allemand, Angela Merkel.

La chancelière allemande Angela Merkel a inauguré hier ce qui se veut être la " première raffinerie de biocarburants de deuxième génération ". Cette usine a l'ambition de produire 18 millions de litres de biodiesel fabriqués à partir de chutes de bois, un matériau dont la production ne concurrence pas la culture alimentaire. Son utilisation est également jugée plus respectueuse de l'environnement que les biocarburants actuels. Une expérience appuyée par les constructeurs Daimler et Volkswagen, partenaires de l'opération [...

 

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Biotechnologies : Neuréva veut réparer les neurones

Par Anna Musso

Neureva-200.jpgCréée au sein de l'Institut des neurosciences de Montpellier (Inserm), la start-up « Neuréva » est la seule entreprise qui participe au colossal projet de recherche européen « RESCUE » : un programme visant à développer des stratégies innovantes pour réparer la moelle épinière de personnes paralysées. Grâce à ses techniques de pointe, la PME espère mettre au point de nouvelles molécules pour traiter les pathologies du système nerveux central, d'ici fin 2009.

Créée en 2004, au sein de l'Institut des neurosciences de Montpellier, par trois chercheurs français - Alain Privat de l'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Manuel Gaviria et Hélène Hirbec du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) - la start-up « Neuréva » est la seule PME à faire partie de l'ambitieux projet de recherche européen RESCUE : un programme financé à hauteur de 2,7 millions, qui regroupe pas moins de dix institutions partenaires et six pays européens (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, République tchèque). Objectif : proposer, d'ici fin 2008, des pistes thérapeutiques pour réparer les traumatismes de la moelle épinière responsables des cas de paraplégies et tétraplégies.

Développer et tester de nouvelles molécules


Un défi de taille, auquel s'atèle quotidiennement la dizaine de salariés de Neuréva dans sa double activité de services pour l'industrie pharmaceutique et de recherche et développement de nouvelles molécules. « Notre objectif est de développer des solutions thérapeutiques à vocation réparatrice pour les pathologies du système nerveux, telles que les lésions de la moelle épinière, les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie d'Alzheimer... [...]

 

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Transversales santé : les biomarqueurs en clinique

Les biomarqueurs en clinique : comment adapter les thérapeutiques ?

 

La prochaine Transversale santé de Paris Innovation, dont SUP'BIOTECH est l'un des principaux partenaires, aura lieu le 15 avril 2008, de 18h30 à 21h. Autour des biomarqueurs, des spécialistes de différents domaines s'attacheront à éclairer une nouvelle problématique. 

  transversales__sante_paris_innovation[1].gifLa santé étant l'un des pôles émergents de développement économique de Paris, l'agence Paris développement* a créé les Transversales santé dans le but, entre autres, de favoriser la création et le développement des entreprises innovantes du domaine.

Les biotechnologies ont une importance croissante. Les Transversales santé les abordent donc très largement. 

 

Le développement de nouveaux médicaments implique de pouvoir évaluer rapidement et précisément la réponse des patients, en fonction du type ou du sous-type de pathologie. Cette évaluation passe par l'utilisation appropriée de marqueurs biologiques de la maladie, sensibles, fiables et si possible prédictifs. Cette transversale illustrera quelques approches d'identification de tels biomarqueurs et leurs utilisations durant les essais cliniques et à l'hôpital. 

 

Programme :


Le marché des biomarqueurs
Vanessa Hanifa, Responsable de mission de l'unité Biotechnologies & Innovation d'ALCIMED, Paris

Les marqueurs génétiques
Christophe Valat, Serial Genetics, Evry

Les marqueurs de la protéomique
Mariana Guergova Kuras, Directeur de la bioinformatique, BioSystems International, Evry

Les biomarqueurs prédictifs de la réponse thérapeutique dans les cancers du sein et de l'ovaire
Paul Cottu, Hôpital de jour, Institut Curie, Paris

Grand témoin
Laurent Becquemont
Professeur de Pharmacologie Clinique, Faculté de Médecine Paris Sud, Université Paris Sud, Service de Génétique moléculaire et pharmacogénétique, CHU Bicetre, Le Kremlin-Bicêtre

 

 

paris-developpement_bandeau.jpg*Paris développement est une agence de développement économique de Paris, créée à l'initiative de la ville de Paris et de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris dans le but de favoriser l'essor économique de la Capitale.

 


Mardi 15 avril 2008

18h30-21h

Medicen Paris Région

6, rue Alexandre Cabanel 75015 Paris

http://www.parisdeveloppement.com

OGM : Un amendement divise la majorité

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Par Elsa Bellanger

Entamé le 1er avril, l'examen du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés par les députés s'est prolongé hier soir et devrait s'achever aujourd'hui par un vote solennel du texte, sauf nouveau retard. Sur les 479 amendements déposés, le 242, celui protégeant « les zones de productions de qualité sans OGM », adopté la semaine dernière réveille les tensions au sein de la majorité.

Toujours en débat, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) devrait être adopté aujourd'hui au cours d'un vote solennel des députés, sauf nouveau retard. Le long examen des 14 articles du texte a révélé des tensions au sein de la majorité, les députés UMP dénonçant le manque de « lisibilité » de l'action gouvernementale.

L'amendement de la discorde
« Nous voulons une lisibilité pleine et entière des messages gouvernementaux », a déclaré à la presse le patron du groupe, Jean-François Copé. « Quand un amendement vient de la gauche et que le gouvernement s'en remet à la sagesse de l'Assemblée, ça veut dire tout simplement qu'il l'approuve » poursuit-il, visant la secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait le gouvernement et s'en est remis à la sagesse de l'Assemblée lors du vote, la semaine dernière, de l'amendement Chassaigne (PC) qui vise à protéger « les zones de productions de qualité sans OGM ».
Considéré comme une « victoire » par l'opposition, l'adoption de cet amendement a fait naître des tensions au sein de la majorité. François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre, dénonce « le cafouillage gouvernemental permanent ».
Mardi, sur France 3, Nathalie Kosciusko-Morizet a défendu le texte en déclarant « on est en train de construire un cadre juridique avec un système de responsabilités, avec la transparence, avec un Haut conseil sur les biotechnologies pour éclairer tout le monde, qui fait participer la société civile : on avance ». Interrogé par les socialistes, Jean-Louis Borloo a réitéré son soutien à la secrétaire d'Etat et assuré qu'il n'y aurait pas de deuxième lecture de l'amendement en question. Son passage au Sénat devrait donner lieu à une relecture. [...]

 

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Hépatite C : Découverte d'une molécule bloquant le virus

cnrs1-200.jpgPar Anna Musso

Trois équipes de chercheurs français et américains du CNRS, de l'Inserm et de l'Université de Stanford viennent de découvrir une protéine capable de bloquer le virus de l'hépatite C dans une étape précoce de son cycle infectieux. Un nouvel espoir pour les malades atteints de cette infection contre laquelle il n'existe, à ce jour, aucun vaccin.

La découverte, par des chercheurs français et américains, d'une protéine capable de bloquer le virus de l'hépatite C dans une étape précoce de son cycle infectieux, ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques contre cette maladie, qui touche près d'un demi million de Français. Problème majeur de santé publique, l'infection par le virus de l'hépatite C, le VHC, est, en effet, le plus souvent chronique et peut conduire à long terme au développement d'une cirrhose et d'un cancer du foie. Or contrairement aux virus des hépatites A et B, il n'existe aucun vaccin pour lutter contre le VHC, puis les traitements utilisés ont une efficacité limitée (40% d'échec environ) et des effets secondaires non négligeables. D'où l'importance de rechercher de nouvelles molécules antivirales capables de traiter cette infection. [...]

 

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Un lieu commun pour une passion qui rassemble : les biotech au cœur du partage scientifique

Trans1.jpgLe Mardi 18 Mars 2008 de 18h30 à 21h, s'est déroulé un évènement de taille connu sous le nom de Transversales Santé.

Réalisées régulièrement, ces Transversales reprennent un programme type, organisé autour de tables rondes et de rencontres-débats.

Leurs objectifs : permettre des échanges entre scientifiques de renom, travaillant sur les mêmes axes de recherche et de multiplier les audiences, afin que les biotechnologies soient évoquées et traduites par des enseignants-chercheurs, médecins, pharmaciens, managers et développeurs d'affaires du secteur industriel privé et public, juristes, sociologues et économistes spécialisés, financiers, analystes et consultants, animateurs d'incubateurs et de pépinières mais aussi par des étudiants.

Nombreux sont les sponsors et les partenaires institutionnels qui soutiennent
les Transversales Santé, permettant ainsi de promouvoir ce type de manifestation.

Ainsi fut le sort de Sup'Biotech, sponsor de cet évènement donnant l'opportunité à certains membres pédagogiques et étudiants d'assister à cette Transversales Santé sur « Les acides nucléiques comme outils thérapeutiques ».

Trans2.jpgAxée sur l'échange et le dialogue, le bilan de cette présentation reste positif, grâce à la multiplicité des acteurs ayant traités de ce sujet. La diversité des prises de paroles et la réactivité des intervenants restent les points forts de ces débats évoqués par l'ensemble des étudiants, malgré des présentations d'experts, quelques peu pointues et passionnées, dont la compréhension des termes parfois très techniques que l'enseignement dispensé au sein de Sup'Biotech a permit de les mettre à la portée des étudiants.

 

 

 

 

 

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Bactéries : Un « GPS moléculaire » pour tracer le transfert d'ADN

Par Elsa Bellanger

cnrs-200.jpgUne équipe de recherche de l'Inserm a mis au point une sorte de « GPS moléculaire » permettant de mieux comprendre la sexualité des bactéries et la façon dont se transmet l'ADN. L'ambition est d'élucider le développement de leurs résistances aux antibiotiques et de donner des informations sur l'instabilité des chromosomes souvent associée à la cancérisation des cellules des mammifères.

Ana Babic et ses collègues de l'Unité Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) 571 « Génétique moléculaire, évolutive et médicale », dirigée par Miroslav Radman, ont mis au point une sorte de "GPS" bactérien qui pour la première fois a permis de suivre le transfert et les échanges d'ADN, en temps réel, à l'intérieur de chaque bactérie et de ses « descendants ».
Les bactéries sont des modèles simples d'êtres vivants dont les mécanismes moléculaires peuvent être extrapolés. Comprendre leur mécanisme de reproduction peut permettre d'élucider le développement de leurs résistances aux antibiotiques et donner des informations sur l'instabilité des chromosomes souvent associée à la cancérisation des cellules des mammifères. [...]

 

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Anémie : Des globules rouges en série grâce aux cellules musculaires

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Par Lise Mayrand

Publiée dans la revue scientifique Human Gene Therapy, une étude menée par deux équipes françaises montre que les muscles sont capables de recréer la protéine responsable de la synthèse des globules rouges à partir l' injection d'un gène d'EPO directement dans les cellules musculaires. Une technique qui permettrait de lutter plus efficacement contre l'anémie.

Des chercheurs de l'Institut du thorax et de l'Institut universitaire d'hématologie(1) ont trouvé le moyen de pallier durablement l'anémie en recréant directement à partir des muscles la protéine responsable de la production des globles rouges. Habituellement fabriquée par les reins, l'hormone erythropoétine ou EPO, est indispensable à la synthèse des globules rouges. Or, en cas d' insuffisance rénale, la quantité d'EPO diminue. [...]

 

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Insolite : Un chien à 100.000 €

Par Anna Musso

ImageJourChien-200.jpgEn 2005, des scientifiques de l'université nationale de Séoul avait conçu le premier chien né par clonage, un lévrier afghan baptisé « Snuppy ».

Aujourd'hui, RNL Bio, une société de biotechnologie coréenne, liée à cette équipe, propose aux propriétaires de chiens de faire cloner leur animal pour... 100 000 euros ! [...]

 

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Biohazart : un art bio-technologique

biohazart.gifBiohazart : le design chic et Bio ou l'art de la génétique.

Idée farfelue ou véritable perspective ? Guillaume Charnier, un étudiant de Sup'Biotech, propose des portraits génétiques décoratifs.

 

 

 

Depuis maintenant un an et demi, cet hyperactif, comme il se décrit, est en constante "recherche de bonnes idées". Il a "besoin de créer des choses" et se "voit mal aller chaque jour au travail pour faire la même chose".

 

 

biohazart2.jpgEn quête de l'idée qui va lui permettre de lancer une première activité durable, qui elle-même lui permettra d'en créer d'autres, cet entrepreneur dans l'âme a su tirer partie des connaissances acquises à Sup'Biotech. A partir d'une manipulation qu'il maitrise parfaitement, il peut réaliser le portrait génétique de n'importe quelle personne, animal, fruit, plante... Un peu d'ADN, une photocopieuse (très spéciale !), un bon logiciel de retouche d'image, et le tour est joué !

Le protocole parait simple ; mais il n'est pas à la portée de tout le monde. Aussi, le coût de la manipulation l'empêche pour le moment de faire des portraits génétiques personnalisés. Dans un premier temps, il propose des "Autoportraits" d'ananas, de fleurs ou de papillon. Ceux-ci pouvant être personnalisés lors de la phase de retouche numérique.

"Après 2 ans de pharma et la formation Sup'Biotech, je compte bien monter rapidement mon entreprise, affirme-t-il. Les biotechnologies, le domaine du futur, vont intéresser de plus en plus l'économie et pourquoi pas le milieu de l'art : je suis confiant." Après cette phase de lancement, Guillaume compte proposer des portraits personnalisés, avant de passer à une autre chose...

Retrouvez des exemples de son travail sur : biohazart.fr 

INRA : Les biotechnologies pour améliorer les rendements

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Par Elsa Bellanger

Pour améliorer les futures variétés de céréales et tenter de répondre au défi de la sécurité alimentaire mondiale, les scientifiques de l'Institut National de Recherche Agronomique sont investis dans la recherche sur les biotechnologies végétales.

Après avoir modélisé l'évolution des génomes de céréales, ils espèrent en améliorer les rendements. En reconstruisant l'histoire des génomes des céréales, les chercheurs de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) espèrent améliorer les variétés de demain. Face au défi de la sécurité alimentaire mondiale, la question de l'apport de l'agriculture et de la recherche dans la lutte contre la pauvreté reste essentielle. En s'investissant dans la recherche sur les biotechnologies végétales, l'ambition de l'INRA est notamment de maîtriser les technologies et leurs impacts. Les scientifiques s'intéressent ainsi au marquage moléculaire et au génotypage. [...]

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Détecteur : Les contrefaçons mises en lumière

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Par Oriane Mayeux

La contrefaçon touche aujourd'hui touche tous les domaines de la production industrielle. Olnica, une unité créée au sein de l'INSA de Rennes, propose un marqueur capable de distinguer facilement les produits originaux de leurs copies.

Olnica, une « Business unit » créée au sein de l'INSA (Institut national des sciences appliquées) de Rennes, a développé des marqueurs originaux pour lutter contre la contrefaçon. Faciles d'utilisation, ces poudres micrométriques luminescentes sont indélébiles et peu coûteuses : elles sont proposées à partir de vingt euros le gramme, selon le niveau de sécurité souhaité. [...]

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Les micro-organismes au secours des sols

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Par Lise Mayrand

Longtemps boudés par la Recherche, les microorganismes du sol représentent aujourd'hui une chance pour les surfaces agricoles appauvries. Comprendre les interactions qui régissent les bactéries, les champignons et les végétaux pourrait être un outil de réhabilitation, d'enrichissement des terres et d'accroîssement de leur productivité. C'est dans cette optique que l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) est venu faire le point sur les microorganismes à l'occasion du Salon de l'Agriculture qui a lieu à Paris jusqu'au 2 mars.

Les scientifiques s'interessent de plus en plus à la biodiversité des sols, et en particulier aux microorganismes, pour améliorer la qualité des productions et ralentir la dégradation et l'érosion des terres agricoles causées par le labour, l'épandage ou des pollutions phytosanitaires. A l'occasion du Salon de l'Agriculture, des chercheurs de l'INRA sont venus exposer les enjeux relevant d'une meilleure appréhension du monde microbien, alors que selon l'Institut français de l'environnement (IFEN), seulement 10% des microorganismes sont connus à l'heure actuelle. On leur attribue notamment, selon les cas, la vertu et le défaut d'avoir une influence sur la santé des plantes, de participer à l'élimination des pesticides, la décomposition des composés organiques végétaux et à la minéralisation des sols. De plus, ils agissent sur le flux des matières et énergies retenant le carbone dans le sol et fixant l'azote nécessaire à leur croissance aux racines des plantes. [...]

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BIO-connexions : le réseau pro des "biotechno" !

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Vanessa Proux, directrice de SUP'BIOTECH, était invitée au dernier cocktail net-working réservé aux femmes, le 31 janvier.

A l'occasion des « Women Power Show BIO-Connexions », elle a présenté Sup'Biotech devant une foule d'initiés aux domaines de la biotechnologie.

 

 


Qu'est-ce que la « Women Power Show BIO-Connexions » ?

Il s'agit, en amont de la BIO-Connexion de permettre à des actrices de la Biotech de présenter la structure dans laquelle elles travaillent à un parterre d'acteurs de la biotech (hommes et femmes), venus pour les écouter et découvrir ce qu'elles font dans le monde de la biotech.

Ces rendez-vous font parti d'un cadre plus large ; celui des BIO-connexions.

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Les BIO-Connexions ou "comment faire du réseautage un atout économique".


titre_bioconnexions.pngInitier des BIO-Connexions info veille biotech dans toutes les régions françaises (voire européennes), tel est le projet. Le mot d'ordre : réseautage convivial pour créer de la valeur économique solide.
Telle est la raison première de ces apéro-buffet-réseautage info veille biotech.
L'idée des BIO-Connexion est de favoriser le développement d'un véritable réseautage entre les acteurs Biotech au sein d'une même région et de manière transversale mais surtout entre les acteurs de régions différentes.


La lettre Info Veille Biotech (revue de presse spécialisée) diffuse l'info biotech auprès d'un lectorat ciblé. Créeinfoveille-blanc.png en février 2002, la lettre Info Veille Biotech a acquis une certaine notoriété dans le domaine de l'accès et de la diffusion d'informations du domaine des biotechs en France et à l'étranger. Elle tire son succès d'une combinaison particulière entre la veille, l'information biotech et l'utilisation des technologies de l'information pour en assurer leur diffusion.
 Il s'agit d'une lettre de veille et d'information gratuite entièrement dédiée aux biotechnologies. Diffusée à plus de 8 500 abonnés, elle se veut vecteur d'échange entre tous les acteurs qui gravitent de près ou de loin autour des biotechs en France et à l'International : actualités, dossiers, études, partenariats, recherche, agenda...


 

La recherche se met au parfum

robin-icoa-200.jpgPar Anna Musso

Premier pôle mondial de la parfumerie-cosmétique, labellisé en 2005 par l'Etat, « Cosmetic Valley » s'étend sur les trois régions Centre, Normandie et Ile-de-France. Le « cluster » regroupe pas moins de 150 PME de la filière, les plus grandes marques du secteur, une quinzaine d'établissements de formation et 179 laboratoires de recherche qui planchent, de concert, sur le développement de produits innovants.

Chanel, Dior, Guerlain, Yves Saint Laurent, Clarins... Les plus grandes marques du secteur de la parfumerie-cosmétique, 150 PME de la filière, quatre universités dont 179 laboratoires de recherche et une quinzaine d'établissements de formation sont aujourd'hui membres du plus important centre de ressources mondial dans ce domaine : « Cosmetic Valley ».

Créée en 1994 par Jean-Pierre Guerlain et Jean-Luc Ansel, labellisée « pôle de compétitivité » en 2005, la Cosmetic Valley s'étend sur les trois régions Centre, Normandie et Ile-de-France. Sa mission : « seul cluster de cette taille dans le monde, la Cosmetic Valley valorise le savoir-faire des entreprises, connecte les sociétés aux centres de recherche afin de développer des projets innovants dans le domaine de la parfumerie-cosmétique et accompagne les territoires pour favoriser l'emploi et l'implantation des PME » explique Jean-Luc Ansel, directeur général du pôle. [...]

 

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Toxicité : Les rats arrêtent les frais

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L'industrie et la recherche pharmaceutiques européennes pourrait bien abandonner les tests de toxicité des médicaments sur les animaux, en particulier les rongeurs, en raison de leur inefficacité et de l'avancée des technologies.

Selon 18 organismes et entreprises pharmaceutiques européens, les tests de toxicité des médicaments sur les rats, étape préalable aux premiers essais cliniques sur l'homme, seraient dépassés. Un rapport préconise leur abandon. [...]

Lyse Mayrand 

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Bioéthanol : La France réalise le tiers de la production européenne

Par William Bolle

Tereos-250.jpgLes acteurs de la filière bioéthanol peuvent se réjouir : en 2007, la capacité de production de la France a en effet atteint 8 millions d'hectolitres, soit 30 % de la production européenne. Un investissement d'un milliard d'euros dans six nouvelles unités de grande capacité lui permettra de produire 15 millions d'hectolitres à l'horizon 2015, et d'atteindre ainsi plus facilement l'objectif de 10 % de biocarburants incorporés dans l'essence à cette date.

Bien que controversé, le bioéthanol semble avoir le vent en poupe en France. C'est ce qu'il ressort du bilan 2007 présenté hier par les acteurs de cette filière, selon lesquels la capacité de production de la France a atteint 8 millions d'hectolitres l'an dernier, soit 30 % de la production européenne de bioéthanol. Obtenu essentiellement à partir de betterave à sucre, de céréales ou de pomme de terre, le bioéthanol est produit en France par une vingtaine d'usines. Cinq groupes agro-industriels (AB Bioenergy, Cristal Union, Roquette, Tereos et Soufflet) ont décidé d'investir un milliard d'euros sur trois ans dans la construction de six nouveaux sites de grande capacité. Ils doivent permettre à la France de se doter d'une capacité totale de production de 15 millions d'hectolitres de bioéthanol à l'horizon 2015. Et d'atteindre ainsi plus facilement l'objectif de 10 % de biocarburants incorporés dans l'essence à cette date, conformément aux engagements pris par le gouvernement en 2004. [...]

 

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Calvitie : Un test ADN pour la prévoir

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Par Anna Musso

Une entreprise de biotechnologie américaine commercialise sur son site internet un test génétique, pour les hommes, qui permet de prévoir s'ils deviendront chauves.

L'entreprise de biotechnologie américaine « HairDX » commercialise sur son site internet un test génétique destiné aux hommes qui souhaitent savoir s'ils auront perdu leurs cheveux avant 40 ans. [...]

 

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Textile intelligent : Lytess, la marque qui monte

vetement-250.jpgL'entreprise française Onixxa, qui conçoit et vend sous sa marque Lytess des textiles renfermant des capsules cosmétiques, vient de bénéficier d'un accompagnement financier de deux millions d'euros par les sociétés de capital-investissement Sofimac Partners et CDC Entreprises.

L'entreprise française Onixxa, qui conçoit et vend sous sa marque Lytess des cosmétotextiles, vient de recevoir un soutien financier de deux millions d'euros des sociétés de capital-investissement Sofimac Partners et CDC Entreprises. Cette levée de fonds doit permettre à la marque de se développer à l'international et sur le territoire national en finançant programmes de R&D, mise sur le marché de produits et recrutements.

 

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Cellules souches : L'I-Stem, le plus grand laboratoire français

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Par Anna Musso

Le premier congrès international sur les cellules souches embryonnaires humaines se tient, depuis hier, au Génopole® d'Evry (91). A cette occasion, Pascal Fragner, chercheur à l'Institut des cellules souches pour l'étude et le traitement des maladies monogéniques (I-Stem) implanté dans le Génopole®, présente les missions de l'I-Stem et explique l'intérêt des cellules souches pour la recherche de traitements contre les maladies rares.

Quels sont les objectifs de l'Institut des cellules souches pour l'étude et le traitement des maladies monogéniques (I-Stem) ?
L'I-Stem est le plus grand laboratoire français dédié à l'élaboration de traitements fondés sur le potentiel offert par les cellules souches et applicables aux maladies rares d'origine génétique. Il s'agit d'une Unité mixte de recherche de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'Université d'Evry Val d'Essonne, en collaboration avec l'Association française contre les myopathies (AFM) via le Centre d'étude des cellules souches (CECS). Créé il y a trois ans au Génopole® (1) d'Evry (91), ce centre de recherche et de développement regroupe environ 70 chercheurs et il est actuellement dirigé par le Professeur Marc Peschanski. Nous centrons nos efforts sur les maladies rares, car ne touchant qu'une personne sur 6 000 ou 8 000, elles intéressent peu l'industrie pharmaceutique. Notre objectif est de comprendre les mécanismes de ces maladies rares afin d'élaborer des traitements adaptés. [...]

 

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Médecine légale : Les traces ADN à la loupe

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Par Anna Musso

Un laboratoire bordelais d'hématologie légale a conçu une nouvelle méthode d'analyse des traces ADN permettant d'effectuer des recherches d'empreintes génétiques à l'échelle cellulaire.

Le laboratoire bordelais d'hématologie légale, dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, a mis au point une nouvelle méthode d'analyse des traces ADN plus précise, qui permet de réaliser des recherches d'empreintes génétiques à l'échelle cellulaire. [...]

 

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Une souris contre le rhume !

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Par Anna Musso

Une équipe de chercheurs britanniques a réussi à modifier génétiquement une souris pour la rendre sensible au virus des rhumes.

Cette avancée permettra de tester de nouveaux médicaments contre cette affection bénigne, l'asthme et la bronchite.

C'est une première : une équipe de chercheurs de l'Imperial College de Londres est parvenue à modifier génétiquement une souris afin de la rendre sensible au « rhinovirus », [...]

 

 

 

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Génomique : Naissance d'une vie synthétique

Le spécialiste américain des biotechnologies Craig Venter aurait réussi la synthèse complète du génome d'une bactérie.

Craig Venter, généticien américain controversé, aurait réussi l'assemblage chimique et le clonage, dans une levure, des 582.970 paires de gènes de la bactérie Mycoplasma genitalium. Cette synthèse, la plus importante structure ADN jamais créée par l'homme, [...]

Patrick Cros

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Biohaz’art ou l’art du portrait génétique

Lorsque Guillaume Charnier,  un étudiant de Sup’Biotech, laisse exprimer sa passion au cœur d’un projet, le résultat peut être des plus insolite. Associez la biologie, la génétique et l’art et vous obtiendrez une œuvre originale. Son site internet, BIOHAZ’ART, présente ses « œuvres du futur ».

Depuis des siècles l’art du portrait répondait à des règles strictes et correspondait à une tradition dont les peintres et les photographes d’aujourd’hui sont les dignes successeurs. Mais le XXIème siècle ouvre la voie à de nouvelles perspectives artistiques où la science a toute sa place.

papillon2-280x108.jpgBIOHAZ’ART vous propose de créer un portrait génétique de votre animal de compagnie préféré ou encore un portrait génétique de votre famille. Vous choisissez les couleurs au sein d’un nuancier de coloris et vous obtiendrez un portrait unique et original. Nous vous invitons à visiter ce site original, fruit de l’imagination d’un étudiant de Sup’Biotech.

Nicolas LOEB
Janvier 2008

Visitez le site Internet de BIOHAZ'ART

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Génétique : Des embryons humains clonés

clonage-250x167.jpgPar Anna Musso

Une société californienne déclare avoir réussi à créer des embryons humains à partir de cellules de peau d’adultes.

Stemagen, une société californienne, déclare avoir réussi à créer des embryons humains à partir de cellules de la peau de deux hommes. L’objectif n’est pas de fabriquer des organismes viables mais d’obtenir à terme des cellules souches capables de traiter des maladies incurables [...]

 

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Un cœur de rat mort rendu à la vie

coeur-rat-300x150.jpgPar Patrick Cros

C'est une étonnante transplantation qu'ont réalisée des chercheurs de l'université du Minnesota à Minneapolis : ils ont fait revivre le cœur d'un rat mort en lui ajoutant des cellules cardiaques de rats nouveau-nés.

« L'idée serait de développer des vaisseaux sanguins ou des organes ransplantables et fabriqués à partir des propres cellules d'un individu », a expliqué la chercheuse américaine Doris Taylor, directrice du centre de soins cardiovasculaires à l'université du Minnesota (Center for Cardiovascular Repair), en annonçant la réussite d'une opération de transplantation de cellules de rats nouveau-nés sur le cœur d'un rat mort. L'opération a pour objet d'avancer dans la voie de création de cœurs bio-artificiels [...]

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Des bactéries dans nos assiettes

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Par Elsa Bellanger

Financé au titre du programme « Qualité de la vie » du cinquième Programme-cadre de la Communauté européenne, le projet communautaire de recherche baptisé « Microfunction » a démontré la pertinence de l'ajout de prébiotiques et de probiotiques dans l'alimentation en vue d'améliorer la santé des consommateurs.

Le fonctionnement de la microflore intestinale, qui joue un rôle important dans la préservation de la santé, peut être amélioré par l'ajout de prébiotiques et de probiotiques dans l'alimentation. C'est la principale conclusion du projet communautaire « Microfunction », financé au titre du programme « Qualité de la vie » du cinquième Programme-cadre de la Communauté européenne. Le projet visait à évaluer l'efficacité des probiotiques, des prébiotiques et des symbiotiques. [...]

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Des microalgues comme carburant

Microalgues150.jpgPar Elsa Bellanger.

Shell et HR Biopetroleum ont créé la société Cellana pour la production de biocarburants à partir de microalgues. Une usine pilote, destinée à cultiver des algues pour la production expérimentale de biocarburant, sera construite à Hawaï. Les microalgues ont une croissance rapide et sont riches en huile végétale [...]

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Clonage végétal : Le sapin idéal

sapin.gifMercredi 19 décembre 2007 - Lise Mayrand

Depuis 2000, des entreprises et universités danoises travaillent sur un projet de clonage de conifères dans le but d'améliorer la performance de leur production qui subit les mauvaises conditions climatiques et la rareté des semences.

Obtenir un sapin de Noël symétrique, qui ne perd pas ses aiguilles et dure longtemps, telle est l'ambition du projet danois HiTec Elitraeer, porté par une dizaine d'entreprises et d'universités du pays [...]

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Un service d’analyse génétique en libre service sur Internet

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Pour 999 $, il est aujourd’hui possible de faire un test ADN. Ces tests fournissent plusieurs indications.

Le client peut par exemple obtenir des informations sur les maladies dont il est éventuellement porteur (prédispositions génétiques) ou encore sur son origine ethnique.

 

La procédure est simple. Les clients reçoivent un kit de prélèvement de salive à renvoyer à la société et le résultat est donné au client sous 4 à 6 semaines. Bien entendu, ce service payant est réservé aux personnes âgées de plus de 18 ans.

La start up californienne à l’origine de cette offre a été créée il y a 18 mois par Anne Wojcicki. Elle est financée par Google et Genentech.

« La mission que nous nous sommes assignés est de rendre la génétique rassurante et intéressante », assure-t-elle.

Elodie BAFUNNO
Promotion 2010

APPLE et IONIS lancent des offres privilèges

IONIS education group et Apple ont conclu un accord commercial fin octobre, au bénéfice des étudiants, enseignants et personnels administratifs du groupe IONIS, dont Sup'Biotech.

Tous les produits Apple sont désormais disponibles à des tarifs préférentiels sur l’Apple On Campus (AOC), mis en place par l’association EpiMac.

 

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A la base des négociations, l’association EpiMac gère les accès à l’espace dédié en ligne et par téléphone de l’AOC, qui permet d’obtenir des renseignements et de passer des commandes facilement et rapidement et de bénéficier de tarifs avantageux.

 

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L'Apple On Campus - Accès direct.

  • Disponible 24h/24 et 7j/7 en ligne.
  • Une équipe de conseillers à votre disposition pour répondre à vos questions et vous guider par téléphone.
  • Des offres de financement adaptées.
  • 12% de réduction sur les machines Apple (MacBook, MacBook Pro, iMac, Mac Mini, Mac Pro, ...).
  • Tarifs préférentiels sur de nombreux accessoires et bien plus !

LArobe.jpgApple, EpiMac et IONIS, vous offrent également une housse LArobe Classic pour tout MacBook Pro 15" acheté sur l'Apple On Campus EpiMac IONIS.

Pour en profiter, il vous suffit de passer au local EpiMac au sous-sol Voltaire dans les locaux de l'EPITA avec la facture du MacBook Pro 15" acheté sur l'AOC.

L'offre est valable depuis le lancement de l'AOC et jusqu'à épuisement des stocks.

Ateliers : le plébiscite de la double compétence

logo-ateliers.jpg Un représentant de L’OREAL, le leader mondial des cosmétiques, est intervenu mardi dernier dans les locaux du Ionis Institute of Technology. Roland Roguet et deux autres spécialistes du domaine de la cosmétologie ont fait l’éloge de la double compétence des étudiants de Sup'Biotech, qui se situe à l'interface de la recherche et du marketing.

Autour du rapport entre la cosmétologie et les biotechnologies, Roland Roguet, Florent Yvergnaux, Directeur de BIOEUROPE (groupe SOLABIA) et Marie-Pierre Papet, manager en recherche et innovation pour Cosmetic Valley, ont présenté leurs entreprises, leurs méthodes de travail et une part de leurs travaux, avant d’insister sur la plus-value que représente la "multi-compétence" des étudiants de Sup’Biotech.


Les ateliers organisés par SUP'BIOTECH en collaboration avec l'ARIST (Agence Régionale d'Information Stratégique et Technologique) abordent chacun un domaine d’activité qui concerne la formation Sup’Biotech.

 

Roland Roguet est conseiller scientifique et responsable de plusieurs laboratoires spécialisés dans la validation de méthodes sur la peau reconstruite, pour L’OREAL, la plus grande marque de cosmétiques.ateliers-roguet.jpg

Il est issu du système académique et a soutenu une thèse en Biochimie à Jussieu, Paris 7, sur les glycoprotéines des membranes cellulaires. Ensuite, il a travaillé en tant qu’assistant à l’université, avant de décider de s’orienter vers l’industrie.
" Le monde de la recherche offre beaucoup de libertés, mais les débouchés sont limités… avance t-il. Si j’avais fais le choix de faire un cursus classique, j’aurais travaillé dans un laboratoire de recherche fondamentale puis un laboratoire de recherche appliquée. En fait je suis resté très proche de la recherche avec cependant une forte valeur appliquée par une orientation vers l’application des systèmes biologiques aux problématiques industrielles. Aujourd’hui, je travaille sur la validation des méthodes et sur les brevets. " 

Lorsqu’il décrit le profil idéal des nouveaux arrivants dans le secteur, Roland Roguet insiste sur le caractère pluriel et sur la nécessité d’être multi-compétent. " En plus d’être ingénieur chimiste, et d’avoir de solides connaissances techniques, il faut aujourd’hui avoir des notions de marketing et commercialisation. "

      ateliers3.jpgLors de la table ronde qui réunissait les intervenants et les étudiants, Florent Yvergnaux, Directeur de BIOEUROPE (groupe SOLABIA) et Marie-Pierre Papet, manager en recherche et innovation pour Cosmetic Valley, s’accordaient sur ce point. Mr Yvergnaux a ajouté que selon lui, " il faut être capable de parler les langages de la recherche et de l’industrie, afin, notamment, que le chercheur ait une idée de ce que donnera sa découverte en termes de produit. " 

ateliers-public.jpgLes étudiants de SupBiotech ont une formation de haut niveau en biologie et ont des connaissances en commerce et en marketing. Leur double compétence intéresse les grandes marques de la cosmétique. Mr Roguet, qui est venu avec l’idée que " les anciens doivent communiquer, aiguillonner les jeunes et les intéresser à la chose industrielle ", a commencé son intervention en proposant aux étudiants de candidater dans son entreprise. Florent Yvergnaux s’est adressé directement aux étudiants pour leur dire que leur double compétence est " une porte d’entrée très intéressante, à l’interface entre recherche et marketing. "

 

Médicaments anti-obésité : Deux études donnent l'alerte

 

Obésité.jpgDeux études scientifiques distinctes alertent sur les effets secondaires de certains médicaments anti-obésité, et plus particulièrement le rimonabant, commercialisé sous le nom Acomplia en Europe. Ce dernier serait à l'origine de troubles dépressifs et d'anxiété.

Alors que le nombre de personnes obèses et en surpoids ne cesse d'augmenter dans le monde, deux publications scientifiques alertent sur les effets secondaires de certains médicaments anti-obésité, notamment le rimonabant, commercialisé sous le nom Acomplia en Europe, par les laboratoires Sanofi-Aventis.
Après avoir comparé 4 000 patients, les uns recevant la molécule rimonabant (20mg/jour), les autres un placebo, l'équipe du Pr. Arne Astrup de l'université de Copenhague à Danemark, a constaté que les personnes ayant été traités par le rimonabant possédaient 40% plus de risques d'avoir des effets secondaires, parmi lesquels ceux de développer des troubles dépressifs (2,5 fois plus de risques) et d'anxiété (3 fois plus) que leurs homologues non traités (...)

Anna Musso

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Une nouvelle protéine pour la peau

Découverte d'une protéine qui protège la peau, http://cordis.europa.eu  22/05/07

Des chercheurs ont identifié une protéine qui protège la peau des méfaits du soleil et garantit son hydratation.
Financé en partie par l'Union Européenne au titre du sixième programme-cadre (6è PC), l'étude a été publié en ligne par la revue Nature Cell Biology.

Les rayons solaires ultraviolets peuvent endommager la peau de diverses manières. Outre des coups de soleil et une détérioration du système immunitaire, ils peuvent provoquer le cancer de la peau.
Selon l'Agence Internationale pour la Recherche contre le Cancer, près de 60.000 cas de mélanome, la forme de cancer de la peau la plus dangereuse, et plus de 13000 décès imputables à ce dernier ont été enregistrés en 2006 au sein de l'Union Européenne.

Ces derniers travaux de recherche ont permis d'étudier le rôle de la protéine Caspase-14 dans la préservation de la "Statum Corneum", une couche de cellules morte aplaties qui sert de barrière protectrice pour la peau.

Le rôle des protéines Caspase dans le processus d'inflammation et dans l'apoptose est bien connu des scientifiques. Toutefois, la fonction de la protéine Caspase-14, qui est concentrée dans la peau, restait jusqu'à présent un mystère. Pour en apprendre d'avantage, les chercheurs ont créé des souris incapables de produire cette protéine et les ont comparé à des souris normales.

Avancées sur la division cellulaire

Des chercheurs résolvent le mystère de le division cellulaire, le Figaro 01/06/07

Des chercheurs ont résolus les mécanismes se cachant derrière la division cellulaire asymétrique, un processus important dans le dévelopment embryonnaire et dans le renouvellement des cellules souches.

Les travaux, en partie financés par une bourse Marie Curie de l'Union Européenne, sont publiés en ligne par la revue Cell.

Lorsque les cellules se divisent, elles résultent habituellement en deux cellules filles identiques. Cependant, dans certains cas, par exemple au cours du développement, la division cellulaire  peut conduire à eux cellules filles à propriétés différentes, un procédé connu sous le nom de division cellulaire asymétrique.

Lors de cette recherche récente, les scientifiques ont étudié l'embryon d'un ver nématode appelé Caernorhabditis Elegans. Peu après que la cellule de l'oeuf ait été fécondée, l'embryon du C.Elegans subit sa première division cellulaire, et les deux cellules en résulatnt ne sont pas identiques. La cellule se divise en deux cellules, une grande à  la tête de l'embryon et une petite à son autre extrémité.

Un pull diagnostic ?

Des textiles intelligents pour contrôler l'état de santé , http://cordis.europa.eu/

Intégrer des capteurs biochimiques dans les textiles pour contrôler en permanence la santé d'une personne, tel est l'objectif de BIOTEX (Bio-sensing Textile for Health Management), un projet financé par l'Union Européenne.

Ce projet, le premier du genre, vise à concevoir des capteurs électriques, électrochimiques et optiques optimaux qui seront intégrés à un support textile pour créer des "pastilles de détection" capables de contrôler les paramètres biochimiques de l'utilisateur.

Le rôle de ces "pastilles de détection" sera de contrôler en permanence les liquides organiques (sang, sueur et urine) du porteur tout au long de la journée. Ainsi, le projet vise à être particulièrement utile pour les personnes travaillant dans des conditions extrêmes, ainsi que pour celles souffrant de diabète ou pour les sportifs. 

Mangez le sachet avec la salade !

Un emballage biodégradable comestible! , Ambassade de France, Brésil

Un film plastique développé depuis deux ans par le Laboratoire d'Ingénierie Alimentaire Du département d'Ingénierie Chimique de l'Ecole Polytechnique de l'Université de Sao Paulo présente de nombreuses caractéristiques étonnantes. Elaboré à partir de fécule de manioc, il offre une protection antimicrobienne, change de couleur suivant l'état de conservation de l'aliment, est biodégradable et comestible.

De part ses propriétés de biodégradabilité et de comestibilité, il ne devra pas prendre la poussière. Sa durée de vie sera bien moindre que les films polymères, ce qui l'indique pour des aliments à forte rotativité. Pour Carmen Tadini, responsable du projet, il n'est pas imaginable de remplacer les films traditionnels dont la production se chiffre en millions de tonnes. Elle envisage plutôt une production intermédiaire pour des produits à plus grande valeur ajoutée.

Ce film protecteur n'existe qu'à l'état de travaux de laboratoire. La prochaine étape consiste donc à passer à une échelle industrielle avec une production pilote prévue en 2009.
L'investissement est peu conséquent pour l'instant : la Fondation d'Appui à la Recherche de l'Etat de Sao Paulo (Fapesp) et la Coordination de Perfectionnement du Personnel de l'Enseignement Supérieur (Capes) le financent à hauteur de 400.000 reais (environ 145 000 euros). D'ici 2009, 300 000 reais (100 000 euros) supplémentaires seront nécessaires.

RoundUp passé au crible

Un herbicide toxique pour les cellules souches embryonnaires humaines, Le Quotidien du Médecin 22/05/07 et Le Monde 22/05/07.

Selon une étude drigée par le Pr Séralini (université de Caen), membre du Comité de Recherche et d'Informations Indépendantes sur le Génie Génique (CRIIGEN), parue dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology le 4 mai dernier, le RoundUp, l'herbicide le plus utilisé, serait toxique pour les cellules embryonnaires humaines.

En 2005, l'équipe du Pr Séralini avait déjà étudié les conséquences du RoundUp sur des cellules placentaires humaines en culture. Cette fois, les chercheurs ont testé les effets de l'herbicide sur les cellules embryonnaires humaines.

Les effets toxiques du RoundUp se manifestent dès une courte exposition et à des doses "10 000 fois moins concentrées que la formulation vendue en magasin". L'étude prouve que 0,3% d'herbicide provoque la mort de 50% des cellules en une heure.

L'herbicide aurait aussi un effet délétère sur les fonctions hormonales en agissant comme perturbateur endocrinien, ce qui pourrait expliquer des fausses couches, des accouchements prématurés, ou encore des naissances d'enfants avec des malformations sexuelles.

Des franchises pour les malades

Dépenses de soins : en 2008, 4 franchises de 10 euros par an, Les Echos.fr 28/05/07

Roselyne Bachelot
, ministre de la santé, a annoncé, hier soir, que les franchises médicales voulues par Nicolas Sarkosy pour responsabiliser les patients ne s'appliqueraient pas avant 2008. Le ministre compte sur  la TVA sociale.

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a confirmé, hier soir, sur Europe1, que le comité d'alerte allait "probablement" intervenir, demain ou mercredi, pour demander des mesures de redressement immédiates en raison d'un probable dérapage des dépenses de l'assurance-maladie, d'environ 2 milliards d'euros.

Elle a néanmoins tenu à dédramatiser cette annonce : "je ne prévois pas de déremboursements", a-t-elle assuré en souhaitant "rester dans le cadre des mesures de maîtrise médicalisée", telles que le contrôle des prescriptions d'arrêts-maladie, le développement des génériques ou encore le respect des règles de remboursement des affections de longue durée (cancer, diabète, etc.), des mesures qui n'ont "pas été suffisamment mises en oeuvre".

De fait, quatre franchises de 10 euros ne suffiraient pas, loin de là, à éponger le déficit (5.9 milliards d'euros en 2006), puisque la CNAM estime qu'à 25 euros, les franchises rapporteraient environ 1,8 milliards d'euros. Et que les économies réalisées "seront dédiées" à une meilleure prise en charge des soins optiques et dentaires.

Plus besoin de père?

Un requin conçut par parthénogénèse, Le Figaro 24/05/07 et Le Monde 24/05/07.

En décembre 2001, la naissance d'un requin marteau dans un aquarium du Nebraska ne contenat que des femelles avait créé la surprise. Six ans après, les scientifiques ont prouvé que ce bébé requin a été conçu sans accouplement et n'a donc pas d'ADN paternel.

Ce phénomène, appelé parthénogénèse, avait déjà été observé chez d'autres vertébrés ùais jamais chez le requin, "ce qui n'est pas sans inquiéter les chercheurs : sans apport génétique paternel, la diversité génétique de la progéniture, et de l'espèce à long terme, pourrait en souffrir"...

Polémique sur le dépistage du sexe du bébé.

Le dépistage du sexe de l'enfant, interdit en France?, Le Monde 24/05/07.

Après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, La France autorisera-t-elle le test de dépistage génétique qui permet de connaître le sexe de son bébé dès la sixième semaine? (cf. Voir article de presse ci-dessous).

Lancé par la société américaine DNA Worldwide, le test "Pink or Blue" détecte sur l'embryon la présence du chromosome Y, dont seuls les garçons sont porteurs, à partir d'une goutte de sang de la mère. Son coût s'élève à 278 euros pour obtenir le résulats en 6 jours et 350 euros pour une réponse en 4 jours seulement. D'après DNA Worldwide, qui s'engage à rembourser les parents en cas d'erreur, ce test serait fiable à 99%.

Selon les responsables de l'agence de biomédecine, la France n'autorisera pas la commercialisation de ce test. Pour autant, aucune mesure ne sera prise pour en interdire l'accès, via internet. Rappelons que la loi de bioéthique de 2004 autorise le diagnostic prénatal du sexe en cas d'indication médicale liée à une maladie génétique présente dans la famille, et dans des centres agréés et pluridisciplinaires placés sous le contrôle de l'Agence de biomédecine.

Ce test suscite une vive polémique alors que dans plusieurs pays, comme l'Inde et la Chine, l'on pratique massivement l'avortement sélectif en fonction du sexe. En Asie, 90 millions de femmes manquent à l'appel...

Le commerce des ovules en marche

Le commerce des ovules en marche, Washingtonpost.com 13/05/07 et NYtimes.com 15/05/07

Les femmes son enceintes de plus en plus tard. Aux Etats-unis, de nouvelles cliniques commencent à offrir aux femmes la possibilité de congeler leurs ovules pour "déjouer le temps" de leur horloge biologique.
Aujourd'hui, plus de 1388 cliniques de la fertilité conservent des ovules congelés. Ce chiffre a doublé depuis 3 ans : ce nombre augmente de "façon dramatique" constatent les experts.

Christy Jones, de la société Extend Fertility Inc. , commercialise la congélation d'oeufs auprès des cliniques. Elle analyse le phénomène : "C'est le même processus que le contrôle des naissances par la pilule dans les années 70 (qui) a donné aux femmes de nouvelles options (...)" . Pour elle, la congélation des ovules offre aux femmes d'aujourd'hui, "un meilleur contrôle de leur fertilité et leur donne accès à plusieurs solutions".

De nombreuses recherches sont en cours pour connaître les conséquences de la conservation des ovules par congélation comme l'altération des ovules, les problèmes de développement du bébé. Actuellement, les scientifiques ne disposent pas d'assez de recul pour se prononcer : entre 300 et 600 bébés dans le monde sont nés d'ovules congelés.

Faire conserver ses ovules coûte 9000 à 15 000 dollars par prélèvement, plus 350 à 500 dollars par an pour les stocker.

Le commerce s'étend peu à peu au "don" d'ovules. Une enquête sur le prix de ovules, publié ce mois-ci dans le journal Fertility And Sterility, a annoncé un prix moyen "de compensation" par donneuse de 4217 dollars.

La plupart des pays, le Canada et la Grande-Bretagne Inclus, interdit la rémunération du don d'ovules.

Un embryon hybride Homme-Animal?

La Grande-Bretagne pourrait créer un embryon hybride Homme-animal, Le Monde 02/04/07.

Il y a 6 mois, une équipe de biologistes du King's College de l'université de Londres a demandé à la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) l'autorisation de créer des embryons par clonage en introduisant les noyaux de cellules humaines dans des ovocytes animaux énucléés. L'objectif avancé est de comprendre comment fonctionnent certaines maladies génétiques incurables comme la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson.

Les cellules seraient prélevées sur des patients malades et porteraient donc le gêne responsable de la maladie. L'embryon formé ne serait pas complètement humain et serait dénommé "cybride" (fusion des mots cytoplasme et hybride).

Pour Stephen Minger, chercheur au King's College, l'autorisation de "cybrides" offrirait aux scientifiques du monde entier un matériel biologique incomparable et quasiment illimité pour analyser une maladie, envisager des molécules thérapeutiques et les tester à large échelle sur ces modèles humains.
Ces recherches soulèvent évidemment d'immenses questions éthiques.

NB : Il s'agit de création de clones hybrides Homme-animal et délibérément  conçus malades.


La Grande-Bretagne autorise la création d'embryons hybrides, The Independent 21/05/07

Le gouvernement britannique a autorisé, jeudi 17 mai, la création d'embryons hybrides humain-animal pour la recherche. Ces embryons seront à 99% Humain et à 0.01% animal (lapin, vache...). La loi autorise une durée de vie de 14 jours et interdit leur implantation dans l'utérus.

L'ICSI plus performante que la FIV

"Une étude sur l'ICSI" (Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes), Le quotidien du médecin, 10/05/07.
La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de rendre un rapport sur l'évaluation de la fécondation in vitro avec micromanipulation ( ou injection intracytoplasmique de spermatozoïdes, ICSI). La HAS a tenté d'évaluer la pertinence de l'augmentation du nombre d'ICSI et ses conséquences sur la descendance obtenue.
L'analyse des données de l'activité française a permis de montrer qu'entre 1998 et 2002, l'efficacité globale de l'ICSI, en terme d'accouchement par grossesse, est supérieure à celle de la FIV (80,3% contre 78,4). Les experts ont évalué l'efficacité de l'ICSI en fonctions des difficultés rencontrées par les parents.
Les conséquenses de l'ICSI sur la descendance ont été évaluées. L'un des principaux risques reste la morbidité associée aux grossesses multiples. Cependant, les experts n'ont pas noté de différences entre les enfants conçus naturellement ou après ICSI quant "aux développements physique, cognitif ou psychologique". Enfin, les données n'ont pas permis de conclure sur le rique d'anomalies chromosomiques.
Le rapport préconise de réaliser des études complémentaires pour évaluer l'efficacité de l'ICSI, en comparants les coûts de cette technique aux alternatives, y compris à long terme.
Rapport sur l'évaluation de la fécondation In Vitro avec micromanipulation : http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_522895

La thérapie génique au service des malvoyants

"La thérapie génique soigne un défaut de rétine", Le Figaro 03/05/07 - BBC.co.uk 03/05/07 - radio-canada.ca 01/05/07 .
Une équipe britannique de l'hôpital ophtalmologique de Moorfields à Londres, aurait réussi une opération par thérapie génique sur un patient atteint de troubles de la vision.
L'intervention a consisté à injecter, avec une très grande précision, des gènes RPE65 fonctionnels dans le fond de l'oeil d'un patient.
Depuis sa naissance, Robert Johnson, 23 ans, ne pouvait distinguer que les silhouettes floues à cause d'un gène déffectueux. L'incapacité de sa rétine à capter correctement la lumière s'aggravait avec l'âge.
Plusieurs mois seront maintenant nécessaires afin de savoir si l'opération est un succès.

Connaître le sexe de son enfant

"Un kit pour connaître le sexe de son enfant", 20minutes.fr , le 04/05/07.
En Grande-Bretagne, il est désormais possible pour les mères, de connaître le sexe de leur enfant à naître, 6 semaines après le début de leur grossesse. Des tests ADN vendus en kit sur internet permettent de détecter la présence du chromosome Y dans le sang de la mère, qui indique alors que le bébé est un garçon.
La société DNA Worldwide qui commercialise déjà ce kit aux Etats-Unis affirme que le test est fiable à 99% et s'engage à rembourser les parents en cas d'erreur.
Beaucoup de voix se sont élevées pour protester contre ces tests. "Ce test est très dangereux. Il pourrait mener à des avortements simplement parce que les bébés sont du mauvais sexe", a déclaré Michaela Aston, porte parole de l'association anti-avortement Life. Rappelons qu'en Grande-Bretagne, l'avortement est autorisé jusqu'à 24 semaines.
Le kit contient tous les éléments pour effectuer le test à partir d'une goutte de sang. Son coût est de 189,95 livres (278 euros) dans sa version de base et de 239,95 livres dans sa version "rapide"

La ruée vers les BIOTECHS

"Les 'biotechs' de plus en plus convoitées par les laboratoires", titre les ECHOS du 03/05/07 
Concurrencés par les génériques, les grands laboratoires pharmaceutiques n'hésitent pas à dépenser des sommes pouvant atteindre le milliard de dollars pour mettre la main sur des molécules trouvées par des sociétés de biotechnologie afin d'enchirir leur porte-feuille de produits.
Deux signes ne trompent pas pour mesurer l'importance stratégique de ces partenariats pour les grands laboratoires. Tout d'abord les molécules sont rachetées à des stades si précoces de développement que le risque d'investir beaucoup pour ne jamais aboutir demeure élevé. Ensuite les prix consentis ont explosé. En 2005, le prix initial par un laboratoire à la signature d'un accord de développement est, en moyenne, de 18,3 millions d'euros, il a dépassé en 2006 les 69 millions de dollars.
En décembre 2006, le britannique GlaxoSmithKline (GSK) s'est distingué en signant un accord de licence avec le danois Genmab pour un montant qui "pourrait dépassé les 2 milliards de dollars". GSK s'est également engagé avec les américains Epix et Chemocentryx sur des partenariats de plus de 1 milliard. Le rachat de l'américain MedImmune par l'anglo-suédois AstraZeneca pour 11 milliards d'euros montre que les prix ne sont en rien stabilisés. POur l'Europe, Roche (12 accords), Novartis (7 accords), GSK (6 accords) et Sanofi Aventis (5 accords) arrivent en tête de cette mondialisation de la recherche.

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