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Suivez les aventures d’Audrey Grelet et Lucas Jacquin (Sup’Biotech promo 2015), deux explorateurs sans frontières

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Portraits d'anciens

Après leur stage de fin d’études, Audrey Grelet et Lucas Jacquin (Sup’Biotech promo 2015) n’ont pas voulu se lancer tout de suite dans la vie professionnelle. Avant de mettre à profit les compétences acquises au sein de Sup’Biotech, ces deux jeunes Anciens passionnés de voyage (ils ont tous deux occupé le poste de président de l’association étudiante MHIGE Sup’Biotech) ont décidé de se lancer dans un grand road-trip International pour découvrir d’autres cultures. Débutée pour de bon en janvier 2016 après plusieurs mois de préparation, cette belle aventure est à suivre sur leur site Internet Explorateurs sans frontières et sur la page Facebook associée. Contacté durant une étape de leur road trip passée dans le Sud de la France au milieu des vignes, Lucas raconte le début de ce voyage et explique comment s’organise un tel périple.

supbiotech_anciens_lucas_audrey_explorateurs_sans_frontieres_international_road_trip_voyage_decouvertes_cultures_pays_etranger_aventure_wwoofing_2016_03.jpgsupbiotech_anciens_lucas_audrey_explorateurs_sans_frontieres_international_road_trip_voyage_decouvertes_cultures_pays_etranger_aventure_wwoofing_2016_02.jpgQue s’est-il passé après vos études à Sup’Biotech ?
Une fois notre stage de fin d’études terminé, nous avons acheté un van ! Cela nous a pris au moins deux semaines pour démarcher et trouver le van parfait pour accomplir notre objectif, à savoir parcourir quelques milliers de kilomètres à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Une fois le van en notre possession, nous avons commencé à l’aménager après avoir fait des recherches pour savoir comment y arriver. Pour financer tout cela, nous avons dû prendre des petits boulots : pendant que je faisais des livraisons pour des hôtels parisiens, Audrey travaillait en tant que réceptionniste. Comme je bossais à mi-temps, j’ai pu consacrer le reste de mes journées à justement aménager le véhicule. Je me suis occupé de l’isolation, de l’installation électrique, de la fabrication de meuble… bref, tout ce qu’il nous fallait pour bien voyager ! Fin décembre, nous avions enfin terminé cette étape et, mi-janvier, nous prenions enfin la route après une petite fête de départ avec nos amis et nos familles. De Paris, nous avons descendu toute la côte Ouest française pendant une semaine. Ensuite, nous avons visité une partie du Pays basque puis traversé les Pyrénées afin d’arriver en Aragon, en Espagne, où nous avons fait notre premier wwoofing durant deux semaines.

Peux-tu rappeler ce qu’est le wwoofing ?
Cela vient du Wwoof (soit « World-Wide Opportunities on Organic Farms »). En gros, il s’agit d’un échange dans des fermes biologiques, même si on peut également faire aujourd’hui du wwoofing dans d’autres infrastructures. L’idée, c’est simplement d’échanger des services non pas contre de l’argent mais contre le gîte et le couvert. Par exemple, pour ce premier wwoofing en Aragon, nous avons travaillé dans une ferme qui cultivait des vignes, des oliviers et des amandiers. Cela nous a permis de découvrir le travail sur ces cultures et de discuter avec les propriétaires, des gens très ouverts qui nous ont facilement intégrés à ce petit village de 50 personnes dans lequel nous restions. Cela nous a aussi permis de rencontrer d’autres personnes, comme cet Australien qui a commencé son voyage depuis 9 mois et compte continuer à vivre toute sa vie de cette façon.

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Nous avons continué notre trajet ! Nous sommes descendus vers le Sud de l’Espagne, en faisant différentes escales comme à Valence ou Grenade. En fait, comme nous voyageons en van et que nous ne prenons jamais l’autoroute, nous nous arrêtons souvent dans les endroits les plus « paumés » possibles afin de pouvoir apprécier la beauté de paysages magnifiques. D’ailleurs, avant d’arriver à Valence, cela nous a joué un mauvais tour : nous étions arrêtés sur une belle plage de nuit et nous nous sommes retrouvés embourbés dans le sable ! Impossible de désensabler le van ! Heureusement, le lendemain matin, une Française de 60 ans qui, elle aussi, vit depuis quelques mois sur la route, nous a aperçu et est venue nous tracter en dehors du sable. Nous avons ensuite partagé le café ensemble, discuté et nous sommes séparés. Une belle rencontre au final pour une petite galère. Par la suite, quand nous sommes arrivés sur Grenade, nous avons fait un autre wwoofing dans un Rainbow Gathering !

Qu’est-ce donc ?
Dans ce cas-là, il s’agit d’un groupe de plusieurs personnes qui, depuis 30 ans, squatte le parc national de la Sierra Nevada en vivant de manière très alternative. C’était assez surprenant et nous y sommes restés quelques jours seulement, le temps de rencontrer des personnes très intéressantes. Elles nous ont d’ailleurs indiqué l’existence de thermes naturels accessibles à tous à Santa Fe, soit à quelques kilomètres de Grenade. Nous nous y sommes donc rendus et, durant une semaine, en avons profité, au milieu des oliviers. Comme la météo annonçait bientôt de la neige, nous avons pris la
décision de reprendre notre route et d’aller bien plus au Sud : au Maroc. En arrivant tard là-bas nous nous sommes une nouvelle fois retrouvés embourbés, de façon assez spectaculaire ! En effet, nous nous sommes faits piéger par le temps et des chemins plutôt chaotiques. Heureusement, des bergers sont venus nous aider le lendemain matin. C’était assez marrant car ils ne parlaient pas un mot de français. Ils ont pu appeler un ami qui possède un tracteur pour nous sortir de cette situation dans laquelle nous pensions rester pendant plusieurs semaines ! Au final, nous sommes restés six semaines sur place. Nous avons pu voir de superbes paysages et, plus que le désert, c’est vraiment ceux l’Atlas que nous avons préférés. Il y avait une ambiance vraiment ultra paisible, malgré les routes très sinueuses de ces montagnes.

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Oui. Nous sommes d’abord passés par Séville et l’Andalousie avant d’aller au Portugal et visiter Lisbonne, Porto, la vallée du Douro… Comme il a beaucoup plu au Portugal, nous n’y sommes restés qu’une semaine avant de revenir doucement vers la France. Là, après une fois que nous aurons gagné suffisamment d’argent en travaillant dans les vignes du Sud de la France, nous repartirons le plus possible à l’Est, tout en sachant que nous souhaitons absolument passer par la Grèce et la Turquie.

Pourquoi avoir voulu faire ce road trip après l’école ?
À vrai dire, j’y pensais déjà à mon arrivée à Sup’Biotech. Je savais qu’après avoir fourni un travail conséquent, j’allais vouloir découvrir autre chose que l’univers des biotechnologies. Quelque part, je voulais passer une sorte de « thèse en humanité », pour être enrichi de nouvelles valeurs à mon retour. Mon but, c’est de m’épanouir différemment avant de m’engouffrer dans ce schéma assez classique consistant à démarrer sa carrière après ses études.

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Même si nous avons vaguement parlé d’un an de voyage, nous ne nous fixons pas de limite. Bien que nous ayons prévu les grandes lignes de notre itinéraire, le programme peut toujours changer au fil des rencontres, des lieux visités, etc. Nous voulons simplement profiter du voyage, en essayant d’en apprendre le plus possible. Nous reviendrons quand cela nous semblera nécessaire ou quand nous n’aurons plus la possibilité financière de continuer à voyager.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui, comme Audrey et toi, souhaitent réaliser un road trip à l’étranger grâce au wwoofing ?
Mon premier conseil est de vraiment se renseigner avant de sélectionner un Wwoof : il faut bien lire la description et discuter avec les responsables. Cela vous évitera de tomber sur des gens qui n’ont pas forcément la même conception du wwoofing que vous.
Mon second conseil est de proposer son travail de manière enthousiaste. En effet, cela ne sert à rien de faire du wwoofing si c’est pour juste profiter du gîte et du couvert. Le wwoofing, c’est un vrai échange !
Enfin, je conseille surtout de faire du wwoofing partout, à l’étranger bien sûr, mais aussi à côté de chez soi ! Nous avons récemment rencontré une fille qui a fait du wwoofing à 20 km de chez elle et a vécu une expérience géniale. C’est vraiment une manière de découvrir facilement une autre façon de vivre, de travailler ainsi que de nouveaux métiers. Si on veut découvrir un métier dans l’agriculture, c’est assez facile grâce à cette approche.

Suivez Lucas et Audrey sur leur site Internet et Facebook

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Posté le : 17/08/2016

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