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L’iGEM 2017 vue par Alicia Magnanon (Sup’Biotech promo 2018), médaillée d’or avec l’équipe iGEM IONIS

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Alicia Magnanon (Sup’Biotech promo 2018) a de quoi être fière. Coordinatrice du projet innovant Softer Shock mené par l’équipe iGEM IONIS pour l’International Genetically Engineered Machine competition, le plus grand concours étudiant au monde dédié à la biologie de synthèse, cette future ingénieure en biotechnologie est revenue de Boston avec une médaille d’or autour du cou et trois nominations. L’occasion pour elle de revenir sur la belle performance de l’équipe et d’ouvrir la voie à une éventuelle poursuite de cette aventure aussi humaine que scientifique.


Alicia, coordinatrice du projet Softer Shock de l’équipe iGEM IONIS 2017


Comment s’est monté le projet ?
Alicia Magnanon :
Pour la troisième année consécutive, Sup’Biotech proposait à ses étudiants de prendre part à l’iGEM, le plus grand concours étudiant de biologie de synthèse. Notre équipe comptait alors 18 étudiants motivés. Nous avons voulu ouvrir notre projet à d’autres écoles du Groupe IONIS afin qu’il soit le plus complet possible. Théo d’e-artsup nous a aidé pour la partie design et Hugo de l’EPITA pour le développement informatique. Une fois l’équipe constituée, nous avons recherché un concept scientifique innovant : un micro-organisme thermosensible capable de supporter des températures très hautes et très basses. Puis nous avons regardé quels pouvaient être les différents domaines d’application et nous sommes concentrés sur la vigne, particulièrement sensible aux amplitudes thermiques. Nous avons rencontré plusieurs experts, notamment réglementaires, pour savoir précisément comment positionner notre projet. Puis nous avons rencontré des vignerons pour voir ensemble comment ils pourraient accepter notre projet, ainsi que les consommateurs. On ne s’est pas limité à la France, on a ainsi noué des contacts avec des équipes au Mexique, en Grèce et en Espagne pour voir quelles solutions existaient déjà pour prévenir ces écarts de thermiques.



Comment étiez-vous organisés ?
Nous avions plusieurs groupes : modélisation et visualisation informatique des molécules, R&D, bioinformatique, design, « human practice » et marketing. EuropaBio, une association européenne de promotion des biotechnologies, nous a sponsorisés et continue de le faire afin que l’on vulgarise et partage nos connaissances auprès des plus jeunes. Nous sommes ainsi intervenus auprès de six écoles, en France et en Espagne. Softer Shock a vu le jour grâce aux sponsors qui nous ont aussi fourni du matériel et grâce à notre campagne de crowdfunding. Nous avons aussi bénéficié des conseils de tous les experts que nous avons pu rencontrer.

« Plusieurs équipes nous ont même demandé de devenir leurs coaches pour les prochaines éditions »


Comment s’est passé le concours ?
Pour tous, c’était notre première fois aux États-Unis et à Boston. Nous avons fait notre présentation dans l’une des plus grandes salles de l’iGEM au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Nous faisions face à neuf juges et à 20 autres équipes venues nous voir, dans une salle pleine. Nous avions mis en scène notre présentation, de façon un peu théâtrale. Nous n’avons eu que des retours très positifs, y compris sur le mini-site que nous avons créé pour l’occasion et dont les juges ont dit qu’il devait servir de modèle aux autres participants ! Dans le projet, nous avons développé un jeu de cartes afin de sensibiliser à la biologie synthétique les plus jeunes. Plusieurs équipes en ont pris des exemplaires pour les utiliser dans leurs pays et certaines nous ont même demandé de devenir leurs coaches pour les prochaines éditions ! Nous avons remporté la médaille d’or et trois nominations : « Best food and nutrition project », « Best new composite part » et « Best education and public engagement ». C’était une aventure fantastique, qui a permis à tous les membres de l’équipe d’apprendre et de grandir. Voir le progrès de chacun entre le début de l’aventure et maintenant, c’est une grande satisfaction.



Que va devenir Softer Shock ?
Nous avons été contactés par RebelBio, le principal programme d’incubation des sciences de la vie au monde, qui permettrait de développer le projet à l’Imperial College de Londres ou à l’University College de Cork en Irlande. Ils nous donneraient 250 000 euros, des locaux, du matériel et le réseau pour le lancer. Si cette éventualité venait à se confirmer, la plupart des membres du groupe seraient intéressés de continuer à travailler dessus, pour le viabiliser et le mettre sur le marché. L’autre idée serait de laisser le projet à d’autres étudiants de Sup’Biotech qui pourraient le développer dans le cadre de leurs projets de fin d’études, le Sup’Biotech Innovation Project (SBIP).

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Envie d’en savoir plus sur Softer Shock ? Retrouvez le Wiki du projet sur le site de l’iGEM


La délégation de l’iGEM IONIS 2017 à Boston, en compagnie de Randy Rettberg, le fondateur et président de l’iGEM


L’équipe iGEM IONIS 2017 :
Antoine Arvor, Gaëtan Christien, Pauline Coudert, Nicolas Delettre, Camille Dury, Maryne Follenfant, Zoé Guiot, Julie Henry, Eliott Lafon, Agathe Lermant, Thomas Lhernould, Marie Lhuissier, Paul Lubrano, Alicia Magnanon, Fanny Richard, Maxime Sportich, Alexandra Silvain et Gabrielle Vuillaume (Sup’Biotech promo 2018), Hugo Beisser (EPITA promo 2017) et Théo Klein (e-artsup promo 2018).

Posté le : 07/12/2017

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