SupBiotech

Une crevette tenue à l'oeil

Renaud CONFAVREUX – Monica CHHOR – Manal LAMMARI   Promotion 2013

 
A l’heure de la modélisation informatique, il est de plus en plus rare de voir des scientifiques utiliser l’animal pour sujet d’étude afin d’améliorer les technologies de demain.

C’est pourtant ce qu’ont décidé de faire N. Robert de l’Université de Bristol et son équipe de chercheurs qui, en octobre 2009, ont publié dans la revue Nature Photonics le compte rendu de leur étude sur les yeux de la crevette-mante multicolore ou squille (Odontodactylus scyllarus) qui, contrairement à d’autres animaux, détecte la lumière polarisée dans tout le spectre lumineux, de l’ultraviolet à l’infrarouge.

Cette propriété biophysique pourrait représenter un intérêt majeur quant à la mise au point de nouveaux appareils optiques plus performants car en effet, le traitement de la lumière polarisée constitue un paramètre clef dans la réalisation, entre autre, de disques optiques.

C’est dans ce but que ces scientifiques ont cherché à savoir comment les yeux de ce crustacé arrivaient à présenter de telles performances meilleures.

Afin d’explorer les différentes possibilités offertes par les yeux de cette squille, N. Robert et son équipe ont mesuré la manière dont la lumière polarisée se comportait à travers les ommatidies. Les ommatidies sont les unités réceptrices de l’œil composé du crustacé. Celles-ci sont organisées en différentes zones à l’intérieur de l’œil : la bande médiane, et de part et d’autre les hémisphères dorsal et ventral. La plupart des fonctions spécialisées se situent au niveau de la bande médiane composée de six rangées d’ommatidies.

Il est alors avéré durant l’étude, que deux de ces rangées se comportaient comme une lame quart d’onde, c’est-à-dire que la vitesse de propagation de la lumière dépend de la direction de polarisation d’après le principe de biréfringence, et déphaser de 90° (ou d’un quart de cycle ondulatoire) une onde polarisée selon une certaine direction par rapport à une onde polarisée dans la direction perpendiculaire. En résumé, la squille peut percevoir et analyser la lumière polarisée circulaire, elle est ainsi capable de distinguer une vibration circulaire droite d’une gauche. La lame quart d’onde va donc avoir pour effet de transformer cette onde de polarisation circulaire en une onde polarisée linéaire.

Par des observations et également par des simulations numériques, l’équipe a découvert que la structure des cellules photoréceptrices contenaient en réalité un faisceau de microtubes lipidiques longs et larges composés de photopigments montrant qu’elles agissaient effectivement comme une lame quart d’onde mais aussi que cette propriété était achromatique, c’est-à-dire que la propriété de ses yeux ne dépend pas de la longueur d’onde de la lumière, au contraire ils sont efficients sur tout le spectre lumineux.

Ainsi, l’achromaticité des lames quart d’onde qui caractérise la vue exceptionnelle de la squille lui permet probablement de posséder l'une des visions les plus sophistiquées du monde animal.

 94795333.jpgCette capacité de traitement de la lumière polarisée est vitale pour les animaux vivants dans les profondeurs car sous l’eau, la lumière n’est pas la même qu’en surface et pour voir de manière efficace, il est donc nécessaire d’avoir des yeux adaptés. Mais l’intérêt ne se trouve pas dans la vision sous-marine de ce crustacé mais plutôt dans celui du traitement de la lumière polarisée, qui est pour les scientifiques un enjeu majeur dans les technologies optiques de demain, que ce soit pour des microscopes photoniques, des fibres optiques ou d’autres produits. Actuellement, l’application la plus évidente serait celle des disques optiques numériques.

En effet, la lame quart d’onde qui caractérise l’œil de la squille est un système optique que l’on utilise par exemple dans les lecteurs de CD ou de DVD pour mieux distinguer la lumière laser réfléchie par la surface du disque. Mais les ingénieurs ne savent fabriquer que des lames quart d’onde utilisables dans une étroite bande de longueurs d’onde, c’est-à-dire dans une seule couleur : le rouge pour les CD/DVD et le bleu pour le Blue-Ray.

En plus de la couleur, la polarisation peut constituer un moyen supplémentaire de coder de l’information dans un disque optique, ce qui ouvre la possibilité d’en augmenter considérablement la capacité de stockage.
 

Les animaux se servent d’une abondance de physique optique pour contrôler et manipuler la lumière qui surpasse souvent les équivalents des appareils optiques artificiels autant au niveau de la sophistication que de l’efficacité.

C’est ainsi que la nature demeure une source inégalée d’inspiration pour la technologie qui souvent n’arrive pas à rivaliser même avec des millions d’années d’évolution.

Téléchargez l'étude détaillée réalisée par les élèves (Promesses & Dérives des Tests Génétiques)

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Comme vous l'a annoncé Vanessa Proux au tout début de la conférence "Tests Génétiques, promesses et dérives", voici le document contenant l'intégralité de l'étude détaillée par les élèves en ouverture de la matinée. Pour télécharger en pdf "Impact des tests génétiques dans la médecine de demain" : cliquez ici.

 

Un homme bionique pour 2010


En mai 2001, un événement majeur changea la vie de Jesse Sullivan, ancien électricien de 62 ans. Il fût électrocuté et vit ses 2 bras amputés. En 2003, il collabore avec l’institut de rééducation (RIC) de Chicago, qui avec la DARPA (centre de recherche du ministère de la défense américain) met au point le premier bras bionique, Proto1. Depuis cette date, de nombreuses entreprises se sont lancés sur ce secteur.

Afin de pouvoir restaurer la mobilité, les prothèses bioniques doivent respecter 2 conditions :

1. Elles doivent exercer un contrôle cognitif sur les fonctions motrices résiduelles.
2. Un appareil doit assimiler et décrypter le message nerveux.
La première condition dépend de l’état du patient. Si celui-ci possède sur sa zone amputée des liaisons nerveuses relativement intactes, il peut contrôler à une certaine échelle les mouvements de la prothèse. Dans le cas contraire, une intervention chirurgicale est nécessaire. Les nerfs moteurs restants sont déroutés vers différentes régions anatomiques. Dans le cas du bras bionique, la réinnervation chirurgicale connecte les nerfs du moignon aux nerfs moteurs des muscles thoraciques.

78058135.jpgLa complexité des prothèses bioniques repose essentiellement sur le respect de la deuxième condition. En effet, chaque action exécutée par le corps humain dérive de plusieurs neurones du cortex moteur. Le neurone est composé d’un soma, partie centrale, d’un axone, prolongement long, mince et cylindrique du corps cellulaire, et de dendrites. La transmission de l’influx nerveux est due à une modification de la perméabilité membranaire des axones. L’influx nerveux est également analysé. Le contrôle cognitif des membres artificiels pour des mouvements simples, comme empoigner, est réalisé par une interface cerveau-machine. Cette interface se compose d’une électrode de surface EMG, qui dans le cas du Proto1, capte les signaux myoélectriques et les transporte jusqu’au membre artificiel. L’amputé accomplit alors un mouvement de l’épaule pour que le bras se déplace en réponse au signal. L’inconvénient des électrodes de surface est leur résolution. Pour permettre au bras artificiel de se plier ou tourner le poignet, l’utilisateur devait accomplir des mouvements grossiers qui activaient des actions préprogrammées. Le Proto2, développé par la DARPA en collaboration avec DEKA R&D (New Hampshire) vise à accéder au cortex moteur du cerveau grâce à l’implantation d’électrodes IMES (Injection Myoelectric Sensors) dans l’avant-bras. S’ajoutent une batterie, et un accumulateur qui amplifie et transmet le signal au microprocesseur. Celui-ci, décryptant le signal grâce à un algorithme, va à son tour transmettre l’information aux moteurs. Le Proto 2 est capable d’effectuer 27 mouvements et comprend une main dotée de 22 moteurs à chaque articulation. Il a remporté le « Popular Mechanics 2007 Breakthrough Award »

Les prothèses bioniques ont le potentiel pour être la solution pour les amputés. Les patients possédant une prothèse bionique ressentent la sensation de toucher et retrouvent des gestes élémentaires du quotidien, l’un des désagréments étant d’apprendre à s’en servir. En 2002, les limites physiques des prothèses bioniques étaient la maîtrise de la prothèse par la pensée. Lors des phases de tests, sur un total de six patients, un seul est parvenu à contrôler sa prothèse par la pensée. Après l’opération, un an de rééducation est nécessaire. Cependant, l’inconvénient majeur du bras bionique est son coût, qui le rend inaccessible au grand public. Ainsi, Proto1 coûtait 70 000 $ et Proto2 100 000 $. La Société écossaise Touch Bionics commercialise des bras bioniques pour le prix de 10 000 €. En 2009, elle sort également sur le marché Pro-Digits des doigts bioniques d’une valeur de 38 000 à 50 000 €. Enfin, le patient n’est pris en charge que partiellement. En plus du coût de la prothèse s’ajoutent les frais hospitaliers et tous les frais concernant l’entretien de la prothèse (qui doit être fait tous les six mois) et la rééducation.
Une alternative aux prothèses bioniques serait les greffes bio artificielles de membres. Cependant, ces types de greffes posent plus de problèmes que celles d’un organe interne. De nombreux patients après une amputation développent des troubles d’ordre psychiques, car il est plus difficile pour eux d’accepter l’organe greffé dans la mesure où ils le voient au quotidien, donc sont susceptibles de se questionner sur ses origines. L’obstacle psychologique peut même être infranchissable chez certains, à l’image d’un patient greffé d’une main qui a décidé de se faire amputer de sa nouvelle main plus de deux ans après l’opération…


Les effets secondaires à long terme sont les plus connus, à savoir tous les troubles psychiques liés aux amputations : les sensations fantômes ou douleurs fantômes, les douleurs idiopathiques du moignon. Cependant, la majorité de la communauté scientifique considère que les facteurs psychologiques seuls ne peuvent expliquer la douleur fantôme. Les études de Richard A. Sherman et de son équipe (Madigan Army Medical Center, Washington) ont montré que des facteurs psychologiques comme le stress, l’anxiété ou la dépression, pouvaient influencer la douleur fantôme sans en constituer la cause.
Les progrès de la médecine permettent de considérer le corps humain comme un assemblage de pièces détachées. La question ne se pose plus. La réalité a dépassé la fiction : l’homme bionique de la célèbre série « L’homme qui valait trois milliards « est déjà parmi nous…

Monique Olima - Valérie Zoa – étudiantes de Sup’Biotech, promotion 2013

Quand les nanotechnologies se rapprochent du cerveau

De récentes recherches nous ont permis de découvrir une nouvelle méthode de vectorisation adaptée aux traitements de maladies du cerveau, qui sont généralement difficiles à cibler. Des chercheurs Singapouriens ont développé en avril 2009, un peptide amphiphile capable de former des micelles. Cette nouvelle méthode de traitement ciblée serait une avancée conséquente dans le domaine des maladies difficiles à traiter. Mais comment ces nanoparticules vont-elles permettre un traitement plus efficace que les traitements actuels ?

La méningite peut être une infection virale ou bactérienne des méninges1, se traduisant par des symptômes particuliers tels que de la fièvre, des raideurs dans la nuque, des vomissements, des maux de tête ou encore des tâches hémorragiques sous la peau. Le type de la méningite est par la suite déterminé grâce à une ponction lombaire pour l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR). Chaque année, 1,2 million de cas de méningites bactériennes sont comptabilisés à travers le monde.
Le premier type de méningites, retrouvé dans 80 % des cas, est causé par un virus, et plus rarement par un champignon. Ces méningites virales restent bénignes et savent, de nos jours, être correctement traitées. Dans le cas des méningites d’origine bactérienne (20 % des cas), les traitements sont plus délicats. Ce type reste très dangereux et peut provoquer des lésions cérébrales voire aller jusqu’à entraîner la mort (8 à 10 %).

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Une fois ces méningites diagnostiquées, des traitements antibiotiques peuvent être prescrits chez les patients atteints par une bactérie, afin de palier rapidement le problème. Pour ce qui est des autres cas, divers vaccins, de plus en plus généralisés surtout chez les nourrissons, peuvent être utilisés comme celui contre les méningites de l’Haemophilus influenzae depuis 1992. Enfin, les méningites virales ne disposent d’aucun traitement particulier. Elles s’estompent naturellement avec le temps.
Mais malgré les solutions qui furent trouvées pour le traitement des méningites, le problème se pose in vivo pour les infections bactériennes. En effet, les antibactériens permettant de lutter contre les bactéries en cause ne peuvent passer la barrière hémato-encéphalique2 (BHE) où sont installées ces bactéries et donc traiter la maladie. Un des moyens de lutte pourrait bien venir des nanotechnologies si l’on en croit un article publié dans Nature Nanotechnology*.

Les nanoparticules développées par l’équipe de Yi-Yan Yang*, appelées CG3R6TAT, possèdent trois atouts : une charge positive, une efficacité antimicrobienne et la capacité de former des micelles qui passent à travers la BHE. Ce dernier atout reste délicat car il est essentiel de ne pas endommager le cerveau ou de le contaminer avec des particules étrangères.
Il a été remarqué que ces nanoparticules, à partir d’une certaine concentration, avaient une grande facilité à s’assembler d’elles-mêmes en micelles, créant ainsi un moyen de vectorisation de molécules médicamenteuses et une structure organisée.
La charge postive du peptide favorise fortement les interactions électrostatiques avec les bactéries, mais également avec les champignons et les levures. Grâce à cela, on peut obtenir un ciblage de l’agent pathogène.
Du point de vue de l’activité microbienne, il a été découvert que la séquence TAT du peptide a la capacité d’inhiber une bactérie. Cependant, son efficacité est moindre à côté de celle des résidus arginines qui composent les nanoparticules. Plus le peptide est riche en arginine, plus la concentration minimale inhibitrice3 est réduite. L’alliance des deux permet donc d’accroître considérablement l’action antimicrobienne de ces nanoparticules.
Le TAT étant une séquence d’aminoacide issue du VIH, permettant la translocation membranaire, c’est lui qui permettra au peptide de traverser la BHE. Cette translocation est de plus favorisée par les charges cationiques des nanoparticules. A la suite des tests in vitro de ces peptides, les chercheurs ont remarqué qu’ils peuvent entraîner la lyse des cellules microbiennes tout en limitant l’hémolyse qui est une conséquence indésirable et fréquente lors de l’usage des peptides cationiques. Ce traitement efficace est sans effets secondaires importants sur l’organisme et permet de progresser vers un moyen infaillible de neutraliser tous les types de méningites.

Ces nanoparticules auraient donc la capacité de lutter contre diverses infections de manière sûre et efficace. La question serait maintenant de savoir si une telle technique pourrait s’appliquer à d’autres maladies du cerveau comme les encéphalites et pourquoi pas des maladies neurodégénératives. En tout cas, nous n’avons plus d’excuses pour ne pas nous creuser les méninges !


Julie MAES, Charlotte PELOSO, Gaëlle-Anne THILLAYE, étudiantes de Sup’Biotech, promotion 2013.



Notes :


1 enveloppe recouvrant la totalité de la boite crânienne sur trois couches
2  barrière protégeant le cerveau en filtrant la circulation sanguine qui deviendra le LCR
3 concentration minimale nécessaire d’un antibiotique pour inhiber la croissance d’une couche de bactéries in vitro

* Lihong Liu, Kaijin Xu, Huaying Wang, Jeremy Tan P.K., Weimin Fan, Subbu S. Venkatraman, Lanjuan Li and Yi-Yan Yang - "Self-assembled cationic peptide nanoparticles as an efficient antimicrobial agent" - Nature Nanotechnology - 14 Mai 2009
 

L'immunothérapie comme solution à la maladie d'Alzheimer

D’après l’Organisation mondiale de la Santé, la maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus commune avec 25 millions de personnes atteintes dans le monde. Cette maladie touche généralement les plus de 65 ans et est caractérisée par une perte progressive de la mémoire, une altération des capacités cognitives et des altérations du langage. Les malades finissent bien souvent dépendants, ce qui constitue un problème de santé publique.
La maladie d’Alzheimer est probablement une des plus grandes menaces pour le futur des systèmes de santé. En effet, avec le vieillissement de la population dû à l’augmentation de l’espérance de vie que connaissent les pays développés et les pays en développement, le nombre de patients touchés par la maladie d’Alzheimer devrait doubler d’ici les vingt prochaines années. La prise en charge des malades nécessite des structures d’accueil adaptées et de longs traitements. D’ici dix à vingt ans, lorsque toute la génération baby boom aura plus de 65 ans, le nombre de malades devrait dépasser la capacité des gouvernements concernés à absorber le coût de la maladie.
Dans de nombreux pays des sommes importantes sont investies dans la recherche de traitements préventifs. Il n’existe aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, les médicaments actuels se contentant de diminuer les symptômes avec très peu d’efficacité et de nombreux effets secondaires tels que nausées, vomissements, perte d’appétit, diarrhées et bradycardie . Il est donc nécessaire de développer des thérapies alternatives qui pourraient stopper ou encore prévenir la maladie. Une de ces nouvelles approches est l’immunothérapie.

94084611.jpgMaladie d’Alzheimer.

Elle se caractérise cliniquement par une accumulation d’un peptide bêta-amyloïde de 42 acides aminés (amyloid-β1-42) dans le cerveau sous forme de plaques séniles. Ces plaques amyloïdes activent les cellules micro-gliales  et les astrocytes  induisant une réaction inflammatoire  entrainant un dysfonctionnement du neurone puis sa dégénérescence. Les plaques amyloïdes seraient aussi probablement responsables de façon indirecte de la formation d’agrégats de protéine Tau (protéine associée aux microtubules) anormalement phosphorylée à l’intérieur des neurones .

Immunothérapie.

La démarche est simple et attrayante. Injecter des agrégats de β-amyloïde dans le sang pour provoquer la formation d’anticorps anti-β-amyloïde capables de traverser la barrière hémato-encéphalique et attaquer les plaques amyloïdes. L’espoir majeur est pour le patient de récupérer ses fonctions grâce à la plasticité cérébrale.
Les premières études in-vitro ont montré dès 1996 que des anticorps spécifiques de la région N-terminale de la β-amyloïde pouvaient empêcher la formation d’agrégats  en restaurant la solubilité des plaques de β-amyloïde préexistantes  et ainsi prévenir leurs effets neurotoxiques.
L’immunisation aussi bien active  que passive  de souris transgéniques  réduit de façon remarquable le nombre et la densité des plaques amyloïdes dans le cerveau de ces souris retardant ainsi l’apparition de déficits de la mémoire .
Suite à ces résultats prometteurs sur des modèles animaux, les essais cliniques sur des humains ont été initiés. Mais lors des essais de phase 2, plusieurs patients ont développé une méningo-encéphalite  qui a forcé l’arrêt  de ces essais dans le monde. Les résultats de ces essais apportent toutefois l’espoir d’une future immunothérapie sûre et efficace. Les patients ayant reçu deux vaccinations avec des agrégats de β-amyloïde ont développé de grandes quantités d’anticorps spécifiquement dirigés contre la β-amyloïde agrégée et ne reconnaissant pas les monomères solubles de ce peptide, un fait positif. Bien que l’immunothérapie semble être une approche prometteuse et facile à mettre en place, la problématique actuelle est de réussir à supprimer la réaction inflammatoire observée chez l’homme et qui n’est pas retrouvée dans le modèle de souris transgénique.

Quel que soit le traitement utilisé, il sera d’autant plus efficace que la maladie est repérée tôt. Or, aujourd’hui le diagnostic n’est possible qu’à un stade où la maladie est déjà installée et les symptômes visibles. Un autre défi de taille dans ce domaine est de développer des méthodes de diagnostic pour les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.
    

Un texte de Liliana Silva Fernandes, Romain Teixeira et Pierre Merlin, étudiants à Sup'Biotech.
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[1] Claire Mount & Christian Downton, Alzheimer disease: progress or profit? , Nature Medicine 12, 780-784 (2006).

[1] Cellule immunitaire présente dans le système nerveux central.

[1] Cellule du système nerveux central en formant une interface structurelle et fonctionnelle entre les tissus non nerveux et les neurones.

[1] Réponse immunitaire innée.

[1] Howard L. Weiner and Dan Frenkel, Immunology and immunotherapy of Alzheimer’s disease, Nature Reviews 6, 404-414 (2006)

[1] Solomon, B., Koppel, R., Hanan, E. & Katzav, T. Monoclonal antibodies inhibit in vitro fibrillar aggregation of the Alzheimer β-amyloid peptide. Proc. Natl Acad. Sci. USA 93, 452–455 (1996).

[1] Solomon, B., Koppel, R., Frenkel, D. & Hanan-Aharon, E. Disaggregation of Alzheimer β-amyloid by site-directed mAb. Proc. Natl Acad. Sci. USA 94, 4109–4112 (1997).

[1] Vaccination : Injection de l’antigène complet ou d’une partie de l’antigène entrainant une réaction immunitaire et la production d’anticorps anti-β-amyloïde.

[1] Injection directe d’anticorps monoclonaux anti-β-amyloïde.

[1] Souris transgénique pour laquelle a été modifiée la protéine APP (Amyloid Precursor Protein) et qui développent une accumulation de plaques amyloïdes à partir de 6 à 9 mois. Il s’agit d’un modèle très utilisé et qui a facilité les recherches en immunothérapie pour le traitement de cette maladie.

[1] Morgan, D. et al. Aβ peptide vaccination prevents memory loss in an animal model of Alzheimer’s disease. Nature 408, 982–985 (2000).

[1] Inflammation du cerveau

 

La thérapie génique au secours de la cécité


Après quʼune équipe française ait réussi à rendre la vue à des chiens souffrant de lʼamaurose congénitale de Leber (ACL), une autre vient de réussir le même pari chez lʼhomme.


Décrite en 1869 par Théodore Leber, un ophtalmologiste allemand, la maladie qui porte son nom est la forme la plus sévère de dystrophie et/ou dysplasie rétinienne précoce et représente environ 6% de ces pathologies. Elle entraîne une altération complète de la rétine et une perte totale de lʼacuité visuelle. Cette maladie toucherait 100 000 naissances à travers le monde dont 1000 à 2000 enfants en France, et est due à une déficience protéique.


Plusieurs gènes, 13 ont été découverts à ce jour, peuvent être responsables de lʼACL, ici nous nous intéresserons au gène RPE65, qui code lʼisomérase qui convertit dans lʼépithélium pigmentaire, cellules permettant aux rayons lumineux dʼêtre captés puis transformés en influx nerveux pour gagner le cerveau, le trans rétinyl ester rétinol en ester 11-cis rétinol, permettant la formation du chromophore (molécule colorée) des pigments des photorécepteurs, indispensable pour la vision. La mutation de ce dernier fut découverte sur une lignée de chiens Briards, et constitua ainsi le premier modèle expérimental.

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Succès du protocole animal.
Les différentes techniques précédentes, greffe ou injection de la molécule, nʼétant pas concluantes, cʼest donc tout naturellement que les chercheurs se sont tournés vers la thérapie génique.
Son utilisation consiste à apporter et à insérer une copie normale du gène dʼintérêt, ici RPE65, dans les cellules de lʼépithélium pigmentaire rétinien. Ce processus se fait via lʼutilisation dʼun vecteur, ici un virus, dépourvu de sa pathogénicité , ses gènes viraux ayant été supprimés. Il permet une expression continue du gène dʼintérêt.


Les chiens ont été séparés en plusieurs groupes qui différaient par leurs âges et la quantité de vecteurs injectée. Les résultats ont été mesurés par angiographie de fluorescence, par lʼutilisation de techniques dʼimagerie non invasives et par des techniques dʼimmunocytochimie rétiniennes. Cette maladie étant évolutive, elle devient donc de plus en plus difficile à soigner au fur et à mesure quʼelle progresse, lʼexpérience a en effet montré que, associé à une dose contrôlée de virus, lʼâge avait une importance capitale quant à lʼefficacité du traitement.


Ces résultats ont été confirmés par des parcours dʼobstacles que devaient franchir les animaux.La similarité entre les yeux de ces chiens et celui de lʼhomme a permis une transposition de cette technique chez lʼhumain.


Un enfant de huit ans retrouve la vue.
Rendre la vue ou empêcher la cécité de sʼinstaller, telles sont les prouesses que viennent de réussir Albert Maguire et Katherine High1 de lʼhôpital pour enfants de Philadelphie; en sʼappuyant sur les travaux de Le Meur et Stieger 2 sur la restauration de la vision chez des chiens Briards.
Afin de restaurer lʼacuité visuelle et de combler ces déficiences, les chercheurs ont injecté dans lʼoeil, présentant le plus de troubles, au sein de lʼépithélium rétinien et via lʼhumeur vitrée un vecteur AAV (virus adéno-associés à ADN double brins, AAV2-hRPE65v2) contenant le gène de la protéine RPE65. Cet essai clinique de phase 1, fut effectué sur 12 patients donc 4 enfants âgés de 8 à 11 ans. Trois doses croissantes de virus furent injectées, une faible de 1,5.1010 vecteurs, une moyenne de 4,8.1010, et enfin une grande de 1,5.1011 vecteurs. Il semblerait que que la dose importe peu, car les résultats sont là. Après seulement deux semaines le champ visuel de tous les patients sʼest accru; ainsi quʼune amélioration de lʼacuité visuelle chez la plus part. La réponse pupillaire a quant à elle aussi progressé.
Ces améliorations sont dʼautant plus importantes que le patient est jeune, et elles se sont vu entérinées, les patients ayant conservé leurs nouvelles fonctions visuelles après deux ans. Un enfant de huit ans a même retrouvé un niveau de sensibilité identique à celui dʼun enfant de son âge en pleine santé.


Il semblerait quʼaprès plusieurs années de tâtonnement, et certaines déconvenues (cas de cancer), la thérapie génique ait fini par combler une partie des attentes placées en elle. Cependant la présence du vecteur dans le sang dʼun patient pose la question du choix de ce dernier, il ne faudrait pas réitérer les mêmes erreurs que dans le passé, le vecteur doit rester confiné à sa cible.
Compte tenu de lʼimportance de lʼâge des patients, il joue un rôle primordial afin dʼéviter une perte trop importante de photorécepteurs, le couplage de la thérapie génique à des techniques de détection appropriées permettrait dʼoffrir une meilleure réponse à cette maladie.


Pollien Christophe, Regnier Florian, Savy Adrien, Etudiants de Sup'Biotech, promotion 2013


1 The Lancet, Volume 374, Issue 9701, Pages 1597 - 1605, 7 November 2009 2 Gene Therapy (2007) 14, 292–303. doi:10.1038/sj.gt.3302861; published online 5 October 2006

Christelle Gérard : "Je sais dans quelle branche travailler, désormais"

Christelle Gérard, 23 ans, est en cinquième année à Sup'Biotech. Après une licence en biologie, physique et chimie obtenue à l’université d’Evry (91), elle a intégré l'école en septembre 2007. Elle nous parle de son expérience sur le terrain, en R&D. Les différents stages qu’elle a réalisés durant son cursus lui ont permis de confirmer ses envies professionnelles : aujourd’hui elle sait précisément dans quelle branche elle cherchera un emploi sitôt diplômée.

"J’ai réalisé un premier stage en troisième année dans une unité Inserm à l’hôpital Saint-Antoine, dans le secteur de la santé et plus particulièrement dans l’oncologie. Ces trois mois m’ont permis de faire mes premiers pas dans un laboratoire mais aussi de travailler sur un sujet d’actualité : la mise au point de tests de diagnostic pour différents types de cancers. Ce stage m’a permis de confirmer très tôt mes choix professionnels.

Capture d’écran 2010-02-22 à 12.22.39.jpgEn quatrième année,  j'ai eu l’opportunité de faire mon stage dans une start-up (DNA Therapeutics) spécialisée en oncologie. Mon rôle était d'assister le chercheur de la société en charge de la formulation physico-chimique des molécules utilisées dans le traitement des cancers résistants aux traitements traditionnels (chimiothérapie/radiothérapie), comme le glioblastome.

J'aime travailler dans cette branche que j'ai choisie car je m'y réalise pleinement. Je sais que mes recherches sont utiles au plus grand nombre, j'ai conscience que mon implication au quotidien peut, sur du long terme, sauver des vies humaines : c'est extrêmement gratifiant. Commencer ma vie professionnelle de cette façon, dès ma sortie de l'école, me séduit. Je me vois pour une dizaine d'années "être à la paillasse", comme on dit.

Je pars début février dans une "BigPharma", ce qui me permettra de découvrir l’univers de la recherche et du développement à grande échelle. Je sais que mon choix professionnel peut surprendre dans une société habituée au "toujours plus rapide, toujours plus brillant !". Le fait de consacrer dix années de ma vie (ou plus) sur le développement d'un seul produit ne m'effraie pas. La fierté, dans quelques années, sera intense lorsque je regarderais en arrière le chemin parcouru et les bienfaits engendrés sur une population en attente de solutions radicales. Cela contribue à alimenter la passion, indéniablement !"

 

Journée Portes Ouvertes samedi 20 mars

Sup'Biotech vous accueille lors de sa prochaine Journée Portes Ouvertes le 20 mars 2010 de 10h à 17h.

Cette journée est un rendez-vous privilégié qui vous permettra de :
    •    découvrir les cursus Sup'Biotech,
    •    visiter les locaux,
    •    échanger avec les étudiants, les professeurs et les membres de l'administration.

Mais c'est aussi pour vous l'occasion de poser toutes les questions sur lesquelles vous vous interrogez :
    •    quels débouchés ?
    •    quelles sont les conditions d'admissions ?
    •    comment financer ses études... ?



Si Sup'Biotech est devenue une référence dans le milieu de l'industrie et des biotechnologies, c'est parce que son enseignement est axé sur les besoins réels des grandes entreprises ou des bio-incubateurs. En découvrant leurs laboratoires, vous toucherez du doigt ce qui fait notre spécificité.


Les élèves deSup'Biotech qui, comme vous, sont passionnés par les technologies et l'innovation et qui sont en train de transformer cette passion en métier, vous parleront de leur expérience.

>> Voir le plan d'accès

Clean Tech #2 : Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne

 
Dans un contexte de crise économique mondiale, certains pays essaient de tirer leur épingle du jeu en se spécialisant dans un secteur économique "vert". Il s'agit d'un phénomène récent, celui des industries « Clean Tech » qui, en plus d'utiliser des ressources naturelles comme le solaire, l'eau et les matières premières dans une perspective d'amélioration importante de leur efficacité et de leur productivité, créées de nombreux emplois. Une tendance qui s'est développée originellement aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley mais qui, au fil des ans, a largement atteint les pays d’Asie et d’Europe en général.  
 
Les cleantech, aussi connus sous le nom d’éco-technologies, d’énergies renouvelables:
Selon une étude du Global Wind Energy, qu’il s’agisse de productions d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour voitures électriques, la Chine apparaît désormais comme l’élève modèle à suivre sur le plan écologique.  Leader mondial toutes catégories, son exemple servira aux relances économiques « vertes » des gouvernements américain, européen et japonais.
 
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La biotechnologie se développe à Hyderabad, l'autre Silicon Valley indienne:
Hyderabad est l'un des lieux de prédilection des investisseurs étrangers qui la surnomme aussi "l'autre Silicon Valley" (sachant que la première est bien évidemment Bangalore) ou "Cyberbad" en raison de la vitesse à laquelle elle a su attirer les géants de l'IT, comme Microsoft, IBM, Wipro, Dell, Google, Yahoo, Oracle, ou encore Accenture. La capitale de l'Andrha Pradesh se pose à la pointe de la technologie et compte près d'une centaine d'entreprises spécialisées dans les biosciences. Elles se sont peu à peu étalées sur plus de 600 km² en périphérie de Hyderabad. Les prédictions comptent sur la création de 1,4 millions d'emplois à l'horizon 2016, répartis dans plus de 200 industries connexes. A côté de ses parcs d'activité consacrés à la recherche scientifique, la ville compte aussi une forte implantation de l'industrie pharmaceutique. C'est d'ici que partent la moitié des exportations indiennes du secteur.
 
L'Italie et la Californie attirent les panneaux photovoltaïques.
En 2009, c'est en Allemagne, pionnière sur les énergies renouvelables, qu'ont été installées les plus importantes capacités de productions d'énergie solaire: 1500 MW. Mais les Etats-Unis et l'Italie rattrapent à grands pas le géant allemand. Les installations en Californie ont affiché une croissance de 120.1% en 2009 par rapport à 2008. En 2009 350MW ont été installés contre 132 MW dans le reste du pays. En Italie ce sont 580 MW de nouvelles installations qui ont été installées en 2009, ce qui la positionne au deuxième rang mondial. Ce chiffre est d'autant plus impressionnant qu'il n'était pas anticipé. Le cabinet iSuppli, qui calcule ces estimations, tablait initialement sur l'installation de 350 mégawatt en Italie en 2009. Cette réévaluation de 65% témoigne de l'engouement transalpin pour l'énergie solaire.

Séminaire Promesses et Dérives des Tests Génétiques le 2/02/2010

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Quel sera l'impact des informations génétiques sur la vie quotidienne ?

Une étude réalisée par Sup’Biotech sur l’impact des tests génétiques humains dans la médecine de demain, dont les résultats seront annoncés le 2 février, montrent que d'un côté, les laboratoires pharmaceutiques promettent des médicaments plus efficaces donnés à des patients classés selon leur profil génétique. Une révolution médicale qui est déjà en place dans les traitements anticancéreux. De l'autre, certaines de ces données pourraient également servir aux assurances ou aux employeurs pour sélectionner leurs clients ou leurs salariés. Déjà des entreprises américaines proposent pour quelques centaines d'euros des informations sur les prédispositions à certaines maladies. Il suffit que la personne intéressée crache dans un tube et envoie le tout par la poste. Ce n'est que le début de cette intrusion des tests génétiques dans notre vie quotidienne.

Quels sont les risques de dérapages face aux bénéfices attendus ? Comment bien encadrer l'utilisation de ces données génétiques ? c’est ce que tend à démontrer cette étude.
Les intervenants des deux tables rondes réagiront sur ces questions qui ont une résonance à la fois médicale, économique et sociétale.
 

Conférence animée par Anne Pezet, Journaliste, Usine Nouvelle
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8H30 : Accueil
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9H00-9H15 : Introduction et présentation des résultats de l'étude
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9h15-10h45 : Table ronde 1

La médecine personnalisée
"De plus en plus les médicaments vont s'adapter à chaque patient en fonction de son profil génétique ou de la forme de sa maladie. C'est la conjonction de plusieurs facteurs : une pression économique et réglementaire pour que le bon médicament aille au bon patient. Et surtout, une meilleure connaissance scientifique des maladies et des déterminants génétiques. Le médecin testera le patient et lui indiquera le bon traitement. Les premiers exemples sont là : L'Herceptin dans le cancer du sein, médicament du suisse Roche. Un test détermine si c'est ce médicament qui marchera sur la patiente ou non.

Intervenants :
• Pr Emmanuel Mitry, médecin hospitalier utilisateur du Vectibix, médicament personnalisé d'Amgen
• Bernard Courtieu, CEO Integragen
• Mr Maurice Chelli, Associate manager, Bionest Partners
• Pr Gilles Vassal, Institut Gustave Roussy (IGR)

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10h45-11h15 : Pause café networking
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11h15-12h45 : Table ronde 2

Information génétique et éthique
"Des sociétés américaines proposent pour 399 dollars une lecture de votre ADN sur un certain nombre de positions pour déterminer vos risques de développer telle ou telle maladie. Les résultats ne sont pas encore exploitables mais ce n'est que le début. Demain, le séquençage de l'ensemble d'un génome humain se réalisera en quelques minutes pour 50 dollars. Google Health, Microsoft, Orange... chacun se positionne sur l'information génétique, qui sera au coeur de l'information santé demain. Où stocker cette information, qui y a accès, comment sécuriser les échanges de ces données ? Que ferons-nous de ces informations ? Connaître nos prédispositions pour pouvoir avoir des actions correctrices quand c'est possible ? Qui aura accès à ces informations, peuvent-elles être détournées par exemple par les assureurs ?"

Intervenants :
• Anne Cambon-Thomsen, DR, INSERM-CNRS, Genopole Toulouse Midi-Pyrénées
• Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo
• Ségolène Aymé, Directrice Orphanet France
• Christian Byk, Secrétaire Général de l'Association Droit, Ethique et Science

• Gilbert Lenoir, Directeur du Développement et de la Prospective, IGR

 

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13h : Cocktail de clôture

Se rendre sur place :

Athènes Services
8 rue d'Athènes
75009 - Paris
01 44 53 15 06

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Une crevette tenue à l'oeil

"Cette propriété biophysique pourrait représenter un intérêt majeur quant à la mise au point de nouveaux appareils optiques plus performants car en effet, le traitement de la lumière polarisée constitue un paramètre clef dans la réalisation, entre autre, de disques optiques".

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Téléchargez l'étude détaillée réalisée par les élèves (Promesses & Dérives des Tests Génétiques)

Conférence "Tests Génétiques, promesses et dérives", voici le document contenant l'intégralité de l'étude détaillée par les élèves en ouverture de la matinée.

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Un homme bionique pour 2010

"En mai 2001, un événement majeur changea la vie de Jesse Sullivan, ancien électricien de 62 ans. Il fût électrocuté et vit ses 2 bras amputés..."

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Quand les nanotechnologies se rapprochent du cerveau

"Les nanoparticules développées par l'équipe de Yi-Yan Yang, appelées CG3R6TAT, possèdent trois atouts : une charge positive, une efficacité antimicrobienne et la capacité de former des micelles qui passent à travers la BHE".

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LE BLOG DE LA DIRECTRICE

Conférence Débat : "Tests génétiques, promesses et dérives"

Le 2 février dernier, Sup'Biotech a organisé sur Paris une...