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Tiffany Souterre, 22 ans, étudiante en 3e année à Sup’Biotech, a effectué son stage en tant que « visiting student » au sein au sein de l’équipe du Dr Jocelyne Di Ruggiero, dans le département de biologie à la Johns Hopkins University (JHU) de Baltimore. Cette expérience lui a donné l’opportunité de travailler dans un domaine un peu particulier qui désormais la passionne : l’astrobiologie.

Qu’est-ce que l’astrobiologie ?

mars.jpgL’astrobiologie est l’étude des origines, de l’évolution et de la distribution de la vie au sein de l’univers. L’étude des extrêmophiles (Ndlr : organismes dont les conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes) peut apporter certaines réponses quant à la possibilité de trouver des micro-organismes sur d’autres planètes, notamment sur Mars.

Comment l’astrobiologie est-elle étudiée au sein du laboratoire ?


Le département de JHU travaille actuellement sur un projet fondé par la NASA. Ce projet concerne l’étude de la structure, de la diversité génétique et de l’évolution de la communauté microbienne. Elle est effectuée au moyen du séquençage du microbiome d’échantillons de sols issus de deux analogues de Mars : le désert d’Atacama et l’Antarctique.

J’ai collecté d’une part des informations sur les paramètres environnementaux tels que le pH, la conductivité électrique, l’humidité de ces échantillons de sols et d’autre part des informations métagénomiques par l’intermédiaire d’extractions d’ADN et de PCR (réaction de polymérisation en chaîne). Les résultats étaient ensuite interprétés à l’aide de logiciels bioinformatiques.

astrobiologie2.jpgQue t’a appris ce stage sur l’univers de la recherche ?

L’astrobiologie est encore un domaine assez fermé dans lequel peu de scientifiques travaillent. Pour une jeune étudiante comme moi, tout est à découvrir car très peu d’enseignements y sont entièrement consacrés. J’ai aussi réalisé la difficulté de la recherche et ses contraintes dans ce domaine : difficulté de collecter des échantillons en milieux extrêmes, difficulté de trouver des résultats due à la rareté de la biodiversité qui compose les échantillons, difficulté d’interprétation des résultats…

pcr.jpgEn soit, une extraction d’ADN ne prend pas plus d’une demi-journée. Cependant, seulement très peu d’organismes sont présents dans nos échantillons issus de milieux extrêmes, ce qui compliquait considérablement les extractions d’ADN car la moindre contamination biaisait tous les résultats. Il est arrivé que sur un seul échantillon, une extraction d’ADN ne soit concluante qu’au bout de plusieurs semaines d’essais à refaire les mêmes protocoles.

Ce stage a été très enrichissant car il m’a appris à rester patiente et à persévérer face à l’échec, à faire preuve d’imagination pour trouver de nouvelles stratégies et des modifications de protocoles et à ne pas compter mes heures lorsqu’un travail doit être fini.

Quelle place aura occupé ce stage dans la construction de ton projet professionnel ?

Je suis passionnée depuis toujours par l’astronomie et la biologie. Cette expérience, qui m’a donné l’opportunité de travailler au carrefour de ces deux domaines, aura définitivement laissé son empreinte sur mon parcours professionnel. J’ai à présent des contacts dans le milieu qui me passionne ; et j’ai développé des connaissances et des compétences non seulement en biologie mais aussi en informatique ; j’ai fait d’énormes progrès en anglais et acquis une certaine aisance à l’oral.

Au-delà de l’expérience professionnelle, ce stage a été une expérience humaine unique et inoubliable. JHU étant l’une des meilleures écoles du monde, j’ai rencontré énormément de personnes très intéressantes dans des domaines aussi divers que l’informatique, la physique, la robotique, ou encore les sciences politiques… J’en ai aussi profité pour voyager sur le long de la côte Est des Etats-Unis. Je n’ai qu’un mot pour décrire ce séjour : époustouflant !

Une interview du maître de stage de Tiffany Souterre, Dr. Jocelyne DiRuggiero, est parue lors de son stage sur le site de l’Astrobiology Magazine sponsorisé par la NASA. Tiffany y est citée dans la 4e photo de l’article : http://www.astrobio.net/exclusive/3911/a-tale-of-two-deserts

Posté le 08/07/2011

À propos

Sup’Biotech est une école d’ingénieur spécialisée en Biotechnologies à Paris et à Lyon, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétique, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle Bachelor of Biotechnology (3 ans) et le cycle Expertise (2 ans). La formation des ingénieurs en Biotechnologies de Sup’Biotech est labellisée par Medicen Paris Région et Industries and Agro-Ressources (I.A.R.).
Sup’Biotech propose également une filière apprentissage à partir de bac+3, ainsi qu’une formation Bachelor en Biotechnologies, accessible après le bac. Sup’Biotech est un établissement d’enseignement supérieur privé habilité à délivrer le titre d’ingénieur et reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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