« L’entrepreneuriat : une façon particulière de valoriser la recherche »

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Véritable enjeu pour l’apport d’innovation dans le domaine de la santé, l’entrepreneuriat était à l’honneur à la Maison du Projet de Cancer Campus ce mardi 14 avril 2015. À l’occasion de la 2e grande journée de sensibilisation à la création d’entreprises organisée par Cancer Campus en partenariat avec Sup’Biotech, experts, entrepreneurs et étudiants étaient réunis pour aborder les différentes facettes inhérentes à cette aventure qui tente de plus en plus de jeunes français.

supbiotech_cancer_campus_2015_retour_journee_sensibilisation_etudiants_entrepreneuriat_sante_projets_start-ups_01.jpgMême si créer une entreprise dans le domaine de la santé et des biotechnologies reste un défi, ce n’est pas une mission impossible pour peu qu’on s’en donne les moyens, qu’on puise dans des ressources déjà disponibles et que l’on affiche une détermination sans faille. Voilà l’idée principale que l’on pouvait tirer des interventions programmées lors de ce rendez-vous de sensibilisation à l’entrepreneuriat proposé par Cancer Campus. Ce n’est pas Vanessa Proux, directrice générale de Sup’Biotech, qui dira le contraire. « C’est très important de soutenir l’entrepreneuriat et donc d’initier nos étudiants à ce concept, cette belle aventure, affirmait-elle. Je suis convaincue de l’intérêt et du besoin de créer des entreprises en France dans le domaine de la santé : nous avons déjà tellement d’innovations disponibles et de de beaux résultats de recherche qui restent malheureusement dans les laboratoires. J’espère que, parmi nos futurs diplômés, certains trouveront le moyen de les valoriser et proposer une entreprise innovante, comme a pu le faire Camille Hetez présente aujourd’hui. » Diplômée de la promotion 2014 de Sup’Biotech, Camille avait répondu à l’invitation de Cancer Campus pour présenter CeleScreen, sa start-up prometteuse, mais aussi donner quelques conseils à ceux qui aimeraient suivre son exemple. « La création d’une entreprise biotech en fin d’études, c’est possible, insistait cette jeune entrepreneure de 24 ans. Pour cela, il ne faut pas hésiter à faire des partenariats, bien s’entourer, entretenir son réseau, réfléchir à chaque point, ne pas hésiter à participer à des concours mais surtout passer maître dans l’art de faire des concessions ! Monter une entreprise signifie devoir gérer les compétences et les envies des membres de l’équipe car si on peut monter une entreprise ensemble, cela ne signifie pas forcément qu’on a tous les mêmes envies. »

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Camille Hetez (CeleScreen) devant l’auditoire

La recherche comme source d’idées, l’industrie comme source de moyens
Comme dit précédemment par Vanessa Proux, la recherche en France peut être une ressource inestimable pour les aspirants entrepreneurs. C’était même le point central du service proposé par StartSquare.io, une start-up développée par Tanguy Confavreux et son frère Renaud (Sup’Biotech promo 2013) qui équivaut à une plateforme permettant la mise en relation entre les avancées scientifiques brevetées et les entrepreneurs innovants. C’était également le point de vue du chirurgien digestif Alain Sezeur invité à s’exprimer dans les locaux de Cancer Campus sur « le pourquoi et le comment » de « la valorisation d’une innovation pour une démarche entrepreneuriale » : « La compétitivité passe d’abord par l’innovation. D’ailleurs, l’entrepreneuriat n’est qu’une façon particulière de valoriser la recherche. » À ses yeux, il faudrait plus de « collaborations de recherches académiques avec l’industrie car les budgets alloués par un pays à la santé et la recherche sont proportionnels à son activité économique et industrielle. Cela permet d’accéder à des moyens mais ce n’est pas pour autant aller vers le « grand Satan ». Ça permet d’augmenter significativement le nombre de publications. » Pour lui, l’entrepreneur – notamment dans le domaine de la santé – doit avoir le « goût du risque, de la création, de l’indépendance », doit vouloir « s’impliquer dans un enjeu sociétal » et ne doit surtout pas négliger « l’équipe, un élément clé pour convaincre les investisseurs : si vous recrutez toujours plus petit que vous, vous ferez une entreprise de nains. »

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Tanguy Confavreux (StartSquare.io)

supbiotech_cancer_campus_2015_retour_journee_sensibilisation_etudiants_entrepreneuriat_sante_projets_start-ups_03.jpgDifférents intervenants se sont relayés

Un événement qui a séduit entrepreneurs, étudiants et professionnels
Nombreux étaient les étudiants de Sup’Biotech à s’être déplacés pour assister aux débats. Ils n’étaient pourtant pas les seuls à avoir répondu présent. D’autres personnes sont également venues donner des conseils et étoffer leur carnet de contacts. Parmi eux, on trouvait Dimitri Kornblum qui, après avoir participé à la 1re édition de l’événement en 2014, avait décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat avec une idée de seringue révolutionnaire nommée Biocraft. « L’important dans un événement comme celui organisé aujourd’hui, ce sont les rencontres possibles, encore plus que les présentations qui sont déjà très intéressantes sur les innovations apportées à la médecine, soulignait Dimitri. Le réseau, c’est très important. SI je devais donner un conseil aux jeunes qui souhaitent répondre à l’appel à projets de Cancer Campus, c’est de ne pas avoir peur de se lancer et de s’entourer d’une bonne équipe composée de personnes de confiance et complémentaires. Créer une entreprise, c’est comme établir un contrat de mariage avec son ou ses partenaires dans cette aventure. Aussi, je leur dirai qu’il n’y a pas forcément besoin d’avoir une idée de génie pour se lancer dans l’entrepreneuriat : c’est une idée un peu fausse car il existe déjà beaucoup de brevets publics dans les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT) ou les cellules de valorisation du CNRS qui sont justement en attente d’entrepreneurs ! »

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Dimitri Kornblum (porteur de projet de la 1re édition de l’événement) et Marc-Henri Meux (Sup’Biotech promo 2015), Business Developer à Cancer Campus

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Posté le 20/04/2015

À propos

Sup’Biotech est une école d’ingénieurs spécialisée en Biotechnologies, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétologie, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle préparatoire (2 ans) et le cycle ingénieur (3 ans). La formation des ingénieurs en Biotechnologies de Sup’Biotech est labellisée par Medicen Paris Région et Industries and Agro-Ressources (I.A.R.) : Sup’Biotech propose également une filière apprentissage à partir de bac+3, ainsi qu’une formation Bachelor en Biotechnologies, accessible après le bac. Sup’Biotech est un établissement d’enseignement supérieur privé habilité à délivrer le titre d’ingénieur et reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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