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Le semestre international : « une expérience qui m’a permis de gagner en confiance en moi »

International

Plus de 6 000 kilomètres séparent le campus de Sup’Biotech de celui de l’Algoma University. C’est dans cet établissement partenaire de l’école et situé dans la province de l’Ontario au Canada que Céliane Luczak (Sup’Biotech promo 2021) a réalisé son semestre international lors de sa 3e année. Une expérience enrichissante à tous points de vue.



Pourquoi être partie au Canada pour ce semestre ?

Céliane Luczak : Ce pays m’a toujours attirée ! Mais au-delà de ce rêve de visiter le Canada qui m’habitait depuis longtemps, je voulais aussi me servir de ce semestre à l’international pour avant tout améliorer mon niveau d’anglais – ce qui est le but premier de ce semestre. D’où ma volonté de choisir un pays ayant comme langue officielle l’anglais afin de pouvoir l’entendre et le parler au quotidien. Un autre critère important pour moi était également de partir loin de la France, pour profiter pleinement de cette aventure. Enfin, j’avais toujours entendu beaucoup de bien des Canadiens, qu’ils étaient très gentils et partageaient une culture relativement proche de la nôtre. Bref, des atouts à mes yeux pour vivre ma première expérience seule à l’étranger !

 

Comment décrirais-tu l’Algoma University où tu as étudié ?

Elle se trouve à Sault-Sainte-Marie et il s’agit de l’une des plus petites universités d’Ontario. L’avantage d’être dans une université avec peu d’élèves est que nous sommes moins nombreux par cours – celui avec le plus d’élèves avait environ 50-60 élèves et le cours le moins chargé en avait 10-15. Le petit nombre d’étudiants permet aussi d’avoir une relation plus proche avec les professeurs, d’obtenir une réponse presque immédiate aux emails envoyés et de recevoir des conseils plus personnalisés ainsi que des retours sur nos copies en une semaine maximum. Enfin, l’Algoma University propose de nombreux programmes d’études en informatique, art, psychologie, géographie et, bien sûr, biologie. Sur le campus, le bâtiment de biologie a d’ailleurs été construit très récemment et comporte des laboratoires spacieux, équipés de bons matériels.

 

Quelles démarches as-tu entrepris avant de t’envoler pour le Canada ?

Avant mai, j’avais fait ma sélection des cours. Une fois le contact établi avec l’université, il a fallu transmettre le choix de résidence que nous voulions avec Manon Leclercq, une autre étudiante de Sup’Biotech, puis échanger avec les relations internationales de l’école et celles d’Algoma pour avoir la confirmation des cours que je souhaitais. J’ai également recherché les billets d’avion les plus abordables et fait les démarches pour l’autorisation de voyage électronique (ou AVE, un document obligatoire pour les étrangers se rendant au Canada ou transitant par le pays).



En parlant de résidence, où logeais-tu sur place ?

Au sein de l’Algoma University, les étudiants en échange ont l’obligation d’être logés sur le campus et peuvent choisir parmi deux types de logement : une townhouse (une maison pour six personnes avec cuisine, salle de bain et espaces communs) ou une chambre en résidence, avec la salle de bain à partager avec un voisin. Finalement, j’ai choisi la chambre en résidence, tout comme Manon.

 

Comment se sont passés tes premiers jours « canadiens » ?

J’ai commencé mon périple au Canada par Toronto, où nous sommes restées quatre jours avec Manon, avec une journée passée aux chutes du Niagara. Ces premiers jours n’étaient pas si faciles que ça car, en plus du décalage horaire de 6 h avec la France, il a aussi fallu s’habituer à parler anglais toute la journée. Après ces quatre jours, nous avons pris un avion pour Sault-Sainte-Marie et sommes arrivées sur le campus. Une fois sur place, j’ai récupéré ma chambre et après m’être installée, suis allée visiter le campus, faire mes premières courses et, par la même occasion, découvrir la ville aux alentours en n’oubliant pas de prendre une carte de bus ! Ensuite, Manon et moi avons commencé à former notre groupe d’amis via les événements qui étaient organisés par l’école dans le cadre de la semaine d’intégration.

 

Justement, comment s’est déroulée ton intégration ?

Elle a été fortement aidée par la semaine d’intégration ! Des événements ont été organisés en groupe pour apprendre à se connaitre et cela a commencé par un barbecue nocturne sur le campus avec les étudiants internationaux. Par la suite, les étudiants canadiens sont arrivés et nous avons pu faire des soirées ensemble sur le campus.



Plus tôt, tu parlais des cours à sélectionner. Lesquels as-tu choisis ?

J’en ai choisi cinq « Human Anatomy », « Brain and Behavior », « Biology », « Principles of Biomedical Ethics » et « Genetics ». Les deux premiers sont ceux qui m’ont incitée à partir étudier à Algoma, étant très intéressée par l’anatomie en général et par le fonctionnement du cerveau et l’impact des changements dans le cerveau sur le comportement chez une personne. Le cours « Principles of Biomedical Ethics » était très intéressant également, notamment pour des personnes aspirant à une carrière dans la biologie : il se rapprochait des cours que nous avons pu avoir en sciences humaines et sociales à Sup’Biotech, mais avec plus de cas pratiques, des exercices en groupe comme dans le cas d’un comité d’éthique. Le cours « Biology » était lui indispensable pour revenir sur les bases que nous avons pu voir les années passées, mais également pour connaitre tout le vocabulaire spécifique en anglais. Souhaitant travailler à l’étranger après l’obtention de mon diplôme, ce cours m’a été très utile ! Enfin, le dernier cours m’a permis d’approfondir ma passion pour la génétique, une des matières que j’ai préférée lors de ma 2e année à Sup’Biotech. Je voulais aller plus loin, notamment dans le domaine de la génétique du cancer et de l’évolution, des sous-parties de la génétique déjà abordées au sein de l’école.

 

Comment se sont déroulés les enseignements ?

Tous les cours se composaient de 3 h de cours magistraux – séparées en deux sessions de 1 h 30, sauf pour « Biomedical Ethics ». À cela s’ajoutaient 3 h en laboratoire pour les cours « Biology », « Human Anatomy » et « Genetics », avec pour les deux premiers, des documents transmis sur l’intranet de l’école sur lesquels il fallait travailler à l’avance. Les laboratoires en génétique faisaient eux office de travaux dirigés.
Dans chacun des cours, nous recevions un syllabus détaillant les chapitres évoqués à chaque date, ainsi que les chapitres obligatoires à lire pour se préparer. En effet, dans chaque matière, nous devions avoir un livre, car les professeurs ne pouvaient pas évoquer tous les détails du chapitre dans le cours : ils exposaient seulement les points principaux. Cependant, les questions étaient toujours les bienvenues, que ce soit par email ou alors pendant les cours de révision organisés par les enseignants avant chaque test. Pour ma part, tous les enseignements se sont très bien passés. Le cours le plus difficile était le cours d’éthique car plus proche de la philosophie que de la biologie. Le cours que j’ai le plus réussi était le cours d’anatomie, probablement car c’était le cours le plus difficile et le plus intéressant !

 

Qu’as-tu pensé de Sault-Sainte-Marie ?

La ville est agréable et ses transports sont très pratiques, notamment son réseau de bus : un arrêt dessert directement le campus de l’université et permet de rejoindre le centre-ville en moins de 15 minutes, en passant par un grand centre commercial où se trouvent des magasins, un cinéma, des cabinets médicaux… De plus, de nombreux parcs et restaurants sont présents dans plusieurs zones de la ville. Lors des périodes de neige importante, les trottoirs ainsi que les routes étaient très vite déblayés pour permettre une circulation normale. Sault-Sainte-Marie est aussi une assez petite ville, avec des habitants très agréables qui n’hésitent pas à proposer de l’aide en cas de besoin !



Comment était la vie étudiante à l’Algoma University ?

Bien fournie ! De nombreux clubs étaient présents, de la biologie au tricot, mais également des groupes sportifs – le sport occupe une place importante dans la culture canadienne -, avec du ski de fond, de la lutte, du basketball… Sur notre adresse email, nous recevions d’ailleurs de nombreuses propositions pour prendre des responsabilités sur le campus, comme se présenter pour devenir représentant des étudiants, voter pour ces représentants ou encore assister des élèves dans le besoin – via la prise de notes par exemple.
Au sein de l’université, les professeurs insistaient également sur les bienfaits du travail en groupe. À ce sujet, une bibliothèque était présente sur deux niveaux : un niveau contenant les ordinateurs et les tables pour le travail en groupe et un niveau silencieux, avec des tables individuelles et des livres qui pouvaient être empruntés.
Tout ça sans oublier les événements organisés sur le campus, comme des soirées pour Halloween ou d’autres périodes particulières, et les sorties proposées aux étudiants pour faire autre chose que de rester sur le campus. Enfin, en tant qu’étudiants internationaux, nous avions aussi accès à un système de parrainage avec des étudiants plus âgés, semblable au système que propose Sup’Biotech. L’occasion pour nous de passer des moments ensemble, comme des soirées de jeux, une sortie dans un labyrinthe hanté pour Halloween ou encore un match de hockey sur glace. Un bon moyen de découvrir encore davantage la culture Canadienne !

 

As-tu profité de ton séjour pour voyager ?

En plus de Toronto avant la rentrée, j’ai aussi eu l’occasion de partir lors de la semaine de vacances. Avec huit amis, nous avons loué deux voitures et une maison au bord d’un lac pour passer cinq jours à Manitoulin Island. L’inconvénient du Canada, ce sont les grandes distances à parcourir pour atteindre un point d’intérêt ! C’est pour cette raison nous avons décidé de rester dans un périmètre proche de l’université.



Penses-tu avoir amélioré ton niveau d’anglais avec ce semestre ?

Au début du séjour, j’avais déjà un très bon niveau d’anglais – j’avais obtenu un 8 au test de l’IELTS. Cela me permettait de comprendre relativement les autres et de me faire comprendre facilement. Pour autant, à la fin de ces quelques mois passés au Canada, ma compréhension et mon expression s’étaient encore largement perfectionnées, particulièrement mon expression écrite, mon gros point faible d’alors. Devoir travailler sur des projets écrits, prendre des notes en anglais, écrire des messages en anglais pour communiquer avec des amis, mais également rédiger tous mes tests en anglais ont permis à mon niveau de s’améliorer.

 

Au final, que retiens-tu de cette expérience ?

Elle était extraordinaire et j’ai eu la chance de pouvoir la vivre ! Vivant encore chez mes parents, cette expérience m’a permis de gagner en maturité et en confiance en moi. Ce semestre m’a également permis de m’ouvrir, de me faire de nouveaux amis et de précieux contacts dans le cadre de mon projet de vie future, pour m’installer à l’étranger plus tard. Évidemment, j’ai aussi eu la possibilité d’améliorer mon anglais, le but principal de cette expérience, mais également mon niveau académique en prenant des cours intéressants et complets. Si cette possibilité se représentait à nouveau un jour, je la saisirais sans hésiter !


Posté le : 09/09/2019

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