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Soutenez BacTail, le projet de l’équipe iGEM IONIS 2020 !

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020
International
L'actu Biotech par les élèves
Vie étudiante

Réunissant des étudiants de Sup’Biotech et de l’ESME Sudria, deux écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS, l’équipe iGEM IONIS travaille actuellement sur son projet BacTail. Son objectif ? Lutter contre l’antibiorésistance des bactéries et se distinguer lors de l’International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), le plus grand concours étudiant au monde dédié à la biologie de synthèse.

Pour mettre toutes les chances de son côté et accélérer ses recherches, l’équipe iGEM IONIS vient justement de lancer une campagne de crowdfunding. L’occasion de parler de cette aventure scientifique avec Albane Mabro (Sup’Biotech promo 2021), étudiante en 4e année et chef de projet au sein de cette formation ambitieuse.


BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

Les étudiants de Sup’Biotech de l’équipe iGEM IONIS 2020
De gauche à droite : Albane, Giulia, Elliot, Lucie, Renaud et Charlotte


Qu’est-ce qui t’a donné envie de prendre part à l’iGEM ?

Albane Mabro : C’est surtout le fait de développer un projet de A à Z avec un groupe d’étudiants. En effet, le projet de l’iGEM dure un an et touche à tous les aspects du développement de projet : il y des protocoles à écrire afin de mener les travaux en laboratoire, de la communication à réaliser, des financements à trouver, etc. Pour moi, mener un projet pour l’iGEM est un parfait avant-goût de ce que l’on pourra vivre plus tard dans le monde professionnel.

 

Suivais-tu déjà les anciennes aventures iGEM des étudiants de Sup’Biotech, notamment au sein de l’équipe inter-écoles iGEM IONIS ?

Tout à fait ! J’entendais parler de l’iGEM depuis ma 1re année à Sup’Biotech. Chaque année, les équipes impliquées communiquaient beaucoup et organisaient de nombreux événements sur le campus pour faire connaître leur projet tout en récoltant des fonds. Mais ce n’est qu’à partir de l’année dernière, avec l’équipe du projet Cinergy, que j’ai vraiment compris ce que représentait ce concours et l’impact que pouvait avoir ce dernier auprès des étudiants. C’est à ce moment-là que mon envie de me lancer dans cette aventure s’est concrétisée !


Tu es chef de projet de l’iGEM IONIS 2020. En quoi consiste ce rôle ?

D’un côté, je suis en lien avec la directrice de l’école, qui est pour l’instant notre principale source de financement, pour la tenir au courant des avancées du projet. De l’autre, j’assume plusieurs responsabilités au sein de l’équipe qui elle-même se divise en plusieurs pôles. Ainsi, je supervise essentiellement le volet communication, vérifie la bonne gestion du pôle financement ou encore suis de prêt ce que réalisent les membres du pôle R&D qui, actuellement, sont au cœur de la phase la plus importante dans le développement de notre projet. Enfin, comme l’équipe a récemment recruté des nouveaux étudiants venus de l’ESME Sudria, je m’occupe aussi de veiller à leur bonne intégration.


Justement, combien de membres compte l’équipe ?

Nous sommes neuf : six étudiants de Sup’Biotech et trois de l’ESME Sudria. Avoir des étudiants de deux écoles d’ingénieurs différentes est un atout pour nous. Quand on participe à l’iGEM, une compétition dédiée à la biologie de synthèse, il faut évidemment des compétences poussées en biologie, ce que permet la formation de Sup’Biotech, mais il faut aussi d’autres compétences. Les étudiants de l’ESME Sudria peuvent ainsi nous éclairer sur des domaines spécifiques, comme l’électronique ou l’informatique. D’ailleurs, une autre composante importante de la compétition porte sur la conception d’un site Internet présentant le projet sous la forme d’un Wiki : leurs connaissances en la matière seront donc très utiles à l’équipe !

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020
Parlons du projet, BacTail. Pourquoi ce nom ?

C’est un jeu de mots entre « bactérie » et « tail » qui signifie « queue » en anglais. BacTail est un projet axé sur la santé et, plus précisément, sur la résistance aux antibiotiques. En effet, l’Homme a beaucoup utilisé d’antibiotiques, surtout au 20e siècle et ces 20 dernières années. Et si elle s’est avérée très utile, cette pratique a également engendré chez certaines bactéries une résistance au fil du temps. De ce fait, ces fameuses bactéries ne peuvent plus être traitées avec les antibiotiques présents sur le marché et habituellement utilisés contre elles. Ce n’est pas une situation anodine : selon certaines études, si la situation ne change pas d’ici 2050, ce problème d’antibiorésistance pourrait provoquer jusqu’à 10 millions de morts par an.

 

C’est finalement le même principe que les insectes qui résistent aussi insecticides.

Exactement. Ces bactéries sont pathogènes et peuvent créer des infections assez graves chez les êtres humains. C’est ce qu’on appelle les infections nosocomiales. Notre projet s’attaque à ce problème en s’intéressant aux bactériophages, des virus connus pour spécifiquement attaquer des bactéries. Avec BacTail, nous souhaitons nous inspirer de cette reconnaissance spécifique qu’ont les bactériophages pour l’intégrer à une bactérie développée par nos soins.


L’idée, c’est donc de créer une bactérie capable d’attaquer d’autres bactéries ?

C’est tout à fait ça ! Mais il faut bien différencier les bactéries qui nous sont bénéfiques (ou non dangereuses) de celles qui sont pathogènes. Le projet BacTail vise justement à designer une bactérie non pathogène pour lutter contre les bactéries résistantes.

 

Où en est le développement ?

Après avoir passé deux mois à enchaîner les sessions de brainstorming pour trouver notre idée de projet – nous hésitions aussi avec un projet pourtant sur l’environnement –, nous avons commencé à effectuer des recherches dans la littérature scientifique pour nous assurer de la faisabilité technique de BacTail. Le but est de pouvoir prochainement retourner en laboratoire afin de mettre au point une preuve de concept.

 

Avez-vous déjà des bactéries spécifiques en ligne de mire ?

Pour le moment, non. La preuve de concept portera d’abord sur des bactéries non pathogènes, de par les contraintes liées à notre type de laboratoire. Mais l’objectif du projet serait évidemment de pouvoir viser ensuite des bactéries identifiées comme antibiorésistantes à l’image de certaines souches d’Escherichia coli, déjà responsables d’énormément d’infections.

 

Comment faire pour vous soutenir ?

Au départ, nous avions prévu d’organiser de nombreux événements pour récolter des fonds, mais le confinement en a malheureusement décidé autrement. Toutefois, nous ne baissons pas le bras et avons donc lancé cette campagne de crowdfunding via la plateforme KissKissBankBank. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent également suivre l’avancée du projet via notre site internet et nos réseaux sociaux, sur Facebook, Instagram et LinkedIn !

 

Suite au confinement, la grande finale de l’iGEM prévue à Boston à l’automne sera-t-elle maintenue ?

L’organisation du concours nous a prévenus récemment qu’elle ne pourra pas se tenir en l’état… C’est dommage. Une finale devrait cependant être tout de même organisée, de manière virtuelle ou à travers un autre biais. Nous en saurons plus dans les semaines à venir. La seule certitude que nous avons, c’est que la compétition est bien maintenue et que nous sommes très motivés !

 

L’iGEM, c’est aussi un bon moyen de tisser des liens avec des étudiants d’autres écoles, y compris à l’étranger. Avez-vous pu le faire malgré le confinement ?

Oui, juste avant ! Nous avons la chance de pouvoir rencontrer l’équipe iGEM de l’Université Philipps de Marbourg. Ils nous avaient contactés auparavant et nous avons pu nous réunir à Paris pour discuter de nos projets. Comme ils ont aussi participé l’an dernier, ils nous ont également donné de précieux conseils. C’est ça que j’aime avec l’iGEM : bien qu’en compétition, toutes les équipes sont aussi avant tout là pour s’entraider, pour échanger, discuter… Ainsi, nous avons un serveur sur un logiciel qui permet à toutes les équipes de France de communiquer entre elles. C’est un bel exemple d’ouverture d’esprit !

 

Retrouvez BacTail et l’iGEM IONIS sur son site Internet, Facebook, Instagram et LinkedIn.

Soutenez le projet via la campagne KissKissBankBank !

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

Ils font partie de l’équipe iGEM IONIS 2020 :

Max Boudou (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle informatique), Elliot Coquerel (Sup’Biotech promo 2021, membre du pôle R&D), Giulia Criseo (Sup’Biotech promo 2021, responsable du pôle financements et membre du pôle communication), Charlotte Duteil (Sup’Biotech promo 2021, responsable du pôle R&D), Renaud Eynard (Sup’Biotech promo 2021, trésorier, membre des pôles financements et informatique), Thomas Kobak (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle R&D), Albane Mabro (Sup’Biotech promo 2021, chef de projet, responsable du pôle communication et membre du pôle R&D), David Padrino (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle R&D) et Lucie Pesenti (Sup’Biotech promo 2021, secrétaire et membre du pôle R&D).

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

Posté le : 04/05/2020

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