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BraceCare : l’impression 3D pour soigner l’entorse !

SBIP - BraceCare ou l’impression 3D pour soigner l’entorse !
L'actu Biotech par les élèves
Projets et Recherche

Le mercredi 27 janvier, Sup’Biotech organisait la première édition de son Innovation Fair sur son campus parisien. Réunissant 23 Sup’Biotech Innovation Projects (SBIP) des étudiants de 5e année, cet événement était l’occasion pour les équipes de futurs ingénieurs de confronter leurs innovations au regard d’un jury composé en partie de professionnels des biotechnologies. À travers une série d’articles, l’école vous présentera six de ces projets aussi variés que prometteurs. Et c’est le projet BraceCare, porté par Quentin Leydier, Alison Lin, Yohann Orven, Zélie Point, Nessrine Talha, Benjamin Tisserand et Sandrine Yogarajah (Sup’Biotech promo 2021), qui ouvre le bal.

 

 

Tordre les idées reçues sur le soin des entorses : tel pourrait être le postulat de départ de BraceCare. Développé par ces sept étudiants, ce SBIP de la catégorie santé se traduit par un nouveau dispositif médical personnalisé. « BraceCare permet de traiter les entorses en combinant une attelle imprimée en 3D, spécifiquement adaptée à la morphologie du patient, et un tissu intelligent comprenant un principe actif permettant de soulager la douleur », détaille Quentin, chef de projet au sein de l’équipe, également responsable des aspects de bioproduction et de qualité, en accord avec sa Majeure à Sup’Biotech.

 

SBIP - BraceCare ou l’impression 3D pour soigner l’entorse !

L’équipe de BraceCare

 

L’entorse, un réel sujet de santé publique

Travailler sur l’entorse n’a rien d’anodin. « C’est un sujet qui touche tout le monde : nous sommes tous potentiellement amenés à avoir une entorse plus ou moins grave dans notre vie quotidienne, souligne l’étudiant. C’est aussi un vrai problème à la fois économique et de santé publique puisque que l’on dénombre en France près de 6 000 cas d’entorse par jour, avec un coût journalier pour la Sécurité sociale estimé à près de 2 millions d’euros. » BraceCare permettrait donc à la Sécurité sociale d’ajouter à son arsenal thérapeutique une solution performante et innovante. C’est en tous cas l’avis de nombreux pharmaciens, médecins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes et ostéopathes interrogés par les étudiants dans le cadre de leurs travaux. « Nous savons qu’il existe une demande ! »

SBIP - Brace Care ou l’impression 3D pour soigner l’entorse !

Fabrication additive et courant électrique

L’innovation chez BraceCare prend d’abord forme à travers l’utilisation de l’impression 3D. « Le projet a pour vocation d’être développé en partie en pharmacie, précise Quentin. Le déroulé est simple : un médecin prescrit d’abord une attelle à un patient et quand ce dernier vient en pharmacie, le pharmacien peut lui conseiller une attelle classique ou notre produit. Si le patient opte pour BraceCare, le pharmacien scanne alors la partie lésée puis transmet le scan à nos équipes. Aujourd’hui, une imprimante 3D peut obtenir une modélisation à partir d’un scanner 3D – ce dernier permettant de définir précisément la partie lésée du patient  – et ainsi  fabriquer une attelle parfaitement adaptée à la zone de soin. Une fois la modélisation et l’impression réalisées, nous envoyons l’attelle à la pharmacie afin que le patient puisse venir la récupérer. »

 

L’autre innovation concerne le tissu intelligent qui sera apposé sur la partie lésée et contiendra un principe actif soulageant l’entorse. La substance sera distribuée via le principe de l’iontophorèse. « On utilise un faible courant électrique afin de faire pénétrer le principe actif, le médicament, au niveau de la peau. En effet, la peau est une barrière qu’il faut pouvoir franchir sans trop de difficulté afin de soulager la personne. » Concernant le principe actif en lui-même, l’équipe a privilégié le fait de se baser sur un médicament existant, par gain de temps et d’argent. « Développer un nouveau médicament comporte de nombreuses contraintes – il faut compter un délai de près de 10 ans et un budget très important – et c’est pour cette raison que nous préférons mettre en place un partenariat avec un groupe pharmaceutique déjà établi pour trouver ensemble une molécule adaptée à notre projet. »

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Une expérience inoubliable

En attendant de pouvoir trouver le partenaire adéquat (les personnes intéressées peuvent d’ailleurs contacter l’équipe via sa page Facebook) qui lui permettra de poursuivre son développement, BraceCare est d’ores et déjà une réussite aux yeux des étudiants impliqués. En effet, les sept futurs ingénieurs ne s’attendaient pas à vivre une expérience aussi enrichissante en démarrant le projet lors de leur 2e année à Sup’Biotech. « Se dire que nous avons pu le poursuivre jusqu’ici, c’est très valorisant, confie Quentin. Un événement clé de ce projet a d’ailleurs eu lieu dès notre 2e année, avec notre participation au concours national Coup2boost lors duquel nous avons été sélectionnés pour la finale. Certes, nous n’avons pas gagné, mais faire partie des finalistes et pouvoir présenter notre approche à des professionnels, cela a été forcément motivant. Nous avons prouvé que notre démarche était bonne, que notre projet suscitait un réel intérêt, y compris chez des acteurs éloignés des secteurs de la santé et de la biologie. » Mais au-delà de l’épisode Coup2boost, le chef de projet gardera longtemps en tête l’aspect humain de l’aventure« Mon meilleur souvenir restera le fait d’avoir pu travailler aussi longtemps aux côtés de personnes si appréciables, qui se donnaient toutes corps et âmes pour le projet. Quand il y a une bonne ambiance et une réelle cohésion au sein d’une équipe, tout suit généralement ! »

 

Retrouvez BraceCare sur sa page Facebook

 

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L’importance de l’innovation à Sup’Biotech par Sophie Mothré, directrice des projets innovants

« Une innovation peut se faire de bien des façons : technologiquement, sur un service, en créant ou en transformant l’existant. À Sup’Biotech, dans le cadre des SBIP, nous demandons avant tout aux étudiants de regarder d’une part les solutions existantes qui permettent de répondre à un besoin bien identifié, et d’autre part de se demander comment ils pourraient améliorer les choses. Par exemple, on retrouve chaque année un certain nombre de projets apportant une innovation en matière de développement durable, pour substituer des produits chimiques nocifs pour l’environnement et la santé. Mais les thématiques abordées sont très variées car nos étudiants ont, de toute façon, des domaines d’intérêt parfois différents –  cela se traduit par leur choix de Majeure et de Mineure. D’autres équipes vont se tourner vers l’énergie, la cosmétique ou encore l’agroalimentaire, à l’image d’Innov’Eat engagée dans le concours Ecotrophélia. D’ailleurs, nous encourageons les étudiants à concourir à des challenges : l’objectif des SBIP, c’est aussi d’apprendre à aller chercher des ressources à l’extérieur de l’école, qu’elles soient financières, intellectuelles, scientifiques… Le but est qu’ils puissent être capables de gérer toutes les composantes d’un projet, de présenter leurs idées à des publics différents, voire de cultiver une âme d’entrepreneur. C’est également la raison d’être de cette première édition de l’Innovation Fair, avec des membres de jury issus du Genopole, de cabinets de conseil, d’univers liés au biomimétisme, au business… Et pour ces acteurs-là, venir à la rencontre de nos étudiants représente toujours une belle opportunité. Ils savent qu’ils peuvent découvrir des projets très intéressants et envisager de belles collaborations ! »


SBIP - BraceCare ou l’impression 3D pour soigner l’entorse !

Posté le : 08/02/2021

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