STHEMPTECH : une méthode innovante de Biotechnologie végétale autour du CBD

STHEMPTECH : une méthode innovante de Biotechnologie végétale autour du CBD
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En France, une expérimentation du cannabis à usage médical est menée depuis le 26 mars dernier, sur 3 000 patients volontaires dans 200 structures de référence. En parallèle, à la fin mois de juin, la Cour de cassation a également jugé légale la commercialisation du cannabidiol, plus communément appelé « CBD ». C’est justement ce dernier qui se trouve au cœur du projet innovant STHEMPTECH initié par quatre futurs ingénieurs de Sup’Biotech : Héloïse Mailhac, Naomi Kaminsky, Blandine Marant et Sacha Guillemin (promo 2021).

 

STHEMPTECH : une méthode innovante de Biotechnologie végétale autour du CBD

De gauche à droite : Sacha, Blandine, Héloïse et Naomi

 

Présenté lors de la première édition de l’Innovation Fair organisée par Sup’Biotech Paris en janvier dernier et lors duquel il a remporté le prix des journalistes présents, STHEMPTECH est un Sup’Biotech Innovation Project (SBIP) cherchant à produire des cannabinoïdes par une méthode innovante de Biotechnologie végétale industrialisable afin de fournir les industries françaises cosmétique, nutraceutique, pharmaceutique et vétérinaire. « Le « Hemp » écrit en vert dans notre logo signifie « chanvre » en anglais tandis que « stem » correspond à « cellule souche », explique Héloïse, cheffe de projet et étudiante du cursus Entrepreneuriat de l’école. Notre méthode est rendue possible par le caractère totipotent des cellules végétales, c’est-à-dire leur capacité à se dé-différentier ou se re-différentier en n’importe quel type de tissus végétal. Notre technique se base donc sur la caractéristique « cellule souche » des cellules végétales et au fait que l’on travaille avec la plante de chanvre, aussi appelée Cannabis sativa ! »

 

Aider les gens et augmenter la production : le double défi de STHEMPTECH

Longtemps sujet à polémique, le CBD ne l’est clairement pas aux yeux du quatuor qui y voit avant tout un bon moyen d’apaiser les maux de nombreuses personnes. « Cette plante représente de nombreuses opportunités grâce aux molécules qu’elle produit, à l’instar de celle sur laquelle nous travaillons, le cannabidiol ou CBD, souligne Héloïse. Ces molécules peuvent soulager des personnes souffrant de mal-être chronique, physique ou mental et diminuer l’anxiété grâce à ses principes antioxydants, antiinflammatoires et neuroprotecteurs, entre autres ! »

L’envie de travailler sur le cannabis est venue à l’esprit d’Héloïse lors d’un stage réalisé dans une ferme horticole : « Je voyais alors autour de moi beaucoup d’horticulteurs et d’entrepreneurs du végétal s’intéresser au cannabis. J’ai redécouvert cette plante passionnante et réalisé qu’il s’agissait d’un sujet à creuser : j’ai alors partagé mon idée avec mes camarades de Sup’Biotech. Très vite, nous avons trouvé cette nouvelle approche de production de cannabidiol grâce aux biotechnologies végétales. » Aujourd’hui, le cannabidiol est extrait du chanvre cultivé soit en serre, soit en champ. Or, pour la culture en champ, le rendement de production dépend fortement des conditions climatiques et des contaminations extérieures. C’est là qu’intervient la nouvelle donne portée par STHEMPTECH. « Avec notre Biotechnologie végétale, non seulement nous produisons un actif dans son système végétal naturel et dans un environnement contrôlé in-vitro préservant des contaminations et des aléas climatiques, mais l’on peut également espérer multiplier considérablement la production annuelle d’un champ ! »

 

STHEMPTECH : une méthode innovante de Biotechnologie végétale autour du CBD

 

Une ambition entrepreneuriale

Héloïse se veut confiante sur l’innovation de STHEMPTECH : « Nous utilisons le matériel végétal original de la plante et l’amenons à produire plus de molécules en stimulant son métabolisme grâce au génie génétique ou métabolique. ». Toutefois, n’espérez pas en savoir plus sur les caractéristiques de cette dernière. En effet, le projet étant voué à se muer en une véritable entreprise à l’avenir, certaines données techniques doivent demeurer confidentielles.

Cette volonté de transformer ce SBIP en une start-up ambitieuse se traduit par la présence de STHEMPTECH au sein du dispositif d’accompagnement Shaker du Genopole qui permet à l’équipe de peaufiner sa preuve de concept technologique. Un motif de fierté pour Héloïse : « Le Genopole est l’un des plus gros bioclusters d’Europe, rappelle l’étudiante. L’intégrer a été le fruit d’une préparation assez intense pendant l’été, avec la création d’un dossier, d’un pitch à présenter devant un comité d’experts qui détaille notre plan d’expérimentation chiffré pour la réalisation de la preuve de concept, etc. À présent, notre objectif est d’obtenir des résultats encore plus probants et forts afin d’envisager le dépôt de brevet et la création de l’entreprise. » Et une fois cette étape passée, STHEMPTECH aspirera à continuer au sein du Genopole, via le programme Booster cette fois. Le projet pourra alors compter sur l’abnégation de Héloïse et Naomi, bien décidées à poursuivre cette aventure une fois leur titre d’ingénieure en poche malgré les départs programmés de leurs amis Blandine et Sacha vers d’autres horizons professionnels.

 

 

D’abord la France !

En parlant d’horizons, ceux qu’entrevoit STHEMPTECH ne se limitent pas forcément qu’à l’Hexagone. « Nous comptons devenir fournisseur de CBD en B2B pour les fabricants et industriels qui souhaitent en intégrer à la formulation de leurs produits, annonce Héloïse. Nous allons donc commencer par la France car la filière Française rencontre un problème d’approvisionnement assez urgent et représente donc un marché important pour nous. Mais par la suite, nous avons des ambitions internationales, notamment en Europe. Et si tout se passe bien, plus tard, on pourra peut-être envisager d’exporter notre technologie outre-Atlantique ou en Asie, etc. Mais bon, chaque chose en son temps ! » 

Mais tout cela ne pourra pas se faire sans partenaire. Cela tombe bien car l’équipe ne développe pas que son produit : elle travaille aussi son réseau. « L’écosystème du Genopole nous a permis de nous rapprocher de différents acteurs, comme la plateforme analytique de l’université d’Evry, spécialisée dans la spectrométrie de masse, avec qui nous échangeons sur les questions de qualification du CBD ou le pôle Industries & Agro-Ressources (IAR) qui travaille justement à la création prochaine du Pôle Européen du Chanvre.  Et comme notre projet a été désigné lauréat du concours Petit Poucet, nous pouvons également compter sur sa communauté d’entrepreneurs ! »

Enfin, même si elle est motivée et dynamique, Héloïse peut aussi être surprenante. Car quand on lui demande de partager son meilleur moment vécu à travers son projet jusqu’à présent, l’étudiante-entrepreneure pense d’abord à la toute première étape, celle de la genèse de l’idée. « Mon meilleur souvenir à ce jour, c’est le moment où j’ai réussi à convaincre les autres membres de l’équipe de participer à ce projet qui me tenait énormément à cœur. Plus que des camarades, ce sont des amis, et j’étais très fière de pouvoir les voir se joindre à moi ! »

 

Retrouvez STHEMPTECH sur son site Internet et LinkedIn !

 

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Posté le 19/07/2021

À propos

Sup’Biotech est une école d’ingénieur spécialisée en Biotechnologies à Paris et à Lyon, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétique, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle Bachelor of Biotechnology (3 ans) et le cycle Expertise (2 ans). La formation des ingénieurs en Biotechnologies de Sup’Biotech est labellisée par Medicen Paris Région et Industries and Agro-Ressources (I.A.R.).
Sup’Biotech propose également une filière apprentissage à partir de bac+3, ainsi qu’une formation Bachelor en Biotechnologies, accessible après le bac. Sup’Biotech est un établissement d’enseignement supérieur privé habilité à délivrer le titre d’ingénieur et reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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