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Développement durable : comment SupBiotech fait évoluer ses formations

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À SupBiotech, le développement durable ne se limite pas à quelques cours dédiés. Depuis plusieurs années, l’école intègre ces questions dans ses enseignements, ses projets étudiants, ses stages et sa vie de campus.

Devenue société à mission en 2021, l’école a structuré sa stratégie autour d’objectifs concrets liés à l’environnement, à l’inclusion et à leur application dans la formation.

Charlotte Helbecque, enseignante en sciences du vivant et référente Développement durable et responsabilité sociétale (DD&RS) depuis 2019, revient sur cette transformation et sur la manière dont ces enjeux prennent désormais une place centrale dans les formations.

Comment le développement durable s’intègre-t-il aujourd’hui dans les formations de SupBiotech ?

Le développement durable s’intègre d’abord dans les enseignements. Certains cours sont spécifiquement dédiés aux enjeux socio-écologiques, mais on cherche aussi à intégrer ces dimensions dans des matières qui ne sont pas, à la base, directement liées à ces sujets. Un exemple parmi d’autres : un collègue de physique a intégré des problématiques autour des échanges thermiques et des systèmes de chauffage plus durables.

Cette approche se retrouve également dans les projets étudiants. Lorsqu’ils travaillent sur des projets d’innovation en biotechnologies, on leur demande de réfléchir à leur lien avec les objectifs de développement durable. Même chose pendant les stages : en quatrième et en cinquième année du cycle ingénieur, les étudiants dédient une partie de leur rapport de stage à présenter et critiquer la stratégie RSE de leur entreprise d’accueil.

Il y a aussi tout un volet sensibilisation, avec des conférences, des ateliers ou encore des challenges organisés sur le campus.

Les projets étudiants semblent occuper une place importante dans cette démarche…

Oui, beaucoup d’étudiants utilisent leurs projets pour essayer de répondre à des problématiques environnementales ou sociétales.

Un ancien projet visait par exemple à développer une brique capable de fixer le CO₂ atmosphérique. D’autres portent sur l’alimentation durable, c’est le cas par exemple des Kojiteurs. Certains sont même devenus de véritables projets entrepreneuriaux : Les Frimeuses travaillent sur des tartinables à base de légumineuses fermentées.

Quels types d’actions de sensibilisation mettez-vous en place ?

Nous co-organisons chaque année une table ronde autour de notre rapport de mission, en collaboration avec l’association étudiante Biocampus. Les étudiants y présentent notamment les résultats d’un questionnaire réalisé auprès des élèves et du personnel sur la démarche environnementale de l’école.

On développe aussi des ateliers de sensibilisation, comme les ateliers 2 tonnes, ainsi que des conférences sur des sujets précis. Cette année, par exemple, une conférence sur l’alimentation durable est organisée avec notre Junior-Entreprise, SB Consult.

Nous avons également mis en place des mini-challenges via une application. Les étudiants réalisent des actions autour des transports, de l’alimentation, de la consommation ou encore du handicap et des violences sexistes et sexuelles. L’idée, c’est de montrer que certains changements sont accessibles au quotidien et qu’ils peuvent, progressivement, devenir des habitudes.

En quoi les biotechnologies peuvent-elles apporter des réponses concrètes à ces enjeux ?

Les biotechnologies répondent depuis longtemps à des enjeux de société. On les utilise déjà dans l’alimentation, avec les produits issus de la fermentation, ou encore dans la santé.

Aujourd’hui, elles permettent aussi d’explorer des solutions à des problématiques environnementales très concrètes. Sur l’alimentation, par exemple, il faut trouver des alternatives aux protéines animales, qui ont un fort impact carbone. Les insectes ou les légumineuses peuvent faire partie des réponses.

Le plastique est un autre sujet important. Plusieurs projets travaillent sur des bioplastiques à partir de micro-organismes ou d’algues. Cette année, l’un des projets que j’encadre cherche par exemple à produire du limonène grâce à des microalgues afin de fabriquer du bioéthanol sans passer par des ressources fossiles !

Les étudiants ont-ils évolué sur ces sujets ces dernières années ?

Oui, très clairement. Les générations actuelles sont beaucoup plus sensibilisées et beaucoup plus engagées. Elles demandent davantage de cours, d’informations et de compétences professionnelles liées à ces enjeux.

Et surtout, elles nous poussent parfois à aller plus loin. On l’a vu avec la mobilité internationale. Certains étudiants avaient décidé de privilégier le train plutôt que l’avion pour leurs échanges en Europe. Cela nous a conduits à créer un guide de la mobilité de transports durables selon les destinations.

Mais les étudiants nous ont ensuite demandé d’ajouter directement l’impact carbone des trajets au moment des choix de mobilité. Nous avons donc intégré cette information. Cette année, nous avons aussi demandé aux étudiants de sélectionner au moins deux destinations européennes parmi leurs vœux.

Quelles compétences liées au développement durable deviennent indispensables pour les futurs ingénieurs en biotechnologies ?

L’analyse de cycle de vie est devenue une compétence très recherchée. Il s’agit d’évaluer l’impact d’un produit depuis l’extraction des ressources jusqu’à sa fin de vie, en passant par sa fabrication et son utilisation. Nous avons donc mis en place des enseignements spécifiques sur ces sujets.

Nous travaillons aussi sur la réglementation environnementale, les normes ISO, la CSRD, l’éco-conception ou encore la comptabilité carbone.

Sur ce dernier point, nous avons développé un calculateur permettant aux étudiants d’évaluer les émissions de CO₂ liées à leurs projets en laboratoire. Cela leur permet de prendre conscience de l’impact environnemental des pratiques scientifiques, notamment de l’usage du plastique à usage unique.

L’objectif n’est pas seulement de transmettre des connaissances théoriques, mais aussi de montrer comment ces enjeux s’intègrent concrètement dans leur futur métier.

Le passage au statut de société à mission a-t-il changé la manière dont SupBiotech porte ces sujets ?

Oui, cela a vraiment permis de structurer davantage la démarche. En devenant société à mission en 2021, l’école a inscrit plusieurs objectifs dans ses statuts : former aux enjeux socio-écologiques, favoriser la diversité des étudiants, améliorer la qualité de vie sur les campus ou encore réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Comme nous sommes évalués régulièrement par un organisme tiers indépendant, cela oblige aussi à mettre en place des indicateurs et des actions concrètes.
Le changement a aussi été collectif. Aujourd’hui, plusieurs collègues participent au déploiement de ces actions, sur les sujets de communication, de diversité, d’accompagnement pédagogique ou encore d’égalité et d’inclusion.

Même après plusieurs années, cette démarche continue d’évoluer. Et surtout, elle reste portée par une vraie volonté d’aller plus loin.

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