Projets Étudiants

Les Sup'Biotech Innovation Projects (SBIP) :

Le programme S.B.I.P., créé en 2008, propose aux futurs experts en ingénierie des biotechnologies de Sup’Biotech une véritable expérience grandeur nature de « management de projet » visant à l’innovation.

La philosophie S.B.I.P. est « une idée, un concept, un projet », un programme d’innovation à visée industrielle grandeur nature sur 4 ans. Ce programme est basé sur une pédagogie inductive qui vise à couvrir l'ensemble des étapes d'élaboration d'un projet innovant, de l'idée à sa mise en œuvre, pour son application industrielle. Il est mis en place et développé de la 2e à la 5e année, avec à chaque fois des étapes jalonnées d'avancements technologiques. Ces projets de rupture ont pour mission de répondre à des besoins actuels non encore résolus ou futurs dans le domaine des biotechnologies.

Chaque projet est composé de 3 à 8 étudiants, regroupant les profils des majeures professionnelles : Recherche & Développement, Production & Bioprocédés et Marketing & Technico-commercial développées durant le second cycle à Sup’Biotech, dans des domaines d’activités tels que : santé, pharmaceutique, cosmétique, agroalimentaire et environnement.

Déroulé du programme

  • En 2e année, la phase d’apprentissage : les étudiants ont à mettre en place les étapes de base du projet afin d’appréhender la mise en œuvre de projets innovants en biotechnologies.
  • En 3e année, la phase architecture projet : les étudiants, en équipe, construisent une vision globale réfléchie et pragmatique du projet, définissant par eux mêmes la pertinence du projet.
  • En 4e année, la phase preuve de concept : les porteurs de projet réalisent les manipulations technologiques pour apporter la preuve technique du projet.
  • En 5e année, en fonction des résultats obtenus, ils peuvent envisager la mise en œuvre d’essais pilotes, c’est la phase de preuve de concept préindustrielle.

En fonction des diverses phases de développement du projet, les équipes de projets doivent envisager des partenariats avec des structures académiques, institutionnelles ou grands comptes pour asseoir la crédibilité industrielle du projet et obtenir de potentiels soutiens financiers.

Le Parcours Entrepreneuriat

Un programme en faveur des entrepreneurs en biotechnologies

La philosophie Entrepreneuriat incite nos étudiants à adopter une vision d’anticipation, pragmatique et raisonnée pour la création d’innovation et de richesses socio-économiques.
Ce parcours s’adresse aux étudiants envisageant la création ou l’accompagnement à la création d’entreprise en biotechnologies ou bien le transfert de technologies, en relation avec un réseau professionnel dynamique du secteur des biotechnologies.

Le cursus Entrepreneuriat offre aux étudiants porteurs de projets à fort potentiel pour la création d’entreprise un réseau de professionnels, qui ont pour objectif de dynamiser le secteur des biotechnologies en France. Il permet à ces futurs entrepreneurs d’acquérir les outils tant théoriques que pratiques (plan financier, brevet, propriété intellectuelle, statuts de société, environnement d’accompagnement biotech) pour la mise en œuvre de leurs projets.

  • En 4e année (cours d’ouverture, 35 heures) les cours-conférences sont réalisés par des professionnels pour acquérir les outils théoriques et pratiques.
  • En 5e année, le Cursus Entrepreneuriat (150 heures) se compose de cours-conférences, de participations à des colloques et de rendez-vous BtoB avec des professionnels.

Le parcours Entrepreneuriat est parrainé par M. Christian Policard et M. Jacques Lewiner et est soutenu par Tech2Market, Villejuif Bio-Park, Cancer Campus, Sogedev, Scientipole, BPI France, Creative Valley, Réseau entreprendre 94, l’Agence du développement du Val de Marne, l’AFFSI, le pôle de compétitive Medicen, HBC, la BFPI, l’INPI.

Exemples de projets

Projet K-Over (agro-alimentaire)

Prévenir l’effet boomerang de vos soirées festives

En 2011, les enquêtes (LMDE et USEM) dressent le constat d’une consommation estudiantine occasionnelle d’alcool en cadre convivial (privé, discothèques). Ces consommations excessives et souvent conscientes représentent environ 100 millions d’euros par an.
La conséquence de ce type de consommation accroît les lendemains difficiles, dénommés « gueule de bois » ou vésalgie. Cet état physiologique est la conséquence de la consommation d’éthanol (alcool), de son produit de transformation hépatique (l’acétaldéhyde) et de la déshydratation de l’organisme. K-Over, boisson composée d’antioxydants, de vitamines et d’électrolytes, propose une solution efficace. Cette boisson fournirait les éléments nécessaires à l’organisme pour prévenir les conséquences de « la gueule de bois » (maux de tête, maux de ventre, déshydratation, fatigue).

Y. Rodolphe, L.A. Cerclé, A. Loiguittard, L. Doulliet, M. Rodier (Sup'Biotech promo 2014)

Projet I.M.A.Gene (santé - pharmaceutique)

Traitement des maladies mitochondriales ayant pour origine une mutation de l’ADN mitochondrial

Les maladies mitochondriales représentent un ensemble de maladies issues d’un dysfonctionnement de la chaîne respiratoire des mitochondries. Deux origines possibles à ce dysfonctionnement : une mutation de l’ADN nucléaire ou une mutation de l’ADN mitochondrial. Ces maladies peuvent toucher différents tissus ou organes (cœur, œil, muscles, cerveau).
Le projet I.M.A.Gene propose un concept de thérapie innovante, d’intégration d’une séquence ADN « saine » pour pallier aux mutations survenues au niveau de la séquence d’ADN mitochondrial cible. Les thérapies géniques classiques consistent à intégrer la séquence d’un gène d’intérêt au sein du noyau ou du cytoplasme.
La stratégie du projet repose sur l’utilisation de la mitochondrie comme un organite réceptacle pour la protection d’ADN thérapeutique : un « Safe-Harbour ». Le projet présente des avantages techniques et scientifiques considérables tels que la protection de l’ADN thérapeutique d’une dégradation, la conservation lors des divisions cellulaires et l’augmentation de l’efficacité de l’insertion.

J.P. Perrier, G. Sobcsak, G. Mercy, D. Loiret, M. Nuninger, M. Rochefort (Sup'Biotech promo 2014)

Projet Photodialyse (environnement)

Un dessalement écologique et durable pour la survie de notre planète

L’eau douce planétaire, essentielle à la vie, se raréfie dramatiquement (2,7 milliards d’individus privés en 2015 selon l’ONU). Sa disponibilité est un enjeu économique mondial. Le dessalage de l’eau de mer (technologies d’osmose inverse ou électrodialyse) est très polluant et grande consommateur d’électricité (40 % de la facture globale en 2012).
Le projet Photodialyse repose sur la création d’une membrane synthétique et autonome, composée de protéines actives. Le processus envisage de s’adapter aux procédés existants, pour le transfert du sel d’un milieu à un autre, par simple exposition au Soleil (énergie verte inépuisable).
Le concept Photodialyse propose une alternative industrielle innovante, écologique et durable aux procédés actuels. Son positionnement marché est une réponse attendue des engagements politiques des états pour participer à une gestion partagée de la consommation d’eau douce vitale à la survie de notre planète.

Y. Révillon, R. Kielbik, F. Denis, B. Gokulabaskaran, A. Leroux (Sup'Biotech promo 2014)

Projet Tatoo’In (cosmétologie)

Pour un tatouage réversible

Selon un sondage récent (Institut Harris Polls, 2010), la population tatouée des USA s’élève à 40 millions de personnes, tandis que la France en comporte 6 millions. Les tatouages, moyen d’expression à part entière, font de plus en plus partie de notre mode de vie. 75% de notre population cible aurait entre 18 et 40 ans et serait principalement représentée dans la classe moyenne. De nos jours, 17% des personnes tatouées regretteraient leur choix et souhaiteraient se le faire enlever. Les raisons motivant cette décision sont diverses : erreur de jeunesse, tatouage mal réalisé, frein dans le monde professionnel. Les techniques actuelles, principalement le détatouage au laser, présentent de fortes contraintes (douleur, irritations, traces possibles, coûts élevés). Pour ces raisons, seulement 6% d’entre elles prennent cette décision
Le projet Tatoo’In vise à répondre à ces attentes en proposant une encre de tatouage, facile à éliminer, sans séquelle ou désagrément esthétique de la peau. Il propose une gamme complémentaire entre la composition de l’encre du tatouage et une crème de détatouage. Le concept biotechnologique repose sur la création d’une encre encapsulée dans une matrice de polymères. Cette composition est applicable sur la peau comme l’encre de tatouage actuelle. Un principe actif contenu dans une crème hydrolysera spécifiquement la structure nano-moléculaire de l’encre. Les résidus inertes et biocompatibles seront éliminés par l’organisme.

Projet récompensé lors du concours OSEO catégorie « Emergence » (février 2013)
P. Reux, J.Maes, C. Babinot, E. Bourges, L. Bussoloto, C. Peloso(Sup'Biotech promo 2013)

Témoignage

Marie Fey
Promotion 2010

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"Les compétences que j'ai acquises m'ont permis de décrocher un rôle stratégique et opérationnel"

La diversité de l'enseignement, avec des matières scientifiques et économiques, la présence de l'anglais à tous les cours ainsi que les stages obligatoires au cours du cursus sont les trois critères qui m'ont tout de suite attirée vers Sup'Biotech. L'enseignement à l’école permet de se familiariser très tôt avec la vie en industrie, notamment par le biais de mini-projets qui permettent tout au long de l'année de travailler pour une entreprise de notre choix. La théorie acquise à Sup'Biotech ainsi que mes premières expériences professionnelles lors des stages m'ont permis de trouver un emploi à l'étranger avant la fin de mon cursus scolaire. Les compétences que j'ai acquises m'ont permis de décrocher un rôle à la fois stratégique et opérationnel dans un grand groupe pharmaceutique.

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Statistiques de la promotion 2013

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