SupBiotech Un semestre international à la Radboud Universiteit aux Pays-Bas

Un semestre international à la Radboud Universiteit aux Pays-Bas


Pour leur semestre international de 3e année, Clara Mallet et Marie-Amélie Petter (Sup’Biotech promo 2024) se sont retrouvées toutes les deux aux Pays-Bas, au sein de la Radboud Universiteit située dans la ville de Nimègue. Une belle expérience qu’elles n’oublieront pas de sitôt !


Un semestre international à la Radboud Universiteit aux Pays-Bas

Pourquoi avez-vous choisi les Pays-Bas pour votre semestre international ?

Marie-Amélie Petter : En raison de la situation sanitaire, il me semblait plus judicieux de choisir un pays européen et plusieurs m’attiraient, comme le Danemark, la Finlande et donc les Pays-Bas… qui m’intéressaient tout particulièrement d’un point de vue culturel ! En effet, j’aime particulièrement la peinture et les Pays-Bas regorgent de musées dans lesquels sont exposées les plus grandes peintures flamandes, à l’instar du musée Van Gogh et du Rijksmuseum d’Amsterdam. De plus les Pays-Bas me semblaient la meilleure option car je n’y étais jamais allée et qu’en cas de problème il était aisé de rentrer facilement et rapidement en France.

Clara Mallet : Je voulais aussi aller dans un pays d’Europe qui n’était pas très loin de la France, mais dans lequel les habitants parlent plutôt bien anglais, ce qui est le cas des Pays-Bas. Ici, même les enfants parlent quasiment couramment anglais ! D’ailleurs, ce n’était pas ma première expérience là-bas : en 2019, j’ai résidé une dizaine de jours à Haarlem et visité Amsterdam avec ma famille. Comme Marie-Amélie, j’adore l’art flamand du XVIIe siècle et ses peintres iconiques comme Rubens et Antoine van Dyck… et m’étais alors jurée de revenir pour au moins finir le Rijksmuseum et visiter le musée Van Gogh ! De manière général, je suis avide de connaissance concernant l’art de toute époque et de tout pays donc les musées d’art constituent ma deuxième maison.

MAP : En fait, c’est aussi ce semestre qui nous a permis de mieux nous connaître, Clara et moi. En parlant avec elle après avoir appris qu’elle souhaitait également choisir ce pays, nous nous sommes rapidement rendu compte que nous avions les mêmes attentes de notre semestre à l’étranger ! Cela a aussi joué dans notre choix d’université.


Comment cela ?

MAP : Aux Pays-Bas, deux universités étaient disponibles dans le cadre des partenariats noués par Sup’Biotech. La première à Wageningen proposait des cours tournés vers le domaine de l’agroalimentaire, tandis que celle de Nimègue proposait des cours dans la continuité de ceux dispensés à Sup’Biotech, avec notamment des cours plus approfondis comme celui sur l’embryologie que j’ai choisi durant la dernière période. Malgré l’intérêt que je porte au domaine de l’agroalimentaire, je trouvais que les cours de Nimègue étaient plus dans la continuité de mon cursus. Mais surtout, l’université de Wageningen ne proposait qu’une seule place initialement, tandis que celle de Nimègue en proposait deux. C’est donc naturellement que mon choix définitif s’est porté sur la Radboud Universiteit.

CM : L’idée de partir seule à l’étranger pendant tout un semestre peut être intimidante. C’est pourquoi Marie-Amélie – qui n’était alors qu’une connaissance à l’époque – et moi avons décidé de partir ensemble et apprendre à se connaitre. Bien sûr, les cours proposés ont également joué un rôle important dans ma décision car Radboud proposait plus de cours dirigés vers le milieu biomédical tandis que celle de Wageningen s’orientait plus vers le secteur agroalimentaire.


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Justement, comment décrire la Radboud Universiteit ?

CM : Elle compte plus de 20 000 étudiants dans 110 programmes avec 13 Licences et 35 Masters enseignés entièrement en anglais ! Elle fait d’ailleurs partie des 200 meilleures universités du monde.

MAP : C’est vraiment une école immense qui comporte plusieurs facultés, de sciences, de sciences sociales, de philosophie ou encore d’économie. Elle est aussi particulièrement reconnue dans le monde de la recherche du fait de deux professeurs, Andre Geim et Konstantin Novoselov, qui se sont vus attribuer le prix Nobel de Physique en 2010 pour leurs expériences concernant les matériaux bidimensionnels. 

CM : De plus, des instituts de recherche sont installés sur le campus comme le Microscope Imaging Center (dont j’ai même entendu parler lors de mon stage de 3eme année en laboratoire), le High Field Magnet Laboratory et l’Institut Max Planck de psycholinguistique.

MAP : Ce qui est également étonnant avec cette université, c’est que son campus n’est pas fermé. Il n’y a pas d’endroit délimité séparant la rue, les habitations et les autres commerces des différentes facultés. Sur le campus on peut également retrouver des cafés et restaurants, des bibliothèques, des logements étudiants et un centre sportif.

CM : Ce dernier propose plus de 70 sports différents, et a été élu meilleur centre sportif universitaire par l’International Student Barometer. Le campus est donc vraiment grand, vert et très accueillant.

MAP : Il est tellement grand que, parfois entre deux cours, on doit prendre notre vélo afin de changer de bâtiments !


Où logiez-vous sur place ?

MAP : Initialement, Clara et moi souhaitions faire une colocation ensemble et nous avons donc choisi la résidence étudiante Vossenveld car elle proposait des salles de bains individuelles ainsi qu’un environnement apaisant – en effet le bâtiment est entouré d’une rivière : le Waal ! Et malgré l’éloignement du centre-ville, cette résidence n’était pas totalement perdue au milieu de nulle part puisque à trois minutes à vélo se trouve le quartier Hatert dans lequel se trouve deux supermarchés, ainsi qu’une pharmacie, une boulangerie et une boutique bien particulière des Pays-Bas ou l’on peut absolument tout trouver à bas prix : le Kruidvat.

CM : Nous n’étions cependant pas les seules représentantes de Sup’Biotech dans la résidence puisque Pauline Rémont, une autre étudiante qui devait initialement partir pour la Corée du Sud avant que la Covid-19 ne s’en mêle, a finalement pu rejoindre notre petit projet. Sauf que nous avons chacune choisi la chambre 5 d’un corridor différent du troisième étage en pensant que « K5 » correspondait à corridor 5. Cependant, c’était le K du mot « Kamer », soit « chambre » en néerlandais… Du coup, nous étions chacune réparties dans des logements en colocation avec d’autres étudiantes venues de différents pays !


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Clara, Pauline et Marie-Amélie


Comment se sont déroulés vos premiers jours ?

MAP : Ils n’ont pas été si simples car, pour aller en centre-ville, il nous fallait environ 35 min à vélo, à peu près le même temps de bus, ou 1h20 de marche. D’ailleurs, nous n’avions pas pu récupérer de vélo au moment où nous sommes arrivées car il y avait une pénurie de vélo, ce qui en soit me soulageait un peu vu que cela faisait plus de cinq ans que je n’étais pas montée sur un vélo et que Clara était à peu près dans le même état de panique que moi ! (rires)

CM : Et quand nous avons enfin pu trouver des vélos à louer après quelques jours, il a fallu nous habituer à réaliser les différents trajets et à côtoyer énormément de cyclistes ! D’ailleurs, nous nous sommes régulièrement perdues en suivant les – mauvais – conseils de Google Maps que nous boycottons depuis ! (rires) Il nous a fallu un temps d’adaptation mais maintenant nous sommes certifiées expertes cyclistes !

MAP : Sinon, nos premiers jours ont grandement consisté en la découverte des alentours et faire la connaissance de nos colocataires Par ailleurs, dès le deuxième soir, Clara Mallet et moi étions invitée à l’anniversaire d’une des colocataires allemandes de Clara. Cet anniversaire était une surprise et donc nous devions tout organiser discrètement. C’est comme cela que nous nous sommes retrouvées à 9 filles qui ne se connaissaient pas, dans le centre de Nimègue à chercher un cadeau et des décorations et gâteaux pour quelqu’un que je n’avais encore jamais vu !

CM : Nous avons également fait quelques sorties avec Pauline et ses amies qu’elle a rencontré durant la semaine d’intégration à laquelle nous n’avons pas participé. Nous sommes notamment allées au Parc national de Hoge Veluwe où nous avons pu nous aérer l’esprit avant le début des cours. Nous avons fait beaucoup de vélos avant de nous poser dans les bois pour observer les animaux sauvages du parc !


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Quels cours suiviez-vous ?

CM : En ce qui me concerne, j’ai choisi les cours « RNA structure and function » et « Organic chemistry » pour la première partie du semestre, puis « Molecular principles of development » (embryologie) et « Infectious diseases » pour le second. Comme nous avions déjà eu des cours d’embryologie et de chimie organique lors de notre 2e année à Sup’Biotech, je me suis dit que j’aurais des facilités à valider ces matières… et j’ai d’ailleurs obtenu la meilleure note de la promotion au partiel de chimie organique !

MAP : J’ai opté pour les mêmes cours que Clara !Le cours « RNA structure and function » s’attardait par exemple sur la plupart des types d’ARN existants, qu’ils soient naturellement trouvés dans notre corps ou synthétisés par l’homme. Une importante partie du programme portait sur les thérapies liées à l’ARN, une partie qui m’a particulièrement plu car elle liait l’aspect biotechnologique à l’ARN. Le cours « Molecular Principle of Development » s’inscrivait dans la continuité de nos cours de biologie du développement de 2e année en allant plus loin et en prenant plus de modèles (souris, poussin, poisson-zèbre, drosophile et humain). Quant au cours « Infectious diseases », il traitait des différentes maladies virales ou bactériennes que les humains peuvent attraper et transmettre ainsi que les thérapies existantes et celles en cours de développement. Ce cours m’attirait particulièrement car un de mes projets professionnel pour le stage de 4e année serait d’intégrer un laboratoire travaillant sur les vaccins !

CM : Quant aux enseignements en eux-mêmes, ils se déroulaient généralement à l’université, en amphithéâtre, même si parfois il fallait s’inscrire pour être en présentiel étant donné que les places étaient limitées. Sinon l’alternative était de suivre les cours à distance car les cours sont enregistrés en direct et puis sont postés sur l’une des plateformes de l’université afin de les reconsulter en cas de besoin. Finalement, l’emploi du temps n’était pas très chargé, avec un seul cours par jour, rarement l’après-midi et jamais le mercredi. Cela nous laissait le temps de sortir ou d’étudier pendant notre temps libre !


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Un semestre international à la Radboud Universiteit aux Pays-Bas

Qu’avez-vous pensé de la ville de Nimègue ?

MAP : Même s’il nous est arrivé plusieurs fois de nous perdre que ce soit à vélo, à pied et même en bus, Nimègue est une grande ville très agréable, pleine de vielles rues en pierre et de quartiers remplis de restaurants. Dans le centre-ville, on peut trouver la place principale sur laquelle se déroule deux fois par semaine le marché et autour de laquelle s’organisent tous les magasins. On peut, par exemple, retrouver plein de boutiques locales mais aussi de grandes enseignes très connues. À la périphérie de la ville, on retrouve des zones plus calmes, dont celles entourées par le Waal dans lequel on peut même se baigner à certains endroits grâce à des plages aménagées.

CM : L’ambiance de Nimègue contraste vraiment avec celle de Paris qui ne dort jamais : après minuit, le centre-ville devient rapidement désert, ce qui est néanmoins assez agréable pour les promenades nocturnes. J’ai trouvé la ville très jolie par son style typiquement européen, avec la cohabitation de bâtiments anciens et modernes – elle est d’ailleurs connue comme étant la plus vieille ville des Pays-Bas. J’ai passé des après-midis entières dans des boutiques de pierres et d’encens, même si magasin favori reste celui de taxidermie (Museum Winkel) où j’ai pu admirer des spécimens uniques figés dans le temps !

MAP : Le seul vrai point faible de Nimègue finalement – comme celui des Pays-Bas –, c’est sa météo ! Il pleut souvent et, quand il pleut, il pleut longtemps. Et comme l’air est toujours humide, les routes ne sèchent jamais. Il me fallait parfois plusieurs jours pour que mon linge sèche à cause de l’humidité ambiante !

CM : Cela ne nous a pas empêchées de quand même sortir faire du vélo, même sous des pluies torrentielles !


Comment s’y passe la vie étudiante ?

MAP : À Nimègue, les fêtes s’enchainent, que ce soit dans des bars ou entre résidences. Honnêtement, il n’y a pas un soir sans qu’il n’y ait pas une soirée étudiante quelque part ! Les différentes universités de la ville proposent également de nombreuses associations sportives, culturelles et même religieuses. Cependant due à la crise sanitaires, nombreuses sont les activités proposées par ces associations qui n’ont pas pu avoir lieu.


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Avez-vous profité de votre séjour pour voyager ?

CM : Oui ! Comme nous avions beaucoup de temps libre – notamment le mercredi –, nous avons multiplié les voyages, très souvent entre amies. Nous sommes ainsi allées à la plage de Hargen aan Zee, avons visité plusieurs villes comme La Hague, Gouda, Amsterdam, Rotterdam ou encore Utrecht pour ne nommer que les plus connues.

MAP : La première ville que j’ai pu visiter était Schoorl, un petit village tout proche de la mer. J’y étais allée avec Pauline et, si l’eau n’était pas particulièrement froide, elle était infestée de méduses ! Il y en avait de pleins de couleurs différentes, Pauline s’est même fait piquer par l’une d’elles ! Avec Clara et Pauline, nous avons également visité un parc naturel à Otterlo : De Hoge Veluwe National Park. Nous avons visité ce parc de 5400 hectares à vélo en compagnie de deux autres étudiantes Erasmus, l’une d’elle vient de Slovénie et l’autre d’Italie. Une ville où nous allions régulièrement était Utrecht, sans doute ma ville préférée des Pays-Bas du fait de ses divers paysages.

CM : Gouda est aussi à visiter absolument ! C’est une petite ville historique où vous pouvez goûter et acheter du gouda authentique : rien à voir avec celui acheté en supermarché !


Finalement, que retenez-vous de ce semestre à l’international ?

MAP : Il a été très enrichissant, ne serait-ce que pour le fait de m’avoir permis de gagner en autonomie pour l’aspect scolaire ou pour la vie de tous les jours ! En effet, à l’université, les professeurs sont beaucoup moins derrière nous : c’est donc à nous de gérer notre organisation et nos révisions. Pour la vie de tous les jours, j’ai aussi dû apprendre à m’organiser pour le ménage, les courses, mais aussi à gérer mon budget. J’ai également pu faire d’inoubliables rencontres avec qui je compte bien garder contact, dans l’espoir de plus tard pouvoir les revoir dans leur pays respectif !

CM : Ce fut vraiment une expérience enrichissante tant du point de vue humain que culturel. Comme Marie-Amélie, je retiens des rencontres inoubliables et de très bons moments avec mes amis ! J’ai également gagné en indépendance tout en découvrant la vie en colocation !


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International : elles ont choisi Sup’Biotech !

À propos

SupBiotech est une école d’ingénieurs spécialisée en Biotechnologies, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétologie, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle préparatoire (2 ans) et le cycle ingénieur (3 ans). La formation des ingénieurs en Biotechnologies de SupBiotech est labellisée par Medicen Paris Région et Bioeconomy for Change : SupBiotech propose également une filière apprentissage à partir de bac+3, ainsi qu’un  Bachelor en Biotechnologies, une formation certifiée et reconnue en 3 ans qui délivre le grade de licence, accessible après le bac. SupBiotech est un établissement d’enseignement supérieur privé habilité à délivrer le titre d’ingénieur et reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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