Cellules souches : où en sont les traitements ?

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Le colloque «Cellules souches : où en sont les traitements ?», organisé par Sup’Biotech en partenariat avec Biofutur, se déroulera le mardi 1er février 2011, entre 8h30 et 13h, à l’hôpital les Diaconesses (18, rue Sergent Bauchat, Paris 12e). Il traitera des possibilités thérapeutiques offertes par les cellules souches, sous la forme de 2 tables rondes modérées par Anne Pezet, journaliste et consultante en pharmacie et en santé.

La société américaine Geron a débuté en octobre 2010 le premier essai chez l’homme d’un traitement avec des dérivés de cellules souches embryonnaires humaines pour des lésions de moelle épinière. Parallèlement, des cellules souches adultes issues de cordons ombilicaux des nouveaux nés sont également étudiées pour des applications thérapeutiques. Des essais cliniques sont menés et certains traitements sont commercialisés.
 
2ombilical.jpgL’intérêt de ces cellules est leur capacité à se différencier et à régénérer des tissus, ce qui ouvre des perspectives en médecine régénératrice. Elles sont aussi utilisées dans le criblage pharmaceutique in vitro et dans la modélisation des maladies génétiques. Les laboratoires pharmaceutiques (Roche, Pfizer, Sanofi‐Aventis…) et les entreprises de biotechnologies (Geron, Genzyme…) se positionnent sur ce domaine émergent. Mais ces avancées thérapeutiques, espoirs pour les malades, posent des questions éthiques : ces traitements hautement personnalisés seront‐ils accessibles à tous les patients ? Comment encadrer l’utilisation des cellules souches dérivées d’embryons humains ?
 
2mitose.jpgLa première table ronde soulèvera la question des avancées thérapeutiques offertes par les cellules souches : quelles sont les premières utilisations des cellules souches ? A quelle échéance peuvent‐elles faire partie de l’arsenal thérapeutique de routine ? A quels besoins répondent‐elles ? Quels sont les acteurs de ces recherches en France ?
 
Parmi les participants :
 
Brigitte Onteniente, directrice de recherche à l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-Stem), qui s’intéresse aux applications des cellules souches pluripotentes dans les atteintes cérébrales d’origine vasculaire. Les travaux expérimentaux de son équipe ont apporté la preuve de concept de l’utilisation des cellules souches pluripotentes induites (iPS) humaines pour limiter les conséquences fonctionnelles de ces atteintes ;
 
Philippe Hénon (CellProthera) qui a développé une technique de multiplication de cellules souches cardiaques circulantes dans le sang. Réinjectées au patient après un infarctus du myocarde, le tissu cardiaque se régénère. 7 patients ont déjà été traités ;
 
Luc Douay, chef du service d’hématologie biologique à l’hôpital Trousseau, directeur de l’unité INSERM U832. Les travaux de son laboratoire portent sur l’application des cellules souches à la thérapie cellulaire hématopoïétique ;
 
David Sourdive, vice‐président développement corporate de Cellectis et directeur général d’Ectycell.
 
La seconde table ronde traitera des limites et encadrement de l’utilisation des cellules souches. Après les promesses de « réparer » l’homme entièrement, seules quelques maladies sont pour le moment ciblées. Quelles sont les limites techniques et scientifiques de ce nouveau domaine ? Ces traitements de thérapie cellulaire sont par essence individuels. Aura‐t‐on les moyens financiers de développer ces thérapies pour tous ? Les cellules souches embryonnaires sont isolées à partir d’embryons humains, ce qui pose des questions éthiques. De plus, en 2007, des techniques ont été mises au point qui permettent la reprogrammation des cellules souches adultes. Autre alternative : les cellules souches isolées du cordon ombilical des nouveaux nés. A-t-on encore besoin des cellules souches embryonnaires ? Quelles questions éthiques posent cette utilisation ? Quelles sont les avancées de la nouvelle loi de bioéthique ?
 
Parmi les participants à cette seconde table ronde, on comptera :
 
Jérôme Larghero, professeur des Universités, praticien hospitalier, responsable du laboratoire de thérapie cellulaire de l’hôpital Saint‐Louis de Paris ;
 
Frank Yates, enseignant-chercheur sur les IPs à Sup’Biotech.
 
D’autres personnalités, issues des domaines liés à la problématique, participeront à ces tables rondes.
 
Plan d’accès
 
Hôpital les Diaconesses
18 rue Sergent Bauchat
75012 Paris
 

Posté le 11/01/2011

À propos

Sup’Biotech est une école d’ingénieurs spécialisée en Biotechnologies, proche du monde de la Recherche comme du monde de l’Entreprise, qui propose une formation innovante en 5 ans après le bac. Ce cursus permet aux étudiants d’accéder rapidement à des postes à responsabilités, en France comme à l’International, dans les secteurs très porteurs de la santé et la pharmacie, de l’innovation agroalimentaire, de la cosmétologie, de la bio-informatique ou encore de l’environnement. Les études, combinant fondamentaux académiques, projets étudiants et stages en entreprise, sont découpées en deux parties selon la norme européenne : le cycle préparatoire (2 ans) et le cycle ingénieur (3 ans). La formation des ingénieurs en Biotechnologies de Sup’Biotech est labellisée par Medicen Paris Région et Industries and Agro-Ressources (I.A.R.) : Sup’Biotech propose également une filière apprentissage à partir de bac+3, ainsi qu’une formation Bachelor en Biotechnologies, accessible après le bac. Sup’Biotech est un établissement d’enseignement supérieur privé habilité à délivrer le titre d’ingénieur et reconnu par l’État (arrêté du 15/12/14 et B.O du 08/01/15).

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