Sup'Biotech Recherche : Araignées, un venin thérapeutique ?

Par Fabienne Berthet

arton3025-200.jpgVénome Tech, une jeune pousse située dans l’incubateur Paca Est de Sophia Antipolis travaille à utiliser les peptides comprises dans les venins d’animaux, d’araignées plus particulièrement, pour trouver de nouvelles molécules thérapeutiques.

A peine accueillie dans l’incubateur Paca Est située à Sophia Antipolis, la jeune pousse Venome Tech a déjà été distinguée. Le concours organisé par les CCI de Marseille Provence et de Nice Côte d’Azur en juin dernier « Cap Innovation » lui a accordé le prix coup de pouce des organisateurs. Elle vient également d’être sélectionnée comme lauréate du prix tremplin entreprises du Sénat. Des récompenses qui valorisent le travail de Pierre Escoubas, maître de conférence, toxiconologue, qui a fait ses armes aux Etats-Unis et au Japon avant de revenir dans l’hexagone donner corps à une ambition peu concurrencée en France comme à l’international. Vénome Tech propose en effet à des fins thérapeutiques, d’exploiter les venins animaux, plus particulièrement ceux d’araignées. « Ce sont de véritables bibliothèques de molécules. Les venins d’araignées contiennent 20 millions de peptides. Avec celles-ci, il est possible de bloquer de nombreux récepteurs cellulaires impliqués dans diverses pathologies humaines telle que la douleur, les maladies du système nerveux ainsi que divers cancers  », évoque Pierre Escoubas. Il est possible d’utiliser les peptides naturelles ou alors comme modèle. Les exemples de passage de la toxine au médicament sont encore rares, même si certains ont d’ores et déjà reconnus comme le Ziconotide appelé Prialp utilisé dans le traitement de la douleur chez les malades en phase terminale. C’est aussi le Captopril, un antihypertenseur qui, lui, est utilisé comme modèle, à partir des peptides de venins de serpent.

Peu de concurrence

 «  Venome Tech cible les pathologies du système nerveux. Les venins d’animaux permettent d’effectuer une proche plus focalisée en ciblant mieux les récepteurs. Le concept de « toxine-médicament » offre par ailleurs de nouvelles molécules pour des récepteurs jusqu’alors dépourvus de remèdes. Il existe, de plus, une très grande marge de manœuvre dans ce domaine car si la France a longtemps été à la pointe dans le domaine de la toxiconologie, les activités académiques sont décroissantes », assure Pierre Escoubas.[]

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